#isère

  • Spot de surf sur.. l'Isère!

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    Avec la fonte des neiges alpines, la vague est là, au pied des Alpes, sur l'Isère.

    Les surfeurs ont sorti les planches sur un spot précis, tourbillon d'une eau tumultueuse connu depuis 20 ans par les surfeurs  locaux.

    La raison de ce phénomène naturel? Une cassure au fond du lit. Une marche qui provoque ces courants.

    "C'est un peu flippant la première fois, on ne sait pas trop ce qu'il y a sous l'eau, alors il faut faire attention"  affirme un pratiquant.

    Effectivement, problème: c'est une eau brune, limoneuse. 

    De la boue! Un goût spécial en bouche...

    Attention, ce fleuve est dangereux. D'autres zones de l'Isère présentent  de fortes eaux mais sans AUCUNE possibilité de sport.

                                                            Sylvie Neidinger

     

    (Fr3) : 

    #fleuve, #isère, #spot, #vague, #surf

     

  • L'ingénierie grenobloise invente une bulle dépressurisée pour le transport des malades covid-19

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    L'invention grenobloise est totalement liée  à la crise coronavirus. Elle a vocation à se généraliser dans le monde: une bulle dépressurisée qui va confiner les flux respiratoires d'un malade infecté. (Info et photo  publiées dans le Dauphiné Libéré le 16/04.)

    Des ingénieurs locaux  ont fait une offre de service aux urgentistes du Samu. "En quoi pouvons nous vous aider?"  Ces labs spécialisés en design industriel, ingénierie ont eu en retour une proposition immédiate:  comment protéger les intervenants lors d'un transport d'un malade covid-19 en milieu confiné: ambulance ou hélicoptère (...et chambre) ?

     

       BESOIN IDENTIFIE: PROTEGER L'AIR AUTOUR DU MALADE COVID-19

     

     Le médecin urgentiste Damien Viglino explique : « En début de confinement, des laboratoires qui font du design industriel et de l’ingénierie ont proposé leurs services au SAMU, si d’aventure nous avions des besoins. Or, nous en avions un : lors du transfert d’un malade en hélicoptère, on a un vrai souci car l’environnement est très confiné, il y a peu de renouvellement d’air et on ne peut utiliser les barrières physiques habituelles ».#grenoble,ingéniérie,#bulle,#samu,#chu grenoble,st microelectronics,#isère,#38,neurosciences,#nanotechnologies,#cluster

    Une véritable collaboration a émergé entre industrie, médecins, labos, université:   "des bidouilleurs de génie, une urgence et une volonté commune: voilà comment l’écosystème grenoblois est en train d’accoucher d’une innovation majeure."

    Le malade transporté et infecté gardera cette protection depuis son départ jusqu'au service de soins.

    L'invention a engendré une étude in situ sur la propagation du virus  Cela fut effectivement testé avec le matériel de certification des.... salles blanches de ST MicroElectronics.

    Surprise autour du comportement du virus. Covid-19 est  très très volatile.  Les chercheurs constatent qu'avec masque  à 1,5 mètres du patient et une heure après son départ,  le taux de particules reste important dans la salle blanche. 

    Le virus semble donc partager cette diffusion de ...particules avec les maladies dites à "Précaution Air" type  rougeole, tuberculose, varicelle.

    SARS-CoV-2 a même une spécificité d'hyper contamination.

    Dès lors la protection autour du contaminé s'avère ultra nécessaire. 

    La bulle est née! 

    Cerise sur le gâteau et gage d'une belle expansion commerciale future, la bulle n'est pas chère:  50 euros à fabriquer. Le système de pompe d'air à 400 euros environ.

    Du coup tout s'accélère. Un appel d'offre est lancé, intégré à un appel d'offres militaire « pour pouvoir l’industrialiser et le diffuser rapidement. On fabrique en ce moment une première série de 100 bulles dont on testera l’efficacité dans les trois milieux (chambre, ambulance et hélicoptère). Si ça fonctionne bien, on demandera à l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui peut nous la délivrer actuellement en trois jours. »"

    Une étude clinique sera menée au CHU dans deux semaines pour définitivement et scientifiquement valider.

    Le cluster grenoblois de recherche nanotechnologique (donc à l'échelon de l'atome au départ, au CEA)  fait des petits...L'écosystème économico-scientifico-industriel-médical local  fonctionne à merveille. 

    On se rappelle cette première mondiale inventée récemment  aux bords de l'Isère: l'exo-squelette qui fait remarcher un tétraplégique. Une invention issue des recherches en neurosciences, sorti en octobre 2019. Là aussi: une spécialité de pointe autour du CHU  grenoblois.

    Cette collaboration de tous : ensemble, plus forts !

                                                         Sylvie Neidinger

     

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  • Les Alpes cartographiées par Jean de Beins au XVIIème siècle

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    Le Musée de l’ancien Evêché (Grenoble) a la bonne idée de prolonger jusqu'au 21 mai prochain son expo dédiée à Jean de Beins,  cartographe qui sort de l’ombre par le travail récent des historiens.jean de beins,graphomètre,musee de l'évêché,#isère,perrine camus,bnf,isabelle lazier,british librairy,stéphane gal,grenoble

    Certains documents prêtés ont du toutefois rejoindre  la British Librairy et la BnF. 

    Il reste  plusieurs originaux et  fac-similés sur place.

    Le catalogue d’expo est lui fantastique.

    Il  reproduit ces cartes anciennes, lesquelles revivent dans leur essence car  parfaitement ...couchées sur papier!

     Attention aux amateurs: l'ouvrage  publié en nombre limité par le Musée se vend fort vite…Il est produit par Perrine Camus, doctorante en histoire qui propose sa lecture scientifique personnelle sous la direction de l’historien Stéphane Gal, de la Conservatrice en Chef Isabelle Lazier.

    On ne sait toujours pas comment ce patrimoine historique français (recueil original de 49 cartes)  est entré à la British Librairy au XIXème siècle...Le mystère demeure.

    L’historien cartographe britannique David Buisseret repère le volume en 1965 seulement dans le fonds de Londres. Et diffuse l'info.

    On ne peut alors parler de redécouverte mais bien de découverte...

    Celle d’un ingénieur de Henri IV, lié au connétable  prince protestant  dont Grenoble célèbre l’année.

    François de Bonne (1543-1626), sieur de Lesdiguières, gentilhomme protestant du Champsaur, chef de guerre hors du commun.

    jean de beins,graphomètre,musee de l'évêché,#isère,perrine camus,bnf,isabelle lazier,british librairy,stéphane gal,grenobleOn peut lire   dans les cartes de Beins « poésie et douceur des paysages alpins ; toutes choses qui s’effaceront devant les règles codifiées édictées par l’Académie des Sciences dans la seconde moitié du XVIIème siècle ».

    En page 190, une carte de 1607 représente Genève intitulée « carte de Faussigni » encre et aquarelle sur papier.

    En page 9, un document  présente l’usage du graphomètre (Déclaration de Philippe Danfrie, Paris, 1597)

    Le temps de Jean de Beins (p11) est « saturé par les Guerres de Religions (1562-1598) prolongées dans les Alpes par un conflit ouvert entre Savoie et Espagne ».

    En résumé, au service du roi, l’ingénieur Beins va participer à fortifier certains sites au début de sa carrière qu’il lui faudra démolir dans sa fin de vie de peur qu’ils ne passent entre les mains protestantes, le roi ayant entre temps choisi une autre messe…

    Au moins restent les cartes.

     Et nous les observons avec grand intérêt !

     

                                        Sylvie Neidinger

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    https://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2017/11/30/un-original-de-l-edit-de-nantes-visible-au-musee-dauphonois-288103.html

     

            Rubrique #Protestantisme