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  • L'ingénierie grenobloise invente une bulle dépressurisée pour le transport des malades covid-19

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    L'invention grenobloise est totalement liée  à la crise coronavirus. Elle a vocation à se généraliser dans le monde: une bulle dépressurisée qui va confiner les flux respiratoires d'un malade infecté. (Info et photo  publiées dans le Dauphiné Libéré le 16/04.)

    Des ingénieurs locaux  ont fait une offre de service aux urgentistes du Samu. "En quoi pouvons nous vous aider?"  Ces labs spécialisés en design industriel, ingénierie ont eu en retour une proposition immédiate:  comment protéger les intervenants lors d'un transport d'un malade covid-19 en milieu confiné: ambulance ou hélicoptère (...et chambre) ?

     

       BESOIN IDENTIFIE: PROTEGER L'AIR AUTOUR DU MALADE COVID-19

     

     Le médecin urgentiste Damien Viglino explique : « En début de confinement, des laboratoires qui font du design industriel et de l’ingénierie ont proposé leurs services au SAMU, si d’aventure nous avions des besoins. Or, nous en avions un : lors du transfert d’un malade en hélicoptère, on a un vrai souci car l’environnement est très confiné, il y a peu de renouvellement d’air et on ne peut utiliser les barrières physiques habituelles ».#grenoble,ingéniérie,#bulle,#samu,#chu grenoble,st microelectronics,#isère,#38,neurosciences,#nanotechnologies,#cluster

    Une véritable collaboration a émergé entre industrie, médecins, labos, université:   "des bidouilleurs de génie, une urgence et une volonté commune: voilà comment l’écosystème grenoblois est en train d’accoucher d’une innovation majeure."

    Le malade transporté et infecté gardera cette protection depuis son départ jusqu'au service de soins.

    L'invention a engendré une étude in situ sur la propagation du virus  Cela fut effectivement testé avec le matériel de certification des.... salles blanches de ST MicroElectronics.

    Surprise autour du comportement du virus. Covid-19 est  très très volatile.  Les chercheurs constatent qu'avec masque  à 1,5 mètres du patient et une heure après son départ,  le taux de particules reste important dans la salle blanche. 

    Le virus semble donc partager cette diffusion de ...particules avec les maladies dites à "Précaution Air" type  rougeole, tuberculose, varicelle.

    SARS-CoV-2 a même une spécificité d'hyper contamination.

    Dès lors la protection autour du contaminé s'avère ultra nécessaire. 

    La bulle est née! 

    Cerise sur le gâteau et gage d'une belle expansion commerciale future, la bulle n'est pas chère:  50 euros à fabriquer. Le système de pompe d'air à 400 euros environ.

    Du coup tout s'accélère. Un appel d'offre est lancé, intégré à un appel d'offres militaire « pour pouvoir l’industrialiser et le diffuser rapidement. On fabrique en ce moment une première série de 100 bulles dont on testera l’efficacité dans les trois milieux (chambre, ambulance et hélicoptère). Si ça fonctionne bien, on demandera à l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui peut nous la délivrer actuellement en trois jours. »"

    Une étude clinique sera menée au CHU dans deux semaines pour définitivement et scientifiquement valider.

    Le cluster grenoblois de recherche nanotechnologique (donc à l'échelon de l'atome au départ, au CEA)  fait des petits...L'écosystème économico-scientifico-industriel-médical local  fonctionne à merveille. 

    On se rappelle cette première mondiale inventée récemment  aux bords de l'Isère: l'exo-squelette qui fait remarcher un tétraplégique. Une invention issue des recherches en neurosciences, sorti en octobre 2019. Là aussi: une spécialité de pointe autour du CHU  grenoblois.

    Cette collaboration de tous : ensemble, plus forts !

                                                         Sylvie Neidinger

     

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