16/09/2018

Serena Williams mauvaise joueuse très "caricaturable"

On ne discute pas ici des capacités sportives physiques de Serena Williams (réelles) Mais de sa propension actuelle, autocentrée sur son ego,  à ne pas accepter les règles du tennis.

Starissime du star système, elle  avait tiqué de ne pas être automatiquement  élue tête de série à Roland Garros.

Elle vient de faire scandale sur un court de l'US Open en insultant l'arbitre, cassant sa raquette.

La fédération américaine l'a soutenue. Les instances tennistiques internationales,  non.

               SERENA  SPORTIVEMENT INCORRECTE

Elle dispense dès lors une image détestable, indigne.

Pire, elle justifie son comportement agressive  en se victimisant.

Elle  invoque un appareil idéologique usuel outre-atlantique   qui n'a strictement  rien à faire en l'espèce avec la réalité du mauvais comportement sur le terrain: le genre !

Elle enfreint les règles. Se voit sanctionnée et répond discrimination " parce que femme".

Soit disant parce qu'elle venait d'accoucher il ne fallait pas la mettre au même niveau que les autres mais l'inscrire directement comme  tête de série à Paris : n'importe quoi.

Soit disant l'arbitre Ramos ferait des différences parce qu'elle est femme : n'importe quoi.féminisme dévoyé,genre,serena williams,tennis,us open,ramos,caricature,herald sun,melbourne,mark knight

Williams pratique  juste une instrumentalisation inacceptable du féminisme, détourné. 

(Rappel: elle s'était moquée de Mauresmo, femme à l'époque....)

 

            

                                NIGHT, CARICATURISTE  ATTAQUé

Du coup un caricaturiste australien qui n'a pas accepté son comportement l'a caricaturée dans un magazine de Melbourne.

C'est son droit absolu, celui de la liberté de la presse.

Le magazine soutient son dessinateur qui depuis a fait l'objet d'attaques violentes au nom du "PC"(politiquement correct)

Mark Knight injustement taxé de...racisme.

Du coup Herald Sun de Melbourne a republié la caricature en Une.

A juste titre.

Car ce n'est pas sa raquette que la diva piétine mais:

1) les règles du sport et de l'esprit sportif

2) le véritable féminisme

                                              Sylvie Neidinger.

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14/06/2016

TOUT A FAIT HOMME. Le bonheur, c'est le désir !

Barbara Polla a rédigé deux ouvrages depuis celui-ci publié en 2014. Un par an, quel tonus….

Mais c’est bien de TOUT A FAIT HOMME  que je désire parler aujourd’hui.

 Cet ouvrage  est l’alter ego du livre  TOUT A FAIT FEMME de 2012 (aux Editions Jacob)

Soit, le  copain du premier bouquin, son mari, son amant, sa tendre moitié, son p’ti gars. Son Jules, son Julo, son fidèle ou son infidèle.

Son mec quoi.

 L’auteur  rêvait d’entrer dans la peau d’un homme. Juste pour ressentir. Et donner à ressentir.tout à fait homme,barbara polla,rubrique genevoise,genève,genre

 Elle le fait par écriture interposée. Et sur la base apparemment sérieuse d’un questionnaire (p 228)

 Durant une période de huit mois environ,  la guêpe a capturé dans son escarcelle un vivier de 200 individus du sexe masculin, de différents milieux sociaux, en Suisse, France, Italie et aux USA.

 Questionnés, auscultés dans leur âmes et  petits secrets,  jusqu’au bar du TGV Lyria Genève-Paris!

 Normal chez cette genevoise originale et inclassable.

Vous la croyez médecin, homme politique ? N’oubliez pas la galeriste (Analix Forever, à Genève), la business woman, la « féministe anti conformiste», l’écrivain, la chercheuse CNRS en sciences médicales, la mère de ….quatre filles et des nombreux fils qu’elle n’a jamais eus.

 Une grande dame, au fond. Bien que le terme de  « dame » ne lui aille pas du tout au teint…

Dans sa grande curiosité militante, elle cherche à comprendre la part de l’autre genre que chacun porte en lui.

                 CONFIDENCES MASCULINES

 Les hommes  lui ont laissé leurs confidences à l’oreille. Même leur politiquement incorrect, "socialement" incorrect plutôt.

A savoir: le masculin dissocierait nettement le plaisir de la chair, du sentiment.

Dans le fond, "il"  lui dit (avoue…) pouvoir tromper  sa femme sans  avoir nullement le sentiment de la  trahir. Car  désir n’est pas amour.

 Elle les écoute attentivement (p 7) « Ces dernières années, on a beaucoup écrit sur les hommes. Des pères manquants aux fils manqués, du divin fripon à Homo eroticus, des mythes aux études sociologiques, des hommes en crise aux hommes-femmes, aucune analyse, aucune théorie ne semblent leur avoir été épargnées. Et pourtant leur mystère perdure. »

 

IMPROBABLE COUPLE, VRAIMENT ?

 Une planète noire  du non-dit des hommes  qu’elle tente de décoder par le biais de leurs confidences.

 L’écriture de B. Polla est franche. Toujours cette page 7 :

« l’homme ce partenaire, celui que je ne comprends pas, celui qui depuis toujours excite ma curiosité, le père de mes enfants, mon amant-mes amants- mon père, mes frères, mes amis très chers, mes modèles parfois, mes adversaires aussi, mes fils que je n’ai jamais eus, tous ces jeunes gens que je me plais à observer,tous ces hommes avec qui j’ai travaillé, construit réalisé des projets, des livres ;

tous ces hommes que j’ai rencontrés et passionnément observés à l’école, au collège déjà, à l’université, dans les amphithéâtres et les salles de cours puis en tant que médecin et chercheur, (…)en politique et dans la rue, dans mon lit et devant leur miroir, aux côtés de leur mère et à son chevet en désir, en séduction, en tendresse, tous ces pères amoureux de leurs enfants et parfois excédés par eux, tous ces hommes qui m’ont parlé parce qu’ils aiment être écoutés(aucun n’a refusé) cet homme singulier donc aujourd’hui qu’est-il ?que veut-il ?

 Et qu’attend-il de nous femmes, interlocutrices, maîtresses, partenaires. Nous femmes avec lui dans un couple, ce couple improbable »

                           PRO- HOMMES

 Son constat à elle: leur soif de liberté.

Un  livre... « pour » les hommes plutôt que « sur » les hommes !

Pour les comprendre, elle parle aussi…d’elle… qui adore tout autant qu’eux son immense LIBERTE (plus libre que Barbara tu meures…)

 

 

                 FEMME, FEMME, FEMME

Je vais juste  pointer ici   les trois éléments  de léger  désaccord (désolée Barbara) classés sous le titre  FEMME FEMME FEMME…

 

 

1-Peu apprécié le titre du chapitre 6 « Homo erectus ».

Barbara Polla cède ici  à une facilité de « communication » Elle  quitte sa peau  de scientifique  (médecin chercheur).

 Car, l’argumentaire de son chapitre évoque l’homme erectus, en "érection"(vir-ale, sociale, architecturale, phallique au citrate de sildénafil-viagra etc..)

Précision: tout anthropologue, historien dira  que la période de l’humanité liée à l’homo erectus n’est pas une spécificité masculine ! Il n’y avait pas un homme "en érection" en recherche de la position  verticale et une femme couchée au paléolithique inférieur il y a 1,5 millions d’années…

Le genre humain nommé  "homo erectus" était mâle et femelle, évidemment. Toute la logique érectile  du chapitre tombe de facto. Flapie.

2- Les étoiles...anecdote. L'auteur rapporte la question, mignonne, poétique de l’enfant qui demande d’où il vient, des étoiles ? Belle manière de nommer selon elle les testicules.

Mais à y réfléchir on "vient" à la fois d’un spermatozoïde de fabrication récente et d’une « vieille »  ovule qui porte l’âge de la mère !

Le féminin nait avec son capital d’ovules. L'âge réel du bébé en fait c'est Naissance + Age de la mère (par cette cellule initiale antérieure.)

 Le coffre-fort naturel, précieux patrimoine de l'humanité,  c’est  donc les testicules stellaires et le ventre maternel, tout aussi poétique.

 

 3-CONTRACEPTION Barbara, un peu négative  sur le couple tradi, monogame (cf horrible terme de « s’encoupler ») relaie en fin d’ouvrage l’exaspération  du pt’it gars dont la copine a décidé de garder l’enfant par lui fabriqué accidentellement.

Voire, l'auteur prend sa défense.

Pas d’accord....Bien évidemment la naissance de l’enfant désiré par sa mère et son père unis semble  le schéma idéal.

Mais si la femme « tombe » enceinte (aïe elle tombe!) il semble évident qu’elle est libre de son corps notamment en vue de procréer. Donner la vie. Elan vital. Tout du moins dans nos  sociétés démocratiques post contraception.

Le géniteur non consentant n’a  alors que ses yeux pour pleurer.    Game over !

 Sinon cela reviendrait à dire, Barbara, que la contraception cette  invention « libératrice de la femme » n’est pas au service de la femme et de ses choix mais devenue au service de ...l’homme qui ne veut pas engendrer.

Derrière la libération de la femme, il y avait la libération de l'homme.  Mais pas sur tous les  plans, ni  à 100%.

 Elle met au monde si bon lui semble, non ?

Il n’est pas d’accord le chéri ? Depuis  des millions d’années, l’homme a transmis sa semence.

Il continue…même à  son corps défendant.

OUI, il "risque"toujours d'être père...

Dame nature.

                          CONFIDENTE

                                                                         

 Pour finir, Barbara Polla a  dialogué avec l’homme qui est en elle. Avec les hommes, aussi.  Avec  tous ses fils préférés. Avec son père, peut-être, ce "premier homme". 

L'écrivain  a relayé dans cet ouvrage  les petits secrets et récriminations de ce petit monde testostéroné.

Ils aiment les femmes plus jeunes, le risque, la moto, quelquefois le polyamour, leur impossible monogamie soit-disant  anti-biologique.

Ils en ont marre de se faire critiquer et  lui ont bien exprimé leurs griefs (p.207)

 L'auteur a relayé l'info.

Elle a  défendu dans son  ouvrage  le beefsteack de ces homos erectus devenus  sapiens dans la version du genre masculin.

En bonne copine.

Ouvrage fort intéressant qui donne à réagir.

 Surtout,  Barbara Polla se délecte ici  à désirer…le désir.

Triangulation du sentiment.

Ainsi, elle les scrute dans son chapitre nommé  « le désir des hommes »

 Son livre (je viens d’écrire par erreur  "son "libre" et corriger!) regorge d’éléments de discussion dont il est impossible ici  de tous commenter. Il faut vraiment le lire.

                       Sylvie Neidinger

 

dont                                                  RUBRIQUE BARBARA #POLLA

18/05/2014

Fouiller sous les jupes...

Sous les jupes des lycéens de Nantes: celles, genrées de l'Education Nationale !

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Climat délétère autour d'une action  ultra médiatique  de  traiter l'égalité masculin/féminin en milieu scolaire. Soit, auprès/par de jeunes mineurs.

Sur les évènements bretons deux versions  s'affrontent autour du fait que les autorités administratives  accompagnent ou non cette initiative ?

Version de la Manif pour tous ou assimilés. Version  du Rectorat.

1-En allant vérifier les infos -pas une grande enquête juste une vérif facile- le diagnostic est oui, l'Administration a bien donné son aval  puisqu'un document existe. Le dossier de presse issu du rectorat au sigle du ministère de l'éducation nationale a effectivement été diffusé.

2- Face à l'ampleur médiatique donnée à l'affaire non banale effectivement [dans le contexte lourd des combats pro et anti  idéologie du genre dont on pensait qu'ils étaient derrière avec la gouvernance Valls]  le rectorat  indique à la fois qu'il s'agit :

a) de blague de potache et que b) c'est initié par les lycéens élus du Cavl, pas par l'administration.

Or,  les deux explications  sont contradictoires. C'est soit l'une soit l'autre.

*Dans le premier cas, le Ministère  laisserait donc les dizaines d'établissements d'une grande agglomération, Nantes  s'emparer d'une "blague de potache". Ce à  peu de semaines des examens. On peut légitimement trouver que les élèves ont d'autres chats à fouetter plutôt que plaisanter de la sorte.

*Dans le second cas, les étudiants élus du Cavl, conseil académique de la vie lycéenne n'ont évidemment aucun pouvoir à organiser seuls un tel raoût. La tenue vestimentaire  est un point du règlement intérieur des établissements. Et du Code de l'Education.jupes,nantes,lycée,rectorat,cavl,genre

3- Au delà du cas local, cette autorisation pour les garçons d'entrer en jupe au sein de bâtiments scolaires initie une injustice certaine sur le territoire. Plusieurs affaires ayant eu lieu autour du vêtements: jeunes gens provisoirement renvoyés de leurs établissements pour motifs de vêtements inadaptés en milieu scolaire: jupes trop courtes, talons hauts, bermudas... (plusieurs faits divers) suivant l’article L. 511-5 du Code de l’éducation où il est inséré un article
L. 511-6 ainsi rédigé :
« Art. L. 511-6. – Dans les collèges et les lycées, la tenue vestimentaire
pouvant être considérée comme indécente au regard de l’âge de l’élève ou
des moeurs et paraissant inconvenante face à l’objectif d’éducation
poursuivi par l’établissement scolaire, est interdite.
« Dans le cadre de cette disposition, le chef d’établissement exerce un
pouvoir discrétionnaire et souverain au sein de son école.
« La présente mesure est assimilable à une sanction répondant aux
conditions et spécificités du présent code, notamment en ce qu’elle peut
donner lieu à contestation. »

Sans oublier justement cet autre aspect  légal très sensible car confessionnel. Des filles sont en interdiction de porter des robes longues à l'école couvrant le corps comme elles voudraient le faire pour suivre les préceptes religieux, les foulards. Idem refus d'accueillir des garçons qui porteraient éventuellement une galabyé qui pourrait avoir une telle connotation.

Dans ce cadre, voir les lycéens en jupes sur jambes poilues à l'intérieur des lieux d'apprentissage des savoirs peut  démonétiser la parole officielle laïque destinée à un vivre commun.

Dans ce contexte général ici évoqué, l'affaire de l'autorisation par le rectorat d'une journée jupe-garçon à l'intérieur des établissements scolaires semble   incompréhensible.

Pourquoi ici une acceptation et là une interdiction ? Pas logique.

Le "grand public" en reste stupéfait: elle n'a pas autre chose à faire, l'école ?

                                              SANS FONDEMENT

4- De surcroît, l'idéologie qui sous-tend l'action nantaise  à  savoir que le fait de porter une jupe pour un homme lutterait contre les préjugés sexistes est de plus une ineptie majeure.jupes,nantes,lycée,rectorat,cavl,genre

Dans l'histoire du vêtement traditionnel- l'ethnologie en témoigne- les hommes ont depuis l'aube des temps porté des "jupes" qu'elles soient nommées kilt écossais ou longyi birman, hakama japonais ou autres ou la catégorie des "robes longues" type galabye, abaya  sans que, en aucune manière cela ne confère une once de rapprochement égalitariste avec l'élément féminin.

Bien au contraire. D'où l'ineptie des fondements  de cette journée des jupes-garçons. Les seules jupes masculines "modernes"sont celles introduites sur les podium lors de défilé masculins. Mais elles n'ont pas quitté ces espaces  hormis le temps d'une minute de passage.

Oui, on valide le titre du Figaro journee-de-la-jupe-a-nantes-quand-la-lutte-contre-les-dis...

Avec les ABCD et les jupes de Nantes, l'école devient un champ expérimental et  de bataille idéologique sociétale, du monde adulte notamment politique, appliqué aux enfants mineurs.

La laïcité hexagonale- et c'est une bonne chose !-induit de ne pas se présenter à la porte de l'école avec des signes religieux vestimentaires.

La laïcité version pouvoir actuel  d'un militantisme certain, genré (auquel répond le militantisme tout aussi certain des "antis") n'est-elle pas en train de vouloir imposer à l'école française une nouvelle...religion laïque ?

L'uniforme scolaire britannique, lui, coupe court à toute instrumentalisation....

                                                                                       Sylvie Neidinger

 Crédit images/captures d'écran web jupes,nantes,lycée,rectorat,cavl,genre

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23:56 Publié dans FEMMES et Post féminisme, Politis France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jupes, longyi, nantes, jupe-garçon, lycée, longuy, kilt, hakama, rectorat, cavl, genre | |  Facebook | | | |

03/02/2014

Sexe social et rumeur: le tri

Le mouvement de dé-scolarisation suite à sms de la semaine dernière a pris l' Education Nationale de court. C'était imprévu, important et traduisait une méfiance ouvertement exprimée inédite  contre l'Institution d'Etat.

 Vincent Peillon a immédiatement réagi en évoquant une "rumeur", élément de langage repris par tout la presse sans exception.

Or, sur le terrain, dans les interviews tv, les  mamans boycotteuses disaient " j'ai reçu le sms, je suis allée sur internet et ce que j'y ai vu ne m'a pas plu, je refuse de mettre mon fils dans cette école dans ces conditions" Elles ont bien visité, en vrai  les sites dont ABCD pour se forger leur opinion.

Et le ministre de répondre par l'obligation scolaire, légale.


RUMEUR, MI-RUMEUR OU PAS ?

Alors pour trier, il suffisait de faire de même, une synthèse sur internet  en allant réellement  observer les sites dont celui de  l'expérimentation ABCD lancée le 19 janvier qui a mis le feu aux poudres.

*  A aucun moment le ministère n'y évoque par écrit  in extenso le terme de  théorie du genre ni les études de genre.Mais on y constate une ...application de la théorie du genre!

Rappel : les "gender studies" sont issues des universités américaines mais dont les contributions françaises sont majeures au débat théorique avec Foucault, Kristeva, Simone de Beauvoir
"Publié en 1949, Le Deuxième Sexe contribua grandement au succès de son auteur, Simone de Beauvoir (1908-1986), qui s'efforce ici de démonter un mythe,selon elle forgé depuis des millénaires par les hommes à travers « les cosmologies, les religions, les superstitions, les idéologies, les littératures » : la féminité ne constituerait  en aucun cas une condition, une nature, une essence, mais une situation imposée par la volonté d'être femme."

Le fondateur initial de ce mouvement John Money est à l'origine d'un sordide fait divers avec le suicide de deux frères jumeaux pris comme objet d'expérimentation du genre.

Ces études tendent à séparer le sexe biologique du sexe social qui lui se construirait selon elles sur la base des stéréotypes dans lesquels on fait grandir l'individu.

Débats d'adultes et sur l'intime....

*  Peut effectivement s'apparenter à une rumeur l'information sur de supposés  cours sur la  masturbation à l' école. Le contraire serait inimaginable et gravissime. (Celui qui affirme ceci doit dire où et quand ceci s'est passé. Sinon, il se tait car devient source de rumeur)

*  Précision: la sénatrice PS Laurence Rossignol n'a pas dit  à propos d'un débat sur la laïcité" les enfants appartiennent à l'Etat " comme cela lui est reproché par la Manif pour tous et d'autres sites. Mais elle a tout de même dit .." les enfants n'appartiennent pas à leurs parents" Ce qui dans la bouche d'un responsable politique engage  le politique. Et heurte évidemment les parents au plus haut point qui ne comprennent ces enjeux de ...territoires et appartenances( ou non) de leurs propres enfants !

*  On peut tout de même s'interroger sur les mécanismes qui arrivent à cette irruption des problématiques du sexe social à l'école maternelle et primaire.

Le lien du boycott avec l'expérimentation ABCD semble direct. Une sorte de "ré-éducation de l'humain" qui normalement concerne la VIE PRIVEE et sur lequel l'Education Nationale s'engage pourtant.

ABCD: sous une dénomination d'apprentissage à la lecture (abécédaire!) et d' un discours d'égalité entre les genres (tout à fait souhaitable à commencer par l'égalité homme femme en politique et le différentiel de salaire de 25 %)   ABCD recouvre bien autre chose.  L'objet notamment des objectifs  portant sur l'identité sexuelle d'être fille ou garçon et de pouvoir en changer en toute égalité de possibilité.

Oui un livre tel que "Papa porte une robe" ou  "Mehdi du rouge à lèvre" signifie bien changement d'identité sexuelle et non une bienvenue égalité hommes-femmes.

OUI, ici très directement se situe la source des inquiétudes des parents.

Parents qui avec la crise économique ont d'autres problèmes plus graves  à gérer....

Cette expérimentation inédite autour du genre social à l'école dans les petites classes est inaugurée le 13 janvier à Villeurbanne par Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem. Expérimentation arrivée du "haut" à la verticale, sans concertation avec les fédérations de parents en amont.

En allant visiter le site ABCD jusqu'au vendredi 31 tout le matériel exposé avait  de quoi largement inquiéter tous les parents et pas seulement ceux  l'extrême-droite ou les confessions religieuses...

L'école enseigne les apprentissages des fondamentaux. Et sur ce point les rapports Pisa ne placent pas la France en bonne position...

Que vient faire une expérimentation d'un enseignement genré ( même si la théorie du genre n'est jamais citée ) avec des supports du type Papa port une robe, Mehdi et son rouge à lèvre (!) ou Tomboy tels que les PDF d'ABCD  ne le montraient ?

RETRAITS DE DOCUMENTS DES SITES

Samedi 1er février constat:  le site ABCD a été revisité par le webmaster et expurgé justement de ces outils pédagogiques pouvant choquer tous  parents.

On ne trouve plus les  PDF de lecture problématiques. Ne restent  que des outils pédagogiques liés à les oeuvres d'art ( les talons de  Louis XIV, les robes des tableaux de Renoir ...) tout à fait consensuels.

Exit  les références litigieuses.

En cliquant samedi 1er sur les PDF de lecture aux titres très genrés,  on pouvait lire "fatale erreur" puis ....ils ont complètement disparu. ( j'ai omis de capturer l'image des pdf puis de leur disparition, dommage)

[Curieusement, samedi 1er le site gouvernemental femmes.gouv.fr n'était provisoirement plus accessible non plus depuis mon PC.Capturerjhgf.GIF Etait-ce un incident lié à mon accès ou un arrêt temporaire général  là aussi pour "sav" du contenu?La question est posée. Mais pour avoir la validation journalistique une infos doit être vérifiée de plusieurs sources. D'autres ont -ils noté cette inaccessibilité pour en tirer la conclusion de modifications de contenus?]

Le site LigneAzur accessible aux collégiens ( donc au départ à 11 ans)  par l'EN a lui aussi été non disponible puis modifié. Il contenait des pages inadmissibles porno pour l'âge en question et le lieu.

"Alain Miguet, le responsable de la Ligne Azur, explique que celle-ci est financée par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé publique (INPES), mais reste néanmoins indépendante dans son contenu. Et c'est là que la Ligne Azur est la plus attaquée. Selon ses détracteurs, qui comptent nombre de militants catholiques et membres de la Manif pour tous, le contenu du site serait "incitatif" et renverrait même à des "contenus pornographiques". Parmi les principales critiques : un tableau incitant les jeunes "à se positionner" sexuellement en s'identifiant à des "pratiques sexuelles" explicites et "présentées comme étant de même valeur". Le député UMP Sébastien Huygues s'est récemment associé à ces critiques, dénonçant, capture d'écran à l'appui, une grille où les ados doivent déclarer s'ils se sentent "homme, femme, homo, bi, hétéro, trans..." ou encore s'ils ont déjà pratiqué "masturbation, pénétration buccale, pénétration anale, vaginale, autre, aucune, etc."

A 11 ans et à l'école ...Les parents sont stupéfaits de l'apprendre ! Des associations ont fait un recours devant le conseil d'Etat.

DOCUMENTS DISPARUS

 Si des documents ont disparu des sites gouvernementaux officiels, c'est bien qu'ils posaient problèmes..Et ceci valide  la légitimité des inquiétudes des parents !!!

De facto ce qui est présenté comme une rumeur à 100% a bien  des sources précises de questionnements.

La réponse  officielle du "circulez il n'a y rien à voir semble, tout est faux tout est inventé par certaines franges de l'opinion tout n'est que rumeur " alors que des milliers de parents  ont  pu lire le contenu de l'expérimentation ABCD avec la modification est  la pire des réponses.

  Car cela va plus encore alimenter les inquiétudes des parents pour l'éducation de leurs enfants. 

Enfants devenu bizarres territoires d' enjeux  politiques qui ne s'appartiennent qu'à eux même !

En conclusion l'enseignement du genre est bien introduit à l'école...dans son application.En revanche : il ne faut surtout  pas le dire : c'est supposé être une ...rumeur.

                                                     Sylvie Neidinger

 

 

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