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09/01/2018

Le prix Montagne du club de la presse des pays de Savoie pour un article sur les Pyrénées

Le Prix Montagne Philippe Revil 2017 a été attribué le 19 décembre à Chambéry par le club de la presse 73-74

Il décerne les meilleurs contributions journalistiques hexagonales de l'année sur le thème.

Philippe Revil est un journaliste membre du club  décédé en montagne.

La journaliste paloise Laurence Fleury dédie son prix à toutes les...bergères.

  • Le prix presse écrite est attribué à Laurence Fleury pour son article sur les nouvelles bergères des Pyrénées paru dans National Geographic en janvier 2017
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  • Le prix audiovisuel est attribué à Everest Green, réalisé par Jean-Michel Jorda et produit par Block 8 Production, JPL Productions et Ushuaïa TV.Il fut donné en avant première au Festival d'Autrans (Isère). A noter, ce film sur le nettoyage de l'Everest existe grâce à un financement participatif kisskissbankbank. 20 000 euros ont été récoltés (alors..merci aux anonymes contributeurs qui permettent aux journalistes de donner corps à leurs rêves journalistiques!
  • Le coup de cœur du jury est attribué à Philippe Bonheme pour son article Passy-Servoz une autre vie face au Mont Blanc paru dans Alpes Loisirs.
  • Le deuxième coup de cœur ex æquo  est attribué à Jean Paul  Crespi pour son reportage long format sur la filature Arpin,sur 8MontBlanc un reportage réalisé à l’occasion des 200 ans de la manufacture.
  • Le grand prix du jury France Montagne est attribué à François Carrel pour son article Giono «dans la maison désirée des montagnes» paru dans Libération le 18 novembre 2017.

La remise officielle du  Prix s'est faite dans le cadre festif des 15 ans de Montanea.

Dans quelques jours va commencer la Grande Odyssée Savoie Mont Blanc 2018 organisée par cet organisme.

Avec 18 "mushers" parmi les meilleurs du monde.

Une chose est certaine: la neige ne manque pas !

   

                                  Sylvie Neidinger

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12/04/2017

Présidentielles 2017: une presse française de ...PLACE CANIVEAU

A tous égards cette présidentielle est folle. 

Quelque chose ne se passe pas comme à l'ordinaire.

A commencer par  la mise sur orbite médiatique d'un  Macron inconnu n'ayant pas fait ses preuves et auquel toute la hollandie fait allégeance,  dont tous les médias français ont rabattu les oreilles. Cela commença avec les Une de magazines people. Macron ou la bulle médiatique parisienne, hollandiste qui ne connait même pas la géographie du pays qu'il convoite il qualifie les guadeloupéens d'expatriés et évoque...l'île de Guyane!!!

Artificiellement boosté.

Dans le même temps: la violente démolition de Fillon  ou Le Pen candidats de droite et extrême-droite dans un timing époustouflant.Tout y passe, les costumes, les montres et bientôt les caleçons!

Mme Macron est habillée gratuitement par les grands couturiers. Et cela ne fait réagir...personne.

Le timing est surprenant, à quelques semaines des élections.  Hollande Caton serait à la manoeuvre en tirant les ficelles du renseignement, de la police, de la justice qui l'intéressent, lui et ceux de sa galaxie médiatique. les Niels, Bergé etc. comme supposé par certains?

On ne saura jamais. Rappel le président français est constitutionnellement au sommet de la pyramide de la 5ème république et peut-tout se permettre. Il invoquera alors l'état d'urgence ou le secret défense pour ne rendre aucun compte, de toutes façons.

Comble du cynisme, les auteurs du Bienvenue Place Bauveau - qui n'avaient pas imaginé ce que les gens [de droite] allaient  tirer de leur ouvrage- se répandent désormais sur les ondes pour dire le contraire de ce qu'ils ont écrit.

Un commentateur avec justesse suggère de rebaptiser le livre Place Bauveau  en PLACE CANIVEAU,  niveau atteint par la presse lors de la présidentielle 2017.

On observe une entreprise de démolition des.... règles du jeu.

Le service public n'est pas en reste: Michel Field à la direction des contenus du Pôle France  a validé le format de "Invité surprise". Donc le choix de l'écriVAINE Angot qui a provoqué un clash récemment, de  Kerviel, Buisson etc..

Field: un militant trotskiste devenu prof de philo, puis attiré par la lumière des médias

Le blogueur John Goetelen vient de   dégommer la caractérielle Angot avec son excellente plume alerte.  

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2017/03/25/le-cinema-de-christine-angot-282948.html

Les Présidentielles 2017   sont  violente. Espérons qu'elles ne vont pas connaître d'incident type campagne électorale anglaise.

Les français sont sidérés face à  cette campagne inédite  installée non plus comme une Nuit debout mais une permanence de 24 heures  sur la PLACE CANIVEAU.

Remarque toutefois : depuis  l'ouverture officielle du temps de parole de tous les candidats   strictement comptabilisé  par le CSA on voit un meilleur niveau de la campagne, un Macron ...qui baisse.Un Mélenchon qui monte.

                                                                     Sylvie Neidinger

 

Présidentielles 2017: Blog-série n°14 du #blogneidinger

 

 

26/01/2017

L'HEBDO, encore un magazine papier qui disparait

La presse écrite s'efface (presse du verbe "presser"... une feuille papier avec un peu d'encre)

Dernier en date: le magazine romand l'Hebdo. Et sa trentaine de collaborateurs avec...

Ils ne se recaseront pas ou difficilement dans la presse, car justement elle disparait par ailleurs.

Effacement progressif  du métier de journaliste, celui qui a pour norme de vérifier une info par des sources différentes.

De nombreuses réactions  évoquent "un coup dur pour la pluralité":

http://www.swissinfo.ch/fre/l-hebdo-cesse-de-para%C3%AEtr...

http://www.swissinfo.ch/democratiedirecte/apr%C3%A8s-la-m...

 

http://www.laliberte.ch/news/suisse/un-coup-dur-pour-l-eq...

Témoignages attristés :

ici listing des journaux suisses disparus: http://blogres.blog.tdg.ch/archive/2017/01/26/mort-de-l-h...

http://www.hebdo.ch/les-blogs/dessemontet-pierre-la-suiss...

A l'heure où le président US tape sur la presse tradi pourtant l'un des piliers de la démocratie (si elle peut s'exprimer) et  à l'heure où beaucoup se remettent à lire 1984 (Georges Orwell) il est effectivement pénible de voir un média suisse s'évaporer ainsi.

          INTROSPECTION SUR NOTRE PROPRE SOUTIEN A LA PRESSE PAPIER

Nous ne pouvons échapper à une une introspection sur notre "consommation d'info".

A titre personnel, j'achète de moins en moins d'info papier (certes de nombreux livres en revanche) alors que le journalisme est mon métier.

Quelque part là est l'explication.

Ce 'non acte' d'achat multiplié par le nombre pénalise la presse papier et valorise d'autres modes d'info.

Beaucoup vont lire leurs infos sur google (oui) et  facebook (pas moi) 

Avec ce dernier, ils entrent de fait dans  un autre monde car l'algorithme de Marc Zuckerberg n'est pas de type informationnel mais de type marketing.

Vous y êtes identifié en fonction des navigations précédentes et rangé dans des cases  de profils (homme/femme, âge , réseau d'amis facebook etc..)

Le logiciel vous délivrera alors une info sur des thèmes pré-déterminés que vous êtes supposé vouloir lire et non sur l'actualité véritable.

C'est donc la fin annoncée de l'information ouverte, par définition plus démocratique et ouverte l'ère des données marketing, de com'.

 

                                                                            Sylvie Neidinger

 

                                         

14/04/2016

Michel Field met France Television au service de l'Elysée

La rédaction de France 2 est en ébullition.  Elle vient de décider en AG , ce jeudi soir d'une motion de défiance à voter mardi prochain.

Michel Field,  nouveau directeur exécutif de l'info depuis décembre 2015 met les journalistes   en colère.

Il a eu la main lourde en préparant du "sur mesure' pour l'émission  "Dialogue avec les citoyens". A revenir vers la période de l'ORTF de la télévision au service direct du pouvoir ?

 

                                       FRANCOIS HOLLANDE ET LES MEDIAS

Nota: François Hollande  va encore intervenir ce soir  à la TV 

Au grand dam de certains de ses proches  conseillers avec  le risque parler longuement, en logorrhée pour ne rien dire (cf ses émissions passées).

Un piège  que ce dialogue faussement participatif avec des citoyens choisis, piège dans lequel le président plonge tout seul, régulièrement.

Problème déontologique.  Michel Field envoie  carrément le conducteur de l'émission et les questions à l'Elysée. [ Ce qui ne se fait pas  habituellement en raison évidemment  de l'indépendance  de la presse et de la séparation des pouvoirs].

Puis  renonce à deux intervenants initialement pressentis lesquels réagissent haut et fort à cette "éviction", créant déjà un "bad buzz"  avant l'émission ! Les conseillers avaient raison...

Un article évoque carrément  le petit accord entre amis entre la direction de l'info et l'Elysée.

On pensait le président normal bien différent des autres. François Hollande est probablement encore plus lié au monde de la presse que les anciens présidents de la république.

Et plus que le grand public ne le suppose: voir son ancienne  compagne Trierweiler de Paris-Match, ses repas avec la rédaction du Monde, ses sms persos  réguliers avec les journalistes, son absence au sommet de Bruxelles le temps d'une émission radio , son incroyable absence sur la photo du Security Summit publiquement signalée par Barak Obama car il ....bavardait avec un journaliste.

Remarque: la proximité certaine du président de la république  avec la presse ne l'empêche pas de plonger dans les sondages.

      MICHEL  FIELD  BRUTALISE VERBALEMENT  DEUX FEMMES JOURNALISTES

Dans cette  même période d'accroc à la séparation des pouvoirs, le nouveau directeur de l'info s'est par ailleurs directement attaqué aux journalistes de la rédaction.

Ce, publiquement, dans une émission: son  abominable façon de  mal "remercier " -dans tous les sens du terme- deux journalistes femmes de premier plan qu'il débarque brutalement de l'émission "Envoyé spécial" après 16 ans d'émission.

Pire il les attaque sur leur compétence. Il voulait, lui (et pourquoi lui ????!!!!!!) un reportage sur Trump. Elles ont choisi  un sujet concret, terre à terre sur les pièces détachées d'électro-ménager. Caricatural dilemme.

Il a" critiqué publiquement, lors de cette émission, les présentatrices d’« Envoyé spécial », Guilaine Chenu et Françoise Joly, à qui il vient de retirer l’animation de l’émission : elles auraient mis en avant « un sujet sur les pièces détachées d’électroménager » un soir où le directeur de l’information aurait aimé entendre parler de Donald Trump. Cette façon de résumer seize années de travail a été jugée blessante.'" Machisme.

(...)Interrogé sur l’avenir de l’émission « Complément d’enquête », M. Field a assuré que la question de sa présentation n’était pas tranchée et a lancé à l’intention de Nicolas Poincaré, son animateur actuel : « Nicolas, si tu nous écoutes, ne te suicide pas tout de suite ! » Cette plaisanterie a choqué parmi les représentants des salariés, où l’on a souvent tendance à comparer France Télévisions à France Télécom, touchée par une vague de suicides, notamment entre 2007 et 2009.( Le Monde 14/04/16 )

 Monsieur Field     1) oublie que Trump est chaque jour dans les médias, les pièces détachées, moins 2) les pièces détachées, c'est la vie concrète, pas le cirque  médiatico-politique imposé à l'antenne 3) une rédaction même du Service Public est supposée ne pas être aux ordres 4) la "politique" à la TV peut entraîner une overdose et un zapping certain 5) il  fait revenir  la TV de papa, de mèche avec le pouvoir politique en place 6) et fait preuve de brutalité managériale verbale certaine ( cf "Nicolas ne te suicide pas").

                                   NICOLAS NE TE SUICIDE PAS...

La rédaction s'insurge

 Michel Field n'est pas issu du sérail de la presse à l'origine.

Il vient de l'extrême gauche trotskiste, très jeune limitant de la LCR. Il a 14 ans en 1968,  se fait virer de son lycée pour activisme.

Ce brillantissime débateur ( ceux qui l'ont eu comme prof en témoignent)  passe haut la main son agrégation de philosophie, entre dans le monde de la pédagogie  comme professeur à l'école normale, prof de fac. Fonction publique dont il démissionne à 38 ans seulement.

Egalement écrivain, il publie en 1989 un ouvrage érotique"Impasse de la nuit".

Il tisse son réseau politique et intègre le Siècle, ce club parisien d'influence. Puis devient lui même une personnalité médiatique comme journaliste vedette,  présentateur: Panorama, Cercle de Minuit, France Culture, France 2, Canal+etc.

                                 Aujourd'hui, Michel Field qui vient d'être nommé directeur de l'info à un an d'une élection présidentielle ...dérape.

                                                     PROBABLE  ERREUR DE CASTING

 

Mais à sa décharge  doit-on dire que toute réforme en France ici du service public est mission difficile face aux réflexes conservateurs -(de gauche ou autre.

Ceux qui connaissent Michel Field se demandent ce qu'il est venu faire dans cette galère?

Le Monde dresse son portrait. Beaucoup sont étonnés de ce choix pour une gestion d'équipe.

A l’extérieur de la chaîne, l’étonnement était aussi de mise. « C’est un type très intelligent, cultivé et plein de vie, et je n’ai pas bien compris qu’il accepte ce poste, assure le journaliste Guillaume Durand. Field est un soliste plus qu’un chef d’orchestre, c’est un intello organique qui pense que la créativité va jaillir  du bordel ambiant. »

Même surprise pour Laure Adler, qui, en 1992, avait réussi à le convaincre de prendre   de les rênes du « Cercle de minuit », sur France 2, alors qu’il s’apprêtait à signer   pour « L’Ile de la tentation », sur TF1. « Qu’est-il allé faire  dans cette galère ? », s’interroge-t-elle. « Michel Field n’est pas du tout un chef d’équipe. C’est quelqu’un qui aime exister avant tout, un hédoniste qui joue avec le statut, la fonction et la hiérarchie », ajoute-t-elle. Quant à Michèle Cotta, grande experte des médias et particulièrement de France 2, elle s’étonne « qu’un homme d’une telle culture aille se perdre   dans les méandres de ces rédactions avec qui il faut du doigté et de la diplomatie  , c’est-à-dire le contraire du personnage ! ».

Oui, un personnage...

                                                    Sylvie Neidinger

http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20161012.OBS9732/l-enigmatique-michel-field.html

 

 

06/10/2014

Article numérique: intéressant format webdoc

Le blog signale ici un article web  du Monde extrêmement intéressant  dans son rendu. Il date du 4 octobre, il y a 2 jours.

N'est  pas commenté  ici  le contenu du reportage  dont le thème est  le matriarcat supposé (à démontrer, d'ailleurs !) des Gardiennes de l'ïle de Kihnu (lire)web doc,formalisme,les gardiennes de kihnu,ile de kihnu,journal le monde,journalisme,gamification

On évoque ici sa forme nouvelle.

Il utilise les usages du  webdoc mais en grande simplification.

COMME UN WEBDOC!

Certes, il ne présente pas la richesse de la complexité interactive et des procédés de gamification des  docus nouveau genre   type le célèbre Prison Valley de David Dufresne. Entre autres célèbres productions...

D'ailleurs, ces webdocs aux budgets colossaux de type cinéma jouent dans une autre catégorie !

Ici, il s'agit d'un article de base mais enrichi et inspiré de ces nouvelles formes. 

C'est bien le lecteur qui, en faisant défiler, déclenche de très intéressantes apparitions d'images et de vidéos.

Le résultat est un article numérique vif, moderne , agréable en limite exacte de l'article de presse et du documentaire. Magnifique !

                                                                                       Sylvie Neidinger



Cet article est l'occasion d'ouvrir une nouvelle rubrique webdocs tellement " le sujet le vaut "sous réserve de trouver le temps futur d'alimenter une rubrique supplémentaire...


Crédit images/capture d'écran article Kihnu


20/09/2014

Conférences de presse élyséennes 100% surannées

Thierry Mandon s'est dit "consterné" par le "surréalisme le plus total" du format des conférences de presse présidentielles" peut-on lire à propos de celle du 18 septembre 2014.

On partage totalement cet avis critique  sur le résultat consternant de tels raouts médiatiques. Mais pas sur les causes telles qu'il les décrit !

En effet le secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la Simplification met directement en cause les mauvaises questions des journalistes et seulement elles : trop facile !

On n'épiloguera pas sur l'absence de réponse par le Président à certaines questions qu'il élude ou au contraire sur ses trop longues digressions ou ses réponses et son ton carrément dépressifs (voire sa manière inacceptable de signifier que le job est dur...)

L'exercice complet sonne faux !

La conférence de presse présidentielle  apparaît surtout totalement surréaliste aux yeux de... la presse étrangère notamment anglo-saxonne, plus mordante.

Faux pour trois raisons:

1) Il s'agit en fait   d'un acte de communication présidentielle. Le président (de droite comme de gauche ) démarrant souvent par un discours hyper long (voire ennuyeux)  et ensuite ne répondant finalement qu'à ce qui l'intéresse.

C'est bien de  la  com',  pas la presse !

2) F Hollande, spécifiquement,  commente souvent sa propre action plus en journaliste qu'en président. Même à cette conf de septembre. Dans le réel, il est très, très proche de la presse  telle évidemment "son" journal Le Monde (ex janvier 2014, )   Le 5 août 2013 le président se déplace pour manger à la rédaction du Monde C'est très étrange considérant la Séparation des pouvoirs. La profession de sa compagne Trierweiler etc. Le livre choc de VT le décrit comme tweetant en permanence avec 70 journalistes, acte bizarre et peu présidentiel !

Plus que d'autres, à   ces conférences,  il apparait comme" le président des journalistes" qui parle aux français par cet intermédiaire.

3) Il s'agit en fait  d'une cérémonie de la monarchie républicaine française.

Tout un cérémonial déférent, dans le salon rouge d'apparat. Alerte à celui qui va poser une question dérangeante....

  Le 14 janvier 2014, c'est bien  un journaliste accrédité de la presse présidentielle qui fut autorisé à poser "La" question attendue, finalement très calibrée. La réponse ne fut d'ailleurs pas très instructive...

Les professionnels de la presse si nombreux sur place (de 350 à 400 c'est énorme)   peuvent aller jusqu'à s'auto-censurer puisqu'au final, rien de très vivifiant  n'en ressort. Les journalistes apparaissent même dans ce cadre   avec l'image gênante d'un "corps intermédiaire" révérenciel et complaisant. Un écran miroir.

Thierry Mandon a parfaitement raison de souligner combien est inintéressante cette sempiternelle  question de savoir si l'actuel président va se représenter en 2017. Une demande  qui intervient en permanence dans les débats journalistico-politiques  hexagonaux.

Comme si le plus fondamental pour tous n'est pas tant de savoir comment l'actuel roi dirige mais surtout qui sera le monarque suivant !

Cela se passe ainsi dans le Palais Présidentiel de l'Elysée.

Effectivement, la réunion président/presse  n'est absolument pas une conférence de presse mais bien  un rite suranné, obséquieux, bavard complètement démodé de la Vème république.

A réformer et simplifier pour devenir une...vraie conférence de presse  !?

Mais,pour devenir une vraie conf' type Maison Blanche, encore faudrait-il, M Mandon, changer tout le système et non simplement le jeu des questions !

 

                                                         Sylvie Neidinger

 

Cité par TDG

 

 

07/06/2014

Charles-Henri Favrod: élégance de l'indépendance du journaliste

Ce blog continue la déclinaison de la thématique du Libre dans  les conférences forts intéressantes du TEDxGeneva. Non pas par obsession ou par promotion. Mais parce que le contenu des conférences était fort intéressant.

#tedxgeneva,grnd reporter,accords d'evian,rsr,université de lausanne,vaudois,belletrien,charles-henri favrod,journalisme,histoire,libertéIl fallait absolument évoquer le journaliste Charles-Henri Favrod qui du haut de ses 87 années péniblement appuyées sur des cannes a fait l'honneur de sa présence.

Wiki présente ainsi ce journaliste helvète de premier plan très honoré (légion d'honneur, officier des arts et des lettres...) Membre d'honneur de la Presse Suisse.

      GRAND REPORTER  "BELLETRIEN" VAUDOIS

"Charles-Henri Favrod, né le 21 avril 1927 à Montreux, est un journaliste, photographe, essayiste, directeur de publication et bellettrien vaudois.(...) Il crée Télévision Rencontre, dont le premier film, Le Chagrin et la Pitié (1969), constitue un succès mondial, couronné en particulier au Festival de New-York et ouvrant le grand débat sur le régime de Vichy."

Il démarre d'ailleurs sa conférence en rappelant ses humanités à l'Université de Lausanne. Il commença par le latin et le grec....la genèse d'une autre génération de journalistes aujourd'hui "webisés".

Gazette de Lausanne, Radio Suisse Romande, Musée photo de l'Elysée...#tedxgeneva,grnd reporter,accords d'evian,rsr,université de lausanne,vaudois,belletrien,charles-henri favrod,journalisme,histoire,liberté

Sa liberté à lui ? Dans les années 50,  avoir commencé à  chercher l'information écrite et photographique "de l'autre côté" ou "sous une autre facette, notamment autour de la guerre d'Algérie, entre autres.

L'écouter le 7 avril 2014 : Les clefs de la décolonisation

Du "bon boulot": chercher les angles inédits. Dans un conflit, donner la parole à ceux dont le point de vue n'est pas toujours mis en exergue.

Il  favorisa les rencontres secrètes qui permirent les accords d'Evian.

Le rôle du journaliste libre et indépendant d'esprit. Et un peu plus encore.

Position qui forcément sur le moment, lui a valu une inconfortable  volée de bois vert."C'est faux de prétendre que j'ai été un porteur de valises" a-t-il dû rectifier.

Il a ensuite porté  par sa voix journalistique personnelle et non ses bagages -sinon ses bagages intellectuels !- les éléments d'une négociation de paix internationale de premier plan en donnant accès aux revendications d'une des deux  parties en présence.

                                                                         Sylvie Neidinger

 

Blog-Série n°5/TEDxGeneva 2014:

1/5-FREEDOM@digital age à Carouge

2/5-Richard Stallman: libre n'est pas gratis!

3/5-Gwenn Seemel et la multiplication des petits pains

4/5-Lessive digitale "libre". Vraiment ?

5/5-Charles-Henri Favrod élegance de l'indépendance du journaliste

Crédit Images /photos Neidinger sous commons creative


17/04/2013

Le salut du journalisme : hyper-local ou en hyper-web-proximité?

La chaire "Convergences, Laboratoire du journalisme numérique" basée à Grenoble P1080091.JPG(Sciences-Po, GEM et Supcréa) proposait récemment un Forum de réflexion sur le thème de la mutation médiatique face à la digitalisation.

Quelques suisses invités n'avaient pu faire le déplacement.

Réponse, docteur ?

Article disponible sur le site du Club de la Presse 38

Dont ma  conclusion suite aux diverses interventions :

"Il ne s’agit  pas pour les médias d’aller conquérir la niche géographique locale la plus infime....

Hyper local n’est   pas un stade infra du local,  lui-même supposé  placé  sous le régional.

Avec la webosphère, les anciens codes  hiérarchiques sont cassés.

 L’info est consommée par un « consommateur en proximité médiatique » qui de ce fait se sent « en communauté d’intérêt, de sujet, de thématique »

Qu’il habite à 2 km ou à l’autre bout de la terre, il ressent une grande  proximité phatique, empathique.

En fait l’hyper local, c’est juste de l’hyper  lointain connecté !"

C'est en tous cas ce que les blogs TDG nous enseignent ! Au nombre de 400, ils sont normalement en référence avec la région lémanique franco-suisse. Leurs thématiques retenues tournent autour du genevois pour partie et de grands thèmes à la Une. Elles montrent en tous cas une réelle  communauté locale de lecteurs.

Mais pour une part seulement !dijonscope,sabine,torres,chaire convergences,journalisme

Les blogueurs sont surpris de recevoir des courriers de l'autre bout de la planète issus de personnes qui se sentent tout autant en ...proximité !

                 Sylvie Neidinger

 

 

 

sur la photo:Sabine Torres, unique actionnaire de Dijonscope, une pure"pure-playeuse", véritable "patronne de presse"localisée en région Bourgogne.

Elle réclame non pas des subventions mais une égalité de traitement par les pouvoirs publics: une TVA à 2,1 % comme la presse et non à 19,6 %pour son site en ligne.

A 18 ans, cette journaliste ...pure et dure(qui ne participe ni aux cocktails-presse ni aux voyages de presse invités, ni au journalisme de communiqués)  avait déjà lancé son  premier site internet...

Après avoir adopté pour Dijonscope la formule gratuite puis l'abonnement payant, elle affirme aujourd'hui que "si le lecteur ne me suit pas, je ferme" Réaliste et courageuse ! SN

Rubriques du blog Neidinger concernées : Journalisme, journalistes /Blogosphère#web@com

24/03/2013

Locale française délocalisée à Tunis, journalisme en question

Les voitures, cela se fabrique de plus en plus hors du pays consommateur, le textile idem. La facturation peut être générée au Mexique ou en Chine. Des services complets d'informatique  passent de l'Europe à l'Inde. La délocalisation est désormais  une variable du jeu économique.

Et cela continue dans des secteurs jusqu'alors non touchés...

Un article du blog Big Brother du Monde en  signale un nouveau type. La rédaction en Tunisie d'articles d'information...locale française. Inédit.

Certes, précision importante sur le statut. Le média en question n'appartient pas à la famille  de  la presse (avec numéro de commission paritaire) C'est une régie publicitaire qui habille d'infos ses petites annonces.

La fonction du rédactionnel étant dans ce cas non pas une  matière première mais un  pot de confiture. A savoir un  habillage pour attirer,  inciter le lecteur à se rendre sur le web pour lire les PA.

Avec comme producteurs en Tunisie, des salariés payés 300 euros par mois pour 10 à 15 articles par jour. Stakhanovisme.

Leurs sources? 

La PQR, les tv régionales,  "20 minutes", des  newsletters  institutionnelles, lettres de Conseils Généraux etc.

Pour ré-écrire une info de locale sur Lyon, Toulouse ou Bordeaux. Bientôt Caen, Nice et Paris.

Parasite, elle tire sa substance par reprise d'infos déjà parues chez d'autres. Ce qui n'est pas illégal.

Cela pose problème tout de même :

1-La régie publicitaire s'appuie sur le travail d'autres  médias qui eux, ont fait leur boulot basique à savoir RECHERCHER, VERIFIER LES INFORMATIONS.

2-Quid de la fraîcheur et de l'intérêt?

3-Faire travailler des Tunisiens  "comme des esclaves" dit l'article

Le plus surprenant est la promotion sans complexe  de cette délocalisation d'info locale sur le site web de l'Ambassade de France à Tunis !!!ambassade.GIF

Une brèche est ouverte.

La question va se poser quand les journaux de presse, écrits et/ou digitaux, vont eux aussi délocaliser.

Cela commence à se produire sous une autre forme : la mutualisation.

Comme le pratique Ebra . Ce  Groupe de presse propriété du Crédit Mutuel fait diffuser le même article    dans chacun de ses journaux de PQR: Dauphiné Libéré, DNA...

Economie de journalistes.

Photocopie de l'info très, très loin  de ce qui fait le coeur du métier, l'interêt du lecteur/auditeur: la recherche de données  neuves, de terrain et originales.

L'INFO-PHOTOCOPIE

Acrimed, l'Observatoire critique des médias évoque cette mutualisation.

Qui est victime de ces économies industrielles en marche ? Certes, celui qui recoit l'info-photocopie.

Mais surtout la profession des émetteurs d'infos. 

A la question télévisuelle posée  à un responsable national de Pôle Emploi en octobre 2012 : "quelle est le métier le plus en crise économique" La réponse  fut sans hésitation "les journalistes : trop de monde pour trop peu d'annonces".

Une partie du problème s'explique par la pléthore de  formations presse. Bien au delà des besoins. (d'autant qu'on peut aussi intégrer ce métier  sans école)

Il fait rêver, certes.  Des instituts de formation opèrent dans toutes les régions de France. La seule ville de Grenoble accueille deux écoles. Deux années d'études  intégrées le plus souvent après un bac + 2, +3 voire plus.

Et  là une certaine hypocrisie générale doit être signalée. L'existence du nombre trop important d'organismes  de formation n'est- elle pas en place pour fournir aux médias des armées de....stagiaires gratuits ????

Je peux en témoigner. Cela date un peu.  Des stages- écoles vécus sur le terrain en réel en fonction pro: 3 mois de conduite de nuit pour une grande radio parisienne, 3 mois de PQR, 3 de médias nationaux etc.

Tout bénéfice pour  les entreprises de presse qui n'ont qu'à lire les CV et trier des cohortes de stylos ou souris gratuits super honorés d'avoir été sélectionnés.

Normalement au bout d'un tel parcours, il y avait de l'emploi. Pour les nouvelles générations : le vide, la précarité.

Le mouvement s'accélère avec ce nouveau type de délocalisation-parasite ( car en ré-écriture de données) comme le cas tunisien ou celui  des articles passe-partout, mutualisés entre plusieurs supports de groupes de presse. Car Ebra n'est pas le seul à réduire ses coûts de production de la sorte.

On observe également que le passage du papier au web 2.0  voit une stricte diminution des rémunérations. Avec même une tendance vers le "carrément non payé"

Anecdote véridique  vécue il y  a 8 ans avec le rédac chef d' une net-rédaction. Il proposait du travail mais non rémunéré- une habitude visiblement.

Devant mon étonnement, sa réponse fut extraordinaire:" cela serait trop injuste vis à vis de tous nos autres collaborateurs externes que nous ne rémunérons pas non plus. Votre intérêt sera de voir votre signature dans notre publication. C'est une magnifique carte de visite

Bigre. Net refus  évidemment.

En réfléchissant, en Tunisie au moins, les rédacteurs délocalisés de la régie publicitaire française  gagnent 300 euros par mois !

                                                                                                                Sylvie Neidinger