grèce

  • Le non de l'Eurogroupe en réponse au non de Tsipras ? Nein, c'est nein

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    Les membres de l'Eurogroupe se raidissent, ceux de l' Europe du nord, de l'est ceux proches de l'Allemagne évidemment  mais pas seulement  également les pays qui ont pris eux les mesures d'austérité tel le Portugal, les plus fragiles que le comportement  grec exaspère. La Lettonie: "la Grèce a voté sa sortie de l'euro"

    Ils se raidissent face à l'attitude de la Grèce et son actuel circus politicus version Syriza qui danse face au gouffre imminent.

     

    http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/06/01003-20150706ARTFIG00359-l-europe-prete-a-dire-non-a-la-grece.php

    La Commission aussi.

    http://www.euractiv.fr/video/pour-la-commission-le-non-creuse-lecart-entre-la-grece-et-lue-316060

    Ce non grec tend les positions. D'ailleurs, on n'a toujours pas compris à quoi ils disent non ! Non  à l'accord qui était de toutes façons caduc le 30 juin?

    Dixit Tsipras il semble que ce non grec soit un oui à l'euro mais un non au remboursement: intenable.

    Le grexit est tranquillement évoqué par beaucoup.

    Exemple de Juppé mais aussi de Gircard d'Estaing au pouvoir lors de la création de l'euro et surtout de tous les  autres, dubitatifs et ne voulant aller plus loin dans les concessions.

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/referendum-en-grece-merkel-sur-la-retenue-le-president-de-l-eurogroupe-ouvertement-irrite-489711.html

    La prise de position  du FMI sur l'effacement de la dette a été mal prise par les européens, vue comme une ingérence. Elle met en froid leur relation: FMI désavoué

    http://www.lepoint.fr/economie/grece-desavoue-le-fmi-se-fait-tout-petit-07-07-2015-1942916_28.php

    Angela Merkel rappelait hier à Paris que le choix en réponse, des membres de l'Eurogroupe est DEMOCRATIQUE lui aussi.

                                              NEIN, c'est NEIN

    Son camp est clairement en colère: lire

    "Andreas Scheuer, secrétaire général de la CSU, l’aile bavaroise et très conservatrice de la CDU d’Angela Merkel, n’a pas mâché ses mots : « La Grèce a dit non. Et un non cela veut aussi dire pour nous un non à la négociation autour d’une nouvelle tranche d’aide à la Grèce ! » Peter Ramsauer, chef de la commission de l’économie au Bundestag et lui aussi membre de la CSU, a rappelé que le résultat du référendum de dimanche signifiait « un non à toute forme d’aide nouvelle »

    Deux jours après le référendum le non grec,  la volonté hellène de ne pas rembourser apparait bien comme la... victoire de l'échec de la méthode Tsipras.

    La réunion de l 'Eurogroupe de ce mardi va être cruciale pour observer le sens de l'évolution en direction du durcissement ou non.

                                                                            SN

     

    Réponse. Mercredi 8, l'Eurogroupe reste ferme et parle d'aide humanitaire en cas de grexit. Tsipras mis au pied du mur !

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021194038840-les-europeens-mettent-tsipras-au-pied-du-mur-un-accord-ou-le-grexit-dimanche-1135552.php

     Jeudi 8 Tsipras accepte toutes les demandes CQFD 

    Mais l'Eurogroupe doute de la sincérité de la Grèce.

     

  • La fausse démocratie grecque, version M. Tsipras

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    Combien M. Tsipras se la  joue démocrate et joue du violon, de la flûte et du pipeau sur le thème.

    Ivre allant jusqu'à  s'auto-légitimer  hyper démocrate sur le thème du remboursement de la dette. Jusqu'à donner des leçons aux autres.

    Problème. Il joue une partie de poker- menteur, cela a été dit.

    Démago, il lance l'idée d'un référendum, installé dans la précipitation (en 8 jours soit une campagne explicative impossible)  avec de sérieux doutes sur les conditions de réalisation, la fraude toujours possible autour du bourrage des urnes.

    Parce que en fait, son recours au vote référendaire  était juste un jeu, un moyen de pression valable le  29 juin mais plus le 30. Puis remis sur le tapis le 1er juillet. Il jouait juste avec le... vote de ses concitoyens, ce super démocrate !

    Une carte dans sa manche abattue puis retirée puis remise.

    La démocratie grecque, la vraie  est effectivement prise en otage par un tel comportement.

    L'ancien  commissaire européen Michel Barnier signale combien il est surréaliste pour le gouvernement grec de poser au peuple  une question oui/non, oxi/nai tout en indiquant ce que le gouvernement souhaite:  le non.....!?!

    Pas très démocratique comme approche....

    Les oukaz donnés aux autres Etats par  ce triste sire sont donc parfaitement imbuvables !

                    DEMOCRATIE GRECQUE ANTIQUE ET ...L'ESCLAVAGE

    Au fait, concernant la démocratie grecque antique, je me rappelle de basiques cours d'université qui signalaient que ce système politique fut  mis en place en Grèce, certes. 

    Une avancée considérable à l'époque, avec tous ces débats d'idées et de philosophes.

    Mais juste un démarrage, encore bien imparfait.

    Car elle n'était valable que pour ses citoyens. De facto, elle excluait les non-citoyens dont les femmes, les esclaves etc.

    Une démocratie antique valable juste pour une élite.

    http://www.cndp.fr/archive-musagora/citoyennete/citoyennetefr/citoyens-non.htm

    Le mythe de cette mirifique démocratie en prend juste un petit coup à l'aune de la réalité historique. Avant, comme maintenant.

    Quand on examine les actes véritables et non plus les... discours.

                                                                                Sylvie Neidinger

     

    Résultats dimanche 5 juillet: le non gagne  Et après ?

    Le non gagne...la défaite, non?

    Le non a gagné. Mais non à quoi ????? Problème de démocratie et de question posée au référendum. Non à un accord qui de toutes façons était caduc le 30 juin ?
    Non à l'euro et à l'EU ?? Mais gag, Tsipras n'envisage pas de sortir du système. Au contraire il souhaite rester à l'intérieur pour mieux le démolir et Varoufakis de traiter les partenaires prêteurs de terroristes !!

    Pour les seuls français, la dette grecque coûte 1000 euros par individu ( plus de 2000 si on divise par les seuls contribuable). Qui peut accepter le non remboursement. Trop facile. D'autres pays ont fait les efforts requis, eux, tel le Portugal.

    Qu'a gagné hier la Grèce? L'incertitude la plus totale. C'est un échec complet   SN

     

     

     Suites. Lire:

    *grece-l-art-de-faire-payer-son-impuissance-par-les-autres-

    *L'église orthodoxe lâche Tsipras

    *L'imposture Tsipras ou le national populisme (slate)

    *Exaspération des voisins de la Grèce, Bulgarie, pays le plus pauvre de l'UE contre la Grèce :"Déjà, tout au début de la crise grecque, en 2010, l’éditorialiste d’un grand quotidien bulgare se déchaînait : "Je ne m’inquiète pas pour les Grecs : ils continueront à recevoir de l’argent de l’Union européenne, à jouer au backgammon et à boire de l’ouzo à longueur de journée alors que nous [les Bulgares], on ira cueillir leurs olives et leurs oranges pour une bouchée de pain".

    Cinq ans plus tard, ce 25 juin 2015 à Bruxelles, le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, du parti GERB (centre-droit), est à peine plus diplomate :Arrêtons de perdre du temps sur la Grèce, cela fait des années que cela dure. Et tout ce que j’entends est qu’ils veulent plus d’argent mais qu’ils rechignent à faire des réformes. Qu’ils fassent leurs réformes ou qu’ils en assument les conséquences !"

     

     

  • Restitution des Frises du Parthénon? Et les momies?

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    Les marbres d'Athènes symbolisent à eux seuls le problème de la non- restitution des objets archéologiques aux pays d'origine. Desquels ils furent extirpés.

    A eux seuls les symboles grecs sont emblématiques, car pris au sérieux par le pays d'origine qui les réclame au Royaume-Uni avec insistance.

    Ce, depuis les années 80 avec Mélina Mercouri. Sans succès.

    L'histoire des restitutions est bien compliquée.

    Comme par... non hasard,  les deux plus grands musées au monde actuellement  que  sont le British Museum et le Louvre,  sont justement ceux des deux puissances coloniales du XIXème siècle.

    Problème, l'histoire de la spoliation  de l'Acropole est fort ancienne :"En 1806, (!) l'Empire Ottoman offre au diplomate britannique Lord Elgin un ensemble comprenant 12 statues, 156 dalles de la frise du Parthénon, 15 métopes (la frise du temple d'Athéna Niké qui jouxte le Parthénon), et une cariatide servant de pilier en remerciement de son soutien contre les Français en Egypte ; au total la moitié des ornements du Panthéon. Lord Elgin les emporte en Angleterre avant de les céder au British Museum."

    Le XIXème siècle découvrait l'archéologie mais le mouvement culturel s'accompagnait d'une prise de possession physique..

    Les modalités initiales du dépouillement des sites archéologiques n'ont d'ailleurs pas été sans conséquences.

    A l'époque, c'est à la dynamite que l'on déposait quelquefois ! Ou à la scie.  Tel le sieur André Malraux,  pilleur de site au Cambodge en 1923 . Pris la main dans  le sac par les autorités de  Phnom Penh.Ce qui ne l'empêchera pas de devenir -grotesque- ministre...de la culture en charge de la protection du patrimoine. 

    La phase du transport fut également très dangereuse.  Certains temples mésopotamiens  millénaires ont vu, une fois les objets pris sur site avec destruction, une fois  chargés pour le transport, cette  précieuse cargaison coulée dans l'Euphrate suite aux attaques locales de tribus bédouines...

    Arrivés en Europe, les objets pouvaient également disparaître... dans les collections privées.

    Peut-on affirmer qu'une fois entrés dans ces musées européens, ils sont désormais mieux protégés ?

    La direction du British se fonde sur cet argument... peu diplomatique (car basé sur l'incapacité du pays d'origine à bien conserver !) pour ne rien rendre. D'autres arguments de faible portée sont évoqués telle  la supposée "universalité" de ce type d'oeuvre d'art qui donnerait droit de toute garder ad vitam eternam.

    Les grecs ne l'entendent pas ainsi et poursuivent le combat initié  par leur ministre de la culture.

    Lire la discussion : marbres d'Athènes:les combats pour la restitution 

    Le retour au pays d'origine est à nouveau d'actualité puisque l'Acropole vient de voir s'achever des travaux de restauration 

                                                DEUX TYPES DE DROIT S'AFFRONTENT

    British Muséum peut arguer du fait que, en 1806, rien d'illégal, de strictement juridique  ne s'opposait au don par  les Ottomans à Lord Elgin. Les nations et leurs droits n'étant alors pas constitués.

    A contrario, dans le "droit historique des peuples" et leur symbolique nationale, les Grecs sont en totale légitimité de contester ce don fait  à leur insu et d'en exiger la rétrocession.

    Problème, en ouvrant cette boîte de pandore,  tous les musées vont se vider!

    Et alors pourquoi pas répondent les pays d'origine !

    L'Unesco va semble-t-il prendre des décisions dans le sens de la volonté historique des peuples en 2014.

    A défaut d'accords bilatéraux diplomatiques consensuels. A suivre.

                                                NECESSAIRE EGALITE DE TRAITEMENT


    D'autant qu'une certaine logique  globale doit exister par comparaison. Notamment  avec les oeuvres  entrées dans les musées suite aux spoliation nazies et font l'objet de restitutions  aux propriétaires privés ou leurs descendants - si on réussit  à  les identifier.

    Pourquoi dès lors ce qui est accepté pour des biens dits "privés" ne le serait pas quand il s'agit d'oeuvres patrimoniales historiques d'un peuple, d'un pays, d'une nation ?

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    LE CAS A PART DES DEPOUILLES

    Il est un cas incontestable de retour obligatoire et automatique: celui de dépouilles humaines.

    La Nouvelle-Zélande est en train d'obtenir le rapatriement de ses têtes Maori partout dans le monde

    2O têtes momifiées ont quitté la France.

    Cela s'est fait avec grande difficulté.

    Lire article Maori du Monde

    Il a fallu tout de même un vote du ....parlement français en 2010 pour rendre possible le retour  au "pays du long nuage blanc" (= la Nouvelle-Zélande, en maori)

    La Suisse, GB, Pays -Bas etc  avaient  déjà rendu les têtes en leur possession.

    Preuve au final que tout est politique!!

    La France avait auparavant en 2006 produit une loi spécifique pour rendre la  -pauvre-"Vénus hottentote" à l'Afrique du sud.Les biens publics des collections publiques étant a priori considérés comme inaliénables.

    Au passage , ces "Toi Moku" vont  perdre leur statut d'"objets de collection" pour devenir "objets sacrés".

    Ils passent du culturel au cultuel.

    Des cérémonies de prières sont même organisées au départ.(au Quai Branly par exemple) Ils sont accueillis au pays d'origine  en tant que tels dans  un lieu...religieux  dédié.

    Mais alors, quid  du sort des momies, ces autres reliquats humains ?  A suivre.....

                                                                                       Sylvie Neidinger

    crédit photos/capture d'écran/le monde

     

     

     

     

     

     

  • "Tech is social": le nouveau réseau social d'un môme de 12 ans !

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    Au 1er janvier 2014, Nikos Adam, jeune grec âgé de ....12 ans lance  son réseau social concurrentiel.tech is social,google,grece,prodige

    Une sorte de facebook mais avec l'introduction de la fonction 'j'aime pas",  fort utile ....

    Au programme: une meilleure qualité d'image et de son.

    Tech is social se positionne carrément comme concurrent de l'entreprise de Mark Zuckerberg et... des autres.

    Dès 9 ans, il aborde la programmation informatique:  'Nikos Adam, qui a aujourd’hui 12 ans commence par développer Minecraft Server Platform (MSP). Sur Minecraft, il faut créer un serveur pour jouer en ligne. Nikos Adams développe un programme qui permet de jouer en ligne en appuyant simplement sur une touche afin de faciliter l’accès au jeu au plus grand nombre. Il développe par la suite « Down The DDOS », un programme anti-piratage qui permet de cibler et d’exclure les utilisateurs ayant de mauvaises intentions."

    tech is social,google,grece,prodigeNikos, jeune prodige comme l'Amérique (et puis le monde avec elle) sait  les aimer,  a été repéré lors d'un salon professionnel, une foire internationale industrielle dans sa ville de Thessalonique.

    Incroyable: le collégien sort de "nulle part", sans aide externe,  sans ordi à la maison au départ. Ce,  dans une ville peu connectée  de la Grèce du Nord.

    Il promet ... Son fil conducteur semble être "accessibilité" et "simplification grand public" : les ingrédients d'un plan gagnant pour toucher le plus grand nombre !

    Simple mais efficace 

    Son ambition: créer et faire vivre le site le plus sûr du monde. Pas moins.

    On n'a  pas encore tout compris. Il le lance pour  la Grèce en langue et écriture grecques ou en langue anglaise et cursive latine??

    Et surtout qui entoure ce garçon ? Objectivement aucun... enfant de 12 ans ne peut monter seul un réseau social numérique...à suivre.

    Nikos Adam: un nom à retenir en tous cas.

    Et du baume au coeur pour une Grèce présentée comme en faillite économique.

                                                                                                                         Sylvie Neidinger

                                                                                  


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  • Nouveau billet d'euro: Europe est phénicienne, sémite et non grecque !

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    Quand la  numismatique pose des questions d'identité culturelle  européenne !!!!

     La Déesse Europe a été choisie pour illustrer les nouveaux billets d'euros- dont ceux de 5 -qui vont entrer en circulation le 2 mai prochain.

    Problème majeur, les  médias dans les premiers articles (dont malheureusement je n'ai pas fait copie)par manque évident de connaissance ont présenté Europe comme étant une déesse grecque.

    Ce qui est faux, évidemment. Elle est phénicienne ! Elle eut une telle importance fondatrice que les Grecs l'ont racontée...billet d'euro,numismatique,déesse europe,désinformaton,grèce,phénicie,sémite,maison orient et méditerranée

    Or  la dépêche de l'AFP du 10/01/13 rédigée  suite à l'intervention médiatique de Jean-Michel Grimal de la BCE reprise, corrigée,  reste muette sur l'origine  d'Europe ! 

    Pas inexacte mais incomplète en signalant uniquement que cette princesse appartient à la mythologie grecque.

    Seule la Tribune évoque cette déesse phénicienne avec exactitude"le nouveau visage du nouveau billet de 5 euros enfin dévoilé" "

    Et précise " Le billet  vient d'être dévoilé par la Banque Centrale Européenne (BCE) à l'occasion de l'inauguration de l'exposition "Le nouveau visage de l'euro", ouverte jusqu'au 10 mars 2013 au musée archéologique de Francfort. Le dévoilement des autres nouveaux billets se fera par ordre croissant, et s'étalera sur plusieurs années"

    Les autres articles du jour sur le thème  restent sur la base de la dépêche AFP:

    l'Expansion : La BCE dévoile le nouveau billet de 5 euros premier de la série Europe 

    Le Télégramme :Euro les billets changeront bientôt de visage"

     Extrait :"Une nouvelle série de billets, la toute première depuis l'apparition de l'euro en janvier 2002, commencera à être mise en circulation, à partir de mai prochain. La coupure de cinq euros inaugure ce renouvellement.La Grèce revient au premier plan. Sur les billets de banque. En effet, le doux visage d'Europe, cette princesse de la mythologie grecque séduite et enlevée par le dieu Zeus métamorphosé en taureau et qui a par la suite donné son nom au continent, figurera dans le filigrane et l'hologramme des nouvelles coupures. Histoire de donner «une touche d'humanité aux billets», indique la Banque centrale européenne. Le portrait choisi provient d'un vase antique en céramique datant du IVesiècle avant notre ère et faisant partie de la collection du musée du Louvre à Paris. «Le choix d'Europe s'est assez rapidement imposé après des discussions préliminaires», a expliqué Jean-Michel Grimal, responsable de la division du développement fiduciaire au sein de la BCE. Le choix de personnalités européennes ayant réellement existé aurait pu, à l'inverse, heurter des «sensibilités nationales», selon lui."

     Jean-Pierre Grimal, responsable de la division du développement fiduciaire à la Banque Centrale Européenne exprime que faute d'entente sur une personnalité européenne issue d'un pays de la zone euro, le choix s'est porté sur celle qui a donné son nom au continent.

    Logique. Essentiel. Encore faut-il mettre toute l'histoire sur la table ! Affronter le réel.

    A fortiori quand l'expo inaugurale se déroule dans un musée archéologique, celui de Francfort en l'occurrence.

    HOMMAGE A LA PRINCESSE PHENICIENNE EUROPE, UR'P, FILLE D'AGENOR, ROI DE TYR

     La mythologie est au monde antique ce que le document imprimé et internet sont à notre vie moderne: un moyen de raconter l'Histoire, un média.

    Les grecs antiques ont tenu par ce cycle légendaire thébain a affirmer combien leur savoir puise ses racines dans la rive orientale de la méditerranée. Cela vaut pour Kadmos (ou Cadmus) et l'importation de l'alphabet phénicien de Tyr (Liban actuel) alphabet   lui même découvert légèrement au nord à Ugarit (Syrie actuelle, ancienne côte syro-cannano-phénicienne)

    Le mythe : la jeune Europe est enlevée par Zeus déguisé en  taureau blanc  sur une plage phénicienne pour partir en  Crête. A la demande de son  père Agenor, ses frères (dont Kadmus) ont ordre de  partir à sa rechercher dans toute l'actuelle Grèce. Et de ne jamais rentrer sans elle. Devant l'impossibilité de  la retrouver, il consultera l'oracle de Delphes et fondera une ville "là où il rencontrera une génisse blanche" . Kadmus fondera Thèbes en Béotie. Le cycle ovidien des Métamorphoses est essentiel: les textes sur Oedipe en seront issus.

    Les écrits de Thèbes présentent un fort caractère généalogique, à la fois sur les descendants donc la fusion avec les peuples locaux mais aussi sur les ascendants. Passion généalogique...tout comme dans l'univers sémitique...

     Les Grecs antiques ont par la voie mythologique mentionnés combien l'expansion de leurs cultures s'inscrit dans un contexte méditerranéen très large qui a véritablement façonné l'histoire avant eux   : Sumer, Mésopotamie, Phénicie, Hittites etc.

    Je signale l'excellent pôle de recherche sur le Proche-Orient ancien ( de niveau mondial)  à la Maison de l'Orient et de  la Méditerrannée, MOM Lyon 2, qui met à disposition de l'internaute une base de donnée accessible et gratuite (podcast ou autres) Plusieurs laboratoires de Recherche  dont Hisoma (textes et langues anciennes) et Archéorient

    Les sources de la civilisation grecque puisent dans les apports venus de la côte orientale.

    Le rapport entre l'Europe et le Proche-orient est des plus complexes !

    Si l'on change le curseur de la période historique pour s'intéresser à la période néolithique (premières néolithisations proche-orientales à la fin du 9ème millénaire avant JC) on constate pareillement  que l'élevage et les techniques d'agriculture sont importées dans nos contrées  par des bergers orientaux venus essaimer en Europe et dans les Alpes...

    Oui, même si la chose déplait à ceux qui tracent "l'identité culturelle" comme unique et  enfermée dans des frontières,  l'identité européenne comme l'identité grecque dans leurs racines et   structures sont totalement sur la base de sources Est  Proche-orientales , celles du fameux croissant fertile, géographiquement au coeur de l'Asie, l'Afrique et l'Europe.

    Ah si les archéologues se mêlaient de quitter leurs chers tessons et autres ostracons pour venir par des articles simples diffuser leurs précieuses informations !

    L'AFP alors rédigerait mieux sa dépêche sur la déesse/princesse EUROPE, celle dont le   nom a baptisé notre  continent !

                                                                  Sylvie Neidinger

     

     Rétrolien: Blog latinistes Suisses Félix Tuscher

     

     

     

  • Protestantisme rhénan contre orthodoxie grecque

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    On signale l'excellent article paru sous la plume de Sophia Mappa intitulé « la Grèce tragique et ottomane expliquée à l'Allemagne luthérienne » (Rue89, rubrique  Tribune du 4/02/2002) qui décrypte les incompréhensions fondamentales entre l'éthique protestante(cf son lien avec le capitalisme, Max Weber) et l'absence profonde d'adhésion à ces valeurs de la part de la Grèce. Rue 89 (lire) Il évoque la Grèce byzantine et ottomane.

    Nous pouvons remonter  plus loin encore dans l'histoire. Un grec sur "C dans l'air France 5" hier soir évoquait «  les occidentaux » en parlant de l'Allemagne, la Hollande, la France....La remarque lui a été faite. Il assume. Son pays est en transition entre deux mondes.

    Effectivement, Docteur Economie doit comprendre aujourd'hui que son malade est aussi oriental. Il partage avec toute la zone levantine  le poids de la religion comme squelette constitutif " réel  "de l'Etat, le poids  de l'absence d' instruments de mesure fiables (peu de comptabilités publiques et privées normalisées ) le poids d'éventuels comportement clientélistes claniques « antiques »

    C'est un autre fonctionnement ...politique parfaitement accepté, assumé par les populations de   l'est méditerranéen.

    En  Israel , le fait religieux déborde souvent sur l'espace public. En Palestine aussi.

    L'Etat syrien laïc et socialiste fonctionne  également sur la base des lois  spécifiques à chaque religion en matière d'Etat civil et de transmission de patrimoine - par exemple, seul le mariage religieux y est reconnu.

    Au Liban, l'exercice est porté à son comble puisque les fonctions régaliennes de l'Etat sont constitutionnellement partagées entre cultes : un président toujours maronite, un premier ministre toujours sunnite et un président de l'Assemblée toujours chiite.

    L'EUROPE DE L'EURO SIDEREE OUBLIE SES PROPRES CHOIX INITIAUX CATASTROPHIQUES

    « L'Europe de l'euro » découvre avec stupéfaction les rapports incestueux entre l'Etat grec et  l'Eglise  orthodoxe, premier propriétaire terrien du pays (130 000 hectares) sans cadastre ni impôt foncier.

    « L'Etat autonome orthodoxe »  ne paie aucun impôt mais peut vendre très cher des parts du littoral, ne paie pas toujours les cotisations sociales de son personnel. Les popes quant à eux sont des fonctionnaires rémunérés par l'Etat  laic.

    Constatation :  la Grèce semble  aimer fonctionner ainsi ! La question est :  pourquoi avoir fait entrer dans la zone euro un pays visiblement non préparé ?

    Parce que le capitalisme libéral l'y a poussé !! On veut encore aujourd'hui faire entrer la Turquie dans l'Europe pour élargir le « marché commun » si cher aux Anglais.

    Les fondateurs de la monnaie unique ont pêché par optimisme et naïveté en pensant régler  avec l'euro devenu une  sorte de « dénominateur commun unificateur »  les problèmes par automatisme, par régulation ...naturelle du marché en quelque sorte.

    Ils ont parié. Ils ont perdu.

    Le capitalisme protestant rhénan doit, avant de fustiger  «  les menteurs grecs » , reconnaître qu'il a cru aux.... Miracles de Saint Optimisme et Saint Libéralisme sans règle du jeu préalable.

    Accuser  aujourd'hui la Grèce de  tonneau des danaïdes a des limites déontologiques. Quand on choisit de bâtir l'immeuble EUROLAND pour mieux faire vivre ensemble les   co-propriétaires,  le comité des architectes se devait de ne  pas accepter dès le départ la présence à la fois  de  piliers solides  aux normes sismiques  et de piliers au béton pourri car saturé de sable.

    Aujourd'hui, des pans entiers du bâtiment Europe s'écroulent sous les yeux médusés de tous.

    Cette  sidération globale paralyse les prises de décision.

    Le pire dans cette affaire sera de bouc- émissairiser la Grèce !

    Certes , ne pas payer ce que l'on doit ruine la confiance et semble évidemment trop facile...

    Pour autant les prêteurs doivent balayer devant leur porte et réfléchir à cette construction d'une Europe monétaire sans structure politique sérieuse à l'origine parce que l'on a cru que les « lois du marché » allaient d'elles-mêmes réguler les aspérités par enchantement.

    La baguette ...magique pour transformer la Grèce en profondeur n'est même pas encore inventée.

    Le mythe d'une Economie qui tournerait  seule indépendamment  du poids des cultures, des histoires, des pensées, des peuples est la principale erreur du capitalisme libéral qu'il soit rhénan, anglo-saxon ou capitalisme tout court.

    Le cadre de la régulation politique semble évident. Cette constatation basiquement réaliste aurait coûté moins cher si elle avait été faite au départ de la construction et non quand l'immeuble s'écroule !

    Sylvie Neidinger

    Tags : capitalisme rhénan, Grèce, Allemagne, Liban,Syrie, économie, Sophia Mappa, rue 89, euro, europe

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