30/01/2019

Brexit Circus: le Parlement britannique plonge dans le beurre et l'argent du beurre. NON cinglant de l'UE

Le Royaume Uni, toujours englué dans son brexit circus excède les  européens.

Stop. Too much. Overdose de tergiversations. Cela suffit.

Cette fois le Parlement britannique entend imposer le deal qui consiste à être en dehors tout en gardant tous les avantages d'être dedans. Le droit mais pas les devoirs. En avoir beaucoup en payant peu. Ce qui est  parfaitement inacceptable pour l'UE. La voie des liens commerciaux avec l'Europe mais sans les efforts.....

Pour cela  la Chambre des Communes se prononce hier mardi 29 contre une sortie brutale sans accord.

Dès lors tout semble bien aller puisqu'un accord de sortie a été (durement) négocié entre Theresa May et les 27 représentés par Michel Barnier.

Sauf que les britanniques, pris dans leur bulle surréaliste (insulaire, nationaliste..) votent unilatéralement sur la modification d'un terme de l'accord: le traitement de la frontière intra irlandaise dit filet "backstage"

Avec comme  résultat la volonté par les députés de modifier unilatéralement un point non négociable.

Un "en même temps" qui veut le beurre et l'argent du beurre.

La PM affirme pouvoir renégocier le divorce. "Mes collègues et moi-même parlerons à l'UE de la manière dont nous pouvons répondre à ce que souhaite la Chambre" des Communes et chercherons à obtenir "des changements juridiquement contraignants", a déclaré Theresa May devant les députés, reconnaissant que "ce ne serait pas facile, étant donné l'appétit limité au sein de l'UE pour un tel changement".

  Ce que les Européens ont rapidement confirmé.... Le traité conclu en novembre "n'est pas renégociable"

La réponse de l'UE àTheresa MAy et ses députés  est cinglante . NON. STOP. Et .....cela suffit.

Le raisonnement est simple, selon Michel Barnier à Reuters : (lire dépêche d'agence Reuters)

Brexit-Le "backstop" ne peut être limité dans le temps, dit Barnier

Reuters24/01/2019 à 07:59
 
   BERLIN, 24 janvier (Reuters) - Le "backstop" (filet de sécurité) prévu dans l'accord de retrait du Royaume-Uni et de l'Union européenne ne peut être limité dans le temps, car cela
contreviendrait à son objectif qui est de garantir l'absence de
frontière dure entre l'Irlande du Nord et la République
d'Irlande, a déclaré jeudi Michel Barnier.
    Interviewé par la radio publique allemande, le négociateur
en chef de l'UE sur le Brexit a ajouté qu'il serait impossible
pour Londres de conclure un accord bilatéral avec Dublin sur
leur frontière commune, car la frontière de l'Irlande est amenée
à devenir la frontière de l'UE et du marché intérieur après le
Brexit.
    "Une clause dite backstop consiste à rassurer les Irlandais
sur le fait qu'il n'y aura pas de frontière dure", a-t-il
expliqué. "Souvenez-vous, il ne s'agit pas seulement de
l'Irlande; toute marchandise qui passe cette frontière entre
dans le marché unique: cela concerne l'Allemagne, la France, la
Pologne..."
    A ses yeux, l'accord qu'il a négocié avec les Britanniques
est le meilleur qui existe, étant donné les "fameuses lignes
rouges" du Royaume-Uni. D'autres options seront possibles si ces
lignes rouges évoluent, a continué Michel Barnier.

Les britanniques qui depuis deux ans s'étripent entre eux n'avaient même pas vu -leurs yeux étant masqués par leur délire impérial "old times" pour les brexiteurs - que la décision de quitter ne tient pas de leur volonté uniquement mais bien d'une négociation face à 27 pays...UNIS.

Theresa May a bien tenté de casser l'unité des européens. En vain. Ratage du Royaume-Désuni.

Impossibilité d'une île !Douche écossaise !

Mais la PM...continue  à vouloir forcer l'Europe !

Les brexiteurs vont jusqu'à instrumentaliser l'image de Churchill pour leurs fins :"Le Churchill qui apparaît ces dernières décennies dans le débat public n’est pas la figure complexe, contradictoire et problématique de la vie réelle. C’est un Churchill de fiction, imaginaire, mythologique, qui a été inventé et à qui on a donné de l’importance pour soutenir une politique partiale et étroite d’esprit"

Le vote, hier, de ces deux amendements antinomiques par le Parlement Britannique est donc un coup d'épée dans l'eau. Encore un !

Un analyste évoque une schizophrénie politique.

Car la réponse des européens excédés reste :  STOP. NON. FED UP

On se dirige droit vers la sortie pure.

Quand on voit certains anglais insulter en traitant les européens de...nazis, fantasmer sur la supposée "domination européenne" : on ne peut que comprendre ce départ rapide.

Il a la vertu de clarifier l'attitude britannique ambigüe depuis toujours !

En aucun cas l'Europe ne peut accepter la création d'un paradis fiscal type Singapour à ses flancs! Sans backstop en plus...

Cerise sur le pudding  fabriqué au beurre mais...  sans l'argent du beurre.

 

 

                                                                            Sylvie Neidinger

 

 

 

                                                             Rubrique Pays UK