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  • Brexit: aujourd'hui le D-Day pour un Royaume-Désuni en déni passéiste

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    Theresa May enclenche aujourd'hui le brexit par un courrier à l'UE.

    Les menteurs de la campagne pro-brexit,  les Farage, Johnson etc. sont aux abonnés absents.

    L'initiateur David Cameron sera lui, jugé par l'histoire.

    Hier  "la" premier ministre était en Ecosse pour demander à Mme Strugeon de rester solidaire alors que la PM se moque du vote anti-brexit local comme de sa paire de collants. Déni.

     

     

                                         GRANDE-BRETAGNE EN DENI PASSEISTE IMPERIAL

     

    Elle évoque régulièrement certes le futur mais surtout le passé voulant créer des accords de libre-échange mondiaux... comme avant.

    Les références au passé glorieux d'une Angleterre impériale, sur laquelle le soleil ne se couche jamais émaillent implicitement ses discours et ceux de la droite populiste.

    L'extrémisme ambiant peut virer au racisme. Des résidents  européens (pas les sujets des anciennes colonies, c 'est un signe) en ont pu subir des scènes de ce genre. Ils témoignent dans la presse. 

    Il semble que le réveil face à ce déni britannique de réalité soit douloureux.

    Le scénario de l'implosion du Royaume-Désuni, avec une Irlande du Nord qui se remettait à peine d'un conflit interne guerrier, le scénario d' un appauvrissement du pays est très crédible.

    L'UE semble elle, libérée d'un partenaire qui bloquait souvent le système: à commencer par envisager désormais une défense intégrée européenne.

    Et remettre Trump et son Otan à sa place.

    Les cartes sont rebattues.

     

                                                                              Sylvie Neidinger

     Innombrables articles sur le sujet...

    http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/29/2545988-d-day-pour-le-brexit.htmlr

    Premier chantage britannique de Mme May L'Europe répond illico.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20170329.AFP0279/brexit-le-royaume-uni-lance-le-processus-de-sortie-de-l-ue.html

  • Après le Brexit, Farage et Johnson filent.... à l'anglaise !

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    Gonflés.

    Ou plutôt dégonflés...

    Les deux leaders acharnés anti-européens pro-brexit, Nigel Farage et Boris Johnson filent à l'anglaise, une fois mis devant la réalité du vote anti-européen.

    Devant les  conséquences en cascades non prévues, non analysées.

    Leur forfait commis, leur campagne violente, nauséabonde pliée (qui comparait l'Europe à Hitler et a vu le meurtre de la député Cox par un néo-nazi) leur campagne mensongère derrière eux (pluri-mensonges notamment sur  les chiffres de transfert d'argent) ils se défilent!

    Assez lâches en fait.

    Ils ont vendu un retour vers la grande Grande-Bretagne ce pays mythique encore dans les têtes simplistes prêtes à  le croire.

    Au point de ne pas avoir écouté la jeune génération et voté Leave.

    Farage s'était même offert une bataille navale ridicule de petits bateaux sur la Tamise et lui se la jouant Amiral Nelson.

    On parle aujourd'hui sur place  d'une situation shakespearienne  autour de crimes et trahisons.

    Avec Johnson et Farage il faut parler plutôt  de burlesque, de tragi-comédie. Un Laurel décoiffé, bizarre, excentrique et son Hardy bien sapé.

    Johnson comme "journaliste"à Bruxelles dans  le début de sa carrière   écrivait des articles de moquerie sur l'Europe...ses uniques  faits d'armes avant de prendre  la tête de Londres.

    Les britanniques ont très nettement voté pour ces individus avec plus d'un millions de bulletins  d'écart.

    En connaissance de cause. Tout avait été dit. Ils avaient été prévenus.

                             ENGLISHNESS

    Ils se trouvent pris à leur propre piège d'un difficile Brexit.

    La Grande-Bretagne se vit comme "indépendante". Elle réclame par ce vote  une sorte d'englishness, tout en  contrôlant le monde depuis la City.

    Image surfaite des propres ressources et capacité solitaires en selfy orgueilleux...

    En réalité le Royaume veut de l'Europe le beurre et l'argent du beurre: les avantages sans les inconvénients (libre circulation des capitaux mais refusant la libre circulation des personnes, un des quatre piliers).

    Avec une morgue et une suffisance exagérée et déplacée. Cameron en février jouait la carte du chantage, une habitude.

    Farage est venu parader/insulter le Parlement européen après le Brexit . Il lui a été  demandé "mais que faites vous encore ici?"

    Le Royaume-Désuni, cette île humoristique, capable de  considérer le continent comme coupé... en cas de brouillard tient  à  son libre-arbitre politique.

    Mais alors, qu'elle laisse les autres tranquilles et qu'elle vive dans son coin !

    Le problème est que ce schéma ne lui convient pas. Elle réclame le beurre et l'argent du beurre.

    Exemple majeur: la Grande-Bretagne qui n'était pas dans la zone euro détenait à la City la chambre de compensation des milliards d'euros en circulation....

    Paradoxe de cette tragédie grecques: plus les britanniques ont voulu contrôler leur destin et plus ils ont décroché. Ils viennent de lancer  leur pays sur la planète mars, en apesanteur.

    La classe politique déboussolée a l'illusion de croire qu'elle va encore  pouvoir peser sur les négociations futures à son avantage et grâce à son habituel chantage.

    Les désormais 27 ont répondu fermement. Le scénario UE est le suivant

    1-La Grande-Bretagne annonce officiellement qu'elle quitte l'EU et les négociations commenceront APRES.

    2- Accéder au marché unique c'est respecter la libre circulation des personnes

     La livre sterling a diminué de 10% environ.

    Des scènes d'un racisme certains sont enregistrées contre les étrangers, même sur les campus.

     

    L'armada Farage ne sait plus sur quelle rive accoster. Une débandade des pro-brexit.

    La reine,élément fédérateur, lors d'un déplacement en Irlande du Nord a indiqué " je ne suis pas encore morte"signe de sa grande inquiétude. Elle mesure toutes les difficultés à venir.

    Drôle de spectacle sur la Tamise...

     

                                         Sylvie Neidinger

     

    Jean-Claude Junker et les eurodéputés se moquent des lâches qui "quittent le navire". Il est rappelé que Nigel Farage n'a pas encore démissionné de son siège d'euro-député....pour continuer à en toucher le salaire..

    http://www.lepoint.fr/europe/brexit-les-eurodeputes-taclent-les-laches-qui-quittent-le-navire-05-07-2016-2052119_2626.php

    SUITE juillet : Boris Johnson revient, comme ministre des affaires étrangères. Il ne s'est donc pas défilé. Mais la nomination de celui dont le langage n'est pas diplomatique a surpris Bruxelles.

    SUITE septembre 2016 David Cameron lui aussi file à l'anglaise en démissionnant de son poste de député. Il ne veut pas assumer les conséquences de son choix de faire voter pour la sortie de l'UE