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08/10/2016

Expo sur l'histoire des frontières genevoises

 A signaler une expo prochaine à Ville-la-grand sur  l'histoire des frontières Genève-France qui est une donnée fluctuante dans le temps, évolutive, donc susceptible d'études historiques.

Ce blog avait été ouvert un 22 juin 2011 suite justement à un questionnement sur cette frontière précisément avec  une note intitulée...

histoire de loa frontière.GIF

Le vieux couple franco-suisse.

"Au fait: qu'est ce qu'une frontière sinon un insurmontable problème philosophique ?

Cette ligne invisible relie aussi ce qu'elle sépare. Sépare ce qu'elle unit.

Oui, le no man's land imaginaire supposé frontal rassemble  côte à côte, ce qu'il différencie dans un rapport de proximité immédiate.

La meilleure option métaphysique serait de considérer les espaces franco-suisses issus de la coupure axiale comme ....un vieux couple sage.

Deux individualités qui par leur communauté de vie forment une entité juridique supérieure "pour le meilleur et pour le pire" suivant les termes du contrat conjugal privé.

Les enfants sont élevés, les disputes pimentent un peu la vie: place au mariage de raison devenu sérénité mature.

D'ailleurs le vocabulaire témoigne de la connivence de fait: Genève (Suisse) pays... genevois (France) devenu  en 2012 Grand Genève.

Le lac sans le Salève serait comme un soleil sans chaleur.

Depuis des centaines d'années, la complémentarité territoriale et....mentale régit les inter-relations, au delà des bisbilles de forme.

De facto. Cette réalité là, personne ni aucun Parti politique ne peut la contester"

                           UNE HISTOIRE DE.... PALPITATION DU COEUR

Depuis cette date, les contradictions  franco-suisses ou suisso-françaises se poursuivent.

La relation politique semble s'être tendue avec les préférences d'emploi, un raidissement certain.

Mais  dans le même temps, le Ceva va permettent encore plus la circulation des personnes et le logement des Suisses en France !

Cette prochaine expo-  dont l'association historique La Salévienne  a mis son grain de sel- sera certainement fort instructive sur cette ...palpitation cardiaque de flux de populations.

Flux qui s'ouvre et se ferme puis s'ouvre puis se ferme...

C'est l' histoire de coeur, systolique et diastolique d'un vieux vieux couple type "je t'aime moi non plus"!

 

                                                                                   Sylvie Neidinger

Cette thématique m'avait intéressée au point que pour la première fois j'ai osé produire une caricature maison  et commencer quelques caricatures naïves et maladroitement dessinées mais qui ont le mérite... d'exister avec cette histoire de frontière ...#caricaturesneidinger.

                                                         Les pendulaires

 

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17/10/2014

Les circuits courts agricoles du Grand Genève, en court-circuit?

 La question précisément posée lors du petit-déjeuner débat de la MED74 de mercredi 15 octobre à Annemasse était la suivante: Circuits courts du Grand Genève phénomène de mode ou véritables leviers de développement économique? 

med74,sandra mollier,élofie marfico,grand geneve,grda,label grda,salève,estiveSandra Mollier, chef de projet nature au Département Présidentiel,med74,sandra mollier,élofie marfico,grand geneve,grda,label grda,salève,estive a présenté un état chiffré agricole dans la zone et des exemples concrets telle l'action Chez mon fermierJulien Cosme (Chambre d'agriculture Savoie Mont Blanc) a développé les enjeux du court, Elodie Marfico, adjointe scientifique à la direction Générale de l'Agriculture de l'Etat de Genève évoquait  le  label de proximité local: Genève Région Terre d'Avenir.med,grda,label grda,sitg,sandra mollier,grand genève,produitq

La zone géographique du bassin concerné comprend 2000 km2 , 1300 entreprises, 6000 emplois directs....

Les deux  sites webs regorgent de données, dont les cartographies  toujours didactiques issues du service dédié genevois SITG.

                                        LE SWISSNESS AU COEUR DE L'ACTU

La véritable problématique n'est pas tant celle inscrite dans l'intitulé:  "mode ou levier?" Mais plutôt les évolutions politiques... internationales.

Le court est  à la fois moderne et ultra séculaire :

1-Réalité géographique. Le circuit court est totalement tendance pour la fraîcheur des produits, la limitation de l'impact carbone, l'économie de proximité. D'où l'intérêt des actions  GRTA ou Chez mon fermier.

2-Réalité historique: le terroir ! Genève intra-muros est depuis les temps immémoriaux connectée à Genève extra-muros sur les terres agricoles de proximité. L'étymologie en porte trace entre "Genève" et le "genevois", son territoire lié.Comme toute véritable ville qui se respecte. Or, ici,  une frontière entre temps a séparé les deux entités.  Les zones franches, créées à cette occasion, purent régler ce problème. D 'où la particularité pour ces  produits du genevois français de   se voir commercialisés  en Suisse avec le label suisse.

Le sujet devient délicat à l'heure actuelle. 

En fin de rencontre,  Marc Favre, vice-président de la MED a posé "la" question  du projet Swissness, les risques  de voir supprimée cette pratique.

Réponse. L'affaire est d'actualité mais sans aucune indication  sur le résultat :

-Les politiciens français régionaux sont montés au créneau en faveur du maintien.

-Les conseillers d'état genevois doivent donner leur avis fin octobre.

-Pour une décision ultérieure confédérale. Laquelle sera cruciale.

L' avenir helvète des produits agricoles du genevois intégrés, lait, tomates....est incertain et lié à des problématiques qui les dépassent largement.


A QUELLE SAUCE SERONT MANGES LES FROMAGES GENEVOIS?

  Telles les bisbilles actuelles entre France et Suisse sur EuroAirport Bâle Mulhouse?  Le  gouvernement français a informé  cet été le  Conseil Fédéral de son intention unilatérale d' appliquer le principe de territorialité à compter du 1er janvier 2015 à cet aéroport binational, à la stupéfaction de la Suisse et des élus et ...salariés alsaciens.

Une modification sans concertation signe d' instabilité juridique, ce mal hexagonal.

Une remise en cause brutale et radicale d'un principe  qui accordait à cette zone alsacienne la législation helvète. Ceci bouleverse fondamentalement la donne de cette aéroport, 2ème employeur du Haut-Rhin. Autisme parisien.

Démarrent  les conséquences en cascade dont plusieurs financements suisses en France déjà programmés mais gelés, en stand by ( ex: des  liaisons de transport) . Des entreprises de fret envisagent de  quitter l'aéroport. Des chantiers de BTP français avec fonds suisses sont déprogrammés ou en attente.

Cela chauffe.

Un article des  DNA confirme que la suisse refuse de céder aux injonctions françaises  ni même d'entrer en négociation sur ce dossier aéroportuaire.

Tout ceci semble  loin des produits agricoles genevois. En apparence seulement. Tout est lié !

Preuve, cet été, les agriculteurs du canton de Genève n'ont pas eu le loisir de recevoir de subvention fédérale si leurs vaches  montaient en estive sur les flancs du Salève genevois comme de tradition. En circuit court écologique pourtant.

La Confédération a supprimé les aides accordées à l'alpage s'il se produit hors du territoire. Le Salève en est désormais exclu. Les agriculteurs du canton apprécient peu. Il leur semble difficile de louer des camions pour emporter le bétail vers des alpages valaisans ou autres.

  L'actuel gouvernement parisien semble mettre à mal des mécanismes trans-frontiers déjà huilés, en dépit des alertes des responsables politiques   des régions françaises concernées.

Les conséquences de tous ces dérèglements ne sont pas encore toutes identifiées.

Les pommes des zones franches ne veulent pas compter pour des prunes mais semblent déjà mixées en une drôle de compote bilatérale.

                  SIMPLE DEREGULATION OU DE-CONSTRUCTION POLITIQUE ?

L'air du temps est au suffixe privatif "dé-". La dernière livraison du Messager genevois (N°42 du 16 octobre 2014) est éloquente. En page 9 un article un peu provoc intitulé "Et si on changeait de nom du Grand Genève " la question posée aux politiciens des deux  côtés obtient en réponse un non évidemment. Mais on peut lire des avis divergents rapportés par le journaliste:" pas de P+R, Genève ne s'intéresse pas au Grand Genève. Il faut la nommer désormais "petit Genève"." D'un populisme, l'autre...

Plus sérieusement en page 7, la CCG, Communauté de (17) Communes du genevois, forte des nouveaux maires issus des dernière élections pour mettre en oeuvre de nouvelles idées, vient de déclasser 195 hectares ( soit 60 % des terres prévues pour l'extension de populations) passant par cette modification du Scot de constructibles à inconstructibles. Qui au passage vont redevenir...agricoles. Gel.

Le label GRTA avec son image d'excellence  fonctionne fort  bien actuellement avec une bonne visibilité des produits  de l'agriculture locale issus à la fois du  canton de Genève ou des zones franches.

Mais des enjeux plus vastes et plus difficilement maîtrisables par les responsables en charge du Grand Genève  interfèrent.

Surtout: une incertitude s'installe.

Sur leur devenir, les courts circuits genevois sont actuellement réellement  court-circuités par l'actu politique générale de la relation franco-suisse.

                                                                                          Sylvie Neidinger

 Les conférences de Mme Mollier et Marfico sont disponibles sur le site de la MED en lien dans l'article

crédits images/ captures sites webs évoqués

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24/03/2014

Carrières Internationales du Grand Genève en bonnes rencontres

 Divonne-les-Bains (le 19 mars) et Archamps  le lendemain ( au Centre nommé "Porte Sud de Genève") accueillaient la semaine dernière des rencontres transfrontalières.P1120761.JPG

Autour de l’emploi salarié mais aussi de  la création d’entreprise. Destination suisse.

Organisées sous forme de colloque par Pôle Emploi Pôle Mobilités Internationales (en liaison avec les agences de St Ju et Divonne) les deux journées ont réuni des centaines de personnes autour de dizaines de conférences de grande qualité.

Des intervenants de toutes spécialisations pour un  public  venu  s’informer des réalités helvétiques, de Vaud et de Genève.

P1120762.JPGIl ne s’agissait pas d’une mise en contact directe avec les entreprises. Mais en quelque sorte d’infos très pointues, basées sur le réel de cette frontière.

Car au-delà ne fonctionne pas comme en-deça !

Une info, en amont des projets de vie individuels, entrepreneuriaux ou  salariés:  des conseils précis lesquels furent nombreux (des dizaines de thématiques) variés, pertinents.

  Ces réunions double –nationales étaient fort intéressantes à observer dans le contexte  post-votation anti-immigration du 9 février…

Quelle tendance allait-elle se dégager: plutôt morose ou  esprit prospectif  ? Se morfondre ou regarder les lignes de crêtes?

 En fait, de ces rencontres se dégageait un véritable flux d’énergies !

Les suisses qui se sont déplacés ne venaient pas  pour faire simple bonne figure.

La dynamique d’une région économiquement active qui a besoin de toutes ses compétences de quelque bord de la frontière que ce soit, était sensible.

On ne pourra citer tous les professionnels...

grand geneve,carrières internationales,divonne,archamps Bien évidemment, les grands acteurs du secteur franco-suisse étaient à leur poste: Romain Duriez de la CFSCI (Chambre France-Suisse pour le Commerce International) et ses recommandations pour réussir son projet entrepreneurial (à propos leur logo intégré est très intéressant !) également  la Cité des métiers de Genève, le GTE, la CCI d'Annecy…


                           RESEAUTER ET ENCORE RESEAUTER!


Ces deux journées furent en fait,  du réseautage à grande échelle !

Avocats, conseils pour des thématiques variées.

Un exemple: comment devenir...socialement désirable.

De la réflexion sur l'image personnelle  numérique avec  l’usage des réseaux sociaux pour le "personnal branding"par Marie Marthe Joly (expression-coaching.com) à Divonne. Idem  par Alain Chalouhi à Archamps représentant la Swiss Entrepreneur Association...

Aux remarques pertinentes sur l'image de soi renvoyée, les dress-codes, avec  Myriam Hoffmann (Première Impression) 

Les  présentations juridiques de la législation du travail par  Maître Rousselle-Ruffieux du cabinet genevois BCCC spécialisé en droit des affaires etc. Chacun puisait suivant ses besoins !

grand geneve,carrières internationales,divonne,archampsRudolf Klaus (rkls.ch) sur ce thème « réussir en Suisse : la bonne attitude » distilla de  précieuses remarques. Ce spécialiste du réseautage productif n’a pas hésité à transmettre son  vécu de suisse alémanique qui ne parlant pas un seul mot  français avait choisi de vivre en zone lémanique.grand geneve,carrières internationales,divonne,archamps

Ce coach expérimenté n’hésita pas- en toute franchise, sans langue de bois- à dénoncer le résultat de la votation du 9 février  "mauvaise pour l’économie", selon lui. (c'est direct, à son image)

Comme un pays qui scie la branche sur laquelle il est assis: cf, son illustration de Frits Ahlefeldt projetée à l’écran !

 En fait à Divonne et Archamps, on a senti la branche des contacts professionnels  franco-suisses …plutôt solide !

                                                             Sylvie Neidinger


 crédits images/Photos Neidinger +capture d'écran (logo CFSCI)

10/02/2014

Choc bilatéral à l'immigration

 Coup de tonnerre en Helvétie.

Coup de canon à Genève, qui a voté "non" comme tous les cantons romands.

Stupéfaction dans le Grand Genève.

Le résultat de la votation du 9 février remet tout en question.

 La Suisse a certes rappelé  hier par une votation démocratique sa vieille tradition d’indépendance.

 Sauf que l’annonce du résultat assomme les milieux économiques, universitaires (ex:l'IPFL  reçoit aussi  des subventions de recherche européennes)  politiques (hors le parti gagnant UDC évidemment) .

Et un peu tout le monde...

 Tremblement de terre. Tout est remis en cause.

Quid des institutions binationales du Grand Genève?

 Le pays a-t-il agi comme un enfant gâté qui voulait tout sans contrainte?

 La Suisse vit au cœur de l’Union Européenne, première zone économique intégrée mondiale. Et commerce avec elle à hauteur de 56% .

Une position privilégiée. Elle en veut désormais les avantages sans les contraintes.

 Il est bien évidemment fort improbable que les partenaires européens ne l’entendent de cette oreille.

                                  PAS DE DESOLIDARISATION

Car la remise en cause d’un seul accord bilatéral sur un point désolidarise les autres. Avec cette clause curieusement nommée la "guillotine"...des bilatérales.

 L’Union Européenne est très sensible à toute  « désolidarisation »

La Grande Bretagne de David Cameron se voit régulièrement opposer un ferme non à sa velléité de redéfinir les traités.

 Alors cette volonté intempestive de la Suisse- qui n’est  pas membre mais juste partenaire- de remettre en cause l'édifice bilatéral par la dénonciation unilatérale de l’accord de libre circulation des personnes risque de facto de  se voir opposer le refus par l'UE pour le  reste.

La Suisse qui performait dans la course économique  vient-elle, toute seule, de se tirer une probable balle dans le pied ?

Elle risque de repartir en boitillant. Car l’Union Européenne va respecter son  choix démocratique issu des urnes.

 VOTATION CONTRADICTOIRE ENTRE DIVERSES  VALEURS SUISSES

 Le résultat des urnes est visiblement  contradictoire car le pays  helvète, s’il adore sa farouche indépendance au point de trouver – par cette votation anti-immigration- tellement... importuns tous ces européens qui foulent son sol (immigration européenne majoritairement d’allemands, de français, d’italiens et de portuguais qui visiblement dérangent ! ) elle n’aime pas du tout mais alors pas du tout par ailleurs…..l’Incertitude.

 La Suisse, patrie de l’horlogerie, de ces instruments de la mesure hyper précis,  ne  laisse habituellement pas de place à l’imprévu.

Or, elle vient de faire plonger son économie complète dans un scénario non écrit, non modélisé, qui bouleverse tout et dont les conséquences sont immenses…

Bizarre. C'est n'est pas très très suisse que de se placer, sans filet de sécurité, dans une équation nouvelle à plusieurs inconnues!

La Tribune de Genève, à juste titre, évoque  aujourd'hui la RUPTURE  sous un dessin de presse.

La Suisse en total acte démocratique indépendant, de sa propre initiative a fait son choix . Avec une majorité à 0,3%...

Il y a bien  un  avant et un après cette volonté d'autarcie...politico-économique au coeur de l'Europe ...géographique.

                                                                              Sylvie Neidinger.

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Les suites :

http://www.tdg.ch/geneve/france-voisine/ferney-associations-anticipent-delocalisation-entreprises-genevoises/

 

 

 

                                                                     


09/02/2014

Grand Genève: Annemasse et St Ju basculeraient ?

Il ne s'agit que de sondages.

A quelques semaines des municipales 2014, le Monde publie une projection des supposées  villes qui pourraient basculer à droite:

.lemonde.fr/municipales/article/2014/02/07/municipales-le...

Deux agglomérations - actuellement à gauche - du Grand Genève font partie de la liste: Annemasse et Saint-Ju.

Pour l'arc frontalier plus large: Dole et Saint-Claude.grand geneve,frontalier,entente franco-suisse,suisse bashing,annemasse,saint julien en genevois

Cette tendance  concerne   plus de 85 communes pour l'hexagone. Elle serait en partie liée  à un rejet de la politique  nationale.

Dans le genevois, ce sondage traduit aussi   le rejet de la façon dont le local fut traité par le national...en l'occurrence la relation franco-suisse. (entre autre rejet global de la politique gouvernemental)

Car le local y  a la particularité d'être international.

Il n'est pas difficile de recueillir des témoignages de citoyens  choqués de la manière dont le gouvernement, depuis Paris a fait voler en éclat sans ménagement une certaine diplomatie de l'entente franco-suisse, de multiples façons ...

Un mouvement radical  "bonnet rouge"a même émergé des problématiques frontalières.

FRONTALIER ELECTEUR

François Hollande  ayant déclaré être "l'ennemi de la finance" dans ses premiers jours de gouvernance très  idéologisés, il est certain que la place financière suisse avait tout pour  déplaire.

S'ensuivit une sorte de suisse bashing que le ministre Cahuzac fut parmi les premiers à pratiquer en son temps...

 Les haut-savoyards eux, sont depuis toujours en interaction avec la Suisse  voisine.grand geneve,frontalier,entente franco-suisse,suisse bashing,annemasse,saint julien en genevois En liens très forts.  Cela va loin, avec quelquefois des doubles nationalités issues de mariages franco-suisses, au XIXème, XXème, XXIeme siècle.

Sans même parler de liens familiaux, les  relations humaines de travail avec leurs collègues helvètes existent pour ceux qui traversent. Et une  reconnaissance certaine pour la Suisse qui emploie là où la France est en chômage maximal..

Les hommes et femmes politiques du Grand Genève apprennent eux aussi à travailler ensemble.

Aussi la surprise fut-elle grande dans le genevois  devant la dégradation  de la relation avec la  Suisse par un gouvernement très idéologisé dans sa phase I ( cf la guerre à la "finance") qui pour faire la "chasse aux riches" la stigmatisait violemment.

La relation franco-suisse s'est progressivement...dégradée en quelques mois. Concrètement :

Les   demandes d'entretien par  certaines autorités politiques helvètes étaient  accordées  à Paris avec fort retard....

Helvétie,   pays frontalier, séculairement voisin,  francophone et concrètement pourvoyeur d'emplois par sa bonne santé économique. Là où la France détient un record de chômage.

Etonnant suisse bashing car dans le même temps,  les troublants accords fiscaux privilégiés avec le  Qatar -donc avec une  famille régnante- sont maintenus par la France. Des accords bilatéraux  qui ont pour résultat de transformer  le pays en ...exception fiscale... pour le Qatar !!

Les hommes politiques de la zone frontalière ont bien  lançé leur alerte à Paris sur la nécessité de prudence et nuance dans les relations avec le pays voisin. Sans être entendus.

Des députés locaux ( M Blanc.)ont dit combien ils étaient souvent  mal vus à Paris  en mettant  l'accent sur cette nécessité de dialogue serein. Car regardés comme des lobbyistes  pour un pays étranger là où ils évoquent  un bassin économique international intégré type Grand Genève....

ECONOMIE FRONTALIERE TOUCHEE DE PLEIN FOUET PAR.... LES MESURES  PRISES !

Le gouvernement socialiste invente  unilatéralement une disposition de loi mal ficelée- pour ses conséquences-  en matière de succession qui  touche directement le bilatéral franco-suisse. Elle signifie que les héritiers vivant en   France d'une personne ayant des biens en Suisse (qui peut être également de nationalité suisse)  vont  intégrer dans la succession les-dits  biens existants en Suisse et les voir  fortement taxés (à 40 %  (de mémoire, chiffre  à vérifier)

Colère chez les suisses du  genevois.

Les conséquences de cette mesure se constatent immédiatement, les suisses n'achètent presque plus en France et remettent leur bien français à la vente. Le marché immobilier dans le 74 est en souffrance actuellement là où il  pétait le feu en 2012. Coupé par une décision administrative !

En réaction à toute cette agitation  Berne modifiera les conditions de l'impôt à la source en intégrant   les revenus du le conjoint vivant hors Suisse. Ce qui est une modification majeure.

ASSURANCE MALADIE: NON, LE FRONTALIER N'EST PAS UN SALARIE COMME LES AUTRES!

Autre modification impactante:  l'assurance maladie revue  par le Ministère de la Santé, certes,  en raison de l'échéance légitime et totalement légale de  l'accord particulier bilatéral de 2002 à échéance en 2014.

Mais avec là encore une présentation caricaturale des frontaliers.

a- Les français qui travaillent en Suisse furent décrits comme des privilégiés (salaires importants)  qui ne voulaient pas contribuer à  l'effort national  de  la sécu "comme les autres salariés" puisque  passant souvent  par les assurances privées. Mais qui "profitaient"  tout de même de  la sécu si une maladie sérieuse se profilait, selon la description excessive.

Les frontaliers furent  indignés par cette description  stigmatisante.

Ces travailleurs sont  des contributeurs nets au PIB par  l'introduction en France de sommes gagnées ailleurs. Or, ils se voient autour de cette question de sécu  remettre en cause leur rapport à leur propre Etat (cf notion de ... profiteurs!!!!) Un Etat  qui par ailleurs accorde la sécu CMU ...gratuitement à tout migrant qui se présente à sa porte sans discuter.

Le procès d'intention vis à vis des frontaliers "profiteurs de sécu" était totalement déplacé: " Ah bon, ce gouvernement  pose médiatiquement questions à  soigner ses propres citoyens fort contributeurs, les frontaliers  mais pas du tout à  n'importe quel entrant de quelques pays que ce soit????"

Dans un deuxième temps, la  communication officielle sur le sujet fut revue  pour une phase de.... silence mais le  mal était fait...

b )  Le comparatif du frontalier avec un salarié français par ce gouvernement est une erreur fondamentale  car cela n'a rien à voir.  Le frontalier vit dans un environnement  instable ( pour preuve aujourd'hui 9 février la  votation immigration qui modifie considérablement la donne)

Quel salarié français voit son  salaire  dépendre du taux de change des monnaie qui varie chaque mois à la hausse comme à la baisse?

Quel salarié français travaille dans un contexte juridique différent, dans un environnement souvent bilingue  ?  Paie ses impôts ailleurs lesquels sont calculés sur des modes différents et variables.

Paris version I dans son superbe éloignement et sa façon de s'attaquer à la "finance" n'avait tout simplement  pas intégré que les zones  frontalières sont bénéficiaires économiquement  de la.... Suisse.

En plus des compensations aux collectivités territoriales, l'apport des frontaliers fait tourner l'économie locale.

Le frontalier a une famille, des amis, des voisins , des commerçants. Tous votent.

Il est probable que les positions nationales du gouvernement version 1  sur la gestion du domaine franco-suisse expliquent  pour  partie ces projections de basculement de majorité à Annemasse et Saint Ju.

Réponse avec les électeurs, en vrai.

                                                                           Sylvie Neidinger

 RESULTATS MUNICIPALES  : Le maire PS Christian Dupessey est reconduit. Le centriste Vielliard conquiert Staint-Julien-en-Genevois

 

 L'impact du frontalier sur les élections municipales :

.lepoint.fr/municipales-2014/municipales-2014-pourquoi-le-ps-est-en-danger-08-02-2014-

 http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Municipales-en-Fr...

Dernière minute: la Suisse modifie les conditions de l'immigration source de grandes mutations dont des renégociations  d'accords bilatéraux dont le frontalier sera impacté notamment pour sa retraite:

portevoix.blog.tdg.ch/archive/2014/02/09/le-refus-d-appliquer-les-accords-bilateraux-un-grand-pas-dan-252811.html?c

.20minutes.fr/monde/1294126-20140209-limitation-limmigration-coup-poker-suisse

28/10/2014 : l'élection municipale de Annemasse est invalidée par le Tribunal de Grenoble: nouveau scrutin en vue

http://www.tdg.ch/geneve/france-voisine/Municipales-a-Annemasse-l-election-est-annulee/story/11929946

 

18/09/2013

Tram et patrimoine Grand Genevois

Journées européennes du  patrimoine suite.P1100551.JPG

Une expo photo devant la sous-préfecture de Saint-Ju donne à visualiser l'ancien tram du XIXème siècle.

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Celui du XXIème siècle qui reliera la ville (Porte Sud) à Genève dans le cadre du Grand Genève est en gestation (CCG).                         

                                                              Sylvie Neidinger

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17/09/2013

Saint-Ju, patrimoine Grand Genevois

Une équipe universitaire de l'UNIGE sous la direction du Professeur Leila El Wakil a porté son attention sur le patrimoine de Saint-Julien-en-genevois. Le tout dans un cadre écrit structuré signé entre les deux entités: l'Université de Genève qui a produit ce séminaire d'étude (intitulé "Inventaire et valorisation") et la dite commune.

Onze étudiants ont donc traversé la frontière, voire poussé le périple jusqu'à Annecy, aux Archives Départementales où selon  le professeur "nous avons été extrêmement bien reçus"

L'historienne d'art donnait jeudi soir dans les locaux de l'Institut National Genevois (1, Promenade du Pin) une conférence en avant première.

Fort intéressante.

Elle qualifie Saint-Julien de  "ville rue" dont le nom, en fait, pourrait être sur tout le parcours"rue de Genève" puisque c'est l'axe de direction !

Ville bien implantée dans son environnement grand genevois. Son noyau villageois présente des similitudes visuelles avec Carouge, Chêne-Bougerie, Thônex, Plan-les-Ouates.

La spécialiste a souligné lors de son intervention, son étonnement  face à la qualité intrinsèque du bâti qu'elle découvrait. Très souvent des villas d'architectes plantées sur des surfaces arborées volumineuses. Un Hôtel de ville d'une belle facture, construit en 1862 par César Pompée.

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Tout un pan de la mémoire patrimoniale  est ressorti lors de l'étude. Notamment celle des grands chefs de la cuisine urbaine, ceux qui construisaient: les architectes justement , les  César-Auguste Pompée, Alfred Olivet, Maurice Novarina...

Problème, ces belles villas d'architectes sont actuellement en grave danger de ....promotion immobilière, Grand Genève oblige. Comme cet exemple cité par un élu local, M Vielliard en 2012 :

http://portevoix.blog.tdg.ch/archive/2012/07/20/une-villa...

D'où justement l'intérêt de cette étude universitaire scientifique sur le thème. Pour donner du grain  à moudre à la réflexion. Et aux projets urbanistiques locaux.

Madame el Wakil ne s'est pas cachée derrière une langue de bois ce soir là à l'ING. Selon elle:

1- Les architectes contemporains -(et urbanistes et administratifs qui autorisent ) lorsqu'ils construisent sur de l'existant, se doivent d'une plus grande prudence vis à vis de l'existant et du respect de leurs confrères antérieurs.

2- C'est l'usage que l'on redonne  au bâtiment ancien qui va sauver le dit  bâtiment ancien.césar-auguste popée,alfred olivet,maurice novarina,journées du patrimoine,unige,institut national genevois,grand geneve,saint-ljulie-en-genevois,leila al wakil

3- Les lois cantonales genevoises sont plus protectrices que leur équivalent en France. La villa Taponier est un cas de destruction récente (2012) signalé plus haut. Dommage car  la première mention sur document   de Saint-Ju date de 1253....

 Cette moindre protection côté français a des conséquences directes que la conférence de l'érudite n'a pas manqué de souligner:

4- L'incroyable raté d'un des châteaux médiévaux de Ternier, car il n'était pas protégé !  Info cruelle: l'actuel propriétaire, un allemand, avait  les moyens financiers et la volonté de bien faire ! Mais il avait commencé la restauration dans son coin il y a plusieurs années. Ses maçons turcs  apportaient leur savoir-faire mais d'une toute autre culture. Avec des résultats catastrophiques au sens de l'histoire de l'art et de la protection...comme des mansardes type 19 ème sur le bâti austère médiéval !!

Ce propriétaire, heureux de l'attention des spécialistes genevois a  déploré de ne pas avoir rencontré Mme el Wakil et ses étudiants plus tôt. En réalité c'est un service français de protection du patrimoine qu'il aurait dû le contacter !

5- Mais le scandale  urbanistique majeur de Saint -Julien  est ailleurs: c'est bien  cette maison peinturlurée de jaune à balcons et grandes fenêtres qui pose problème. Elle est tout simplement une tour médiévale...historique majeure !!!césar-auguste popée,alfred olivet,maurice novarina,journées du patrimoine,unige,institut national genevois,grand geneve,saint-ljulie-en-genevois,leila al wakil

Elle porte cette inscription sur une des façades :césar-auguste popée,alfred olivet,maurice novarina,journées du patrimoine,unige,institut national genevois,grand geneve,saint-ljulie-en-genevois,leila al wakil

 "1603-1903. Dans cette Tour, du 11 au 21juillet 1603 a été discuté et signé le Traité de Paix de Saint-Julien qui a mis fin à une guerre longue et cruelle et ayant dévasté, ruiné  et dépeuplé toute la contrée.

Trois cents ans après pour rappeler cet évènement mémorable le Conseil Municipal et les habitants e Saint-Julien ont érigé cette plaque le 14 juillet 1903. Fête Nationale de la République."

La maison a bien vu la signature d'un traité de paix protestant-catholique genevo-savoyard suite à la défaite des ...savoyards lors de  l' Escalade !

Verdict docteur: à une certaine époque, moderne- donc récemment !-un conseil municipal et les  Saint-Juliennois  ont bien perdu la boule pour oser transformer une Tour Médiévale mémorielle en un laid canari jaune  à plumes blanches !

                                                                                                                 Sylvie Neidinger

Architecture:

Leila El Wakil Université de Genève Unige Historienne de l'art

Saint-Julien-en-genevois : découvrir la ville

13-15 septembre: journées européennes du patrimoine

Traité de Saint-Julien-en Genevois de 1603:

http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/traite-st-julien/scientifique3.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Saint-Julien

http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/traite-st-julien/bibliographie.php

http://www.st-julien-en-genevois.fr/1/decouvrir-la-ville/1/saint-julien-et-le-genevois/10/saint-julien-hier.html

07/08/2013

Recruteurs suisses: les français soit-disant "arrogants et paresseux"

 Le  conducteur décédé dans le terrible accident de train survenu récemment au nord de Lausanne était un  français de 24 ans. Ni arrogant, ni paresseux.

Décédé au travail par la faute d'un autre qui ne s'est pas plié à la signalisation.

Cette nouvelle téléscope le buzz "franco-suisse"  du week-end précédent  autour des non-recrutements spécifiques des hexagonaux par les agences hèlvétiques pour les motifs de paresse et d'arrogance. Info parue dans le Matin Dimanche du 28 juillet sous la plume de Marie Maurisse.

Cette nouvelle a tenu le haut du pavé, largement reprise dans la presse hexagonale. Mais telle qu'elle, non commentée.

France un peu surprise de cette image rendue de la part d'un pays voisin que, à vrai dire, elle met très peu, elle-même, à la une de son actualité habituellement. Si ce n'est par cliché pour franco-suissestigmatiser  l'éternel "paradis fiscal" et le chocolat...

Mine de rien cette info est extrêmement révélatrice si on prend le temps de l'étudier.

Commençons à différencier trois niveaux de réception: national, politicien, local. Ce pour chacun des deux  pays et avec une dualité  détectée: la nuance entre la symbolique et le réel:

*1) Côté Suisse :

Suisse/échelon national:la Confédération  entretient une politique d'immigration sélective, malgré les accords de libre -échange. Sans souci. Vu son niveau de vie très élevé, toute l'Europe voire plus loin encore, se précipite pour y travailler. On a même parlé de...londoniens frontaliers.

Suisse/échelon politicien:

a) le message symbolique politicien: des partis de droite extrême et d'extrême droite font leur gras -comme beaucoup en Europe aujourd'hui- sur le traitement de l'étranger, du français en particulier puisque les deux pays partagent une large  frontière.

Jusqu'au très officiel Office Cantonal de l'Emploi (OCE) qui en avait tiré une caricature présentant le français baptisé "Robert" comme prototype du paresseux. Aucune réaction  politique officielle française à l'époque. Sinon chez les frontaliers, premiers concernés et leur Groupement associatif (GTE)

Caricature assumée politiquement puisqu'elle n'a pas été retirée. Isabel Rochat, conseillère d'Etat l'assume en signalant que c'est le "fraudeur" qui est visé dans la video et non le "français". Sauf que la lecture induit que le  fraudeur est systématiquement français. Et induit la logique du "français fraudeur". Jamais les autres...Dont les suisses qui vivent en France sans se signaler aux autorités.

Dans l'affaire du train, celui qui n' a pas respecté la signalisation à l'origine de l'accident n'était pas français. On parle ici de "défaillance humaine"...

Restons logiques. Aller stigmatiser un ensemble sur la base d'un cas exemplaire pris pour représenter une certaine nationalité n'a pas de sens. Cela correspond parfaitement à la définition de "nationalisme" -Mais attention pas ici à celle de  racisme - car ces débats portent bien sur les nationalités et non sur  les races.

Caricaturer l'ensemble des frontaliers autour des 120 "roberts" signalés est bien réducteur.

Il s'agit de toutes façons d'un ...message politique. Les partis populistes l'entendent ainsi. Le parti d'extrême droite MCG a par exemple  pris pour cible nominativement Michel Charrat, président du Groupement qui a porté plainte, dans le cadre d'une campagne électorale d'affichage du printemps dernier.

Trouver comme cible une population étrangère  n'est d'ailleurs pas une spécialité suisse. La France est un maître dans le genre. La crise économique générale explique ces poussées de populisme.

Suisse/échelon local:

a) Suisse /local : message symbolique.

Cela fait bien longtemps (deux ans?) que le rétrécissement  du marché du travail suisse se pose spécifiquement autour des "français". Ce débat local  peut être suivi régulièrement  dans les discours des politiciens MCG, UDC et autres partis, sur les  Blogs Tribune de Genève. A savoir  "à compétences égales choisir un suisse " devient en 2013 "même à compétences inégales choisir un suisse".

De fait, choisir un suisse en Suisse semble  logique tout de même.

RECRUTEMENT: LE NON DIT

Remarque : chacun est tout de même  encore libre de s'organiser dans son pays et la Suisse de choisir qui elle veut en réalité.

De quelle manière  contourner la loi européenne sur le libre échange ? Tout simple.

Dans le bureau du recruteur: retirer des prétendants de nationalité française sans ouvrir les dossiers de candidature.

Il se dit  que cela se pratique aussi du côté de la fonction publique de l'Etat de Genève. Désormais, les agences privées de recrutement l'ont très officiellement signalé.

Ne pas croire toutefois que la volonté de travailler en Suisse soit immuable pour les hexagonaux. Il semble depuis deux ans également  que les  hôpitaux de Annemasse et de  Saint-Ju ne vivent plus un turn-over infernal d'infirmières qui traversent la frontière au moindre recrutement helvète. Elles se stabilisent localement et beaucoup ne veulent plus du tout travailler de l'autre côté. Les discours  entendus sont fermes : pas question. Le travail est bien un marché basé sur la loi de l'offre et de la demande !

A propos du volet  "paresse ", on est bien dans une phraséologie  à vocation ultra politique de message public.

Le réel, le terrain est bien différent :

b) Suisse/local: le réel.

LES SUISSES NE SONT PAS MASOS !!!

Ce pays libéral qui permet des licenciements soudains, dans la journée aurait déjà renvoyé  les milliers de travailleurs frontaliers s'ils étaient vraiment les  fainéants qu'une certaine  Suisse politicienne se plait à bouc-émissairiser. IIs ne seraient plus en poste, évidemment.

Dans la vraie vie. Pas dans la symbolique politicienne, qui les présente comme des éternels ...Roberts.

Si les français  sont en poste, c'est bien qu'ils assument leurs tâches !  La Suisse bonne samaritaine ne va tout de même pas jusqu'à entretenir une armée fantôme de travailleurs arrogants et paresseux, non? Que ce soit à Bâle, Genève ou Lausanne...

Voire même dans la vraie vie -pas celle fantasmée- de certaines entreprises, certains  employés suisses  quittent quelquefois  leur boulot pile à l'heure horlogère. Pas une minute de plus. Alors que les autres collègues-  de toutes autres nationalités d'ailleurs -assurent le suivi du client retardataire, du surplus de travail.  Ces retours du terrain réel existent. Il est plus intelligent ici, de ne pas porter de jugement hâtif autour des nationalités. Idem, certains suisses choisissent de manger leur sandwich sorti du sac  quand les collègues français dépensent le resto. Contrairement à la caricature inverse généralement rapportée. Il s'agit bien de  comportements individuels. Point barre.

 Or, les recruteurs qui ont fait la Une de  Matin Dimanche ont bien raisonné "nationalités". Ils signalent par exemple que dans le BTP, on préfère les portuguais et espagnols aux français. Problème: cette info date.... d'un demi-siècle !!!!!!! Depuis les années 60, le BTP embauche nombreux  portuguais et espagnols que ce soit en Suisse ou en France.

Remarque: on trouve peu de suisses dans les travaux pénibles du BTP et de la restauration. Peu de français dans le BTP. Doit-on en conclure qu'ils sont paresseux? Non évidemment. Cela tiendrait d'un jugement hâtif, là encore.

 Une chose est certaine sur le terrain: la Finance suisse se ferme aux français.

Jusqu'alors ils y étaient relativement bien vus. La France produit effectivement des matheux et des informaticiens de l'ingéniérie financière de très haut vol. Combien de traders français à Londres ou New-York ....

La donne a changé.

L'article du Matin Dimanche repris par les nombreux médias en explique les raisons :"
"Le journal prend en exemple un poste proposé sur l'Internet dans une banque genevoise pour un collaborateur dont la mission consiste notamment à ouvrir et fermer des comptes de clients. "Les patrons craignent d'engager des Falciani ou des Condamin-Gerbier en puissance", fait valoir le journal. Pierre Condamin-Gerbier est un ancien collaborateur de la banque Reyl & Cie qui est actuellement en prison à Berne pour son témoignage dans l'affaire Cahuzac. Des critiques similaires avaient également refait surface en 2009 lorsqu'Hervé Falciani, un ancien informaticien de la banque HSBC en Suisse, avait vendu un fichier volé comportant une liste d'évadés fiscaux."

Et de citer deux noms au coeur des faits divers: Falciani et Condamin-Gerbier.

Ces deux individus ont fermé la porte de leurs compatriotes à la carrière bancaire.

Les Suisses ne sont pas masos. Pourquoi embaucheraient-ils ceux qui vont voler des listings au profit d'un tiers ??? La confiance est entâmée.

Et cette fois, il faut porter l'analyse de l'autre côté de la frontière :

*2.Côté France

France/échelon national

a) France /national: message symbolique. La  France "des Lumières" adore qu'on la regarde plutôt qu'elle même ne regarde ses voisins. Le monde entier doit connaitre la date du 14 juillet. Peu  d'hexagonaux sont capables de citer les dates de fêtes nationales helvètes. On frise la caricature avec la Suisse vue comme  pays du bon chocolat. Du dépôt bancaire. Du chalet de montagne.

 Tout comme sa voisine, la France est par tradition une contrée d'immigration. Au XIXème siècle, l'immigré est intérieur: un breton, corrézien ou savoyard qui monte à Paris.

Immigrés désormais mondialisés avec lesquels elle n'est pas tendre du tout, non plus...

Un exemple daté des années 1990 à  propos de l'"importation" de médecins étrangers. L'administration avait inventé  le concept de FFI: " faisant fonction d'interne" Des médecins totalement diplômés dans leur pays,  ultra employés à faire des heures dans les hôpitaux publics. Mais sous payés car n'étant statutairement que des "faisant fonction de" des erzatz, quoi. Plusieurs ont finalement quitté la France à force d'attendre un vrai statut. Certains ont fait de belles carrières aux...USA.

b) France/ national: le réel. Les français   apprennent avec surprise par le Matin que des compatriotes peuvent  aussi  être les ..immigrés d'un autre ![ Une mauvaise langue a suggéré que ce retour  remet quelques egos en place !]

Cette information du Matin les inquiète (d'où sa diffusion dans toute la presse hexagonale)  car elle les renvoie aux problèmes structurels d'une économie en berne, un chômage massif. L'image donnée par les suisses des "français revendicatifs et arrogants" les ramène  à  une économie chancelante. Eux de se poser pour eux mêmes -et pas tant pour ce que les suisse peuvent penser en réalité!- la question des congés, des   RTT, des  grèves (ex:dockers de Marseille) de la civilisation du loisir, des retraites à 55 ans pour certaines catégories  (ex: cheminots  etc...)

 France/échelon local. 

a) France/local: symbolique. Tous les expatriés en Helvétie seraient arrogants et fainéants ??Non. La généralisation est évidemment abusive et populiste.

b) France/local: le réel. Deux cas nets sont  à distinguer. Entre ceux qui travaillent déjà en Suisse et ceux qui comptent le faire et candidatent.

Rappel: l'article du Matin est basé sur l'opinion d'un cabinet de recrutement précisément.

-Oui les français qui sont déjà en interaction professionnelle avec la Suisse la connaissent, l'apprécient, en respectent  les codes, les us. Ils n'importent pas leur fonctionnement "français" et se plient aux usages de leurs employeurs locaux, avec qui les relations sont souvent excellentes. Très peu sont  concernés par l'esprit de revendication. Ils sont   ponctuels. Cela concerne des milliers d'individus. Bien évidemment des cas de revendications prud'hommales existent par les employés français ou autres ....comme dans toute démocratie. Il s'agit alors de mise en oeuvre du droit du travail (identique pour tous suisses et non suisses) et non du code des nationalités.

 -L'opinion du cabinet se base, elle,  sur ceux qui ne sont pas intégrés et se présentent. Exemple : à Genève, un responsable d'agence de recrutement me disait récemment que les jeunes ingénieurs français sont impossibles et "les parisiens encore pires que les autres" ! selon lui  : ils arrivent avec leur préjugés hexagonaux sur leur propre valeur, leurs prétentions,  car sortant de telle école très côtée et avec tel classement. Le recruteur lui veut savoir ce qu'ils peuvent  apporter et comment ils pourraient se caler dans le moule suisse. D'où effectivement ces jugements  intempestifs "d'arrogance"?

France/échelon politique

a) France/politique: le réel

Etienne Blanc, le député de la 3ème circonscription de l'Ain, basé à Divonne-les-bains est un véritable député frontalier. A Paris, il ne cesse d'évoquer tous les contacts  positifs entre Suisse et France. A tel point que ses confrères l'ont raillé d'être si ...suissophile !!!( rapporté par lui dans la presse)franco-suisse,suisse-bashing,grand geneve,etienne blanc,gte,oce

Il est tout simplement comme tous ceux de la zone frontalière, ceux  du Grand Genève,en lien bien compris avec le pays voisin devenu partenaire sur bien des projets. Partenaire: cela se respecte !

Echanges trans-frontaliers de tous ordres: dont celui des  travailleurs, entre autres. Cela ne date pas d'aujourd'hui . Combien de panneaux ou de raisons sociales avec la terminologie " franco-suisse"?

 b) France/politique : le symbolique

A ce stade de l'analyse, on touche du doigt la nature des relations avec la Suisse telles que vues de Paris: de la quantité négligeable?

 Eveline Widmer-Schlumpf avait attendu un certain temps avant d'être reçue par l'actuel Président. L'ancien Sarkozy n'était pas plus pressé pour s'exposer avec tout ce qui de près ou de loin touche à la Confédération. 

Question d'image !! En effet s'afficher avec ces riches de suisses et leur système bancaire, cela vous plombe une communication politique , semble-t-il..Cela fait mauvais genre, n'est-ce pas ??

Aujourd'hui les relations s'enveniment carrément  Lire aujourd'hui : Widmer-Sclumpf face à Moscovici : le conflit Suisse-France se complique

 A ce stade, on ne comprend plus rien. Le Qatar non francophone a été accepté comme membre de la francophonie par la France qui elle depuis quelques années joue la danse du ventre devant le richissime émirat jusqu'à lui offrir une fiscalité spécifique avantageuse.

Les politiciens à Paris ( Gouvernement, Assemblée, Sénat) vilipendent  sans complexe  la Suisse francophone, ce voisin de longue amitié ancestrale. Ce"vieux couple" (cf mon article infra)

Pays avec certes son système bancaire qui hérisse le poil de plusieurs autres nations.

Mais aussi Suisse qui  permet des importations bénéfiques pour le PIB français: la manne salariale des milliers de frontaliers qui ont le courage de s'engager professionnellement en  territoire étranger dans des situations de précarité structurelle (possibilité de licenciement rapide et salaire qui dépend d'un taux de change qui varie chaque jour et peut chuter, sécu coûteuse)

La relation politique  franco-suisse est aujourd'hui  crispée. On parle même de ....conflit !!

Je ne comprends pas cette approche des politiciens basés à Paris. L'arrogance française se situe probablement ....à leur échelon ?

Ils ne sont pas d'extrême-droite seulement. Le suisse-bashing se pratique de tous bords de la gauche à la droite. C'est devenu carrément "politiquement correct "sur les bords de la Seine !

Alors que des milliers de français traversent chaque jour la frontière....

La Suisse semble s'en moquer. Elle  tourne son regard  vers les zones germanophones de l'Europe.

                                                                                                Sylvie Neidinger

 Articles du blog ayant déjà traité du sujet:

-caricature: les pendulaires frontaliers

-Le vieux couple franco-suisse

 

 

 

17/05/2013

Genève, Grand Genève: voyage immobile avec SITG

C'est à un autre type de graphisme urbain que convie ce blog: la visite du site Cartographique SITG  de l'Etat de Genève, chez soi depuis son ordinateur.

A conseiller : la 3D .geneve,sig,cartographie,3d,grand genève

Ces guichets d'accès du Service de la Mensuration Officielle SEMO sont gratuits. Pour visualiser les multiples plans de la ville, ceux du canton.

Autant d'entrées que de centres d'intérêt :  historique avec les anciennes cartes ( les bastions...) entrées géologiques, touristiques. Arrondissements électoraux, analyse des sols , données fiscales...Jusqu'à l'atlas des oiseaux nicheurs !

  http://www.sitg.ch

Guichet cartographique 3D

 

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 Sympathique usage pratique : par exemple, le soir visualiser sur plan tridimentionnel avec ses enfants un parcours de rando  effectué dans la journée...geneve,sig,cartographie,3d,grand genève

Le site internet SITG a été rénové fin 2012 pour un site plus ergonomique, accessible.

Pari tenu: le voyage immobile est des plus intéressants!

 PLAN DE VILLE ET PLAN DE CANTON 2013 DISPONIBLES.

Nota: des extractions sont possibles partielles ou totales, en format "raster"geneve,sig,cartographie,3d,grand genève

Le Centre de compétence du STIG  communique sa dernière actu   "Si la couverture du plan de canton n’a pas changé par rapport à la version 2012, celle du plan de ville a,quant à elle, augmenté son étendue en adéquation avec la zone délimitant le Grand Genève.Il couvre donc maintenant une zone allant de Nyon au Petit-Bornand et de Thonon-les-Bains à Bellegarde-sur-Valserine. Des extraits du plan de ville à jour personnalisés ou au format vecteur peuvent être commandés auprès du Service de la mensuration officielle (SEMO) pour réaliser des projets particuliers de carte, par exemple : Plan de commune, Plan de localisation, etc.Prestation qui ne concerne que le canton de Genève.

Des session de formation ouvertes à tous sont organisées rue des Gazomètres pour utiliser au mieux le fantastique potentiel de cet outil, notamment la 3D. Prochaine session, le 22 mai.

Gratuites car ce service numérique très sophistiqué  a déjà été "payé" par l'impôt, affirme-t-on au SITG.

D'où l'intérêt pour la population de l'utiliser sans limites.

De se muer en  albatros qui plane des heures, ailes déployées,  au dessus du Grand Genève.

En multi-focales.

                                                                               Sylvie Neidinger


Service des Systèmes d'Information et de Géomatique 
7 rue des Gazomètres
Case postale 36 - 1211 Genève 8
Tel : +41 22 546 7271



                                                                                                     

 

 

                                                               Rubrique Genevie

 

 

 

 

 

15/05/2013

Street Art n°7 L'Atoll: paquebot à quai à Annemasse !

 Graph'Urbain N°7. Lieu:  avenue de la gare. Dénomination: L'Atoll. Catégorie:  libre, graph non institutionnel mais "avec autorisation".

COMME UN AIR DE GRAND LARGE AVANT UNE AIRE DE GRAND GENEVE !

Un paquebot navigue à quelques encablures de la gare d'Annemasse, de  ses wagons, son chef et sa casquette....                 Bientôt à quai. Bientôt oublié. P1070094.JPG

Le bâtiment de proue  est déjà connu  de ce blog,  puisqu'il est l'autre face du Graph  simiesque, objet de la note Street Art°1 dite "miroir de l'urbain".

 

 

 

 

Renseignements pris: ce bâti est voué à la démolition pour la construction du futur pôle transport CEVA qui reliera en 2014 cette gare à Cornavin en 20 '.Voir la modélisation démo 3D

Où l'on constate que le Street Art, le vrai, est majoritairement lié à la notion d'éphèmère...

P1070122.JPG

P1070114.JPGA Annemasse, un collectif associatif a été autorisé  à donner libre court aux  alizées de l'imagination qui gonflent la voilure du visuel. Avant la dernière révérence.

Comme un adieu au bâtiment par les  couleurs flashy. Apothéose avant élimination :hublots, cheminée, gouvernail, drapeaux...même les oiseaux -les vrais - jouent le jeu et se posent sur les bastingages !

Comme un air du Grand large avant l'aire du Grand Genève....

Le résultat plait visiblement puisqu'une carte postale est éditée et diffusée.

Souvenir avant démolition. Démarche mémorielle ...tout à fait..hyper accompagnée donc... Institutionnelle !

                                                                                                 Sylvie Neidinger

Rubrique Graph'Urbain-Street Art

P1070100.JPGP1070098.JPG

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ceva singe 001.jpg

 

19:50 Publié dans A-GeneVie, U-Miroir de l'urbain-Graph'-Street Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ceva, grand genève, l'atoll, annemasse | |  Facebook | | | |

19/10/2012

Miroirs de l'Urbain. Graph n°1

 Nouvelle rubrique : Graph'Urbain

Aire  de la rubrique : Grand Genève -Vaud, Genève, Genevois.

Localisation du tag-graph/: avenue Zola (gare) Annemasse Photos Neidinger.

 

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(même lieu-octobre 2012)

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14:29 Publié dans U-Miroir de l'urbain-Graph'-Street Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tags, graphitti, grand genève, murs, urbain | |  Facebook | | | |