16/08/2017

Macron, une chimère mi-Sarko mi-Trump

L'homme était inconnu et se révèle à l'usage de sa présidence de trois mois déjà.

Macron et ses contradictions, Macron et ses références.

HYPER PEOPLE ET NE SACHANT DELEGUER:  COMME SARKOZY!

Alors qu'il veut redonner dignité à la fonction, il s'expose en vacances comme Hollande le fit  dans le Var, le bidochon en moins.

Macron choisit Marseille. Une très bonne idée pour un président de la république que de passer un séjour dans les villes du pays.

Mais que fait-il de ses vacances à Marseille qui auraient pu être moins visibles ?

Jogging au Prado ( il y a plus discret comme zone que la plage principale et la corniche d'une ville de un million d'habitants !!!!).

Visite aux footballeurs avec photo de  lui déguisé avec le maillot. Comme un  "vendeur de marque" marque OM et/ou marque Macron ?

60 policiers et gendarmes dédiés à sa sécurité pour la visite supposée discrète!. C'est le feuilleton médiatique de l'été imposé et dont les gens en général n'ont que faire. A Marseille, comme ailleurs.

Aller à Marseille c'est aussi politique. C'est envoyer un message à Mélenchon...

On note que le premier ministre Richard Philippe est lui très régalien, discret en villégiature. Ce qui est possible pour l'un ne semble pas l'être pour l'autre.

Macron fonctionne intrinsèquement avec sa com' people. Mais dans le même temps se plaint d'être suivi par la presse  ô contradiction macronienne parfaite.

Jean-Michel Macron, père du président avait d'ailleurs dit ne pas être en phase avec son fils sur ce côté people...justement.

Un comparatif direct se fait dans la pratique avec Nicolas Sarkozy, hyper people.

Les deux hommes semblent s'apprécier d'ailleurs.

Autre point commun avec Sarko, le côté   "ils sont tellement nuls que je dois tout faire" A commencer par prendre leur  premier ministre pour le larbin de service.

Macron   plus encore que Sarkozy  joue " pour de vrai" à Napoléon .

Il veut un gouvernement, des députés...un sénat, un parti sans opposition, sans tête qui dépasse. Tous à  sa botte dans un délire certain.

Macron est ainsi apparu comme se mêlant de  tout dans les trois premiers mois.

Jusqu'à virer le général de Villers pour des paroles prononcées à huis clos devant la Commission Défense de l'Assemblée. Beaucoup de ministres virés...

        MACRON, HOMME PARFAIT NE SE REMET PAS EN QUESTION LORSQU'IL RATE

Et puis patatras la dégringolade dans les sondages de Macron est inédite et majeure.

Les français prennent la mesure de ses manques, ses contradictions,  son autoritarisme.

Et Macron, au lieu de se remettre en question...stigmatise....les Autres, le gouvernement, les ministres, les députés, les collaborateurs, les médias évidemment etc.dans une parfaite malhonnêteté intellectuelle.

Je gagne: c'est moi. Je rate, c'est les autres !

Macron a été vachard avec ses affidés pour recadrer tout le monde quand les mauvais sondages sont sortis.

Sa position ambivalente très sarkozyste consiste à  dire une chose ET son contraire. Macron fait volontairement son "quéqué" à Marseille devant les médias et vient en même temps jouer le grand seigneur gêné dans ses vacances.

Macron  se dit homme à la parole rare voulant redonner du lustre à la fonction présidentielle mais donne à VOIR une image déguisée de lui toutes les cinq minutes...

 

MACRON HYPER  NARCISSIQUE COMME TRUMP

Les deux s'étaient bien retrouvés, bien jaugés et bien appréciés.

Trump présente une instabilité majeure difficilement compatible avec l'exercice du pouvoir.

On sent la même faille chez Macron. Il a pris le pouvoir alors que personne ne le voyait venir.

Cela lui donne des ailes pour se sentir pousser des idées nouvelles qui ne seraient pas forcément bienvenues pour le pays et que le pouvoir lui permettrait de mettre en oeuvre sans contradiction. Je pense à la politique étrangère qu'il pratique depuis son élection comme des "coups médiatiques".

Autant une Angela Merkel ne va pas détonner dans un discours. Autant le narcissisme de Macron peut nuire et le mener à dire n'importe quoi. Il a déjà commencé par des remarques déplacées sur la démographie africaine entre autres remarques choquantes sur les "gens de rien".

Il est déjà qualifié de Napoléon. L'Italie et l'Espagne traditionnellement méfiantes de la France ( ils ont justement subi Napoléon !) se méfient déjà de Macron et ses projets "européens"

Comme Trump, il est un peu délirant . Macron ose se comparer à Jupiter, au Christ, à Napoléon, sans rire. C'est sérieux.

Comme Trump il est népotique et met en avant d'une façon exagérée sa famille; en l'occurrence son épouse.

Sur  le cas "Brigitte" la démocratie se rappelle actuellement à lu . Une pétition contre toute tentative de donner un statut non élu au conjoint (et des moyens importants) est en train de calmer les ardeurs du couple...

Le comparatif avec Trump porte  aussi sur le narcissisme.

Particulièrement une forte immaturité narcissique.

L'homme élu au sommet (présidence)  à ce poste serait  donc forcément  le plus "beau, le meilleur."

Tout le monde certes  ne peut  atteindre la fonction de gouvernance mondiale. (il faut   analyser plus précisément les conditions de leurs élections respectives)

Attention toutefois.  Les deux présentent un narcissisme exacerbé: il  faudrait tresser leur louanges en permanence !

Macron est délirant à Marseille. Il expose sa vie privée et en même temps porte plainte pour crime de lèse -majesté face à un journaliste. Il sature et en fait trop.

( épisode Om)

Idem:  la même non  relation aux médias  de la part des deux hommes.

Comme Trump ,Macron refuse la presse qui va forcément avoir du recul et ne va pas transmettre sa com' telle quelle . Pardon: sa propagande.

Comme Trump il veut entrer en contact "en direct" pour tenter de court-circuiter le 4ème pouvoir qui pourtant l'a installé! (cf campagne anti-Fillon et pro-Macron)

Macron va utiliser face-de-book à la rentrée, apprend-on.

Comme Trump qui tweete chaque jour,  Macron  sature l'espace médiatique avec les photos de ses déguisements. Dernier en date, en footballeur.

Les deux hommes autoritaires vont déchanter de toutes façons.

Dans un régime autoritaire,  on peut réussir à faire taire toute parole critique.

En démocratie non. Les tentatives de contrôler les infos les concernant iront à l'échec.

La France comme les USA sont encore... des démocraties.

Et le  feuilleton  people médiatique de l'été de Macron peut encore être qualifié de mise en scène de cinéma.

 

                                  Sylvie Neidinger

 

16/11/2015

France: l'opposition demande à Hollande une nette inflexion de sa politique étrangère

Les ténors de l'opposition reçus à l'Elysée n'ont pas joué l'Union Sacrée suite aux terribles attentats.

Bien au contraire. Ils demandent des comptes.

N Sarkozy réclame un changement d'orientation. Mais l'ancien président est lui-même à géométrie variable avec son interventionnisme hyper-actif en Libye sur lequel s'est directement calqué François Hollande  en Syrie.

Marine Le Pen réaffirme la position qu'elle tient depuis toujours: que la France cesse sa collaboration avec les états islamiques dont elle est particulièrement proche  et  avec lesquels a été  soutenu le jihadisme en Syrie depuis 2011.

Sur la diplomatie: « La France, dit-elle, doit enfin déterminer quels sont ses alliés et quels sont ses ennemis. Ses ennemis, ce sont ces pays qui entretiennent des relations bienveillantes avec l’islamisme radical. Ce sont aussi ces pays qui ont une attitude ambiguë avec les entreprises terroristes. Tous ceux qui les combattent sont des alliés de la France et doivent être traités comme tels. » On aura reconnu au passage, même si la présidente du FN ne les a pas nommés, l’Arabie Saoudite et le Qatar dans la catégorie « ennemis  Bachar el-Assad et Vladimir Poutine dans la catégorie « alliés ».

Même réflexion lancinante également de Bruno Lemaire  à propos du Qatar.

La Turquie elle aussi a beaucoup aidé l'EI jusqu'à ce que récemment elle soit elle même devenue cible.

François Fillon est net et précis: il fustige en  cynique la politique activiste de Hollande mal maîtrisée:

 "quand on rentre en guerre, ce n’est pas un jeu vidéo, on expose le territoire national à des risques et il faut en tirer les conséquences. Dans le passé, quand il y a eu des situations de guerre, on a mis en place des conditions exceptionnelles pour assurer la sécurité des Français : fouille à l’entrée des lieux publics, expulsions des étrangers qui présentent un danger pour la sécurité publique, mise en résidence surveillée de ceux qui présentent un danger pour la sécurité nationale mais qui ne sont pas étrangers…"

"L’erreur fondamentale, c’est d’avoir refusé une alliance avec les Russes". Et François Fillon de conclure : "quand on entre en guerre, on ne se contente pas de trois bombardements par semaine, on a une stratégie pour gagner la guerre, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui. Aucun bombardement n’a jamais permis de gagner une guerre. L’erreur fondamentale, c’est d’avoir refusé une alliance avec les Russes et refusé le dialogue avec les Iraniens".

                            REVISER LA DIPLOMATIE HOLLANDAISE

 La droite et l'extrême droit lancent  aujourd'hui une injonction  et veulent mettre en débat la diplomatie version Hollande.

Ceux qui connaissent la Syrie savent combien la position française violemment  anti russe et anti gouvernementale, très liée aux islamistes (encore aujourd'hui présentés par elle comme "modérés") semble vouée à l'échec.

Ne pas oublier combien la diplomatie hollandaise est "border line".

Ne pas oublier le déroulé de l'Histoire, des faits.

La France d'une manière plus affirmée encore que ses partenaires de l'Otan a soutenu l'insoutenable puisque NE JAMAIS L'OUBLIER  Laurent Fabius  affirmait en décembre 2012 à Marrakech que "Al-Nosra fait un bon travai!". Or, le groupe qu'elle rangeait dans les gens fréquentables  avait déjà décapité, et était  juste affilié à.... Al Qaida!!!!!

A ce jour personne n'a demandé à ce ministre de démissionner, preuve d'une grande désorientation de la politique étrangère française. Mais pourquoi finalement démissionnerait-il lui puisque cette position 100 % à côté de la plaque est bien celle du président Hollande.

 http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2014/09/28/l...

 Ce blog depuis longtemps évoque  dans sa rubrique spécifique Surya cette ambiguïté de la France très en pointe dans la mise en place du fondamentalisme islamiste en Syrie de 2011 à 2013, avec livraisons d'armes et conseillers, ses liens avec les états activistes.

http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2013/02/22/q...

Aujourd'hui, François  Hollande certes lance ses  attaques sur  l'EI  mais reste ambigüe sur l'aide apportée aux autres rebelles islamistes qu'il continue à soutenir en le nommant "modérés"...

Or, les rebelles islamistes modérés cela n'existe pas.

La France a même armé ces islamistes immodérés

http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/201303...

La France qui  se nommait encore l'Empire jusqu'aux décolonisations des années 60 se place toujours au plus épais, avec des interventions tous azimut (Mali, Syrie...)

Pour, ce que l'on entend à longueur de journaux télévisés:  "garder la place de la France dans le concert des grandes nations"

Mais pas toujours à bon escient.

Jacques Chirac avait refusé d'entrer en Irak, lui. Et le pays en avait alors sorti grandi, discours de Villepin applaudi à l'ONU, évènement rarissime.

La droite et extrême française voire l'extrême-gauche, choquée par l'orientation fortement  anti-russe et pro-islamiste de ce gouvernement socialiste  commencent à demander des comptes à celui qui a vêtu les habits de chef de guerre et ainsi relayer des questionnements de citoyens basiques

Enfin.

                               REPONSE AU CONGRES DE VERSAILLES

 Réponse de François Hollande cet après-midi devant le Congrès extraordinaire, les députés et sénateurs réunis à Versailles.

A mon avis, il ne faut pas attendre grande analyse nouvelle de celui qui a bien aimé se montrer en "chef de guerre"  opiniâtre dans ses alliances avec les états pétroliers qui sont de bons clients du marché interne de la vente d'armes.

http://www.liberation.fr/futurs/2015/06/14/ventes-d-armes...

L'Hexagone est désormais particulièrement ciblé par les vagues d'attentats ( janvier et novembre 2015) au point d'être nommé le "petit satan" contrairement à l'Allemagne, la Suisse , l'Italie ou l'Espagne....

Pourquoi ?!

En France se pose alors cette  question fondamentale sur les libertés publiques au delà de l'affaire syrienne: comment  à la fois s'impliquer militairement partout, vendre massivement  des armes et garder chez soi son mode de vie de démocratie à pouvoir encore s'attabler à une terrasse de bar en toute insouciance ???

A cela, pas de réponse.

                                                                                                Sylvie Neidinger