mélenchon

  • FILLON ENTRE EN RESISTANCE

    France.  Interrogez des électeurs de droite. Vous sentirez une colère palpable.

    On leur vole leur Primaire et le candidat Fillon qu'ils se sont choisis pour son PROGRAMME.

    François Fillon entre en résistance.

    Il dispose toujours de la présomption d'innocence même si les médias le bombardent depuis un mois.

    Il compte ses fidèles: Ciotti, Baroin, Longuet, Luc Chatel, Chartier, Retailleau, Damien Abad etc.

    Les "rats" , en ce trois mars 2017 commencent à quitter le navire. "Rats en chef":  Bruno Lemaire, Thierry Solère, Morano, le trouble Fenech, Gérard Larcher (ambigu part ou reste?)  , Stefanini, Bussereau, Debord, Duby-Muller, Pécresse, l'UDI de JC Lagarde....etc. 

    Fillon les nomme les déserteurs.

     

    Un grand  ridicule les tue  car il n' y a pas d'alternative, la date des présidentielles étant  trop proche. On est en phase d'envoi des parrainages au Conseil Constitutionnel !

     Juppé, perdant de la primaire, repousse  définitivement une partie de cet électorat droitier.

    C'est une période que l'on pourrait qualifier de  sarcastique.

    Ou le bal des tartuffes.

    Sarcasme n°1-Hollande, sainte-nitouche jure les grands dieux qu'il n' est pour rien dans tout ce tintouin...

    On se rappelle qu'il devint un jour des années 80 Caton se prenant pour un mini machiavel de salon fort ridicule une fois la piteuse affaire mitterrandienne éventée.

    Il est capable de tout ce brave homme. Le livre Davet-Lhomme plaide pour cette compétence attestée.

    Il est président de la république qui chapeaute le ministère de la justice qui chapeaute la chancellerie laquelle chapeaute le parquet, lequel...

    Sarcasme n°2-Hollande se pose en donneur de  leçons, style " il ne faut pas insulter la justice". Ce qui est une bonne chose, de ne pas insulter la Justice. Ni insulter personne d'ailleurs.

    Il aurait tout de même dû se l'appliquer à lui-même lorsqu'il a gravement insulté les juges dans l'ouvrage qu'un président ....n'aurait jamais du commettre ! Jamais l'Institution n'avait été aussi atteinte par le mépris.

    Sarcasme n°3- Mélenchon se plaint de ne pouvoir faire campagne à cause de l'affaire Fillon. Il fut journaliste. Il connait le problème. Effectivement l'affaire sature l'espace médiatique et plus rien ne passe. Sauf que ses militants de la France insoumise tapent sur des casseroles et perturbent les meetings et déplacements de François Fillon.     Ils occupent ainsi un peu plus les médias....

    Sarcasme n°4-Macron, ce faux-nez du hollandisme  roule pour le Ps mais ne le dit pas. Lui aussi donne des leçons sur le travail des proches qui selon lui devrait être interdit chez les élus.

    Sauf que lui placarde  sa femme partout avec lui. Il l'avait même à ses côtés à Bercy jusque dans les bureaux du ministère ( !!) aux cocktails qu'il offrait généreusement sur le compte dudit ministère de l'économie. Brigitte Trogneux serait même son mentor, son auréole, sa Jeanne  à lui, le messie Macron auto-glorifié.

    Sarcasme n°5 Une madame Macron qui semble gagner en grosse tête et apprécier le luxe à bon compte (à force faire les Une des magazine people...) Gala signale  qu'elle s'habillerait gratuitement et régulièrement  auprès de grands couturiers tout heureux de trouver en elle un porte-manteau médiatique.

    Sarcasme n°6- Les médias décident désormais ouvertement des élections. Le résultat de la primaire de droite ne leur convenant pas, ils ont voté Macron.

    BFM Tv  soutient massivement ce candidat.

    Le rapport entre justice/média n'est pas net dans ce dossier. Beaucoup de fuites d'eau trouble...

    La période est  réellement  sarcastique...

    La droite classique, en colère,  peut commettre un vote de dépit, au risque de l'extrême-droite ou de l'abstention, si son candidat  Fillon, est éliminé avant les élections par la campagne de dénigrement  dirigée contre lui.

                                                                                  Sylvie Neidinger

    Fillon en difficulté  résiste à l'offensive des  juppéistes

    Luc Chatel seul vainqueur de primaire a toute légitimité

     

                              Les parrainages au 3 mars 2017

    francois fillon,resistance,sarcasmes,présidentielles françaises,lemaire,hollande,mélenchon

     

    Présidentielles 2017: Blog-série n°14 du #blogneidinger

  • PS, après les primaires: les secondaires avec le... Front de Gauche !

    Mélenchonite ? La démocratie est fantastique,  toujours là où on ne l'attend pas. Elle suit le vent de l'histoire.

    Nicolas Sarkozy réitère en 2012 son raisonnement de 2007 par une campagne hyper droitière autour de sa « force » -peu tranquille d'ailleurs!

    Jean-Luc Mélenchon à la gauche de la gauche sort lui,  du néant. Il monte chaque marche des sondages au fur et à mesure que les jours passent.

    Au point d'apparaître en excellente troisième position potentielle en lieu et place de la très attendue Marine dans certaines études.

    Le signe très concret que le sécuritaire n'est pas au cœur des enjeux mais bien les préoccupations sociales.

    Excessif, homme de langage même outrancier, Jean- Luc Mélenchon  fascine.

    Le tribun  réunissait dimanche 18 mars plus de 100 000 personnes sur la très symbolique  place de la Bastille. Poing levé, il clamait  « nous sommes le cri du peuple »

    Le Parti communiste français organisé et structuré a misé sur cet outsider venu du PS. Il a gagné ! Un nouveau Georges Marchais est né qui dit vertement tout haut ce que le « peuple  » est supposé penser tout bas, galvanisant ses foules. Au point que le FdG vient d'emprunter 1 million d'euros pour redimensionner à la hausse les salles de meeting où son favori va intervenir tellement il attire.

    L'homme a également profité de l'effacement politique d'Olivier Besancenot, le facteur-orateur  du NPA à l'extrême gauche révolutionnaire.

    A défaut de lutte des classes,  on assiste à une lutte des fronts ! Front de Gauche contre Front National.

    Jean Luc Mélenchon agit très...frontalement depuis le début de la campagne en direction de Marine le Pen  pour rediriger vers lui le vote des ouvriers et des classes populaires déçues qui accordaient leurs faveurs au FN.

    Le député européen fustige  verbalement la frontiste de droite. Il la provoque (cf   le fameux non- débat télévisé récemment où elle refusa de lui adresser la parole)

    Il compte également faire venir à lui  à force de son bagout les électeurs égarés de son camp. Il promet les nationalisations et tout l'arsenal idélogique idoine.

    FAUSSE OPPOSITION A GAUCHE MAIS VERITABLES SECONDAIRES !

    Dans sa lancée, il n'épargne personne. Mélenchon se paie même le luxe d'attaquer ...François Hollande !

    En vrai, ce jeu d'opposition entre le deux semble plutôt une sorte de « secondaires à gauche » qui fonctionnent sur le même modèle que les primaires.

    Le Présidentiable PS reste lui assez lisse, digne, au dessus de la mêlée, ne pouvant promettre monts et merveilles en raison de la crise économique et du déficit hexagonal abyssal. Presque un social démocrate hyper consensuel. François Hollande reprend d'ailleurs  à son compte la terminologie  chiraquienne du « rassemblement »

    Les attaques du leader frontiste de gauche contre lui sont fortes mais... de  façade ?

    La logique des primaires est respectée : ce combat spécifique au sein du même bord politique pour une finalité "d'extraction du plus apte" ne peut devenir fraticide in fine !

    Jean-Luc Mélenchon  agit  en réalité en grande intelligence avec François Hollande  alors qu'il le bouscule avec virulence dans son argumentaire?

    Résultats : dans cette course à l'Elysée, il  aura garanti au Parti Communiste Français de dépasser la barre des 5%  seuil de remboursement des frais de campagne par l'Etat - ce que Marie-Georges  Buffet n'avait pu atteindre en 2007 avec ses 1,93%.

    Les législatives, dans la foulée seront prometteuses quant au  nombre de députés Front de Gauche (PC) élus.

    Enfin et surtout le Frontiste de gauche va apporter des forces additionnelles arrachées à leurs torpeurs ou leurs volontés abstentionnistes  à François Hollande au soir du 1er tour.

    Les deux  jouent entre eux un véritable jeu de rôle car issus du même sérail. Personne ne peut oublier que Jean Luc Mélenchon est plus rose que rouge,  un mitterrandiste pur sucre qui a quitté le Parti Socialiste il y a peu, en 2008 pour créer son Parti de Gauche (PG)

    Il fut ministre de l'enseignement professionnel sous Jospin de 2000 et 2002 et proche de Laurent Fabius.

    Aujourd'hui, l'orateur virulent souvent sans limite bouscule, réveille, attire à lui les voix  abstentionnistes, d'extrême gauche et le penistes  etc.. Certes.

    Mais sous réserve tout de même d'une ligne rouge  mathématique à ne pas franchir pour le PS : que la poussée mélanchonite ne se fasse pas- trop - aux dépends de   François Hollande.

    L'enjeu de ces secondaires inédites se situe   dans la mesure de  ce « trop », une autre manière, en fait, de distinguer le vote dit  "utile" du vote  supposé « inutile »

    Au Parti Socialiste, on reste heureux de la vigueur de la gauche en général dans l'opinion mais  inquiets de cette montée  inédite du candidat du Front de Gauche.

    Oui: la démocratie est magnifique. Source  de surprises, jamais là où on ne s'y attendait.

    Ni  surtout jamais  là où les doctes analystes avaient déjà programmé les enjeux voire les résultats  des bulletins de vote !

    Sylvie Neidinger

     

    tags : Mélenchon,Sarkozy,Hollande,PS, Front de Gauche,Buffet,Le Pen,PC,primaires,vote utile, vote inutile, tribun,démocratie, vote

    rubrique politis blanc.png
  • Au Bourget, le PS s'habille de bleu

    La couleur bleue s'invite au débat !

    Les commentateurs du premier meeting de François Hollande, au Bourget ce 22 janvier  ont souligné sa pugnacité et l'enthousiasme de la salle, donnant une note globalement positive à la prestation. Et un bon décollage du candidat socialiste.ps,ump,hollande,bourget,bleu,neidinger,code couleur,france,joly,mélenchon,bonnet,poing et rose


    Peu ont relevé ce petit détail...d'une importance majeure: l'abandon du code couleur rose pour le bleu.

    Le rose, couleur   des filles et de l'efféminé accompagne le parti socialiste depuis sa création à la suite de la SFIO.

    Le « poing et   la  rose » image conçue par l'illustrateur Marc Bonnet apparaissait sur les premiers tracts officiels diffusés dès 1971.

    L'emblème plaçait ce parti clairement dans le champ d'une gauche pure et dure  mais juste un cran en dessous dans la symbolique du « un peu moins ».
    Le message induit est  un poing fermé donc en action de combat mais adouci au profit d'une fleur jolie et fragile.
    Idem : la couleur rose appartient clairement à l'univers de la gauche mais sans être rouge communiste. Juste un cran en dessous dans le code couleur.


    Cette logique sera appliquée par François Mitterand pour conquérir le pouvoir suprême.
    Il créé le programme commun d'union de la gauche (liant un PC rouge à un PS...  moins rouge )  qui ralliera au final en 1981  les suffrages majoritaires du pays.

    BLEU HOLLANDE POUR UN LARGE SPECTRE POLITIQUE

    En 2012, le candidat officiel du PS opère sous nos yeux une mutation profonde, révolutionnaire.


    François Hollande - au prénom également bien venu- adopte carrément en fond d'écran du premier meeting  le bleu, couleur de la droite UMP et du « bleu marine -Le Pen » Et ce dès le départ, dès le premier tour.

    Une manière d'aller chercher ses électeurs potentiels bien au-delà de son champ de gauche directement  sur les terres  du centre à l'extrême-droite, seul rassemblement propice à gagner une élection présidentielle en France. Il avouera être personnellement  issu d'un milieu conservateur. Un discours rose mais enveloppé de bleu.


    Eva Joly devra en avaler son chapeau -ou plutôt ses lunettes...- J L Mélanchon ne manquera pas de stigmatiser une campagne pas assez à gauche mais ils se rallieront probablement  à l'argument, l'important pour eux étant au fond une victoire de la dite gauche.


    Le bleu, couleur de la droite conservatrice, depuis la Chambre dite « bleu horizon » en 1919, le bleu-nation, semble à ce jour, à trois mois des élections, la couleur gagnante de la campagne présidentielle française !

    Sylvie Neidinger

    photo capture d'écran

     Rubrique #Sémiologie de l' #image