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18/03/2017

Bibliothèque gallo-romaine à Lyon Fourvière

Une info à connaître pour qui s'intéresse à l'archéologie régionale: l'existence au lyon,musee de fournière,bibliothèque gallo-romainesein du Musée gallo-romain de Lyon d'une bibliothèque spécialisée, gratuite, ouverte à tous.

http://museegalloromain.grandlyon.com/Lyon-Fourviere/Serv...

Le fonds documentaire s'étend de la pré-histoire à la période médiévale et comporte les précieux rapports de fouilles. Un lieu méconnu qui finalement mérite d'être plus fréquenté !

                                                              Sylvie Neidinger

13/12/2014

Les Burgondes, c'est un peu comme les Phéniciens....

Les Burgondes ont en commun avec Phéniciens de la côte syro-libanaise (Ugarit= alphabet, religion ) d'avoir marqué l'histoire mais de n'avoir pas laissé de grandes traces archéologiques. Ce qui minimise leurs apports vis à vis de leur réel historique.lyon,dictionnaire historique de la suisse,geneve,suisse burgonde,gondebaud,bourgogne

Ce peuple d'origine germanique qui a essaimé dans ce qui va se nommer( grâce à eux) la Bourgogne, avait également la Sapaudia, Genève, Lyon dans leur escarcelle. Jusqu'à Apt voire en méditerranée.

Les toponymes spécifiquement de langue "burgonde" n'ont pu être scientifiquement  identifiés. En effet les modes d'introduction de la langue germanique peuvent provenir d'autres germains et d'autres formes de cet idiome (alamans, francs...)

Un pan de l'histoire helvète, allemande et française du Vème siècle est  à consulter sur le Dictionnaire historique de la Suisse :

"Lors du partage entre les quatre fils[ de Chilpéric], Gondebaud reçut la royauté principale avec Lyon pour capitale, tandis que Godégisel, Chilpéric II et Godomar, établis à Genève et probablement Valence et Vienne, héritaient de royautés secondaires. A la fin du Ve s., les Burgondes subirent la pression croissante des Francs au nord et des Wisigoths et Ostrogoths au sud. Gondebaud chercha à se protéger par une double alliance matrimoniale: son fils Sigismond épousa en 492/494 Ariagne, fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, tandis que Clotilde, fille de Chilpéric II s'unissait en 492/493 à Clovis Ier, roi des Francs. Mais en 500, lors du conflit qui opposa les rois de Lyon et de Genève, les Francs prirent le parti de Godégisel et les Wisigoths celui de Gondebaud. Malgré la victoire qu'il remporta près de Dijon (500), Godégisel dut finalement se soumettre à Gondebaud, qui recouvra son royaume avec l'aide des Wisigoths, puis en 506/507 conclut une alliance avec Clovis, son ancien adversaire, contre les Alamans et les Wisigoths protégés par Théodoric le Grand."

Genève ou  Lyon, pôles d'attractivité  à l'époque déjà...

 "L'effectif de la population burgonde établie en Sapaudia en 443 a fait l'objet d'estimations très divergentes. A partir des quelque 80 000 Burgondes qui auraient prêté main forte aux Romains sur le Rhin en 370, des 20 000 qui seraient tombés en 436 et des 3000 qui auraient défait les Huns sur la rive droite du Rhin, on a autrefois déduit une population extrêmement nombreuse et forgé l'image d'une vague d'immigration massive. La comparaison établie avec d'autres ethnies barbares installées comme fédérés dans l'Empire et avec d'autres peuples germaniques donne des estimations beaucoup plus basses, comprises entre 25 000 (dont 5000 guerriers) et 5000 à 10 000 (dont 1000 à 2000 guerriers). De son côté, l'étude démographique des cimetières a fait évaluer l'ensemble de la population du royaume burgonde entre 300 000 et 500 000 habitants (dont environ 80 000 à 10 0000 pour la Suisse occidentale), répartis sur un territoire d'environ 50 000 à 60 000 km2. Les Burgondes représentaient, selon les auteurs, entre un tiers et un dixième de la population en Sapaudia, mais 5-10%, voire moins de 1%, dans l'ensemble du royaume.

Lors de leur établissement en Sapaudia en 443 et dans la province de Lyonnaise en 457, les troupes burgondes reçurent probablement le statut d'hospites ("hôtes"), aux termes des dispositions légales relatives au cantonnement des troupes romaines. Ce système semble ensuite avoir fait place à l'octroi d'une partie des revenus fiscaux, sans modification de la propriété foncière, puis à une cession de biens immobiliers, dont on trouve le reflet dans le mode de partage défini par la lex Burgundionum (Loi Gombette). Cette répartition laissait aux Burgondes deux tiers de la terre cultivable, un tiers des esclaves et la moitié des maisons, fermes, jardins, forêts et pâturages.

L'intégration extrêmement rapide des Burgondes et l'absence d'un artisanat spécifique font qu'il est difficile de les identifier sur la base de critères archéologiques. Il faut distinguer le territoire où s'exerçait leur souveraineté et qui finit par couvrir trente-deux cités, l'aire culturelle, que manifestent, surtout à l'époque mérovingienne, des particularités d'habillement propres au milieu romano-burgonde, et enfin les établissements burgondes au sens strict, lieu d'implantation de groupes immigrés. Les preuves archéologiques de ces établissements se rencontrent surtout dans la région genevoise et sur le territoire de la Sapaudia. Les éléments les plus caractéristiques du costume sont des fibules germaniques anciennes (fibules à tête d'oiseau, fibules arquées), des colliers en fer, des boucles d'oreille "à petite corbeille"; à cela s'ajoutent des miroirs métalliques d'origine orientale et les crânes déformés artificiellement, dont on attribue l'origine aux contacts que les Burgondes eurent avec les Huns. L'étude des cimetières de Sézegnin et de Monnet-la-Ville (Jura) a montré que les Burgondes partageaient leurs lieux d'inhumation avec la population romane. Le mobilier archéologique, telle la boucle-reliquaire de Monnet-la-Ville, ne peut être qualifié de spécifiquement burgonde, mais présente les éléments de costume que l'on trouve généralement à l'époque franque dans la Burgondie septentrionale, c'est-à-dire sur l'ouest du Plateau suisse, dans le Jura, la vallée de la Saône et la Franche-Comté, comme les boucles de ceinture en bronze à décor figuré (Daniel dans la fosse aux lions). Ces objets ont probablement été fabriqués dans des ateliers exploités par des indigènes gallo-romains, ce qui permet de définir une aire de culture matérielle romane dans la Burgondie septentrionale. Des inscriptions datées de l'époque de la souveraineté burgonde et portant des noms germaniques, souvent burgondes, indiquent également la présence de foyers de population burgonde."

HABITS BURGONDES TENDANCE ...CULTURE DU FER!

Ce dictionnaire helvète trilingue (français, allemand, italien) indique que le vêtement est un marqueur culturel de cette civilisation burgonde dont les boucles de ceintures.

Mes observations : ces pièces métalliques sont très tendance Culture du Fer,Tène,  en apparence. *                      

   L'habit fait bien  le moine ou le burgonde.
  Affaire à suivre...

                                                                       Sylvie Neidinger


* La période ici évoquée n'est pas la même (la Tène, c'est 1000 ans avant) la zone géographique oui.

Lire: l'héritage des Burgondes  dans Archéothéma

ou Genève capitale burgonde

crédit images/ capture d'écran/ site archéothema

05/12/2014

Lyon, la fête des Lumières sans éclairage !

Par deux fois, j'avais participé à la Fête des Lumières, non pas selon la version traditionnelle qui consiste à poser des bougies sur les rebords de fenêtres mais la  foire aux couleurs qui fait se déplacer trois millions de visiteurs sur quatre jours début décembre.lyon ,fete des lumières

Venus de loin et pas toujours contents, les piétons!  L'année passé un groupe de munichois maugréait à haute voix derrière moi. Pourquoi?

Tout simplement parce que si l'on annonce de la lumière, il faut allumer les feux, les phares  pour en jeter plein les mirettes!

Or, durant ces jours l'éclairage urbain normal est même mis en veilleuse...

La foule déambule dans les rues où des effets de couleurs sont projetés sur les murs. 

Les officiels ne cachent même plus l'erreur de casting.Voire s'en vantent !

ECLAIRER N'EST PAS COLOR-SCENARISER !

La photo de 20 minutes Grand Lyon datée de ce jour démontre parfaitement le paradoxe. Un titre racoleur " plein les yeux"et une basilique Notre Dame de Fourvière colorée de bleu au sein d'une pénombre.

L'article de la page 5 est édifiant. Il fait parler les organisateurs qui se gargarisent des économies de watts ! : "Des illuminations qui consomment comme un appart.

Une facture salée? Pas vraiment. A en croire les organisateurs de la Fête des lumières, la consommation d'électricité pendant les quatre jours de l'évènement n'est guère élevée. Pas plus importante que celle d'un appartement sur un an. "Elle ne dépasse  pas la consommation annuelle moyenne  (eau et chauffage) d'un ménage habitant dans un appartement de 120 m2"assurent-ils. Ainsi le montant de la facture s'élève aux environ de 5000 euros; Soit 0,01 % des dépenses en électricité de la ville de Lyon sur douze mois. La recette miracle?"les équipes artistiques sont incitées à choisir des systèmes d'éclairage basse consommation pour leurs installations " explique la municipalité "en dix ans on est passé de la vieille lampe incandescente à la LED. Ca a été une vraie révolution." indique le Mat 'Electrique l'un des partenaires de l'évènement" Pendant cette période on réduit également l'éclairage public du centre ville afin de mieux mettre en valeur les oeuvres proposées indique Jea-François Zurawik en charge des grands évènements de Lyon.

Je confirme, la fête des Lumières de Lyon est bien sans lumière. Problème majeur. Notamment pour ceux qui se déplacent de loin sur la base d'un programme présenté comme lumineux. Ceux qui eux, ont consommé de l'énergie pour se déplacer à Lyon en venant souvent de loin !

 

                                              Sylvie Neidinger

28/04/2012

La ceinture verte de Genève est-elle sa muraille de Chine?

Le logement est primordial en politique. Comme incarnation du « vivre ensemble »P1030865.JPG

En matière de construction, élus français et suisses s'interpellent quelquefois avec vigueur  -ou évitent soigneusement le débat...

Il y a peu, Antoine Vielliard (web) commentait   positivement la stratégie de Anne-Emery Torracinta,  candidate PS au Conseil d'Etat. Elle pose l'urbanisation comme préoccupation principale.

Le Canton suit un programme de construction de 1000 unités annuelles environ (web )  dénoncé régulièrement par les politiciens hexagonaux comme insuffisant par rapport à la nécessité.

Une photo vaut mieux que tous les discours. Elle est prise  cette semaine pile sur la zone frontière, aux pieds de Saint-Julien-en- Genevois.

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Côté France, pas moins de 8 grues sont visibles, 10 en tout. Le cliché n'a pas pu toutes les intégrer. Côté Suisse, le regard se perd  vers une magnifique nature agricole préservée.P1030886.JPG

Le dossier est ...chaud car il touche à la vision franco-suisse de l'organisation commune.

Chaud car les temps idéologiques sont de couleur brune (couleur partagée des deux côtés de la frontière vues les thématiques électorales hexagonales !)

Certains populistes suisses lancent des brûlots pour mieux...brûler les maisons des frontaliers   (cf article du Point-web)

 

EXPLOSION DEMOGRAPHIQUE COMMUNE AU GRAND SUD EST

Ils se trompent en visualisant Genève comme «  envahie » par ces cohortes de français éventuellement  crève-la-faim qui compteraient sur la Suisse pour leur unique  subsistance. Non.

Tout le quart sud-est est impacté par des soldes migratoires quelquefois à 1% par an : Rhône-Alpes, Paca, Languedoc Roussillon. Le littoral plus  encore. Prévisions Insee :"Croissance à l'horizon 2031"(web)

Cette problématique de l'accroissement massif des villes en population  est parfaitement connue étudiée, mesurée par  les démographes.

Genève n'échappe pas à cette logique supranationale à l'échelon européen. Elle n'est donc pas la seule ville lumière qui attire les lucioles !

Grenoble, universitaire et cité des nanotechnologies est  très intéressante à comparer à la capitale calviniste. Comme son homologue suisse, elle est coincée géographiquement -par les montagnes. Elle aussi tient à préserver sa verdure et ne pas sacrifier sa vallée du Grésivaudan.

Les deux agglomérations portent  une population sensiblement  égale intramuros ( entre 150 et 200 000 habitants) idem en global (entre 400 et 450 000 habitants)

Population Grenoble

Ville :156 107          (2007)

Agglo :  404   196

Population Genève

Ville : 187 500          (2010)

Canton : 430  638

Grenoble

2750 neufs

5150 réhabilités

Genève

1000 constructions par an

 

*attention : chiffres  à ne prendre que comme indicatifs. Les statistiques varient suivant les sources et données précises qu'elles intègrent.Grenoble :sources de la  Metro

Pour un niveau similaire, des prospectives d'afflux de même échelle,  Grenoble construit trois fois plus de logements neufs que Genève en prévision d'apports de population estimés en milliers dans les années futures.

Sans parler du nombre des réhabilitations. Avec un résultat positif :densification et requalification présentent l'immense avantage d'un changement de physionomie de la ville. Verrues urbaines, vieux entrepôts laissent place à des programmes immobiliers visuellement agréables et aux dernières normes du développement durable.

A Lyon la rénovation urbaine va également bon train. Avec même  des choix architecturaux audacieux  tel le nouveau quartier  Confluence (web) qui prend des airs de Dubaï. Certes la mégapole Rhône-alpine (plus d'un million d'habitants, deuxième ville de France) joue dans la catégorie supérieure par sa taille et ses  projets urbains.

La ceinture verte de Genève est-elle juste ? Oui. Opinion personnelle: sanctuariser la verte campagne se justifie. Rien de pire que le mitage de paysage.

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Mais attention :  pas aux dépends d'un tiers,  les terres agricoles du genevois français en l'occurrence ! Les terres agricoles de ce coté ayant tout autant à profiter de la même logique de protection.

Densifier Genève un peu plus rapidement  semble de bon sens, tout comme l'amélioration des transports collectifs internes et transfrontaliers.

Actuellement, la muraille  se construit ...en France au grand dam les élus locaux qui eux aussi entendent  sanctuariser les terres agricoles proches de la frontière en réponse.

La muraille de Chine genevoise  côté  France : vous avez dit immeubles ou gratte-ciels ?

                                                                         Sylvie Neidinger

Crédit photos sylvie neidinger

 

 

Tags : ceinture verte, transfrontalier, muraille de Chine, densification urbaine, Genève, Grenoble, Lyon, démographie , Confluence, accroissement de population, grand Sud-est, populisme, , Torracinta, Conseil d'Etat, la Metro de Grenoble, Saint-Julien-en-Genevois

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