H-Histoire- Archéologie - Page 2

  • L'homme, il y a 176 500 ans

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    Enorme actu' culturelle, hier.

    Les scientifiques ont établi la présence active d'hominidés dans la désormais célèbre grotte  Bruniquel, découverte archéologique,bruniquel,grotte,aveyronproche de la rivière Aveyron (sud-est de la France)  à une date qui engendre un bond immense des datations jusqu'alors acquises.

    176 500 ans.

    Le compteur explose

    La revue hyper rigoureuse  Nature publie, confirme et valide  cette découverte.

    Ces grottes: des trésors de l'humanité!

     

     Bruniquel : 176 500 ans

    Chauvet (Ardèche) 36 000 ans

    Cussac (Dordogne) 29 000 ans

    Cosquer (Méditerranée, Marseille) 26 000 ans

    Lascaux (Vézère)18 à 20 000 ans

    Altamira (Espagne-Santilliana del Mar)  17 000 ans

    (Datations= circa, à 1000 ans près)

     

    crédit image capture d'écran site web cité

  • Gen'Eva, Genua, la fondatrice

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    J'aime les musées, Genève et donc les musées de Genève.genève,archéologie,mah,genova,statue,rhône

    On ne peut comprendre le présent sans l'épaisseur de l'histoire. Nous sommes forgés par le passé.

    Dans la salle du MAH -musée gratuit- dédiée à l'archéologie régionale, le visiteur a rendez-vous avec une genevoise parmi les plus charmantes et girondes.

    LA GENEVOISE, Genua?

    En fait une tête dite de "déesse au diadème" [et boucles d'oreilles ma chère] surgie des eaux sur le bras gauche du Rhône près de l'île, lors des travaux des Forces Motrices en 1884.

    Elle date d'un atelier gallo-romain, conçue en marbre de marmara.

    Certains voudraient qu'elle fût la déesse locale Genova ou Genua.

    Mais la mystérieuse reste de marbre. Bouche fermée. Muette sur son identité.

    Historiquement l'artefact archéologique sauvé des eaux -par miracle !- est non informatif. Aucune dédicace, rien.


    Elle a même subi décapitation et nez disparu, dégradations dues à  l'immense orgueil humain qui croit faire table rase du passé en détruisant des objets sans défense.( Cela produit actuellement au Proche-orient au marteau piqueur et à la dynamite par des ignorants....)

    Toutefois, la symbolique de cette dame si bien coiffée malgré quelques siècles d'immersion est ultra puissante, comme ...pour signifier qu'elle est importante pour la ville. Voire fondatrice.

    Car la  naïade revoit le jour,  trouvée non seulement au coeur du système urbain local mais au fond du Rhône - lequel est lui même identificatoire de la ville qui se créé en confluence du lac, du fleuve et de l'Arve.

    L'endroit effectivement le plus symbolique de la ville. La statue  prend de facto sa  dimension mythique en tout état de cause.

    Qu'elle soit la statue vénérée au IIIème siècle au titre de la déesse attestée nommée Genua/Genova ou... sa parèdre.

    Son long baptême aquatique  permet de proposer de la nommer... Gen'Eva !??

                                                                             Sylvie Neidinger

    Musée d'Art et d'Histoire  MAH de Genève

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     crédit photos Neidinger

  • Mythique Via Romana suisse sur Arte+7

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    La chaîne franco-allemande rediffusera vendredi 1er mai prochain à 11h40 et le jeudi 7 mai à 18h15  un documentaire de 44' intéressant vu hier samedi 27 avril 2015.émission tv,ziert glocke,absinthe,avenches,val de travers,automates,arte+7,tupin,sainte-croix,pré-giroud,via romana,route mythique,jules cesar,suisse,arte,rediffusion

    Il s'inscrit dans le cadre d'une série sur les voies mythiques antiques en Europe (Via Julia, Aquitania, Cassia, Publicae) 85 000 km en Europe.

     Dont la Via Romana helvète.

    Rigolo de trouver sur le trajet  de "Jules César" entre Gallia Belgica et Gallia Narbonensis le port antique de "Lousonna", certes mais aussi les toupins  aux 25 sons différents,  fromages et vaches, le fort de Pré-Giroud, Sainte-Croix, les automates, l'absinthe, le Val démission tv,ziert glocke,absinthe,avenches,val de travers,automates,arte+7,tupin,sainte-croix,pré-giroud,via romana,route mythique,jules cesar,suisse,arte,rediffusione Travers, Avenches,  la Ziert Glocke de Berne, son impressionnante salle de l'horloge et surtout son horloger, les jeux de rôle de mercenaires bien en chair, "par amour pour ce qui est militaire et romain" l'équipement, le ravitaillement, les armures. Augst, Augusta Raraurica.

    Une Suisse bien contemporaine vit autour de l'antique trajet !! 

             Sylvie Neidinger    via romana,route mythique,jules cesar,suisse,arte,rediffusion

    Citation "La Via Romana avait un intérêt hautement stratégique car elle reliait Genève (Genava) à Augst (Augusta Raurica). César en fit améliorer la qualité durant la guerre des Gaules. À Bière, près de Genève, se trouvait une forteresse romaine. Plus loin sur les bords du Lac Léman, la Via Francigena passait par Vidy, où a été mis au jour le site archéologique de Vicus Lousonna (devenu Lausanne). via romana,route mythique,jules cesar,suisse,arte,rediffusionLa campagne de César le mena jusque dans le Jura et le village de Sainte-Croix. Depuis 1995, Boveresse y distille l’absinthe, qui vient du nom latin de la plante artemisia absinthium. Le réalisateur a poursuivi son périple dans le canton d’Argovie, où il a rencontré, près de l’ancien camp romain de Vindonissa, le groupe de la Vex Leg XI CPF. Celui-ci reprend très sérieusement les formes d’entraînement militaire et le mode de vie de l’ancienne XIe légion romaine. Pour finir, cap sur Augusta Raurica, près de Bâle, qui fut une très importante cité romaine habitée par 15 000 personnes."

     

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    crédits photos=capture d'écran site émission

  • Open Cultural Data Hackathon 2015: avec les Archives de l'Etat de Genève

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    Les développeurs en informatique, wikipédiens et autres spécialistes du patrimoine vont s'en donner à coeur joie lors du prochain Hackathon, un workshop de deux jours sur des appli informatiques en open data.zz.GIF

    Cela se passe à Berne les 27 et 28 février prochains. Les Archives d'Etat de Genève y participent.  Elles publient l'info sur leur site.

    Je cite:"Le premier  Hackathon culturel suisse  est organisé par le groupe de travail  OpenGLAM en collaboration avec la Bibliothèque nationale suisse et d'autres institutions dont infoclio.ch. Il fournira  l'occasion à des chercheurs, acteurs culturels, programmeurs, wikipédiens, ainsi qu'à des institutions patrimoniales, de travailler avec des données du monde de la culture. Par le biais d'exemples concrets à inventer ensemble, les participants s'interrogeront sur l'utilisation des données culturelles en humanités numériques, sur la manière de rendre (re-)utilisables les données culturelles pour la création et  la recherche et sur l'intégration de ces données dans Wikipédia/Wikimédia.

    Les AEG participent à cet événement et fournissent des jeux de données (libres de droits) en open data, téléchargeables ici:  http://make.opendata.ch/wiki/data:glam_ch

    Pour réfléchir à une culture partagée libre et inventer les outils informatiques adéquats.Cliquer sur le lien supra: quel voyage dans  l'Histoire!

                                                      Sylvie Neidinger                                                                                                   

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  • Les Burgondes, c'est un peu comme les Phéniciens....

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    Les Burgondes ont en commun avec Phéniciens de la côte syro-libanaise (Ugarit= alphabet, religion ) d'avoir marqué l'histoire mais de n'avoir pas laissé de grandes traces archéologiques. Ce qui minimise leurs apports vis à vis de leur réel historique.lyon,dictionnaire historique de la suisse,geneve,suisse burgonde,gondebaud,bourgogne

    Ce peuple d'origine germanique qui a essaimé dans ce qui va se nommer( grâce à eux) la Bourgogne, avait également la Sapaudia, Genève, Lyon dans leur escarcelle. Jusqu'à Apt voire en méditerranée.

    Les toponymes spécifiquement de langue "burgonde" n'ont pu être scientifiquement  identifiés. En effet les modes d'introduction de la langue germanique peuvent provenir d'autres germains et d'autres formes de cet idiome (alamans, francs...)

    Un pan de l'histoire helvète, allemande et française du Vème siècle est  à consulter sur le Dictionnaire historique de la Suisse :

    "Lors du partage entre les quatre fils[ de Chilpéric], Gondebaud reçut la royauté principale avec Lyon pour capitale, tandis que Godégisel, Chilpéric II et Godomar, établis à Genève et probablement Valence et Vienne, héritaient de royautés secondaires. A la fin du Ve s., les Burgondes subirent la pression croissante des Francs au nord et des Wisigoths et Ostrogoths au sud. Gondebaud chercha à se protéger par une double alliance matrimoniale: son fils Sigismond épousa en 492/494 Ariagne, fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, tandis que Clotilde, fille de Chilpéric II s'unissait en 492/493 à Clovis Ier, roi des Francs. Mais en 500, lors du conflit qui opposa les rois de Lyon et de Genève, les Francs prirent le parti de Godégisel et les Wisigoths celui de Gondebaud. Malgré la victoire qu'il remporta près de Dijon (500), Godégisel dut finalement se soumettre à Gondebaud, qui recouvra son royaume avec l'aide des Wisigoths, puis en 506/507 conclut une alliance avec Clovis, son ancien adversaire, contre les Alamans et les Wisigoths protégés par Théodoric le Grand."

    Genève ou  Lyon, pôles d'attractivité  à l'époque déjà...

     "L'effectif de la population burgonde établie en Sapaudia en 443 a fait l'objet d'estimations très divergentes. A partir des quelque 80 000 Burgondes qui auraient prêté main forte aux Romains sur le Rhin en 370, des 20 000 qui seraient tombés en 436 et des 3000 qui auraient défait les Huns sur la rive droite du Rhin, on a autrefois déduit une population extrêmement nombreuse et forgé l'image d'une vague d'immigration massive. La comparaison établie avec d'autres ethnies barbares installées comme fédérés dans l'Empire et avec d'autres peuples germaniques donne des estimations beaucoup plus basses, comprises entre 25 000 (dont 5000 guerriers) et 5000 à 10 000 (dont 1000 à 2000 guerriers). De son côté, l'étude démographique des cimetières a fait évaluer l'ensemble de la population du royaume burgonde entre 300 000 et 500 000 habitants (dont environ 80 000 à 10 0000 pour la Suisse occidentale), répartis sur un territoire d'environ 50 000 à 60 000 km2. Les Burgondes représentaient, selon les auteurs, entre un tiers et un dixième de la population en Sapaudia, mais 5-10%, voire moins de 1%, dans l'ensemble du royaume.

    Lors de leur établissement en Sapaudia en 443 et dans la province de Lyonnaise en 457, les troupes burgondes reçurent probablement le statut d'hospites ("hôtes"), aux termes des dispositions légales relatives au cantonnement des troupes romaines. Ce système semble ensuite avoir fait place à l'octroi d'une partie des revenus fiscaux, sans modification de la propriété foncière, puis à une cession de biens immobiliers, dont on trouve le reflet dans le mode de partage défini par la lex Burgundionum (Loi Gombette). Cette répartition laissait aux Burgondes deux tiers de la terre cultivable, un tiers des esclaves et la moitié des maisons, fermes, jardins, forêts et pâturages.

    L'intégration extrêmement rapide des Burgondes et l'absence d'un artisanat spécifique font qu'il est difficile de les identifier sur la base de critères archéologiques. Il faut distinguer le territoire où s'exerçait leur souveraineté et qui finit par couvrir trente-deux cités, l'aire culturelle, que manifestent, surtout à l'époque mérovingienne, des particularités d'habillement propres au milieu romano-burgonde, et enfin les établissements burgondes au sens strict, lieu d'implantation de groupes immigrés. Les preuves archéologiques de ces établissements se rencontrent surtout dans la région genevoise et sur le territoire de la Sapaudia. Les éléments les plus caractéristiques du costume sont des fibules germaniques anciennes (fibules à tête d'oiseau, fibules arquées), des colliers en fer, des boucles d'oreille "à petite corbeille"; à cela s'ajoutent des miroirs métalliques d'origine orientale et les crânes déformés artificiellement, dont on attribue l'origine aux contacts que les Burgondes eurent avec les Huns. L'étude des cimetières de Sézegnin et de Monnet-la-Ville (Jura) a montré que les Burgondes partageaient leurs lieux d'inhumation avec la population romane. Le mobilier archéologique, telle la boucle-reliquaire de Monnet-la-Ville, ne peut être qualifié de spécifiquement burgonde, mais présente les éléments de costume que l'on trouve généralement à l'époque franque dans la Burgondie septentrionale, c'est-à-dire sur l'ouest du Plateau suisse, dans le Jura, la vallée de la Saône et la Franche-Comté, comme les boucles de ceinture en bronze à décor figuré (Daniel dans la fosse aux lions). Ces objets ont probablement été fabriqués dans des ateliers exploités par des indigènes gallo-romains, ce qui permet de définir une aire de culture matérielle romane dans la Burgondie septentrionale. Des inscriptions datées de l'époque de la souveraineté burgonde et portant des noms germaniques, souvent burgondes, indiquent également la présence de foyers de population burgonde."

    HABITS BURGONDES TENDANCE ...CULTURE DU FER!

    Ce dictionnaire helvète trilingue (français, allemand, italien) indique que le vêtement est un marqueur culturel de cette civilisation burgonde dont les boucles de ceintures.

    Mes observations : ces pièces métalliques sont très tendance Culture du Fer,Tène,  en apparence. *                      

       L'habit fait bien  le moine ou le burgonde.
      Affaire à suivre...

                                                                           Sylvie Neidinger


    * La période ici évoquée n'est pas la même (la Tène, c'est 1000 ans avant) la zone géographique oui.

    Lire: l'héritage des Burgondes  dans Archéothéma

    ou Genève capitale burgonde

    crédit images/ capture d'écran/ site archéothema

  • Un menhir retrouvé à Genève

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    Genève sort rarement des menhirs de ses entrailles... geneve, grand saconnex, archéologie, archéologie préventive, menhir

    Or un champ du Grand-Saconnex vient de sourire aux archéologues du Canton....

    Grâce à une parfaite démarche d'archéologie préventive!

    A l'occasion d'un futur chantier routier, les historiens de la truelle n'ont pas attendu qu'une pelleteuse découvre -sinon écrase- des reliquats.

    Quelquefois, une pelleteuse de travaux publics, quand elle touche un artefact du passé peut devenir aveugle...

      Ici, les archéologues ont sondé le terrain eux-mêmes.

    Et ...bingo: un lieu de culte surgit dont un menhir (lire TDG).

    On n'est jamais si bien servi que par soi-même. Futures découvertes à suivre...

                                                                                         Sylvie Neidinger

     

    L'exemple de fouille "préventive" à ne pas suivre: place baudoyer, Paris, 1995.



     

  • GUEDELON, le projet fou de bâtir un château médiéval

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    Année après année l'idée totalement surréaliste de bâtir dans les règles de l'époque, un château-fort type XIIIème prend corps quelque part en  Bourgogne.guedelon,yonne,moyen gae,médiiéval,archéologie,histoire médiéval

    Guédelon, véritable expérimentation historico-scientifique prend vie dans le département de l'Yonne près de Saint-Sauveur-en-Puisaye.

    Le site qui démarre en 1997 au coeur d'une ancienne carrière de grès, vaut la visite. Connu de la communauté des médiévistes, il mobilise tous les corps de métiers, architectes, ouvriers, mécènes, archéologues ...

    guedelon,yonne,moyen gae,médiiéval,archéologie,histoire médiévalCoup de chapeau à Michel Guyot  qui lance le projet Guédelon : comprendre l'architecture médiévale en....construisant un nouvel édifice avec les techniques de l'époque. Pour voir à quels problèmes techniques on est confronté ! Il n'en est pas à son premier essai; il venait tout simplement de sauver un bâtiment aux 2 hectares de toiture. Tout simplement...

    "Michel Guyot, propriétaire et restaurateur du Château de Saint-Fargeau dans l'Yonne, est à l'initiative de cette idée. Passionnés de patrimoine et de vieilles pierres depuis l'enfance, Michel et son frère Jacques rachètent en 1979 le château de Saint-Fargeau pour quelques milliers de francs. Ce château se trouve à cette époque dans un état désastreux : 2 hectares de toitures à refaire, les charpentes à revoir, les murs se fissurent...   Pour financer les travaux de restauration, ils font appel à la population locale et mettent en scène un grand spectacle historique. En 20 ans les fonds récoltés ont permis de sauver Saint-Fargeau.."

     De l'archéologie expérimentale qui désormais mêle le grand public comme ces démonstrations in situ de cuisine médiévale. 

    michel guyot,guedelon,yonne,moyen-âge,médiéval,archéologie,histoire médiévalCONSTRUIRE POUR COMPRENDRE

    Un chantier d'envergure... Aujourd'hui une cinquantaine d'ouvriers placés sous la conduite du maître d'oeuvre Florian Renucci.


    Le programme des travaux 2014:

     Sur la tour maîtresse : ils poursuivent le 2ème étage de cette tour avec l’élévation des murs de la salle octogonale et la taille et la pose de deux fenêtres à coussièges.  Sur le logis : les tuiliers vont mouler et cuire les 4 000 carreaux de pavement destinés à couvrir le sol de la aula.
    Les maçons poseront ces carreaux sur le sol en terre préparé la saison dernière.

    Sur la tour de la chapelle : les tailleurs de pierre et les maçons vont réaliser la salle du 2ème étage : la chapelle. Couverte par
    une voûte d’ogives en arcs brisés et munie en façade d’une fenêtre remplage très ouvragée, cette salle sera un beau défi
    technique pour l’ensemble des savoir-faire de Guédelon.michel guyot,guedelon,yonne,moyen-âge,médiéval,archéologie,histoire médiéval

    Pierre à Guédelon.

     Bois à Guédelon Dans cet article citation des portes/coffre de la cathédrale de Nyon et de châteaux suisses.

     Le chantier est très suivi des laboratoires universitaires, tels ceux de la MOM à Lyon dont les chercheurs sont actifs sur ce terrain très très.... contemporain  !

                                                               Sylvie Neidinger


    /video-le_chateau_de_guedelon_1er_site_touristique_de_bourgogne.

     crédit images/copie écran site officiel Guedelon et wiki

  • Archéologie/Genève/groupe épiscopal

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    On signal ici l'article Aux origines du groupe épiscopal de Genève.  rédigé par le célèbre archéologue suisse Charles Bonnet à lire dans la revue Archéologie n°363 de mai-juin 2014 consacrée aux "Premiers édifices chrétiens", aux Editions Faton.

     Couverture:" Lyon, Poitiers, Grenoble, Genève"... 

      Charles Bonnet est docteur es lettres en archéologie médiévale, de Lyon II,  pôle scientifique rhône-alpin  pointu  en archéo médiévale, justement mais aussi   proche-orientale et histoire religieuse.

    Le chercheur né en 1933  mène sa  carrière à Genève et transmet ses connaissances bien au delà.

                        Sylvie Neidinger

  • Le plus vieux pantalon du monde: une culotte de cheval

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    Les cavaliers de la steppe d'Asie centrale ont inventé le pantalon !vieux pantalon,cern,nicolas contens,journaliste scientifique,archéologie

    L'info est sortie récemment, le 3 juin mais fut inaudible. Le short de foot ayant largement distancé tout autre élément de la garde -robe. Même la plus vénérable.

     

    Nicolas Constans, journaliste scientifique publie cette découverte sur son blog....historique "dans les pas des archéologues: des fouilles au labo"

    Un excellent média à découvrir et poster en favori.

    On le cite:"En principe, les plus vieux pantalons connus sont ceux du Néolithique, comme ceux portés par l'homme des glaces, Ötzi, vers 3200 ans av. J.-C. ou d'autres fragments plus anciens. Mais à vrai dire, ce ne sont pas tout à fait des pantalons. Des jambières plutôt, un peu comme celles, en cuir, que mettent les cowboys : il n'y a pas d'entrejambe. Or il ne viendrait jamais à l'esprit de ces derniers de les porter sans pantalon. Car sans entrejambe, point d'équitation. Sans la protection de cette pièce d'étoffe, la vulnérabilité de l'Homo sapiens mâle à cet endroit rendrait les longues chevauchées franchement incommodes.

    Voilà pourquoi la découverte en Chine de deux véritables pantalons, munis de leur entrejambe, est importante. Non seulement parce que datés d'entre le XIIIe et le Xe av. J.-C., ce sont les plus anciens pantalons connus à ce jour. Mais aussi parce qu'ils sont clairement reliés à l'usage du cheval, qui s'est alors généralisé dans une grande partie des steppes d'Asie centrale. Ce qui suggère que ce sont des cavaliers qui ont inventé le pantalon."

    On apprend que le plus vieux pantalon découvert et conservé est composé de trois pièces: deux jambes, une entre-jambe.

    Les reconstitutions en labo ont conclu à un pantalon aux jambes ....arquées!

    En plus de la lecture de l'article sur le "pantalon originel du XIIIème siècle avant JC, on s'intéresse particulièrement au journaliste Nicolas Constans.(bio) C'est un  ancien  du Cern, un docteur en physique!

    Il a quitté le monde des particules pour la vulgarisation scientifique (cf ses articles dans La Recherche) dont..celle de .l'archéologie

    En effet l'archéologie moderne intègre totalement les diverses approches des sciences dures: archéométrie, dendrologie etc...

    Grand intérêt de la voir bien expliquée par le journaliste Constans, dans  ses articles courts et percutants qui la rendent passionnante avec des réponses à des questions simples telles que :"qui a couché les géants de l'île de Pâques"

                                                                                 Sylvie Neidinger


    crédits images/captures d'écrans  blog Constans

                                                                   

     

     


     

  • Salève: sa sidérurgie médiévale

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    On signale au lecteur amoureux de Genève, du Salève ( ils sont nombreux !) et de l'histoire locale une conférence (gratuite) donnée mardi prochain, le 6 mai à la Maison du Salève, 20h30.salève geneve,archéologie,sidérurgie médiévale,maison du salève

    A l'invitation de la Salévienne, Sébastien  Perret (Université de Fribourg) et Alain Milo (historien archéologue) partageront les résultats de leurs fouilles estivales  2013 sur

    l' Alpage des Convers.

    Le sous-sol de cet espace naturel classé"zone naturelle sensible" regorge de données historiques ....à partager.

                                                     Sylvie Neidinger


    Crédits photo/capture d'écran/ PDF Salévienne


  • Vous prendrez bien un jus de momie?

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    Drôle de bouillon...

    L'actualité vient à point nommé pour illustrer la série d'articles du blog  sur le devenir des objets archéologiques. Un site royal vient d'être découvert dans la Vallée des Rois, par les égyptologues de l'Université de Bâle.Annonce faite hier le 28 avril 2014: Découverte d'une nécropole de 30 enfants en vallée de Louxor

    L'occasion est trop belle de pousser la réflexion sur le devenir des momies. Autour du débat sur le retour des objets dans le pays d'origine, telles les frises du Parthénonmomie,pharmacopée,vallée des rois moumia,restitution,archéologie,philtre réclamées en vain par la Grèce: Fin de travaux sur l'Acropole

    De constater la restitution désormais systématique,  obtenue par la Nouvelle-Zélande de ses "têtes maori"  au nom du droit international lié au statut de la dépouille humaine :Restitution des frises du Parthénon:et les momies?

    Et d'observer qu'aucun débat de ce type n'agite le petit monde de l'égyptologie ni  la nation concernée.

    Normal. l'Egypte officielle ne réclame en aucun cas le retour de ses illustres ancêtres sortis du néant et reposant désormais à la vue de tous dans le moindre petit musée aux quatre coins de la terre mais protégés.

    La population  les réclame  encore moins. Voire même- pour qui connaît les mentalités locales liées aux religions monothéistes  musulmane et copte -elle tient pour  sacrilège d' avoir extirpé les momies de leurs tombeaux.

    C'est justement le constat populaire du nombre de décès anormalement élevé au sein de l'équipe  ayant exhumé Tantânkhamon en 1923 (à commencer par  Lord Canarvon) qui  avait lancé la légende contemporaine de la malédiction du pharaon.

                           SCANDALE DE LA MOUMIA, CETTE TISANE DE MOMIES !

    Il est, autour de l'exhumation des momies, un dossier jamais évoqué mais participant d'un véritable scandale, lancé par une mode fort ancienne et fort heureusement terminée: celui de la  Moumia (ou écrit  mumia).

    Ce philtre intégrait toutes les pharmacopées dignes de ce nom ! Une transformation des momies en poudre commercialisée en pharmacie. Process qui  prit des proportions carrément industrielles au XVIIIème siècle.

    Pour évoquer cette affaire, ce texte un peu daté (1954) trouvé chez Persée, le Journal de Pharmacie de Belgique. n°141 page 284-285.

    La lecture -édifiante!- se passe de commentaires.

    On y apprend que l'on est allé même jusqu'à momifier des cadavres pour alimenter cette ...industrie quand les momies antiques furent moins  disponibles, plus rare à force de destruction. L'article évoque le chiffre -fantaisiste probablement - de 400 millions de momies ...passées en poudre de perlin pinpin.

    Exploitation de dépouilles archéologiques antiques puis... civiles contemporaines pour intégrer la pharmacopée au titre de remède ! Ou plutôt de poudre magique pour gagner un orgueilleux statut d"éternité....

    Vous prendrez bien un petit jus de momie?

                                                                                                                        Sylvie Neidinger

    Crédits photos/capture d'écran sur site lié/wiki/article

     

     

     




  • Restitution des Frises du Parthénon? Et les momies?

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    Les marbres d'Athènes symbolisent à eux seuls le problème de la non- restitution des objets archéologiques aux pays d'origine. Desquels ils furent extirpés.

    A eux seuls les symboles grecs sont emblématiques, car pris au sérieux par le pays d'origine qui les réclame au Royaume-Uni avec insistance.

    Ce, depuis les années 80 avec Mélina Mercouri. Sans succès.

    L'histoire des restitutions est bien compliquée.

    Comme par... non hasard,  les deux plus grands musées au monde actuellement  que  sont le British Museum et le Louvre,  sont justement ceux des deux puissances coloniales du XIXème siècle.

    Problème, l'histoire de la spoliation  de l'Acropole est fort ancienne :"En 1806, (!) l'Empire Ottoman offre au diplomate britannique Lord Elgin un ensemble comprenant 12 statues, 156 dalles de la frise du Parthénon, 15 métopes (la frise du temple d'Athéna Niké qui jouxte le Parthénon), et une cariatide servant de pilier en remerciement de son soutien contre les Français en Egypte ; au total la moitié des ornements du Panthéon. Lord Elgin les emporte en Angleterre avant de les céder au British Museum."

    Le XIXème siècle découvrait l'archéologie mais le mouvement culturel s'accompagnait d'une prise de possession physique..

    Les modalités initiales du dépouillement des sites archéologiques n'ont d'ailleurs pas été sans conséquences.

    A l'époque, c'est à la dynamite que l'on déposait quelquefois ! Ou à la scie.  Tel le sieur André Malraux,  pilleur de site au Cambodge en 1923 . Pris la main dans  le sac par les autorités de  Phnom Penh.Ce qui ne l'empêchera pas de devenir -grotesque- ministre...de la culture en charge de la protection du patrimoine. 

    La phase du transport fut également très dangereuse.  Certains temples mésopotamiens  millénaires ont vu, une fois les objets pris sur site avec destruction, une fois  chargés pour le transport, cette  précieuse cargaison coulée dans l'Euphrate suite aux attaques locales de tribus bédouines...

    Arrivés en Europe, les objets pouvaient également disparaître... dans les collections privées.

    Peut-on affirmer qu'une fois entrés dans ces musées européens, ils sont désormais mieux protégés ?

    La direction du British se fonde sur cet argument... peu diplomatique (car basé sur l'incapacité du pays d'origine à bien conserver !) pour ne rien rendre. D'autres arguments de faible portée sont évoqués telle  la supposée "universalité" de ce type d'oeuvre d'art qui donnerait droit de toute garder ad vitam eternam.

    Les grecs ne l'entendent pas ainsi et poursuivent le combat initié  par leur ministre de la culture.

    Lire la discussion : marbres d'Athènes:les combats pour la restitution 

    Le retour au pays d'origine est à nouveau d'actualité puisque l'Acropole vient de voir s'achever des travaux de restauration 

                                                DEUX TYPES DE DROIT S'AFFRONTENT

    British Muséum peut arguer du fait que, en 1806, rien d'illégal, de strictement juridique  ne s'opposait au don par  les Ottomans à Lord Elgin. Les nations et leurs droits n'étant alors pas constitués.

    A contrario, dans le "droit historique des peuples" et leur symbolique nationale, les Grecs sont en totale légitimité de contester ce don fait  à leur insu et d'en exiger la rétrocession.

    Problème, en ouvrant cette boîte de pandore,  tous les musées vont se vider!

    Et alors pourquoi pas répondent les pays d'origine !

    L'Unesco va semble-t-il prendre des décisions dans le sens de la volonté historique des peuples en 2014.

    A défaut d'accords bilatéraux diplomatiques consensuels. A suivre.

                                                NECESSAIRE EGALITE DE TRAITEMENT


    D'autant qu'une certaine logique  globale doit exister par comparaison. Notamment  avec les oeuvres  entrées dans les musées suite aux spoliation nazies et font l'objet de restitutions  aux propriétaires privés ou leurs descendants - si on réussit  à  les identifier.

    Pourquoi dès lors ce qui est accepté pour des biens dits "privés" ne le serait pas quand il s'agit d'oeuvres patrimoniales historiques d'un peuple, d'un pays, d'une nation ?

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    LE CAS A PART DES DEPOUILLES

    Il est un cas incontestable de retour obligatoire et automatique: celui de dépouilles humaines.

    La Nouvelle-Zélande est en train d'obtenir le rapatriement de ses têtes Maori partout dans le monde

    2O têtes momifiées ont quitté la France.

    Cela s'est fait avec grande difficulté.

    Lire article Maori du Monde

    Il a fallu tout de même un vote du ....parlement français en 2010 pour rendre possible le retour  au "pays du long nuage blanc" (= la Nouvelle-Zélande, en maori)

    La Suisse, GB, Pays -Bas etc  avaient  déjà rendu les têtes en leur possession.

    Preuve au final que tout est politique!!

    La France avait auparavant en 2006 produit une loi spécifique pour rendre la  -pauvre-"Vénus hottentote" à l'Afrique du sud.Les biens publics des collections publiques étant a priori considérés comme inaliénables.

    Au passage , ces "Toi Moku" vont  perdre leur statut d'"objets de collection" pour devenir "objets sacrés".

    Ils passent du culturel au cultuel.

    Des cérémonies de prières sont même organisées au départ.(au Quai Branly par exemple) Ils sont accueillis au pays d'origine  en tant que tels dans  un lieu...religieux  dédié.

    Mais alors, quid  du sort des momies, ces autres reliquats humains ?  A suivre.....

                                                                                       Sylvie Neidinger

    crédit photos/capture d'écran/le monde

     

     

     

     

     

     

  • L'Acropole d'Athènes rénové: conférence à la MOM

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    Fin de travaux à .... l'Acropole ! 
     
    Bernard Holtzmann, professeur émérite d'archéologie grecque donne une conférence demain mercredi 16 à Lyon II sur les travaux de l'Acropole d'Athènes. archéologie,athènes,acropole,mom,lyon ii,bernard holtzmannjean pouilloux

    Elle est donnée à la MOM, l'excellente Maison de l'Orient et de la Méditerranée  dans le cadre du cycle Jean Pouilloux :

    "Depuis 1975, l’Acropole est entrée dans une phase intensive de travaux qui s’approche aujourd’hui de son terme : les trois grands bâtiments classiques en marbre ont été restaurés, les milliers de fragments épars sur le plateau et sur ses pentes inventoriés, les murailles étudiées systématiquement pour la première fois. Il en résulte une connaissance renouvelée de ce site majeur de la civilisation grecque qu’atteste le regain des études le concernant. Bien des idées reçues s’en trouvent remises en cause.

    En outre, la création en contre-bas du sanctuaire d’un nouveau musée, dix fois plus grand que l’ancien lové dans un recoin du rocher, a permis de présenter les œuvres d’art célèbres découvertes lors de la fouille des sanctuaires du plateau et des pentes dans un environnement original et spectaculaire qui les met mieux en valeur."


    A savoir, un architecte franco-suisse Bernard Tschumi est à l'origine de  nouveau musée de l'Acropole, construit entre 2003 et 2009 avec le grec  Michalis Fotiadis
    Pour les amoureux de la Grèce antique et du site contemporain...

                                                            Sylvie Neidinger
     
                                                                                                                                   archéologie,athènes,acropole,mom,lyon ii,bernard holtzmannjean pouilloux
     
    A 18 heures, au grand amphithéâtre Lumière Lyon 2.

    Les conférences de la MOM sont souvent disponibles en podcast
     
     



    Crédits Images/capture d'écran/site web/ MOM