A-Saute-frontière - Page 4

  • Randos... huguenotes

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    Découvert à l'occasion de la visite de Fort-Barraux (Isère) un chemin mémoriel international dans lequel s'insère cette place forte.surlespasdeshuguenots,huguenots,fort-barraux

    Ce balisage de l'itinéraire d'émigration des huguenots en direction de la Suisse et de l'Allemagne est mis en place par l'association surlespasdeshuguenots.eu

    L'association basée dans la Drôme à....Dieulefit (!) évoque même une démarche  de pèlerinage.

    C'est une sorte de Saint-Jacques de Compostelle pour le monde protestant qui se met en place?

    Un chemin de souffrances aussi. L'historien de garde ce jour m'expliquait que Fort-Barraux aux portes de la Savoie était une frontière relativement dure.

    Ceux que le duc de Savoie attrapait étaient renvoyés côté France et partaient immédiatement aux galères.

                                                                  Sylvie Neidinger

     

    * A noter : Inauguration du tronçon suisse de Lenzbourg,Schafisheim, Staufen en Argovie le 29 septembre prochain

    *Des garnisons suisses de Neufchâtel semblent  avoir été affectées  à Fort-Barraux. Je compléterai l'info dès qu'elle sera précisée.

     

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  • Recruteurs suisses: les français soit-disant "arrogants et paresseux"

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     Le  conducteur décédé dans le terrible accident de train survenu récemment au nord de Lausanne était un  français de 24 ans. Ni arrogant, ni paresseux.

    Décédé au travail par la faute d'un autre qui ne s'est pas plié à la signalisation.

    Cette nouvelle téléscope le buzz "franco-suisse"  du week-end précédent  autour des non-recrutements spécifiques des hexagonaux par les agences hèlvétiques pour les motifs de paresse et d'arrogance. Info parue dans le Matin Dimanche du 28 juillet sous la plume de Marie Maurisse.

    Cette nouvelle a tenu le haut du pavé, largement reprise dans la presse hexagonale. Mais telle qu'elle, non commentée.

    France un peu surprise de cette image rendue de la part d'un pays voisin que, à vrai dire, elle met très peu, elle-même, à la une de son actualité habituellement. Si ce n'est par cliché pour franco-suissestigmatiser  l'éternel "paradis fiscal" et le chocolat...

    Mine de rien cette info est extrêmement révélatrice si on prend le temps de l'étudier.

    Commençons à différencier trois niveaux de réception: national, politicien, local. Ce pour chacun des deux  pays et avec une dualité  détectée: la nuance entre la symbolique et le réel:

    *1) Côté Suisse :

    Suisse/échelon national:la Confédération  entretient une politique d'immigration sélective, malgré les accords de libre -échange. Sans souci. Vu son niveau de vie très élevé, toute l'Europe voire plus loin encore, se précipite pour y travailler. On a même parlé de...londoniens frontaliers.

    Suisse/échelon politicien:

    a) le message symbolique politicien: des partis de droite extrême et d'extrême droite font leur gras -comme beaucoup en Europe aujourd'hui- sur le traitement de l'étranger, du français en particulier puisque les deux pays partagent une large  frontière.

    Jusqu'au très officiel Office Cantonal de l'Emploi (OCE) qui en avait tiré une caricature présentant le français baptisé "Robert" comme prototype du paresseux. Aucune réaction  politique officielle française à l'époque. Sinon chez les frontaliers, premiers concernés et leur Groupement associatif (GTE)

    Caricature assumée politiquement puisqu'elle n'a pas été retirée. Isabel Rochat, conseillère d'Etat l'assume en signalant que c'est le "fraudeur" qui est visé dans la video et non le "français". Sauf que la lecture induit que le  fraudeur est systématiquement français. Et induit la logique du "français fraudeur". Jamais les autres...Dont les suisses qui vivent en France sans se signaler aux autorités.

    Dans l'affaire du train, celui qui n' a pas respecté la signalisation à l'origine de l'accident n'était pas français. On parle ici de "défaillance humaine"...

    Restons logiques. Aller stigmatiser un ensemble sur la base d'un cas exemplaire pris pour représenter une certaine nationalité n'a pas de sens. Cela correspond parfaitement à la définition de "nationalisme" -Mais attention pas ici à celle de  racisme - car ces débats portent bien sur les nationalités et non sur  les races.

    Caricaturer l'ensemble des frontaliers autour des 120 "roberts" signalés est bien réducteur.

    Il s'agit de toutes façons d'un ...message politique. Les partis populistes l'entendent ainsi. Le parti d'extrême droite MCG a par exemple  pris pour cible nominativement Michel Charrat, président du Groupement qui a porté plainte, dans le cadre d'une campagne électorale d'affichage du printemps dernier.

    Trouver comme cible une population étrangère  n'est d'ailleurs pas une spécialité suisse. La France est un maître dans le genre. La crise économique générale explique ces poussées de populisme.

    Suisse/échelon local:

    a) Suisse /local : message symbolique.

    Cela fait bien longtemps (deux ans?) que le rétrécissement  du marché du travail suisse se pose spécifiquement autour des "français". Ce débat local  peut être suivi régulièrement  dans les discours des politiciens MCG, UDC et autres partis, sur les  Blogs Tribune de Genève. A savoir  "à compétences égales choisir un suisse " devient en 2013 "même à compétences inégales choisir un suisse".

    De fait, choisir un suisse en Suisse semble  logique tout de même.

    RECRUTEMENT: LE NON DIT

    Remarque : chacun est tout de même  encore libre de s'organiser dans son pays et la Suisse de choisir qui elle veut en réalité.

    De quelle manière  contourner la loi européenne sur le libre échange ? Tout simple.

    Dans le bureau du recruteur: retirer des prétendants de nationalité française sans ouvrir les dossiers de candidature.

    Il se dit  que cela se pratique aussi du côté de la fonction publique de l'Etat de Genève. Désormais, les agences privées de recrutement l'ont très officiellement signalé.

    Ne pas croire toutefois que la volonté de travailler en Suisse soit immuable pour les hexagonaux. Il semble depuis deux ans également  que les  hôpitaux de Annemasse et de  Saint-Ju ne vivent plus un turn-over infernal d'infirmières qui traversent la frontière au moindre recrutement helvète. Elles se stabilisent localement et beaucoup ne veulent plus du tout travailler de l'autre côté. Les discours  entendus sont fermes : pas question. Le travail est bien un marché basé sur la loi de l'offre et de la demande !

    A propos du volet  "paresse ", on est bien dans une phraséologie  à vocation ultra politique de message public.

    Le réel, le terrain est bien différent :

    b) Suisse/local: le réel.

    LES SUISSES NE SONT PAS MASOS !!!

    Ce pays libéral qui permet des licenciements soudains, dans la journée aurait déjà renvoyé  les milliers de travailleurs frontaliers s'ils étaient vraiment les  fainéants qu'une certaine  Suisse politicienne se plait à bouc-émissairiser. IIs ne seraient plus en poste, évidemment.

    Dans la vraie vie. Pas dans la symbolique politicienne, qui les présente comme des éternels ...Roberts.

    Si les français  sont en poste, c'est bien qu'ils assument leurs tâches !  La Suisse bonne samaritaine ne va tout de même pas jusqu'à entretenir une armée fantôme de travailleurs arrogants et paresseux, non? Que ce soit à Bâle, Genève ou Lausanne...

    Voire même dans la vraie vie -pas celle fantasmée- de certaines entreprises, certains  employés suisses  quittent quelquefois  leur boulot pile à l'heure horlogère. Pas une minute de plus. Alors que les autres collègues-  de toutes autres nationalités d'ailleurs -assurent le suivi du client retardataire, du surplus de travail.  Ces retours du terrain réel existent. Il est plus intelligent ici, de ne pas porter de jugement hâtif autour des nationalités. Idem, certains suisses choisissent de manger leur sandwich sorti du sac  quand les collègues français dépensent le resto. Contrairement à la caricature inverse généralement rapportée. Il s'agit bien de  comportements individuels. Point barre.

     Or, les recruteurs qui ont fait la Une de  Matin Dimanche ont bien raisonné "nationalités". Ils signalent par exemple que dans le BTP, on préfère les portuguais et espagnols aux français. Problème: cette info date.... d'un demi-siècle !!!!!!! Depuis les années 60, le BTP embauche nombreux  portuguais et espagnols que ce soit en Suisse ou en France.

    Remarque: on trouve peu de suisses dans les travaux pénibles du BTP et de la restauration. Peu de français dans le BTP. Doit-on en conclure qu'ils sont paresseux? Non évidemment. Cela tiendrait d'un jugement hâtif, là encore.

     Une chose est certaine sur le terrain: la Finance suisse se ferme aux français.

    Jusqu'alors ils y étaient relativement bien vus. La France produit effectivement des matheux et des informaticiens de l'ingéniérie financière de très haut vol. Combien de traders français à Londres ou New-York ....

    La donne a changé.

    L'article du Matin Dimanche repris par les nombreux médias en explique les raisons :"
    "Le journal prend en exemple un poste proposé sur l'Internet dans une banque genevoise pour un collaborateur dont la mission consiste notamment à ouvrir et fermer des comptes de clients. "Les patrons craignent d'engager des Falciani ou des Condamin-Gerbier en puissance", fait valoir le journal. Pierre Condamin-Gerbier est un ancien collaborateur de la banque Reyl & Cie qui est actuellement en prison à Berne pour son témoignage dans l'affaire Cahuzac. Des critiques similaires avaient également refait surface en 2009 lorsqu'Hervé Falciani, un ancien informaticien de la banque HSBC en Suisse, avait vendu un fichier volé comportant une liste d'évadés fiscaux."

    Et de citer deux noms au coeur des faits divers: Falciani et Condamin-Gerbier.

    Ces deux individus ont fermé la porte de leurs compatriotes à la carrière bancaire.

    Les Suisses ne sont pas masos. Pourquoi embaucheraient-ils ceux qui vont voler des listings au profit d'un tiers ??? La confiance est entâmée.

    Et cette fois, il faut porter l'analyse de l'autre côté de la frontière :

    *2.Côté France

    France/échelon national

    a) France /national: message symbolique. La  France "des Lumières" adore qu'on la regarde plutôt qu'elle même ne regarde ses voisins. Le monde entier doit connaitre la date du 14 juillet. Peu  d'hexagonaux sont capables de citer les dates de fêtes nationales helvètes. On frise la caricature avec la Suisse vue comme  pays du bon chocolat. Du dépôt bancaire. Du chalet de montagne.

     Tout comme sa voisine, la France est par tradition une contrée d'immigration. Au XIXème siècle, l'immigré est intérieur: un breton, corrézien ou savoyard qui monte à Paris.

    Immigrés désormais mondialisés avec lesquels elle n'est pas tendre du tout, non plus...

    Un exemple daté des années 1990 à  propos de l'"importation" de médecins étrangers. L'administration avait inventé  le concept de FFI: " faisant fonction d'interne" Des médecins totalement diplômés dans leur pays,  ultra employés à faire des heures dans les hôpitaux publics. Mais sous payés car n'étant statutairement que des "faisant fonction de" des erzatz, quoi. Plusieurs ont finalement quitté la France à force d'attendre un vrai statut. Certains ont fait de belles carrières aux...USA.

    b) France/ national: le réel. Les français   apprennent avec surprise par le Matin que des compatriotes peuvent  aussi  être les ..immigrés d'un autre ![ Une mauvaise langue a suggéré que ce retour  remet quelques egos en place !]

    Cette information du Matin les inquiète (d'où sa diffusion dans toute la presse hexagonale)  car elle les renvoie aux problèmes structurels d'une économie en berne, un chômage massif. L'image donnée par les suisses des "français revendicatifs et arrogants" les ramène  à  une économie chancelante. Eux de se poser pour eux mêmes -et pas tant pour ce que les suisse peuvent penser en réalité!- la question des congés, des   RTT, des  grèves (ex:dockers de Marseille) de la civilisation du loisir, des retraites à 55 ans pour certaines catégories  (ex: cheminots  etc...)

     France/échelon local. 

    a) France/local: symbolique. Tous les expatriés en Helvétie seraient arrogants et fainéants ??Non. La généralisation est évidemment abusive et populiste.

    b) France/local: le réel. Deux cas nets sont  à distinguer. Entre ceux qui travaillent déjà en Suisse et ceux qui comptent le faire et candidatent.

    Rappel: l'article du Matin est basé sur l'opinion d'un cabinet de recrutement précisément.

    -Oui les français qui sont déjà en interaction professionnelle avec la Suisse la connaissent, l'apprécient, en respectent  les codes, les us. Ils n'importent pas leur fonctionnement "français" et se plient aux usages de leurs employeurs locaux, avec qui les relations sont souvent excellentes. Très peu sont  concernés par l'esprit de revendication. Ils sont   ponctuels. Cela concerne des milliers d'individus. Bien évidemment des cas de revendications prud'hommales existent par les employés français ou autres ....comme dans toute démocratie. Il s'agit alors de mise en oeuvre du droit du travail (identique pour tous suisses et non suisses) et non du code des nationalités.

     -L'opinion du cabinet se base, elle,  sur ceux qui ne sont pas intégrés et se présentent. Exemple : à Genève, un responsable d'agence de recrutement me disait récemment que les jeunes ingénieurs français sont impossibles et "les parisiens encore pires que les autres" ! selon lui  : ils arrivent avec leur préjugés hexagonaux sur leur propre valeur, leurs prétentions,  car sortant de telle école très côtée et avec tel classement. Le recruteur lui veut savoir ce qu'ils peuvent  apporter et comment ils pourraient se caler dans le moule suisse. D'où effectivement ces jugements  intempestifs "d'arrogance"?

    France/échelon politique

    a) France/politique: le réel

    Etienne Blanc, le député de la 3ème circonscription de l'Ain, basé à Divonne-les-bains est un véritable député frontalier. A Paris, il ne cesse d'évoquer tous les contacts  positifs entre Suisse et France. A tel point que ses confrères l'ont raillé d'être si ...suissophile !!!( rapporté par lui dans la presse)franco-suisse,suisse-bashing,grand geneve,etienne blanc,gte,oce

    Il est tout simplement comme tous ceux de la zone frontalière, ceux  du Grand Genève,en lien bien compris avec le pays voisin devenu partenaire sur bien des projets. Partenaire: cela se respecte !

    Echanges trans-frontaliers de tous ordres: dont celui des  travailleurs, entre autres. Cela ne date pas d'aujourd'hui . Combien de panneaux ou de raisons sociales avec la terminologie " franco-suisse"?

     b) France/politique : le symbolique

    A ce stade de l'analyse, on touche du doigt la nature des relations avec la Suisse telles que vues de Paris: de la quantité négligeable?

     Eveline Widmer-Schlumpf avait attendu un certain temps avant d'être reçue par l'actuel Président. L'ancien Sarkozy n'était pas plus pressé pour s'exposer avec tout ce qui de près ou de loin touche à la Confédération. 

    Question d'image !! En effet s'afficher avec ces riches de suisses et leur système bancaire, cela vous plombe une communication politique , semble-t-il..Cela fait mauvais genre, n'est-ce pas ??

    Aujourd'hui les relations s'enveniment carrément  Lire aujourd'hui : Widmer-Sclumpf face à Moscovici : le conflit Suisse-France se complique

     A ce stade, on ne comprend plus rien. Le Qatar non francophone a été accepté comme membre de la francophonie par la France qui elle depuis quelques années joue la danse du ventre devant le richissime émirat jusqu'à lui offrir une fiscalité spécifique avantageuse.

    Les politiciens à Paris ( Gouvernement, Assemblée, Sénat) vilipendent  sans complexe  la Suisse francophone, ce voisin de longue amitié ancestrale. Ce"vieux couple" (cf mon article infra)

    Pays avec certes son système bancaire qui hérisse le poil de plusieurs autres nations.

    Mais aussi Suisse qui  permet des importations bénéfiques pour le PIB français: la manne salariale des milliers de frontaliers qui ont le courage de s'engager professionnellement en  territoire étranger dans des situations de précarité structurelle (possibilité de licenciement rapide et salaire qui dépend d'un taux de change qui varie chaque jour et peut chuter, sécu coûteuse)

    La relation politique  franco-suisse est aujourd'hui  crispée. On parle même de ....conflit !!

    Je ne comprends pas cette approche des politiciens basés à Paris. L'arrogance française se situe probablement ....à leur échelon ?

    Ils ne sont pas d'extrême-droite seulement. Le suisse-bashing se pratique de tous bords de la gauche à la droite. C'est devenu carrément "politiquement correct "sur les bords de la Seine !

    Alors que des milliers de français traversent chaque jour la frontière....

    La Suisse semble s'en moquer. Elle  tourne son regard  vers les zones germanophones de l'Europe.

                                                                                                    Sylvie Neidinger

     Articles du blog ayant déjà traité du sujet:

    -caricature: les pendulaires frontaliers

    -Le vieux couple franco-suisse

     

     

     

  • La Maison Tavel en ferveur médiévale: une expo trans !

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    La Maison Tavel, plus ancienne demeure privée genevoise, désormais Musée accueille jusqu'au 22 septembre une expo autour de la représentation des Saints dans les Alpes occidentales.image jpg alpes 001.jpg

    couple alpes sculpture 001.jpgBaptisée "Ferveurs Médiévales", la démarche muséale est évidemment intéressante en elle-même.

    Visite des   images et  sculptures dédiées à Saint Pierre, protecteur de Genève et du diocèse de la ville, à Madeleine, Catherine, Barbe et Marguerite, dames spécialement vénérées dans les Alpes.

    Où? Au 6 de la rue bien nommée...

    Une expo hors norme à plusieurs titres:

    1-Il n'est pas si courant de voir exposés en cette bonne ville calviniste les saints catholiques antérieurs à la Réforme, du XVème et du XVIème siècles.

    2-La présentation s'inscrit dans une démarche "Trans " entre Suisse, Italie et France, pas moins!

    Avec une documentation commune: Sion, Genève, Aoste, Chambéry et Annecy, Susa sur un même flyer.

    Original: encore plus large que le Grand Genève !

     En effet, plusieurs musées trans-alpins ont décidé d'une thématique commune autour de ces représentations religieuses trans-alpines, au delà des frontières. Ce, sur  une période identique de présentation au public..

    *Sion  www.musee-valais.ch                                        Saints et Politique

    *Annecy  www.patrimoines.agglo-annecy.fr                Feux sacrés

    *Aoste www.regione.vda.it                                           Sacerdoti, vescovi,abati

     *Chambéry www.cg73.fr                                              Sculptures médiévales de Savoie

    * Genève www.ville-ge.ch/mah                                    Ferveurs médiévales

     *Susa   Musée diocésain                                                 Santi et viaggiatori

     L'expo s'est déclinée également bien au-delà:  colloque avec l'Université de Genève(Image des Saints dans les Apes occidentales à la fin du Moyen-Age) , ateliers enfants.... Quand on dit "trans"...c'est trans !

                                                Sylvie Neidinger

     

     Maison Tavel, rue du Puits-Saint-Pierre,6

    Tous les jours (11h-18h) Fermé le lundi

  • « Commerce d’esclaves depuis Genève ». Du 31 mai au 15 juin aux cinémas du Grütli

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     Les cinémas du Grûtli revisitent de l’histoire de la Traite négrière à l’initiative de cooperaxion.org,  fondation bernoise qui « thématise le rôle des acteurs suisses dans le commerce triangulaire » selon son communiqué de presse du 16 mai.geneve,cinma du grütli,coopéraxion.orgtraite,esclavage,commerce triangulaire

     Est dressé un état des lieux :

    « La Suisse, alors encore officiellement Confédération helvétique, n’était pas un empire colonial. Néanmoins, elle était totalement intégrée dans les réseaux financiers et commerciaux européens. Des entreprises et des particuliers de renom ont participé et profité directement et indirectement du commerce lié à la traite des esclaves.Des citoyens genevois furent également actifs, à différents niveaux, dans le commerce triangulaire transatlantique.»

    Et de citer des ...noms de famille. Sur son site internet l'association  mentionne une base de données en langue allemande avec les noms des ...protagonistes. Comme pour un tribunal de l'histoire ? 

    Cooperaxion   joue un rôle  militant de  réparation puisqu’elle organise également  des projets culturels en Afrique de l’Ouest et au Brésil, sur les routes du commerce triangulaire.

     Cette  démarche  historienne de retracer, retrouver partout les indices de la traite esclavagiste, notamment à Genève  est intéressante.

    Mais affirmer comme une découverte majeure l’implication de la Suisse n’est pas un scoop à première vue...

    Il semble évident que ce pays   n’était pas  une île à part. Et que le financement du commerce pouvait fortement  passer en partie par Genève, on s'en doute ! Le contraire eût été plutôt étonnant.

     Il y a un écueil à ne pas  sombrer dans le travers  de ce type de démarche mémorielle : l’amalgame rétro- historique.

    Ce qui était ordinaire au XVIIème siècle ne l’est plus au XXIème siècle car le droit et les mentalités ont évolué. Fort heureusement.

    Dans l’autre sens  quelle erreur  de morale  déplacée s’il s’agit de faire le  procès de mentalités et  personnes aujourd’hui disparues !   Et d’imposer  repentance ou mauvaise conscience.

    ET LES ESCLAVES CONTEMPORAINS, DANS NOS RUES, SOUS NOS YEUX ??

     Très concrètement aujourd’hui 1er juin 2013 : la traite humaine se pratique sous nos yeux  à  Genève (et le Grand Genève) par les réseaux de mendicité organisés   au profit  des chefs mafieux  de Roumanie ( dont ceux de Barbulesti)

    Que pouvons nous faire individuellement ? Donner une aumône, c’est entretenir le système esclavagiste en place…On sait par ailleurs que si ces esclaves contemporains ne ramènent pas le soir les sommes demandées, ils subissents des violences.

    Concrètement, quelle action mener contre cet esclavage contemporain ?

    Les polices sont impuissantes des deux côtés de la frontière à faire cesser un  système global, connu, suivi par les Services concernés  mais  qui se réalimente en permanence avec des individus esclaves renouvelés. Les filières sont identifiées.

    Le commissaire principal Philippe  Guffon de Annemasse, Directeur -adjoint de la Sécurité publique de Haute-Savoie est en totale conscience du problème.

    Mais la loi du silence règne chez les ...victimes.   (lire )

    Si les autorités publiques administratives, juridiques  et policières des Etats Suisse et France ne peuvent pas -avec  tout l'arsenal juridique  qui existe!- faire cesser cette Traite issue des pays de l'Est, parce que les preuves juridiques tangibles, valorisables lors d'un procès,   sont difficiles à réunir, alors qui le pourra???

    Cette Traite moderne, au coeur de l'Europe, ultra complexe à ramifications internationaleperdure.

    Et semble utra difficile à faire cesser.

    D’où le grand questionnement sur la démarche mémorielle pour une période lointaine allant du XVIIème au XIXème : informer oui. Porter un jugement a posteriori : certainement pas !

                                                                                                     Sylvie Neidinger

    *Constat : que ce soit avec le commerce triangulaire hier ou aujourd'hui avec les pays de l'Est, la notion d'esclavage semble  toujours liée à ces deux faits: 1-un caractère international 2-des individus déplacés de leur espace d'origine.

                                                                           

    Vendredi 31 maigeneve,cinma du grütli,coopéraxion.orgtraite,esclavage,commerce triangulaire

    18h00 Film : Route de l’esclave : L’instinct de la résistance, UNESCO, 2012.

    En partenariat avec la Commission suisse pour l’UNESCO. 34'

    19h00 Conférence : De l’inégalité des peuples au temps de Rousseau

    avec Danielle Buyssens, historienne, conservatrice au Musée d’ethnographie

    de Genève

    19h45 Conférence : Descendants d’esclaves – la question des Quilombos

    au Brésil avec Izabel Barros de Siqueira, cooperaxion

    21h00 Film : La legende de la terre d’or, BR/CH, 2007. Exploitations des terres et

    des hommes brésiliens. 55'

    Samedi 1 juin

    19h00 Conférence : La littérature de « cordel » et la musique du nord-est

    du Brésil avec Eduardo Machado, musicien

    21h00 Film : Retour à Gorée, CH/LU, 2007. Youssou N’Dour sur les traces des

    esclaves. 102'

    Vendredi 14 juin

    18h00 Film : Route de l’esclave : L’instinct de la résistance, UNESCO, 2012.

    En partenariat avec la Commission suisse pour l’UNESCO. 34’

    19h00 Conférence : La Suisse et l’esclavage avec Bouda Etemad, Prof. Histoire

    économique, Université de Genève

    19h45 Conférence : Genève à la périphérie du monde atlantique : quelques

    exemples de ramifications genevoises avec l’économie de traite

    avec Gilles Forster, historien, Haute école d’art et de design (HEAD-Genève)

    21h00 Film : Rue Cases Negres, FR, 1983. Histoire d’une enfance au Martinique. 103'

    Samedi 15 juin

    14h00 Visite guidée : Le groupe de Coppet et le mouvement abolitionniste,

    Château de Coppet (RDV : Gare de Genève-Cornavin au point de rencontre)

    19h00 Conférence : Raízes distantes – la musique brésilienne avec

    Eduardo Machado

    21h00 Film : L’esclave libre, USA,1958. Elevée comme fille de planteur, Amantha

    Starr est vendue comme esclave, après le mort de son père. 125'


    www.cooperaxion.org

    Cinémas du Grütli   rue du Général Dufour,16  Genève

    Rétrolien : lire


                                                       rubrique GeneVie

  • WECF à la Une lors de l’inauguration de la Cité de la Solidarité Internationale

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     Women in Europe for a Common Future (ONU) fut  sans le vouloir la vedette en ce jour wecf france,onu,cité de la solidarité internationale,ong,charles beerd’inauguration des nouveaux locaux de la Cité de la Solidarité Internationale sis à Annemasse au 13, avenue Zola (rappel : 16/04/13)

     Les femmes étant pragmatiques et concrètes, le  gâteau n'a pas été oublié,  illuminé de ses cinq bougies !

     Raout pas si ordinaire... vue la nature extrêmement institutionnelle des personnalités politiques qui se sont déplacées : Charles Beer, Président du Conseil d’Etat de Genève, Sally Fegan-Wyles (Unitar, Nations Unies) l’Ambassadeur français à l’ONU Génève, Nicolas Niemtchinow, Sylvie Gillet de Thorey du Conseil Régional Rhône-Alpes,  G.F.Leclerc, Préfet de Haute-Savoie, Georges Deléaval et  Christian Dupessey, d’Annemasse Agglo entre autres.

    wecf france,onu,cité de la solidarité internationale,ong,charles beer WECF France  par sa présidente Anne Barre était en fait la véritable  puissance invitante.

    Normal: elle fut pionnière en s'installant côté France,en 2008. C'est à dire côté législation  européenne. Ensuite rejointe par d’autres ONG.

     LA VOIX DES FEMMES POUR UNE TRANSITION ECOLOGIQUE

     Appel : WECF, ce  réseau de 150 organisations féminines environnementales est toujours en recrutement de bénévoles !

    Ses Pôles d’action : eau+assainissement, énergie+climat, agriculture+biodiversité, santé+environnement, droits+genre.

     Femmes et hommes politiques de premier plan ont donc tenu à inaugurer la Cité de la Solidarité Internationale, signe de l'importance des enjeux.wecf france,onu,annemasse,grand genevecité de la solidarité internationale,ong,charles beer

    Et l’air ce jour là, à Annemasse, à quelques mètres de l’arrivée du futur CEVA ( 20 mn de Cornavin prévus en 2014) respirait le Grand Genève, cet indéfinissable consensus franco-suisse qui regarde l'avenir dans le même sens.

     Ce nouvel "esprit de Genève" qui intègre  les données cantonales, municipales  régionales, internationales.

    La dualité franco-suisse promeut les ONG genevoises dans le monde désormais   sous deux versants : le côté suisse et le  français.

    (L'atmosphère  ne sentait pas les miasmes du célèbre "Robert le frontalier" !)

     Les responsables présents ont évoqué à la tribune, chacun à son tour, la place grandissante que les ONG civiles vont prendre à l’avenir dans la gouvernance mondiale.

     Ils appellent de leurs vœux la plus grande intégration entre la place internationale de Genève et son arrière base hexagonale aux portes de la ville.

     Le discours de Charles Beer évoquait la bonne « articulation » entre les territoires. Il usitait du  terme de « trait d’union » . Union de deux diplomaties, au sens où l’union fait la force, 1+1=3.

     wecf france,onu,annemasse,grand genevecité de la solidarité internationale,ong,charles beerPour revenir aux actions de WECF, rappelons que le 25 avril dernier était célébré « Equal Pay Day »

    OUI. Encore  en 2013, les femmes gagnent moins que les hommes à travail égal. Un pourcentage allant quelquefois au-delà d’I/3.

    Du travail en perspective pour changer les mentalités.

    Courage, Anne et son équipe évidemment ...masculino –féminine !

                                                   Sylvie Neidinger

                                                                                           

  • Wanted, frontalier

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    Un individu de sexe masculin à l'air visiblement idiot est activement recherché par un Service Officiel genevois pour fainéantise -congénitale ? 

    Il serait chômeur et probablement français. Deux tares. On connait son nom : Robert

    Article Tribune de Genève du 23/02/2012oce.GIF

    OCE : Office cantonal de l'emploi

     

     

    Malaise...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    etat de geneve,tdg,oce,français,chomeur,caricature frontalier

       Sylvie Neidinger

     

     Sondage = capture d'écran TDG Presse le 25/02/13 à 18h30

  • Solarsystem, roman hyper réel de Laurent Schweizer

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    laurent schweizer,editions du seuil,oms,drone,jeux video,cialausanne Vous pensiez que le livre intitulé Solarsystem publié par  Laurent Schweizer  il y a cinq jours aux Editions du  Seuil  est un roman ???

    Erreur. L’auteur suisse pousse juste le bouchon  de la réalité augmentée un peu plus loin... Disons, bientôt. Disons, aujourd’hui. Déjà.

    Car sa thématique est redoutablement d’actualité.Militairement parlant. Son narrateur exerce à Dubai pour le compte de la CIA.  Il infiltre un système de jeux vidéos.

    De fait, il  manipule des ados (16-18 ans ) ces  "branchés de la console" rendus  Warriors pour qu’ils deviennent... tueurs ! « Le développement de la guerre électronique (page 11)  était devenu des millions de fois plus prometteur que la physique nucléaire ne l’avait été avant et après Trinity, Hiroshima, Nagasaki. Dans cette nouvelle ère, je participais à l’une des périodes le plus spéciales de la domination technologique américaine. Une expérience partagée avec des milliers de militaires morts ou vivants, au-delà des règles de logique, au-delà des informations pouvant être intégrées aux systèmes d’analyse et de simulation (…)

     J’avais recherché cette dynamique en quittant l’industrie du divertissement (… )Si la destruction était une forme de consommation, les contraintes temporelles, physiques et psychologiques des combats réels ne pouvaient ni être exprimées ni ressenties dans les meilleurs jeux disponibles»

    Alors le jeu video  devient jeu de guerre. En vrai. Ou peut-être encore en virtuel ? Allez savoir...

    « Les logiciels militaires se distinguaient des manipulations et des émotions ludiques (….) En créant des modélisations graphiques pour des interface de simulations de vol et d’engagement, je contribuais à rendre un nombre croissant d’opérateurs de drones américains plus rapides, plus forts (..) dans les déploiements de Predator, de Reaper  en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, en Iran, au Yémen. En Somalie, en Lybie, au Mexique, en Syrie. Sur les villes américaines ».

     Ce roman où la guerre et le monde ludique se confondent pose le problème du statut du réel . Et de la toute puissance distributrice de tueries géographiquement dissociées.

    L’individu ne sait plus vraiment s’il travaille pour le jeu ou l’armement. Son cerveau a été pris d’assaut, contrôlé véritablement  "à distance" tout comme« les derniers systèmes de synchronisation permettaient de guider un drone par ondes cérébrales »

     A Hollywood  dans la réalité, l’industrie de l’armement US est main dans la main avec le secteur du jeu vidéo.

    A Lausanne, dans la réalité, un auteur,  Laurent Schweizer,  forcément sérieux (car  docteur en droit ayant travaillé à l’OMS) fait entrer son lecteur dans un thriller ado-technologico-militaire finalement d’actu.

     Martial.                                                               Sylvie Neidinger

     

     

    Laurent Schweizer, né en 1967, est un écrivain vaudois. Ce juriste (docteur de la  Faculté de droit de Lausanne, 1995) a travaillé au sein de l’OMS.

    Ses publications :

    2001 : Naso lituratus, roman, Actes Sud

    2004 : Prions, roman, Seuil

    2008 : Latex, roman, Seuil

    2013 : Solarsystem, roman, Seuil janvier 2013. Isbn 978.2.02.107301.0

    Complément d'info:

    Jeux video contrôlés par la force du cerveau. Nouve Obs

    On peut lire ce roman Solarsystem comme de la prospective militaire:

    Robots armes

    2015 Jeux vidéos surveillés car pouvant être outil de communication de gens mal intentionnés :

    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/11/16/32001-20151116ARTFIG00307-les-consoles-de-jeu-sont-aussi-dans-le-viseur-des-services-de-renseignement.php

    crédit images/photo / couverture

     

  • La ceinture verte de Genève est-elle sa muraille de Chine?

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    Le logement est primordial en politique. Comme incarnation du « vivre ensemble »P1030865.JPG

    En matière de construction, élus français et suisses s'interpellent quelquefois avec vigueur  -ou évitent soigneusement le débat...

    Il y a peu, Antoine Vielliard (web) commentait   positivement la stratégie de Anne-Emery Torracinta,  candidate PS au Conseil d'Etat. Elle pose l'urbanisation comme préoccupation principale.

    Le Canton suit un programme de construction de 1000 unités annuelles environ (web )  dénoncé régulièrement par les politiciens hexagonaux comme insuffisant par rapport à la nécessité.

    Une photo vaut mieux que tous les discours. Elle est prise  cette semaine pile sur la zone frontière, aux pieds de Saint-Julien-en- Genevois.

    P1030877.JPG

    Côté France, pas moins de 8 grues sont visibles, 10 en tout. Le cliché n'a pas pu toutes les intégrer. Côté Suisse, le regard se perd  vers une magnifique nature agricole préservée.P1030886.JPG

    Le dossier est ...chaud car il touche à la vision franco-suisse de l'organisation commune.

    Chaud car les temps idéologiques sont de couleur brune (couleur partagée des deux côtés de la frontière vues les thématiques électorales hexagonales !)

    Certains populistes suisses lancent des brûlots pour mieux...brûler les maisons des frontaliers   (cf article du Point-web)

     

    EXPLOSION DEMOGRAPHIQUE COMMUNE AU GRAND SUD EST

    Ils se trompent en visualisant Genève comme «  envahie » par ces cohortes de français éventuellement  crève-la-faim qui compteraient sur la Suisse pour leur unique  subsistance. Non.

    Tout le quart sud-est est impacté par des soldes migratoires quelquefois à 1% par an : Rhône-Alpes, Paca, Languedoc Roussillon. Le littoral plus  encore. Prévisions Insee :"Croissance à l'horizon 2031"(web)

    Cette problématique de l'accroissement massif des villes en population  est parfaitement connue étudiée, mesurée par  les démographes.

    Genève n'échappe pas à cette logique supranationale à l'échelon européen. Elle n'est donc pas la seule ville lumière qui attire les lucioles !

    Grenoble, universitaire et cité des nanotechnologies est  très intéressante à comparer à la capitale calviniste. Comme son homologue suisse, elle est coincée géographiquement -par les montagnes. Elle aussi tient à préserver sa verdure et ne pas sacrifier sa vallée du Grésivaudan.

    Les deux agglomérations portent  une population sensiblement  égale intramuros ( entre 150 et 200 000 habitants) idem en global (entre 400 et 450 000 habitants)

    Population Grenoble

    Ville :156 107          (2007)

    Agglo :  404   196

    Population Genève

    Ville : 187 500          (2010)

    Canton : 430  638

    Grenoble

    2750 neufs

    5150 réhabilités

    Genève

    1000 constructions par an

     

    *attention : chiffres  à ne prendre que comme indicatifs. Les statistiques varient suivant les sources et données précises qu'elles intègrent.Grenoble :sources de la  Metro

    Pour un niveau similaire, des prospectives d'afflux de même échelle,  Grenoble construit trois fois plus de logements neufs que Genève en prévision d'apports de population estimés en milliers dans les années futures.

    Sans parler du nombre des réhabilitations. Avec un résultat positif :densification et requalification présentent l'immense avantage d'un changement de physionomie de la ville. Verrues urbaines, vieux entrepôts laissent place à des programmes immobiliers visuellement agréables et aux dernières normes du développement durable.

    A Lyon la rénovation urbaine va également bon train. Avec même  des choix architecturaux audacieux  tel le nouveau quartier  Confluence (web) qui prend des airs de Dubaï. Certes la mégapole Rhône-alpine (plus d'un million d'habitants, deuxième ville de France) joue dans la catégorie supérieure par sa taille et ses  projets urbains.

    La ceinture verte de Genève est-elle juste ? Oui. Opinion personnelle: sanctuariser la verte campagne se justifie. Rien de pire que le mitage de paysage.

    P1030882.JPG

    Mais attention :  pas aux dépends d'un tiers,  les terres agricoles du genevois français en l'occurrence ! Les terres agricoles de ce coté ayant tout autant à profiter de la même logique de protection.

    Densifier Genève un peu plus rapidement  semble de bon sens, tout comme l'amélioration des transports collectifs internes et transfrontaliers.

    Actuellement, la muraille  se construit ...en France au grand dam les élus locaux qui eux aussi entendent  sanctuariser les terres agricoles proches de la frontière en réponse.

    La muraille de Chine genevoise  côté  France : vous avez dit immeubles ou gratte-ciels ?

                                                                             Sylvie Neidinger

    Crédit photos sylvie neidinger

     

     

    Tags : ceinture verte, transfrontalier, muraille de Chine, densification urbaine, Genève, Grenoble, Lyon, démographie , Confluence, accroissement de population, grand Sud-est, populisme, , Torracinta, Conseil d'Etat, la Metro de Grenoble, Saint-Julien-en-Genevois

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  • Les français ne sont pas-obligatoirement- des fainéants !!

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    Billet d'humeur (sombre) pour répondre à un bavardage de comptoir lu sur un blog TDG ce 11 mars 2012 n'ayant rien à voir avec une pensée académique et universitaire:

    L'article posté ce jour est généralisant, mal venu . Risible, même pas humoristique.

    http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/03/11/les-suisses-ne-sont-pas-des-faineants.html web

    On cite : " contrairement à leurs chers voisins français, les suisses aiment travailler. Je le vois avec mes étudiants et doctorants de Genève et de Bâle qui font preuve d'un esprit constructif et réaliste...."etc.

    Les frontaliers-français ou autres- par leur présence quotidienne participent à faire tourner la machine économique suisse et genevoise en particulier . Ils sont recrutés parce qu'ils apportent des compétences qui n'existent pas localement et/ou parcequ'ils sont efficaces au travail !

    Sinon pourquoi les Autorités helvètes les feraient-elles venir (plus de 60 000 frontaliers quotidiens environ rien que sur Genève, sans compter les autres statuts)

    Par masochisme ????

    Nier ceci participe de la plus grande hypocrisie.

    Fainéants et bosseurs existent bien ....chez tous les peuples sous toutes les latitudes !

    On m'a signalé un lieu de travail  où les suisses partent pile à l'heure "horlogère" vers 16h30. Précises. En revanche, les hexagonaux peuvent quitter plus tard pour suivre la clientèle.

    Les français sont connus pour bosser vite...mais pas toujours. Et bien évidemment ....des helvètes restent aussi sur le lieu de travail après l'heure légale en cas de besoin par égale conscience professionnelle. D'autres aussi.

    N'entrons pas dans des généralités de nationalité pour contre-argumenter !! Tous les cas sont individuels.

    Le raisonnement est faible au sens où il n'est pas une construction logique mais une conversation de café du commerce.

    Il ne s'agit donc pas de réflechir sur la même base. L'auteur de cette "philosophie de pointe", si " fine" ne représente que lui-même et fort heureusement aucune Institution.

    Une seule chose : ce type de propos stigmatisant un peuple dans sa globalité- ici population française en constante interraction avec la Suisse - est consternant . Car cela s'incrit dans une lourde ambiance de montée des nationalismes.

    Puisque cela a été publié: voici un "droit d'expression" . Mais ce type de papier  d'humeur (noire !) n'est vraiment pas ma... tasse de thé !! Parlons vite d'autre chose ! Du magnifique soleil de printemps qui inonde nos petites habitudes par exemple ?

    Sylvie Neidinger

     

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  • Femmes infidèles, oreilles coupées !

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     Genève : femmes infidèles, oreilles coupées ! La Justice ne badinait pas au moyen-âge.

    En témoigne cette roche historique toujours installée au centre de Norcier, commune de  Saint-Julien-en-genevois, et son panneau explicatif moderne gravé sur pierre :

    281120112577.jpg"Pierre où l'on coupait les oreilles. C'est sur cette pierre que depuis le XIIème siècle étaient  exécutées les peines de mutilation prononcées par le prieuré voisin de Saint- Victor pour petit larcin et adultère. Voir également à 400 mètres en direction de Laconnex la pierre de justice »

     

    Dépendant de l'Ordre de Cluny, le prieuré de Saint- Victor installé  aux portes de la   ville, faisait exécuter ses sentences au loin,  au cœur de la campagne genevoise par le châtelain séculier du baillage de Ternier.

     Deux rochers subsistent  de nos jours : l'un  à Norcier (F)  pour l'éradication des organes auditifs et l'autre distant de  400 mètres  à Soral (CH) pour les exécutions capitales.

    Anachroniques car  toujours présents sur les mêmes  lieux, ces monolithes  interpellent  le promeneur.

    Ils  font surgir  par leur existence au cœur du XXIème siècle - et les panneaux signalétiques modernes explicatifs gravés sur pierre en lettre gothiques !- la réminiscence  de pratiques si lointaines...281120112578.jpg

    Entre temps, la frontière entre Suisse et France a cru bon de séparer les deux cailloux mémorables.

    Un savoureux fait divers frontalier avait  d'ailleurs marqué les esprits  avec la disparition en 1995 de la "pierre de justice" côté Suisse, composée de deux blocs à l'origine.

    Elle fut  retrouvée en France à quelques dizaines de mètres, maladroitement confisquée  par des érudits locaux.  Ils n'avaient pas accepté son absence de protection  à Soral où une partie du système lithique s'était vue bousculée lors de travaux de terrassement. A savoir: la première pièce   enfouie au XIXème lors de la construction de la route est toujours sous terre côté helvète.

    Cette  histoire de voisinage pouvait se muer en conflit...  international. L'anecdote    très drôle a connu une fin heureuse : ouf, la guerre n'a pas été déclarée en 2009 entre les deux Etats voisins !

    ARCHIVES DE SAINT- VICTOR : DES OREILLES FEMININES EN MAJORITE ?

    La « pierre à mutilation » visible à Norcier pose elle,  un  souci. Les historiens qui ont accédé aux archives constatent que les oreilles féminines y étaient plus souvent coupées que les masculines....

    Ce qui exprime un sérieux cas de véracité ethnologique.    

    Doit- on conclure que les maris modèles genevois si sérieux ne trompaient  de facto jamais leurs épouses ? Mais alors  avec qui donc ces dames trompaient- elles leurs maris ?

    Ou bien doit- on conclure que les hommes rédigeaient les lois suivant leurs bons désirs ?

    Il est bien dommages que ces pierres séculaires  restent  muettes comme des tombes et se refusent à tout témoignage a posteriori quelques siècles après !                      

                                                             Sylvie Neidinger

    crédit photos S Neidinger

     

     

    *Le prieuré de Saint-Victor. Archives d'Etat, Genève : web

    *Article sur TDG du  26 06-2009  à propos de la Pierre de justice : web

    * "Infidélité :anti" article S Neidinger sur blog web

    *Société historique La Salévienne : web

     

    Tags : Norcier, Soral, pierre de justice, femmes infidèles, Genève, la Salévienne, oreilles coupées

     

     

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  • Les pendulaires frontaliers (2/2)

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     Cette semaine, plusieurs  articles de la Tribune évoquent ce sujet récurrent. Le terme  de « pendulaire » appartient au vocabulaire général de l'Aménagement du territoire, de la Géographie péri-urbaine, que ce soit au Brésil ou en Chine.

    Pendulaires: pendus en l'air ? Pendouillards ? Pendules à air ? Pendus à quoi exactement ?

    L'expression (pas si heureuse !) trouve toutefois  une savoureuse actualité au bord du Léman et de son industrie...horlogère. Dans l'arc valdo-franco-genevois, elle  présente en plus,  la particularité  d'école de se décliner... à l'international.

    Au 30 juin 2011, les seuls titulaires du permis G étaient au nombre de 246.252 (en excluant les binationaux et  frontaliers suisses. Sources : Office Fédéral de la Statistique.Soit pour eux seuls un demi -million de transhumances journalières (cf :60.510 actifs recensés à Genève,19.791 pour le  canton de Vaud, 33.569 à Bâle Ville etc.)

    LE PENDULAIRE HUILE LES ROUAGES FRANCO-UISSE

    Son destin quotidien-connu par avance-ne tient qu'à un fil: celui de la régularité.

    Le saute-frontière craint comme la peste toute panne automobile. Inquiet : peut-il même le soir s'autoriser à  tarder un peu avec ses collègues  autour d'une bière en la bonne ville calviniste,  sans mettre à mal le système général ?

    Ce passeur-bi  compte en nonante durant la journée et en quatre-vingt-dix la nuit. Il impose aux douaniers une gymnastique révolutionnaire à 360 ° laquelle engendre moult torticolis pour vérifier que le nombre des entrants correspond bien au nombre des sortants !

    Le pendulaire est cette balle de ping-pong que deux états se renvoient  à heure précise  dans une mécanique irréprochable.

    Certains partis politique helvètes nationalistes (donc....cantonistes) voudraient expulser cette  petite boule dans le décor au risque de dérégler la partie.

    Mais aimantée, attirée, elle se replace automatiquement au centre de la table de jeu.

    caricature.jpg caricature sur blog Sylvie Neidinger

    Ce boomerang jamais disparu, est un être attendu au comportement prévu. Que d'enjeux invisibles mais réels autour de sa spécialisation professionnelle, sa couverture santé, ses revenus à investir en France voisine, les emprunts qu'il va contracter, ses enfants à scolariser etc.


    Le petit pion vit en toute  inconscience de la mécanique sociale, politico- économique internationale qui se met en place autour de son ron-ron quotidien.

    Son employeur suisse défend  son choix,  de l'employer lui et pas un autre,  à un poste précis.Le frontalier défend son choix  de travailler là où bon lui semble, quitte à traverser une frontière..

    A coup sûr, ce journalier   n'accepterait pas en cette période de récession économique de devenir le bouc-émissaire de tous les mots et de tous les maux. De part... et d'autre.

    Globule rouge le matin rendu globule blanc le soir vidé de son énergie, il participe aux fluides de la mécanique  comme variable d'ajustement.  Enjeu de taille pour le futur développement  des zones frontalières,  il est le tic et le tac du cœur économique franco -suisse et de Genève métropole.           

                                                             Sylvie Neidinger


    Série n°2 #BlogNeidinger Les pendulaires frontaliers

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  • Les pendulaires frontaliers

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    Série n°2 #BlogNeidinger Les pendulaires frontaliers

    2/2- Les pendulaires frontaliers

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  • Le vieux couple franco-suisse

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    Surprise à la lecture des "Une" de presse, lorsque vous arrivez en genevois.

    Avec un drôle d'objet médiatique "non identifié", bien  local, du cru: le frontalier.

    Ce statut bizarre et convoité de "frontalier"   tombe littéralement sur celui qui a l'idée de travailler à Genève. Comme une peau qu'il lui faut endosser de force. Une image qui se plaque.

     Côté français, il est vu comme un chercheur d'or qui aurait trouvé le filon. Côté suisse: un mal à supporter avec patience, juste pour faire tourner l'économie.

    Voire un envahisseur selon le parti politique qui s'exprime.

                                                             ****

    Je ne suis qu'une simple saute-frontière non frontalière au sens professionnel.

    Passion Genève, en fait.

    Profitant de cette arrivée - juste à 500 mètres de  la fameuse  ligne,  je pris l'initiative d'un passe-temps favori nommé : " la chasse aux grand-mères". A savoir: remonter les branches généalogiques dont une  locale.

    Nous igniorions tout de cette Suzanne du cru. Sa réalité dépasse..... l'imagination transfrontalière.

    Elle est fille d'un haut-savoyard de Samoëns et Mieussy (Joseph Baudet 1820-1877) et d'une vaudoise né à  Morges ( Louise Adèle Dill 1837-191 )  suissesse d'une famille de  tailleurs de pierre venus de Berne, Vinelz et Nidau. En fait  toute une lignée aux noms germaniques.

    Cette ancêtre unit dans mon sang.... Berne,  pays de  Vaud et Savoie, Suisse et France, bord de lac et haute montagne, catholicisme et protestantisme.

    Elle nous fait plonger aux racines de l'Etat civil savoyard avec ses dates extrêmes du XVIème siècle. Et partir du côté bernois vers l'écriture gothique pour les recherches en langue suisse allemande.

    Mais où donc vivait cette famille franco-suisse??? Pile.....à la frontière, bien sûr. Comme négociants d'étoffes à Etrembières, bien placés pour vendre à tout chaland qui franchissait le fameux axe de séparation.

    Finalement, les magnifiques paysages locaux des deux bords  sont aussi mes paysages génétiques !

    Appartenir par le sang aux deux côtés devient carrément une information pétillante d'humour pour un  une néo-saute-frontière qui l'ignorait....

    Au fait: qu'est ce qu'une frontière sinon un insurmontable problème philosophique ?

    Cette ligne invisible relie aussi ce qu'elle sépare. Sépare ce qu'elle unit.

    Oui, le no man's land imaginaire supposé frontal rassemble  côte à côte, ce qu'il différencie dans un rapport de proximité immédiate.

    La meilleure option métaphysique serait de considérer les espaces franco-suisses issus de la coupure axiale comme ....un vieux couple sage.

    Deux individualités qui par leur communauté de vie forment une entité juridique supérieure "pour le meilleur et pour le pire" suivant les termes du contrat conjugal privé.

    Les enfants sont élevés, les disputes pimentent un peu la vie: place au mariage de raison devenu sérénité mature.

    D'ailleurs le vocabulaire témoigne de la connivence de fait: Genève (Suisse) pays... genevois (France) devenu  en 2012 Grand Genève.

    Le lac sans le Salève serait comme un soleil sans chaleur.

    Depuis des centaines d'années, la complémentarité territoriale et....mentale régit les inter-relations, au delà des bisbilles de forme.

    De facto. Cette réalité là, personne ni aucun Parti politique ne peut la contester !

                                                                                       Sylvie Neidinger

     

     

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  • Les milliers de ...quotidiens

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    Chronique saute-frontière....

    Les professionnels de la politique côté France et côté Suisse gèrent certainement comme ils le peuvent, en leur âme et conscience la complexité présente voire les enjeux duels à venir : tels le projet d'agglo intégrée transfrontalière ou l'indifférence à l'Autre.

    Deux voies divergentes, deux options d'avenir antagonistes.

    On lit dans la presse que le travail serait à Genève, les logements et les terrains constructibles de France.

      La compétence spécialisée liée à la formation est le plus souvent externe.

    En matière d'immobilier, ne pas oublier non plus que les terrains ne manquent pas côté Suisse. Mais qu'ils sont protégés.

     Visiblement, Genève sans sa cinquantaine de milliers de " saute-frontière quotidiens" ne serait que l'ombre d'elle-même.

    Sylvie Neidinger

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