Grock, bernois. Roi des clowns

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Le célèbre Grock a révolutionné le genre au début du XXème siècle, plaçant le clown au centre du rire et non plus comme intermède entre deux numéros de trapéze.  Par le contenu et la méthode. Le bernois fut en outre un admirable communicant, sachant bien se vendre. Il réclamait d'ailleurs un cachet faramineux.

Construisant ainsi sa légende. L'homme  composait également.

Il a fait exploser la hiérarchie clown blanc/auguste.

Le documentaire indique -avec une certaine insistance- que, en Allemagne, l'artiste  alla jusqu'à se produire devant les dignitaires nazis, invité par  Goebbels, pour distraire "le peuple" ! 

Lui dit qu'il jouait devant les "plus grands" tout "fier d'avoir fait rire Churchill et Hitler".

Grock se drapera ultérieurement dans la neutralité suisse (dixit) comme argument pour expliquer ses choix. Le reportage montre combien il va devoir se justifier.

Il tourne  à la fin de sa vie "Au revoir M Grock " pour rétablir son aura abîmée. Pour restaurer son image de clown de paix, universel, avec le rappel de  ses numéros inventés géniaux (la chaise!)

Il cherche à imiter Charly Chaplin. Son film ne trouve pas son public car il reste centré sur le personnage Grock. Son contemporain  créant de véritables histoires. Et tourna lui, la virulente parodie moqueuse " Le dictateur"..

Grock  a poussé les limites de ce que pouvait faire un clown jusqu'à l'absolu! 

Dernière représentation du clown dit " absolu" : en 1954.

Arte diffuse la Légende de l'auguste suisse  Adrien Wettach sous tous ses aspects jusqu'au 21 janvier.(replay)

A connaître !

 

https://www.arte.tv/fr/videos/083932-000-A/grock-ombres-et-lumieres-d-un-clown-de-legende

Un U'tube biographique  sur Grock

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Commentaires

  • Montreux, c'est en Suisse.
    Reste à savoir Pourquoi donc le Montreux Festival du rire est, année après année, en mains des français, et ne promeut que les français, maîtres de cérémonie à chaque édition.
    Pire: le public de Montreux à droit à chaque fois, aux mêmes clichés anti-Suisses et doit subir les mêmes attaques: Suisses = nazis, tous racistes, tous pour l'argent.

    Difficile de voir le public applaudir.
    Si fort heureusement quelques esprits non Français surgissent, tel Vizcoreck et quelques Belges, il est insupportable de suivre leurs blagues à 2 balles basées sur du bashing anti-suisse (Manu Payet & co).

    Ce qui devrait irriter les contribuables suisses qui le financent: la question qui persiste est de savoir pourquoi le Montreux Festival du Rire, d'année en année, reste en mains de promoteurs Français, qui ont leur Marrakech du rire: qu'attend Montreux pour renvoyer ces Français dans leurs terres?

  • Bonjour et heureuse année.

    J'ai évoqué cette problématique dans l'article car ce reportage sur Arte en parle et insiste beaucoup sur ces représentations du clown dans Allemagne de la 2ème guerre mondiale.

    Je ne connais pas son histoire personnelle exacte d'où une difficulté à prendre position. Le reportage dit clairement que Grock en a souffert.

    Difficile d'avoir un avis mais à la question:" en temps de guerre l'art et les artistes doivent-ils disparaître ?" La réponse est clairement non.

    Sur Montreux je laisse passe votre commentaire 'exceptionnellement) malgré sa virulence (n'appréciant jamais les virulences contre un peuple pris dans son ensemble)
    Mais les exemples que vous donnez sont édifiants et ils emploient exactement la technique détestable de la généralisation. Sous couvert " d'humour" ou du statut d'artiste, ils balancent grave sur les Suisses aussi...

  • Bonjour,

    Si cela vous intéresse, j'ai réalisé une vidéo sur Grock le Clown : https://youtu.be/_Nha5wGXB9A

    Un petit like si celle-ci vous plait ;)

  • Bonjour J'ai retweeté votre vidéo biographique de #Grock postée sur You tube et mis en lien dans le corps de mon article. Bonne suite.

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