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  • Les 26 généraux suisses de Bonaparte

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    Les 7ème journées d'études napoléoniennes se réunissent à Morges le 8 mars prochain. 

    Le rendez-vous annuel toujours très couru par historiens et amateurs passionnés est organisé par la délégation suisse du Souvenir napoléonien avec la collaboration de la Société d'histoire de la Côte, de l'Association de amis du Musée militaire vaudois, les Amis du château de Penthes.

    Cette année sera consacrée aux généraux suisses par Alain Pigeard

    "La Suisse a fourni 26 généraux à Napoléon qui servirent sous la Révolution, le Directoire, le Consulat et l’Empire. Parmi eux se trouvent des noms de grandes familles suisses qui sont attachées à l’histoire militaire de ce pays. Les deux personnalités les plus marquantes et les plus discutées sont Jomini et Reynier qui feront l’objet de deux analyses plus détaillées. Le premier est célèbre, d’un point de vue napoléonien, pour avoir abandonné son service dans l’armée française; le second pour l’avoir servi fidèlement jusqu’à sa mort prématurée.

    Alain Pigeard est l’actuel président du Souvenir napoléonien. Juriste de formation et docteur en droit, il a enseigné cette matière pendant trente ans. Il a également étudié l’histoire et soutenu sa thèse à Paris-IV Sorbonne. Il est l’auteur de plus de cinquante titres en histoire militaire sur la période napoléonienne dont le Dictionnaire de la Grande Armée, le Dictionnaire des Batailles de Napoléon, la Garde impériale, l’Armée de Napoléon, etc. Conférencier, guide historique et créateur de la reconstitution militaire napoléonienne en France.

    Les conférences feront l’objet d’une publication en 2015. La publication relative à la Journée 2013 Napoléon III, visionnaire de son temps sera disponible cette année 2014.

    Rens : souvenir napoléonien Château de Morges

     

  • Bérézina 1812-2012. Plus de 7000 morts helvètes. Relecture Suisse avec les Editions Cabédita

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    L’interminable hiver 2012/2013 qui n’en finit pas avec ses froideurs inédites n’a-t-il pas tout simplement marqué le souvenir de l'hiver 1812 ? Celui qui vit l’enlisement des troupes napoléoniennes du côté de la Bérézina dans le cadre de la campagne de Russie ?berezina2012,editions cabédita

     Les Editions Cabédita ont marqué l’anniversaire de  cet épisode tragique de l’histoire ouest- européenne par une publication. « La Bérézina : Suisses et Français dans la tourmente de 1812 »  

    Le document ajoute à historiographie générale la version de la  Suisse, ce pays  non pas   «guerrier » mais » « ce pays de guerriers » qui s’engageaient alors dans les combats des Autres.

    On parle de quatre régiments helvètes carrément disparus...

    Soldats capables de la « furie du désespoir », pontonniers et 2ème corps  qui ont permis le passage sur la rivière et évité humiliation de la Grande Armée.

    A quel prix ? Rien que pour  les Helvètes,  une estimation à plus de 7000 pertes, 400 survivants, seul ce dernier chiffre étant certain. [selon les ouvrages de 5000 à... 10 000 morts suisses] Le chiffre global du retour dans l'Empire français fut de 5 %.

     Le livre qui décrit cette ancienne bataille biélorusse est publié dans la collection bien nommée  « Archives vivantes » L’ouvrage, très riche en informations est aussi un guide de voyage pour ceux qui par loisir pérégrinent in situ  sur les champs de bataille.

     Eric Caboussat a l’histoire active !

    Il fonde sa maison d’édition en 1988  dans le petit village de Bière sur la base de ce slogan imparable: « connaitre son histoire aide à prendre les bonnes décisions. »

    berezina2012,editions cabéditaCe véritable « militant de l’Histoire avec un grand H »  indique dans l'Introduction :« en tant qu’éditeur et délégué du Souvenir napoléonien pour la Suisse, je suis heureux d’être l’initiateur d’un projet de livre à double détente puisqu’il nous offre plusieurs grilles de lecture de cette tragique campagne. Il est étonnant d’ailleurs que cette expédition réunissant vingt nations et qui va entraîner le bouleversement de l’Europe toute entière n’ait jamais été perçue que sous l’angle russe  ou à travers le prisme français, les autres protagonistes étant relégués à de la simple figuration. Croates, Italiens, Suisses et Polonais font nombre mais restent des seconds rôles. C’est cette perspective que nous avons voulu rompre ici. »

    Les troupes Suisses s’illustrent dans ces combats des 26 au 29 novembre 1812: un désastre humain. Hommes brûlés par les morsures du froid glacial à moins 28°, sans équipement, sans nourriture.

    Intéressante relecture avec la loupe helvète,  à la fois par la méticuleuse description des évènements dans leur précision historique  et par le  regard contemporain re-posé sur  les faits :« Un silence de plomb  a pendant des mois entouré le sort des régiments suisses en Russie. Aucune nouvelle ne parvenait du septentrion de l’Europe. Et la censure se chargeait d’interdire toute mention  » (p135) «  Hôpitaux devenus épouvantables charnier » (p126)

    Soldats tombés par milliers. Retour inimaginable de souffrances car « la sortie de la Russie ne signifiait pas la fin du calvaire. » p130.berezina2012,editions cabédita

     Mais le chapitre le plus surprenant est probablement celui consacré à la Confédération Suisse (1803-1813) Il peut étonner les nationalistes contemporains de tous poils avec ce titre de chapitre: « Napoléon Bonaparte refonde la Suisse»

    Paradoxal, ce rôle de la France voisine autour de l'Ancienne confédération !

     « Nous partons de la petite Suisse pour mieux cerner le caractère exceptionnel de cette gigantesque campagne qu’il fallait appréhender dans sa globalité »

    Oui, Eric Caboussat est un "hyper- suisse" ! Au sens où il part effectivement  de la dimension  locale (Bière-Vaud-Romandie) Mais  pour mieux se connecter à de complexes relations intra-européennes.

    Ce, dans l' ouvrage en question. Egalement dans sa démarche entrepreneuriale d'éditeur romand.

    Car son champ d’action s'étend particulièrement sur la région Rhône-Alpes, la Suisse romande, la Franche-Comté, la Bourgogne et l'Alsace, soit une  frange-Est de la francophonie.

    En zone de diffusion, certes. Mais aussi en zone de création littéraire. Editeur bien installé sur deux jambes...

    Originales, au final, ces connexions "interrégionales supranationales" d'un éditeur...étonnant.

                                                                                                   Sylvie Neidinger

     « La Bérézina : Suisses et Français dans la tourmente de 1812 »par Thierry Choffat et Alain-Jacques Czouz-Tornare. Editions Cabédita 2012 Isbn 978-2-88295-629-3

     La maison d’édition CABEDITA, Bières. www.cabedita.ch

    berezina2012,editions cabéditaUne philosophie soutend la démarche éditoriale. Cabédita publie chaque année une trentaine de livres (pas qu’historiques…) Soit une vente de 60 à 70 000 livres

    Une  formidable usine à revisiter l’histoire, la littérature avec le  vocabulaire entrepreneurial voire de stratégie militaire: équipes organisationnelles, cohérence éditoriale, avec même une « task force": une force d’intervention rapide  sur un ...sujet précis !

     Il dit lui même  avoir  "investi un créneau" celui du " littéraire consacré à l’histoire, la mémoire, le patrimoine et les traditions."

     

    Complément:

    *Gruyère célèbre seule les 200 ans de la Bérézina Le Matin

    *une bataille vieille de 200 ans unit et divise la Suisse swissinfo

    *Dans le canton de Fribourg, la ville de Villars-sous-Mont, en Gruyère est la seule à rendre hommage aux morts suisses. La Gruyère et la Bérézina

    *1812, la Bérézina des Suisses, victimes du  duel entre deux empereurs Les observateurs.ch

    *Centre d'Etudes Napoléonniennes; Bérézina2012.

    berezina2012,editions cabédita

     

  • Journée d'études napoléoniennes à Morges le 2 mars prochain

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    Intéressante réunion. Le 2 mars prochain, Eric Caboussat des Editions historiques Cabedita organise la 6ème journée d'études napoléonienne à Morges, hôtel la Longeraie. 

    Thème : Napoléon III, " Suisse de l'étranger Empereur de France"

    "Je vous rappelle, affirme l'organisateur, que cette année sera consacrée à Napoléon III. napoleon iii,musée des suisses dans le monde,études napoléoniennes,editions cabedité,eric caboussat,morgesPersonnage énigmatique pour ses contemporains et resté méconnu des générations postérieures, Napoléon III tient le rôle ambigu de premier président de la République française élu au suffrage universel et de dernier souverain de la France. Sa mémoire toujours marquée par la légende noire développée à partir du «Napoléon le Petit» de Victor Hugo, il est pourtant l’homme qui a fait passer ce pays  dans l’ère moderne et changé la vie quotidienne.

    C’est ce que propose de développer par le biais de trois thèmes l’historien Jean Etèvenaux. Docteur en histoire et diplômé de l’Institut d’études politiques, il est secrétaire général du Souvenir napoléonien, chevalier des Palmes académiques et chevalier de l’ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand.

    Il est entre autres l’auteur de biographies de Fouché (Bourg-en-Bresse, La Taillanderie, 1990, 208 pp.), de Jacquard (Lyon, Lugd, 1994, 104 pp.) et de Napoléon III (Paris, De Vecchi, 2006, 192 pp.) ainsi que d’un Napoléon face à Dieu (Paris, Osmondes, 2007, 180 pp.)."

    Alors en quoi Napoléon III intéresse-t-il la Suisse?

    Réponse à la troisème conférence programmée à 15h30 intitulée : Napoléon III n'a jamais oublié la Suisse !

    "Sa jeunesse à Arenenberg, les difficultés de sa situation lorsque la France de la Monarchie de Juillet réclamait son expulsion et les tensions nées lors de l’annexion de la Savoie rendaient le fils de la reine Hortense conscient de ce qu’il devait à la Confédération — sans oublier son aide à Henry Dunant pour la Croix-Rouge."  Dixit.

    Sylvie Neidinger

                                                                             Inscription à prendre Repas compris

    Par ailleurs  Le Souvenir napoléonien de Suisse sous le patronage de M. Eric Caboussat, qui en est le délégué commémore le bicentenaire de la bataille de la Bérézina au cours de laquelle 12 000 soldats Suisses furent tués.

    A noter une page sur la Berezina.
    Facebook: http://www.facebook.com/pages/B%C3%A9r%C3%A9zina-2012-ch/257028194325326

     

  • Le Pape, combien de divisions ? Une: la Garde Suisse ! Pile depuis 5 siècles ce 5 juillet 2012

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    garde suisse 001.jpgIl y a  pile 500 ans, le 5 juillet 1512 par la Bulle Etsi Romani Pontifices, Jules II confère aux Suisses le titre de « Defensores Ecclesiae libertatis = défenseurs de la Liberté de l'Eglise ». Le corps avait été  créé par le même en 1506.

    Exceptionnelle longévité que cet accord international.

    L'un des deux étendards offerts ce jour là est toujours visible  au Musée d'art et d'histoire de Fribourg.

    Jean Paul II ( premier pape non italien depuis1523 ) en déplacement  à Berne  le 6 juin 2004 affirmait que  « le successeur de Pierre a une dette de reconnaissance particulière envers la communauté catholique  de ce pays d'où proviennent les gardes suisses depuis cinq siècles »

    La garde suisse est totalement intégrée au protocole et à la  protection du palais-avec  quatre mois d'été passés  à Castelgandolfo.

    Finalement  on ne peut faire l'économie de la question du lien d'un demi-millénaire entre le pays helvète et la défense de la vie du Pape.

    Certes, historiquement, le mercenaire helvétique avait réputation  d'être bon soldat, loyal jusqu'à la mort parfois, à celui qui le rémunérait. Mais tout de même :  500 ANS !

    Les feux médiatiques étaient récemment portés sur le Vatican avec les fuites organisées par le majordome personnel du Saint-Père, dignes d'un scénario de film.L'univers clos romain  s'expose rarement, plus fermé qu'une huître. Il  ne se découvre jamais volontairement.

    D'où l'intérêt de lire ou relire Stéphane SapinGarde suisse au Vatican )  qui en ouvrant les clefs de son vécu,  entrouvre les lourdes portes de cette enceinte mythique.

    Un témoignage positif sur son année passée à Rome à protéger la personne du pape qui appelle à  la réflexion à l'heure où la jeunesse est plutôt au bout de sa console de jeu à tuer des ennemis numériques ...

    LES SAMOURAIS SUISSES DU PAPE

    « Vatican et Garde Suisse », c'est comme « Big Ben et Londres »  : des couples aux images intrinsèquement liées. On ne pense même plus aux origines du rapprochement.

    Et pourtant, quel historique mène la Suisse à protéger le Pape ? Et le Vatican à se définir par sa Garde suisse.

    Plus surprenant : quelle motivation anime un jeune suisse du 21 ème siècle  à  lancer la lourde  hallebarde  obsolète,  à porter  le costume rayé et   le morion, ce casque espagnol du XVIème siècle à plume d'autruche rouge ????

    Mais aussi  la fusil d'assaut suisse le Fass 90. (Nota : d'autres unités assurent la sécurité des locaux)

    Un service éprouvant : debout 6 à 8 heures par jour. Sans bouger strictement pendant 2 heures comme sentinelle à la porte de bronze . Vivant 24h sur 24 en espace  cloitré « comme dans sous-marin » affirme Stéphane Sapin qui nomme d'ailleurs son corps d'élite de hallebardiers les « samourais du Pape » !

    Il évoque un acte de foi personnel mais aussi les difficultés spécifiques de cette mission originale.

    Le témoignage de Stéphane Sapin est précieux.  L'homme  fait partie de cette chaîne incroyable de jeunes suisses qui sur une durée de .... 500 ans continuent à assumer les exigences de la Bulle du 5 juillet 1512.... dans les mêmes conditions !

    Probablement l'unique cas d'une telle longévité d'un accord international.

    Le plus vieux régiment du monde est la Garde Suisse...grâce à la rigueur, la motivation de ces jeunes helvètes.

    Sylvie Neidinger

     

    Musée d'art de d'histoire de Fribourg

    Société d'histoire du canton de Fribourg

    Garde suisse au Vatican . Editions Cabédita. CH-Bière .Isbn 2-88295-421-2

     

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