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16/09/2013

Spleen médiatique

Le week-end fut pluvieux. Comme d'ordinaire, la litanie des faits divers se déroule sur le fil d'info de nos sites préférés.

Violences de guerres, violences routières... Echos numériques des sombres sursauts de monde.

Un seul décès est toujours en trop. Mais cela est lointain. On ne prend pas ces infos en pleine face, habituellement-sinon on ne s'en sort pas.

Or, ce dimanche, deux affaires ont marqué:  Adeline Morel, la jeune socio-thérapeute genevoise assassinée. Une mère de famille que le travail a mis en contact direct et solitaire avec un déjà-double-violeur. Il a ainsi commis plus fort encore que ce  pourquoi il était enfermé en passant à  la tuerie. Et ce  dans le cadre légal  puisque sous "contrôle" de la Justice.

L'autre est cette jeune étudiante de Querrien, Perrine Halper décédée, fauchée par un véhicule de police sur un passage piétons. Elle avait réussi brillamment  son concours de médecine -extrêmement difficile-. Elle était en seconde année. Tout  s'arrête. Le chauffeur n'avait rien vu.

L'empathie  que  l'on ressent ne sert pas à grand chose. Mais elle est là. Pour ces deux  femmes injustement disparues.

Et au delà. "Tristeza"

                                                                                                                Sylvie Neidinger