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18/09/2013

French grenouillades

Les frenchies sont des froggies, la caricature est  bien connue....

Ils adorent les cuisses de grenouilles.

Combien de fois en mangent-t-ils par an, très peu au final !

Bien évidemment un tel succès dans le monde anglo-saxon de l'expression frog'  ne peut se contenter d'une seule source explicative.

Certes manger ces petites bestioles gluantes signifie en amont les avoir récoltées et découpées, ce qui est déjà un  exploit en soi.

Une autre voie explicative est lisible dans  la poésie: la grenouille et le boeuf de Jean de La Fontaine:

Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant: "Regardez bien, ma soeur;
Est-ce assez? dites-moi: n'y suis-je point encore?
Nenni- M'y voici donc? -Point du tout. M'y voilà?
-Vous n'en approchez point."La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs ,
Tout prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.
 
Le batracien  ne manque pas d'air. Il dispose symboliquement d'une  prétention qui le fait vouloir être plus gros que lui. Il  enfle jusqu'à  exploser. Le poème parle bien de princes et de marquis.
De ceux qui disposent du pouvoir et veulent se comporter en "grands seigneurs".
 
 
 
La chose n'avait pas échappé à la sagacité des humoristes... politiques.
Jean Amadou, Stephane Collaro et Jean Roucas  lancent la marionnette Kermitterrand aux présidentielles de 1988.
 
La pratique du pouvoir mitterrandienne effectivement  toute empreinte de cette morgue ou hauteur ou emphase a probablement incité  à la caricature batracienne, reprise ensuite dans les Guignols de l'info.
 
 

L'auto dérision est toujours bon signe. Une véritable bouffée d'oxygène dans une république qui bizarrement accorde les pleins pouvoirs véritablement monarchiques à son président.

Ce  blog suivra désormais les "grenouillades"... politiques  évidement. Les emphases. Le sur-joué.
                                                                        Sylvie Neidinger