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  • IP vandale...issue du ministère de l'intérieur chez wiki !

     France. Cette "affaire" vient donner de l'eau au grand moulin de la surveillance généralisée et particulièrement des sites informatifs.

    Ici wikipédia qui aurait subi des intrusions modificatives de contributions.

    Au point de supprimer une adresse IP malveillante qui en fait remonte au... ministère de l'intérieur (!)  Justement  en charge de la surveillance du net, de "l'espionnage" dit en termes démodés...

    La victime wiki,  parle même de "foutage de gueule" au niveau des modifications...

    De l'humour décalé probablement.

     http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/01/13/une-adresse-ip-du-ministere-de-l-interieur-bloquee-sur-wikipedia-pour-vandalisme_4846544_4408996.html

    Je cite :

     "Vandalismes, attitude non-collaborative, (…) passages en force, pistage des contributions d’autrui et foutage de gueule en prime » : telles sont les raisons pour lesquelles l’adresse IP 212.234.218.196 a été bloquée le 18 décembre sur Wikipédia, pour une durée d’un an. Rien d’exceptionnel sur l’encyclopédie collaborative, dont les administrateurs, élus par la communauté, doivent au quotidien faire le ménage parmi les contributeurs peu scrupuleux. Mais cette fois, l’adresse IP (qui permet d’identifier un appareil connecté à Internet) n’est pas n’importe laquelle : elle appartient au ministère de l’intérieur, rapporte Le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 13 janvier.

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    Sur la page de discussion consacrée à ce mystérieux utilisateur officiant de la place Beauvau, l’administrateur, qui utilise le pseudonyme de Jules, explique avoir pris sa décision « après lecture de l’historique » de cette page : « J’en conclus (…) que cette IP pose plus de problèmes qu’elle n’apporte de choses positives à Wikipédia. » En effet, cette IP a déjà été bloquée plusieurs fois depuis son arrivée sur l’encyclopédie en 2007, pour une durée d’un mois maximum, et a fait l’objet de plusieurs avertissements. Les raisons : « vandalisme pernicieux », « dégradations répétées », « retraits répétés d’informations sourcées », etc. En 2014, un administrateur écrivait même, goguenard : « Le temps de changer d’occupation, il y a certainement mieux à faire au ministère de l’Intérieur. »

     

    Ceci confirme la sensation indéfinissable qui m'avait été signalée part un blogueur. Lui de relire d'anciens articles archivés, les retrouver avec des modifs qu'il  ne reconnaissait pas. Et ceci surtout pour les articles type politique. Certes pas en mode massif. Moins d'une dizaine de modifs en tout. Mais cela est perturbant.

    Ce blogueur avait deux choix:

    -   soit il se disait  qu'il perdait la tête, entrait  en alzheimer en ayant laissé de telle bêtises non corrigées et devait aller voir un médecin...

    -  soit il pensait à la surveillance mais trouvait la réalité d'une intrusion modificative trop énorme.

    Désormais, avec cette info du jour sur le Monde, confirmant une info du Canard Enchaîné une troisième explication, rationnelle cette fois s'ouvre: la surveillance potentiellement intrusive en goguette... qui s'amuse en plus !

                                                La solution?

    Protéger à mort son ordi n'est pas forcément la solution car si des organismes d'Etat s'amusent de la sorte même  autour de site non polémiques (au sens de la sécurité du pays) ils ont les moyens énormes d'un Etat pour agir.

    Combat du pot de terre contre le pot de fer. 

    De plus les lois d'exceptions en vigueur en France viennent renforcer des pouvoirs "ultra démocratiques" ...contre Monsieur et Madame tout le monde aussi.

    Certes mais les responsables de wiki posent la question de fond: "ils n'ont pas autre chose à faire?"

                                   Presse garante de  la démocratie

    L'acte commis  chez wiki va au delà de la démocratie.  Mais tout de même reste  en démocratie.

    Car finalement les "contributeurs   "officiellement ...officieux "qui perturbent wiki  et dont l'adresse IP remonte aux "Services"  n'ont pu:

    1) cacher leur adresse IP

    2) censurer l'article du Canard ni celui du Monde qui a posteriori sortent l'affaire.

    Au final, la presse a fait ici son boulot de signalement du problème.

    Dans son rôle essentiel de contributeur de la démocratie.

    Essentielle presse, essentiels blogs, essentielle wiki, aussi, on le note ici.

                                                                                       Sylvie Neidinger