années #mitterrand

  • Sous Mitterrand, morts et suicides suspects. Rappel.

    Imprimer

    Il y a quarante ans, le 10 mai 1981 la France exprimait sa joie dans les rues. François Mitterrand venait de gagner la présidentielle en réunissant les Gauches.

    La Droite, assez sclérosée  laissait place à une union inédite qui en inquiétait plus d'un....Sa Présidence voit l'abolition de  la peine de mort: un progrès majeur.

    L'ancien secrétaire du PS sera même réelu en 1988. 

    Etonnant socialiste qui gouverna tel un monarque républicain, autocrate

    Quel souvenir laisse-il? Un bilan toujours controversé. Même le journal le Monde le dit... 

    Dans ces années 80, les rédactions parisiennes bruissaient d'infos non communicables alors au grand public  sur la double vie présidentielle.

    Une bigamie institutionnelle cachée mais  bien prise en charge par les services de la République (logement, sécurité) Mine de rien une grosse affaire au plan des  principes fondamentaux. 

    Quel bilan quatre décennies plus tard??

    Aujourd'hui, le génocide au Rwanda  entâche les  années Mitterrand: un rapport récent vient encore de le souligner.. Son   paternalisme autoritaire a mené à la catastophe. 

                                              SUICIDES 

    Les deux septennats furent  également marqués par un nombre important de morts et/ou  suicides suspects.

    Les morts mystérieux de la Vème avaient certes démarré avant 1981 (telle l' Affaire Robert Boulin, ministre du Travail  en 1979)

    Mais autour du Président à la rose, cela continue bel et bien.

    *4 mars 1982:  "suicide par ...deux balles dans la tête" de René Lucet administrateur CPAM  à Marseille. Marqué à Droite, l'homme  avait la CGT dans le collimateur et suspendu une délégation de service publique à un organisme proche de la centrale syndicale des Bouches-du-Rhône. Il fut lui-même suspendu de ses fonctions par la Ministre de la  Solidarité Nationale de François Mitterrand.

    Affaire classée en 1988 faute d'avoir été éclaircie.

    *En 1983, Bernard Nut, responsable DGSE en PACA est retrouvé assassiné

    *1 mai 1993: le chef du Gouvernement Pierre Beregovoy se suicide. Une version qui aura ses détracteurs. Un pistolet se trouvait opportunément dans la boîte à gants de son chauffeur.

    1994 : suicide de François de Grossouvre dans son bureau de l'Elysée.

    "Responsable des chasses de l’Elysée et proche ami de François Mitterrand, Grossouvre se flingue le 7 avril 1994 dans son bureau de l’Elysée. Grossouvre souffre de l’éloignement du Président qui n’écoute plus ses conseils et d’une dépression sévère. Mitterrand se méfie de lui, qui est une des rares personnalités au courant de sa relation avec Anne Pingeot et de l’existence de Mazarine. Pendant la journée, Grossouvre évoque son suicide auprès de sa maîtresse et récupère un revolver qui lui a été offert par François Mitterrand.Le suicide est très vraisemblable, mais de nombreuses théories circulent expliquant que l’ami du président aurait été assassiné ou, à tout le moins, poussé au suicide par Mitterrand qui craignait qu’il ne fasse des révélations concernant sa double vie.

    *En 1997, le décès par  accident de vélo sans témoin de Jean Edern Hallier, opposant notoire interroge.

    "Pamphlétaire ayant fait de Mitterrand son pire ennemi, Jean-Edern Hallier est retrouvé mort à Deauville le 12 janvier 1997. Il a été victime d’un accident de vélo sans que personne n’en ait été témoin. Au même moment, son domicile et sa chambre d’hôtel ont été visités et des documents concernant le gouvernement dérobés. De lourds soupçons d’assassinat pèsent sur l’affaire, car Jean-Edern Hallier été informé par ses réseaux de la double vie de Miterrand et comptait en révéler la teneur dans un livre."

    Ces décès/suicide/suicidés d'individus ...jamais trop loins  du Président restent une part non éclaircie des dites "années Mitterrand".

                                                      Sylvie Neidinger