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  • Prix 2012 de la Fondation Chirac pour la 1ère fois en son absence

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     La Fondation Chirac remettait hier jeudi 22 novembre son Prix 2012 pour la Prévention des Conflits au prêtre Francisco de Roux.

    Cérémonie dirigée par M Abou Diouf, Secrétaire général de la francophonie.

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    Depuis 1995, ce religieux colombien agit concrètement  dans le Magdalena Medio, région violente au centre nord, qui vit au rythme des assassinats à la fois de la guérilla et des paramilitaires. Il a tout expliqué. Description du réel glaçant.

    Il s’est vu remettre le trophée si expressif : lEnfant Feuille (sculpteur Ousmane Sow/enfant à protéger…pour qu’il ne devienne pas enfant-soldat)fondation chirac,22112012,neidinger,maggy barankits,madame chirac,de roux,benguigui,raffarin,abou diou

    Mme Barankitse, lauréate 2011 prit la parole pour réitérer l’Appel pour Tombouctou lancé par Jacques Chirac le 14 juillet 2012: une pétition à signer contre les exactions obscurantistes extrémistes du Mali.

    Elle  réussit ensuite le tour de force de  faire se lever la salle pour souhaiter …en chantant !! un joyeux anniversaire ...avant l'heure à Jacques Chirac pour la première fois absent de la Remise des Prix. Et quelle salle  : l’actuelle  ministre Yamina Benguigui, anciens ministres en nombre: Raffarin, Baroin, Girardin, Albanel etc. Le corps diplomatique massivement présent, l'ancienne chef d'Etat Madame Vaira Vike Freiberga etc.  Spontané, totalement inédit, sympathique. Joie africaine, a souligné celle que l'on nomme Maggy...

    Cette oratrice hors pair a ensuite repris le fil de son discours pour rendre des comptes de l’usage des 100 000 euros du Prix reçu l'an dernier,  comme un retour visible du terrain au Burundi.

    Femme, donc concrète, elle dit avoir  changé de stratégie suite à la confidence d’un enfant qui afin d’entrer dans la maison Shalom dédiée aux enfants anciennement soldats  lui avait  dit « vouloir tuer père à mère pour pouvoir... manger trois fois par jour chez elle ».

    Elle a finalement engagé une large  politique de prêts en microcrédit (Iteka) afin que les lopins de terre soient cultivés. 

    Radhika Coomaraswamy, juriste bien connue de l’ONU (dont elle fut représentante pour les enfants dans les conflits armés et rapporteur pour la violence fait aux femmes) a elle reçu le Prix spécial du Jury.

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    Yamina Benguigui,  Ministre de la francophonie de François Hollande s’est exprimée alors qu’elle ne l’avait pas prévu. Ses paroles allèrent dans le sens du constat majoritairement souligné hier matin.

    L’année 2011/2012 est terrible: les droits de la femme régressent dans le monde. Elle a même,  si j’ai bien entendu, cité le cas de la Tunisie.

    Une dégradation qui affecte les droits de l’homme de la femme et de l’enfant globalement.Triste année.

    Madame Chirac prit elle,  la parole  au nom de son mari absent car très affecté par le décès, la veille  de son ami Maurice  Ulrich dit-elle. Mais bien présent à la Fondation. Il avait  reçu les lauréats avant la cérémonie, dit-on.

    Simone Veil, membre du Jury ( tout comme Koffi Annan, Boutros Boutros Ghali) elle aussi  absente pour la première fois cette année.

     

    HISTORIQUE DE LA CEREMONIE DE REMISE DU  PRIX / SON FONDATEUR J CHIRAC

    -Remise de prix plutôt  politique en 2009, dans le decorum de   la Sorbonne. Le  ban et l’arrière ban gaulliste, chiraquien était venu-entre autres invités- rendre hommage  à l’homme et sa carrière dans cette phase de transition. Celui  qui venait de  quitter deux présidences portait désormais sur les fonds baptismaux une Fondation pour la Paix de très haut niveau diplomatique.

    Souvenir personnel : Nicolas Sarkozy  bousculant le protocole par le retard. Lorsque dans son discours, le nouveau Président de la République  tutoya M Chirac, pointant son doigt -cela ne se fait pas -vers lui, vers Kofi Annan, un frémissement de réprobation physiquement sensible a parcouru la salle. Ambiance....

    -En 2010, le Prix change de maison . Il est désormais remis Salle Lévi-Strauss du Musée du Quai Branly, musée que l’ancien président a voulu, porté avec acharnement et réussi : le  musée des Arts premiers et du dialogue des cultures. Cette année là, il   a donné son discours. Mais déjà la fatigue pointait. Le Prix, la Fondation prennent en cette année leur vitesse de croisère, tourné vers l'international et l'avenir, dans ce lieu à l'architecture futuriste.

    -En 2011, Jacques Chirac est présent mais pour la première fois, dans la salle. Il ne s’exprime plus. Le premier ministre Francois Fillon le remplacera sur scène.

    -En 2012, il est représenté par son épouse elle-même accompagnée de sa fille et d’un fils spirituel putatif : François Baroin.

    La roue tourne. Elle tourne pour tout le monde, pour lui, pour nous. Toutefois, on a bien compris  hier que...plus l'ancien Président  se retire par petites touches, plus sa Fondation et ses objectifs de Paix dans le Monde prend de l’ampleur. Car les causes du combat de Paix malheureusement prolifèrent..

    "Ne pas agir aujourd'hui condamnerait nos enfants à vivre dans un monde défigué où les risques de confrontation pour des ressources raréfiées seraient de plus en plus grands"avait-il affirmé à  Fontainebleau en  1998.

    Conflits ouverts, conflits sous-jascents : la planète vit actuellement  sur une braise qui n'attend que son oxygène.

    Dans ce cadre tous  les "combats de Paix" tel celui mené par la Fondation sont tellement nécessaires Et toutes les mobilisations de la plus petite à la plus grande si  utiles!

    Sylvie Neidinger

     

     

    OFF. Actu sur le vif:

    Jean Pierre Raffarin, sénateur, ancien premier ministre, copéiste,  est  arrivé très pressé , la mine chiffonée. En fin de séance, il passera un ¼ au moins seul dans la salle, en grande conversation  sur son portable. Y aurait-il queslques  soucis dans le parti majoritaire de la droite en France que M. Chirac avait su rassembler et qui aujourd’ hui se décompose/recompose...??fondation chirac,22112012,neidinger,maggy barankits,madame chirac,de roux,benguigui,raffarin,abou diou

     Analyse: deux tendances très différentes  de la droite française se déchirent le pouvoir de l’UMP sous nos yeux.

    De Gaulle restera dans l’histoire comme l'homme  de la décolonisation et des l’indépendances. De l'indépendance de la France aussi. Jacques Chirac dans sa ligne et sa lignée a eu le courage de  dire non à la guerre en Irak devant l’Assemblée générale de l’ONU par son porte-voix de Villepin.

    L'autre droite, celle représentée par Sarkozy a réintégré l'Otan et moqué la non intervention de Jacaques Chirac présenté alors comme une... faiblesse.

    Or, gir pour la paix est obligatoirement  une force....

     

    Sylvie Neidinger

     

     

     

    Crédit photos neidinger

  • La reine de Hollande devient reine de France aujourd'hui

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    Valérie Trierweiler intrigue. La semaine fut un sans faute pour François Hollande qui travaille et signe des autographes sans compter.

    Sa compagne fait fureur sur les moteurs de recherche et dans les forums. Au soir des élections, le monde découvre une jolie femme hitchcockienne d'une élégance intemporelle à la Lauren Bacall.

    Mais elle termine ses huit jours plutôt difficilement puisque  déjà comparée à ...Cécilia Sarkozy, femme à poigne de l'ombre supposée avoir   dirigé en sous main. D'autant que la compagne du Président   règle déjà les comptes politiques en éliminant brutalement car ouvertement  Julien Dray (certes au bizarre anniversaire "PS"... rue Saint Denis ! )

    Celle qui prône la normalité vient de passer une semaine à répondre à des dizaines d'interviews (trop ?) Certes, les médias veulent mieux connaître cette nouvelle « people » Elle y répond. Massivement.

    Internet n'est pas tendre. La dame y est même abruptement  qualifiée de ...maîtresse. On lui reproche  d'avoir gardé son nom de plume, celui du marié divorcé alors qu'elle se nomme Massonneau. On la décrit froide, arriviste, voire tigresse ! "Derrière l'homme chercher la femme", comme si elle l'avait elle même installé FH : remarques et clichés fusent sans ménagement.

    Mon commentaire :

    - Le mariage : non seulement pour les chancelleries étrangères mais aussi pour la France, la question est primordiale. Que la PDF(Première Dame de France) et donc le Premier Homme de France soient mariés semble important. Après tout dans l'Hexagone, chaque couple  se dit oui et signe le contrat de mariage ... sous le regard iss!u de la  photo présidentielle.

    - L'Elysée. La demande de rester à vivre dans l'appartement du XVème arrondissement semblait superfétatoire. La République a mis en place un Palais sécurisé organisé pour accueillir le chef de l'Etat. Engager des dépenses supplémentaires  pour vivre dans son petit chez-soi ...normal semblait bien capricieux ! Le couple semble avoir  finalement choisi l'Elysée.

    - Les tweets. Stop ! Question de protocole, de décence. Les gazouillis s'écrivent  vite. Bien évidemment désormais, ce que la n°1 va penser en positif ou négatif ne peut en aucune manière s'exprimer  par  cette voie et voix. Le Ministre Besson pour d'autres raisons vient de supprimer son compte. Oui, il est possible voire obligatoire  de tuer son  oiseau tweety devenu parfaitement inutile quand on vit  aux cîmes de l'Etat.

    Liberté d'expression. Son tweet où elle corrigeait une consoeur journaliste parce qu'elle oubliait d'écrire « ex » à « Thomas fils du couple Hollande-Royal" est totalement en décalage avec la liberté d'expression de la presse. La journaliste qui ne l'est plus par fonction censure les journalistes : c'est hors norme, surréaliste  ! Un petit dérapage qui indique (trop !)  clairement au monde entier  combien la relation Trierweiler/Royal est difficile. Pourquoi se livrer ainsi en pâture ...à la presse dont elle est supposée connaître les fonctionnements ?

    - Le travail de journaliste. Non ! Une PDF qui porte la symbolique féminine de représentation d'un pays ne peut être dans des interactions personnelles privées même professionnelles. Qu'elle laisse sa place à d'autres  (beaucoup de chômage dans la presse...)  Elle ne peut plus commenter. Son actuel  lien de subordination  professionnel au journal Paris Match devient même  caduc de facto !

    -Modèle de PDF. Il semble, à ses dernières déclarations qu'elle accepte finalement le retrait du poste de journaliste pour sa nouvelle  fonction. Mais en cherchant ses modèles à l'étranger  anglo-saxon : Hilary Clinton, Eleanor Roosevelt....Conseil : qu'elle ressemble surtout à elle -même en puisant au sein de son couple  son modèle à inventer.

    - La potiche. N'est- ce pas un peu méprisant -et hautain- que de dénigrer comme étant « potiche » la place exceptionnelle qui va devoir être la sienne ? Protocole et bonnes œuvres appartiennent donc au vocabulaire de l'insulte ? Non. Commencer par réussir ce challenge avant de  trouver ses marques pour ensuite faire évoluer la fonction semble plus ...intelligent. Dénigrer comme elle le fait  les anciennes supposées « potiches » Madame Chirac et les autres,  par non-dit indirect du type « moi je ne serai pas potiche ! » fut    plus que maladroit, presque impoli. Le combat de la campagne est terminé !

    - La fonction de Première Dame. Attention à l'autre travers : en faire trop. Madame Mitterrand dans l'indépendance  personnelle de ses œuvres personnelles gênait le protocole. Son action pouvait aussi se lire comme le fait de « profiter d'une situation » L'élu étant le bien mari et non son épouse !

    - Le besoin de « gagner sa vie » à ce stade de l'Etat passait mal. Les gens normaux n'acceptent  pas qu'elle ne soit pas à la place qui est la sienne, très forte dans le système monarchique républicain hexagonal. Sauf à se voir comparer à Madame Pompadour et ses moutons  pour faire vrai.

    La normalité de ce couple est justement de se tenir bien à sa place dans l'anormalité exceptionnelle de la fonction présidentielle. François Hollande ne veut pas d'ostentation et choisit la modestie.

    Il a raison. La symbolique peut tuer politiquement. Nicolas Sarkozy a plongé avec son Fouquet's et son yacht, ne s'en est jamais remis.

    François Hollande marque sa trace en se comportant dans la plus grande simplicité mais qui ne peut être en aucun cas  une normalité ...normale !

    Les voisins de Madame Trierweiler la décrivent comme ouverte et très sympathique. Il faut faire confiance aux voisins : ils « causent vrai ». La vie de cette dame distinguée en une semaine se trouve totalement bouleversée. La Première Dame de France est fine.  Elle  va trouver ses marques.

    La fonction  de Première dame  n'est pas codifiée juridiquement  parce qu'elle s'inscrit dans une tradition millénaire. C'est  justement une immense... chance pour elle !   Ainsi, la compagne -épouse?-de François Hollande aura une amplitude pour réinventer, moderniser le rôle de l'intérieur et dans la tradition : le challenge de faire vivre une liberté personnelle au sein d'un carcan collectif historique fortement symbolique.

    Sylvie Neidinger

    Tags : Valérie Massonneau, Trierweiler, François Hollande, Elysée, Madame Chirac, Eleanor Roosevelt, Hilary Clinton, tweet, potiche, Premier Homme de France, Première Femme de France, Ségolène Royal

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