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  • Lente et progressive disparition de la presse traditionnelle et des journalistes. En Suisse et ailleurs

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    Lu avec émotion l'article Mabut du jour

    http://jfmabut.blog.tdg.ch/archive/2017/08/23/la-tribune-de-geneve-sera-produite-a-lausanne-285820.html

    Après la disparition de journaux romans cette année, ici une restructuration "déménagement" de La Tribune de Genève à Lausanne.

    Probablement une rationalisation. Mais encore un petit pas ...

    Journaliste? Profession sinistrée face aux  GAFA (google et autres) et récente joyeuseté : les robots d'écriture ( on va rire ....)

    Et toujours... les écoles de journalisme qui fournissent leurs bataillons.

    Pour quelle guerre?

    Larges bataillons en France surtout où  de TROP nombreuses écoles servent essentiellement  à fournir les entreprises de presse en ...stagiaires pratiquement gratuits. Lesquels seront rarement en perspective d'embauche.

    Personne n'appelle un chat un chat et personne ne  signale ce fait. Car les stages de formations sont longs : trois mois  au minimum et l'étudiant en totale condition normale et réelle  de travail. Si c'est la radio, le futur journaliste va faire de la "conduite de nuit"  bosser la nuit quoi. En lieu et place des journalistes qui auraient pu être embauchés pour le poste.

    Personne ne signale le scandale du système d'étude qui donne un écart entre le  trop grand nombre d'étudiants en journalisme au regard de la réalité du métier et de ses embauches réelles en titulaires.

    Exemple dans l'aire du très très  Grand Genève, Grenoble et ses deux écoles qui fournissent chaque année des promos en vingtaines. Beaucoup trop pour les besoins.

    Et fourvoient des jeunes étudiants au potentiel ( souvent hyper sélectionnés) important vers un métier instable et non rémunérateur dans les conditions actuelles.

    Voire même les fourvoient carrément en acceptant leur article au titre de correspondant de presse payé à la ligne.  Un correspondant n'est pas journaliste mais traditionnellement un retraité ou un instituteur qui  envoie un  écrit avec photo pour la locale. On parle ici de 5 euros de rémunération...

    Rares sont ceux qui décrochent la carte de presse. Le nombre de titulaires diminue drastiquement. Pour l'obtenir, il faut tirer ses revenus essentiellement du journalisme. Cas de figure de plus en plus rare.

    Grand mouvement de disparition, invisible des statistiques .

    Car devenir ...free-lance est désormais  fortement conseillé aux "journalistes" il faut  aujourd'hui travailler sous statut d'entreprise (auto-entrepreneur en France ou autre) Vendre son article comme une entreprise commerciale.

    Je mets entre parenthèse "journalistes" car si c'est sous statut d'entreprise normalement cela ne correspond plus à la  définition du métier, déontologie etc..

    Et les collusions avec la com' deviennent alors légion.

    Pigiste est un mode de rémunération précaire ( dit  travail à la tâche) mais il est sous forme salariale et reste  totalement conventionnel de cette profession..

     Certes  rédactions,   journalistes et pigistes "classiques"existent toujours...

    Mais là où les besoins se mesuraient à 10 peut-être n'a-t-on plus besoin que de deux. Effet de la numérisation.

    En Suisse et ailleurs...

                                                            Sylvie Neidinger

  • France, historique 11 janvier 2015. 110 000 manifestants à Grenoble: presque sa population!

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    REPORTAGE. Dimanche 11 janvier 2015 est historique en  la France mobilisée pour la liberté d'expression. Journée inédite.je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistes

    Autour de quatre millions de manifestants. Quatre  millions et demi certains  si on ajoute les villes qui choisirent de défiler le... samedi (700000 dans les rues, la veille).

    Du jamais vu.

    Plus nombreux encore que le 26 août 1944, à la Libération. Puisque c'est le comparatif que l'on peut lire ça et là.
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     Etonnants soutiens affichés à la fois à Charlie l'impertinent  et... aux forces de l'ordre...applaudies, soutenues.

    Aux journalistes, aux quatre victimes de Vincennes, aux blessés.

    Le slogan a largement dépassé la rédaction parisienne assassinée.

    Les dessinateurs de Charlie, tel Willem qui aujourd'hui s'insurgent contre ce qu'ils nomment une récupération et  pestent face au nombre  doivent...se calmer.

    L'enjeu les dépasse totalement, au delà des clivages politiques. Justement.

    Car c'est de la liberté d'expression générale universelle qu'il s'agit désormais, suite aux attentats. Tout simplement un refus des actes qui répondent par des bombes à des dessins.je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistes

    Les marseillaises furent chantées et  les drapeaux tricolores agités "en émotion commune ".

    Une ambiance rare en hexagone, drapeaux au vent.

    Rare:  pas  nationaliste mais nationale. Sans superlatifs.

    Comme un  pays qui se rassemble sur ses fondements touchés par le terrorisme.

    A Grenoble, le chiffre de 110 000 participants est immense. Pour la première fois de son histoire semble-t-il.je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistes

    Nombreux se sont déplacés des alentours aussi, pour cette marche silencieuse organisée par le Club de la Presse 38 .

      Lequel a fait passer le "je suis" au "nous sommes Charlie" sur la banderole portée en tête de cortège par les deux corps de métier.

    Elle  unissait journalistes et policiers. Cartes de presse, crayons, stylos,appareils photos brandis.je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistes

    Policiers dans un rôle inédit, habituellement  à surveiller tout rassemblement.

    Dans la foule: toutes les opinions, de ceux- plutôt âgés-affirmant avoir été élevés au petit lait de Cabu et Wolinski à ceux qui pensaient le journal trop extrême et provoc'.

    Beaucoup  n'achetaient ...jamais le journal des "ados attardés" qui   se présente lui même comme "irresponsable" (cf  le slogan) Ils manifestaient pourtant dimanche  contre les attentats en soutien à toutes les victimes.

    Le cortège partait de Jean Jaurès  vers 15 h, l'accès au point de départ initialement prévu étant impossible.

    je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistesLe flot trop important créé des blocages et du piétinement sur place. Une heure 30 après le démarrage, ceux de la gare n'ont toujours pas bougé !nous sommes charlie,je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistes

     Applaudissement émouvants  qui passaient par vagues,  ont raconté les piétons du cortège.

    Le parcours sera allongé, volontairement élargi par un  tour ultra élargi du parc Mistral, en raison de la foule.

    Devant la mairie, des religieux, prêtres,  rabbins et imams rejoignent le cortège

    Un acte symbolique très fort que cette union pour un vivre ensemble. Une unité paradoxalement construite autour de l'hommage à un journal... parmi les plus irrévérencieux et féroces sur le thème des religions !!

    nous sommes charlie,je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistesLe slogan "je suis Charlie" dépasse définitivement tous les clivages !

    Arrivés au Parc Mistral,  policiers et journalistes de la banderole se positionnent dans les gradins.

    Du haut, Anne-Gaëlle Metzger, présidente du Club de la Presse de l'Isère décline au mégaphone, entendu par les premiers rangs, la liste des 17 victimes du terrorisme. Elle  orchestre une minute de silence. Remercie les bénévoles.

    La marseillaise sera entonnée par deux fois au total. dans un mode de chanter étonnant, en communion réelle. Pas la mécanique un peu automatique des fêtes nationales .  "Charlie" sera scandé.nous sommes charlie,je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistes

    Puis la banderole est enroulée, rangée.

    La manifestation commence à se disperser  alors que tous n'ont pas encore atteint le parc d'arrivée...

    A Grenoble se sont réunis 110 000 manifestants... pour une ville de 160 000 habitants !

                                                                                                                                                                        Sylvie Neidinger

    crédit images/ photos Neidingernous sommes charlie,je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistesnous sommes charlie,je suis charlie,club de la presse 38,grenoble,11 janvier 2015,police,journalistes

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  • Paralysie rédactionnelle

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    En l'état, on ne peut plus écrire. Tout sujet autre serait décalé.

    Les tueurs de presse, de salles de rédaction, de policiers, de techniciens de maintenance, de passants.... sont encore  en action. Ils sont en Seine-et-Marne pour une prise d'otage.

    Actuellement dans une petite entreprise de campagne.

    Les distributeurs de mort n'en ont pas terminé avec leurs armes lourdes.

    On espère juste une  issue heureuse pour ces employés d'une imprimerie qui ce matin partaient à leur travail, dans un entrepôt de Dammartin-en-Goële.

    Partaient au travail.

    Comme tout le monde. Dont un au minium semble otage pris dans la terrible nasse.

    Actuellement.

                                                                      SN


    La journée s'est terminée par une tuerie dans un supermarché de Vincennes. Ils, elles allaient juste faire leurs courses. Dégoût et paralysie rédactionnelle.

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