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03/07/2015

La fausse démocratie grecque, version M. Tsipras

Combien M. Tsipras se la  joue démocrate et joue du violon, de la flûte et du pipeau sur le thème.

Ivre allant jusqu'à  s'auto-légitimer  hyper démocrate sur le thème du remboursement de la dette. Jusqu'à donner des leçons aux autres.

Problème. Il joue une partie de poker- menteur, cela a été dit.

Démago, il lance l'idée d'un référendum, installé dans la précipitation (en 8 jours soit une campagne explicative impossible)  avec de sérieux doutes sur les conditions de réalisation, la fraude toujours possible autour du bourrage des urnes.

Parce que en fait, son recours au vote référendaire  était juste un jeu, un moyen de pression valable le  29 juin mais plus le 30. Puis remis sur le tapis le 1er juillet. Il jouait juste avec le... vote de ses concitoyens, ce super démocrate !

Une carte dans sa manche abattue puis retirée puis remise.

La démocratie grecque, la vraie  est effectivement prise en otage par un tel comportement.

L'ancien  commissaire européen Michel Barnier signale combien il est surréaliste pour le gouvernement grec de poser au peuple  une question oui/non, oxi/nai tout en indiquant ce que le gouvernement souhaite:  le non.....!?!

Pas très démocratique comme approche....

Les oukaz donnés aux autres Etats par  ce triste sire sont donc parfaitement imbuvables !

                DEMOCRATIE GRECQUE ANTIQUE ET ...L'ESCLAVAGE

Au fait, concernant la démocratie grecque antique, je me rappelle de basiques cours d'université qui signalaient que ce système politique fut  mis en place en Grèce, certes. 

Une avancée considérable à l'époque, avec tous ces débats d'idées et de philosophes.

Mais juste un démarrage, encore bien imparfait.

Car elle n'était valable que pour ses citoyens. De facto, elle excluait les non-citoyens dont les femmes, les esclaves etc.

Une démocratie antique valable juste pour une élite.

http://www.cndp.fr/archive-musagora/citoyennete/citoyennetefr/citoyens-non.htm

Le mythe de cette mirifique démocratie en prend juste un petit coup à l'aune de la réalité historique. Avant, comme maintenant.

Quand on examine les actes véritables et non plus les... discours.

                                                                            Sylvie Neidinger

 

Résultats dimanche 5 juillet: le non gagne  Et après ?

Le non gagne...la défaite, non?

Le non a gagné. Mais non à quoi ????? Problème de démocratie et de question posée au référendum. Non à un accord qui de toutes façons était caduc le 30 juin ?
Non à l'euro et à l'EU ?? Mais gag, Tsipras n'envisage pas de sortir du système. Au contraire il souhaite rester à l'intérieur pour mieux le démolir et Varoufakis de traiter les partenaires prêteurs de terroristes !!

Pour les seuls français, la dette grecque coûte 1000 euros par individu ( plus de 2000 si on divise par les seuls contribuable). Qui peut accepter le non remboursement. Trop facile. D'autres pays ont fait les efforts requis, eux, tel le Portugal.

Qu'a gagné hier la Grèce? L'incertitude la plus totale. C'est un échec complet   SN

 

 

 Suites. Lire:

*grece-l-art-de-faire-payer-son-impuissance-par-les-autres-

*L'église orthodoxe lâche Tsipras

*L'imposture Tsipras ou le national populisme (slate)

*Exaspération des voisins de la Grèce, Bulgarie, pays le plus pauvre de l'UE contre la Grèce :"Déjà, tout au début de la crise grecque, en 2010, l’éditorialiste d’un grand quotidien bulgare se déchaînait : "Je ne m’inquiète pas pour les Grecs : ils continueront à recevoir de l’argent de l’Union européenne, à jouer au backgammon et à boire de l’ouzo à longueur de journée alors que nous [les Bulgares], on ira cueillir leurs olives et leurs oranges pour une bouchée de pain".

Cinq ans plus tard, ce 25 juin 2015 à Bruxelles, le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, du parti GERB (centre-droit), est à peine plus diplomate :Arrêtons de perdre du temps sur la Grèce, cela fait des années que cela dure. Et tout ce que j’entends est qu’ils veulent plus d’argent mais qu’ils rechignent à faire des réformes. Qu’ils fassent leurs réformes ou qu’ils en assument les conséquences !"

 

 

17:09 Publié dans E-Economie, P-Politis International | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : tsipras, grece, démocratie grecque, esclavage, non-citoyen, citoyen | |  Facebook | | | |

01/11/2014

Romuald Hazoumè: artiste africain vraiment bidon

Romuald Hazoumè, célèbre sculpteur béninois s'était déplacé à Genève pour l'expo Ici l'Afrique ou Here Africa, le 7 mai dernier à Penthes.P1130519.JPG

Intéressant personnage, visuellement parlant puisqu'il était le seul de tous les artistes présents, a avoir choisi le vêtement traditionnel.

Intéressant pour son Art  évidemment.

Plein d'humour en plus si l'on compare son couvre-chef et l'une de ses oeuvres accrochées.

Une certaine actualité culturelle parisienne avec  la réouverture du musée Picasso [prise ici  sous l'angle de la respectable et malmenée Anne Baldassari] me fait repenser au peintre-sculpteur africain.

Ce, à propos de Picasso et de sa tête de  taureau fabriquée en 1942 avec simplement une selle et un guidon de vélo.

Deux objets basiques rapprochés. Idem pour le béninois qui associe un basique bidon et un ski par exemple.

Dans les deux cas, même démarche de rapprocher deux rebuts de poubelle pour composer une oeuvre d'art. Subversion partagée.

Dans les deux cas, un rendu saisissant. Mais au final un résultat  ... fort différent. Explications.

 

romuald hazoumè,sculpteur,ici l'afrique,here africa,art for the world

 

romuald hazoumè,penthes,baldassari,sculpteur,ici l'afrique,here africa,art for the world

PICASSO dans sa démarche- ce que démontre la "Tête de taureau"-  se débarrasse de  l'histoire de l'art occidentale qu'il porte en lui  en passant de la peinture figurative à la ligne minimale. Un anti-académisme notoire. Son animal aurait une fonctionnalité, il serait classé dans la catégorie "design".

Le célèbrissime "Minotaure espagnol" artiste démiurge  est en recherche de  la  ligne la plus épurée, simple, conceptuelle possible. Froide même. Le minimum qu'il  fallait pour construire un taureau. Processus de "dés-académisation" pour  toucher à un essentiel.

                                       ESSENTIELS BIDONS

HAZOUME donne, lui  dans l'essence de l'essentiel et surtout, ses bidons ne sont pas silencieux.  Ses bidons "tamtament" et  clament. Ils s'agitent, ils bougent. A Genève, ils skient !

-bidons par millions.

-bidons masques qui abritent et bruissent des âmes des ancêtres (notamment Yoruba)

-bidons de l'histoire culturelle de l'Afrique qui a complètement influencé le continent des surréalistes et autres Picasso. Avec eux, l'Europe  entre dans son art moderne.

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-bidons ethnographiques, images des vrais masques africains anciens désormais collectés,  muséifiés, raréfiés, souvenirs d'une Afrique mythique.

-bidons vaudous très puissants. Incantations. Sacrifice du sang du coq. Papa Legba, Ioa, Iwa. Rites. Inaccessible Mawu.

-bidons ethno' comme les masques nouvellement montrés au nouveau MEG (Genève) cette semaine.

-bidons masques exilés qui s'ennuient, loin de leurs foules adorées, archivés  dans les musées occidentaux, hygrométrisés, frisquets. Loin de leur Afrique natale. Le Musée Branly,  bien gentil, bien "architecté'" mais un peu juste côté température  ...comparé à Cotonou évidemment. 

-bidons nostalgie des odeurs et couleurs, bruits de la place du marché au coeur d'AfriqueCity.

-bidons issus du pétrole (Nigeria voisin...) en plastique.

-bidons du trafic d'essence, notamment à Porto Novo, ville natale de l'artiste.


-bidons explosifs si on jette son mégot  dans le carburant par inadvertance.

-bidons déjà explosés, irrécupérables.romuald hazoumè,meg,anne baldassari,royaume du dahomey,vaudou,esclavage,traite négriere,art contemporain,genève,penthes,met,bénin,afrique,porto novo,essence,artiste africain,sculpteur,picasso,british museum,musée du quai branly,ong bpo,baldassari,ici l'afrique,here africa,art for the world

-bidons masqués, en combi, inquiétants," ébolisés",ou Ebola'isés" microbisés, médicalisés. Diabolisés aussi, rejetés.

-bidons anti-douanier, le métier du père de l'artiste qui aurait aimé  voir son fils chasser la fraude tout comme lui.

-bidons poubelles qui hantent, inondent, salissent les rues, les champs. Problème majeur de pollution sur le continent.

-bidons récup' et débrouille.

-bidons logistiques qui vont de pair avec une bicyclette, une petite moto, une pirogue, un bus.

-bidons musicaux si on leur tape dessus.

-bidons contenants universels. De tout: du riz à l'essence. De l'air aussi.

-bidons sociologiques: usités par les plus pauvres.romuald hazoumè,meg,anne baldassari,royaume du dahomey,vaudou,esclavage,traite négriere,art contemporain,genève,penthes,met,bénin,afrique,porto novo,essence,artiste africain,sculpteur,picasso,british museum,musée du quai branly,ong bpo,baldassari,ici l'afrique,here africa,art for the world

-bidons bagages sur les camions, les embarcations et les toits des bus.

-bidons politiques des revendications de justice.

-bidons-ONG  de la Solidarité Béninoise pour l'Occident en Péril créé spécialement  par Hazoumè, le provocateur, pour venir en aide aux populations pauvres de France ou des USA, type Nouvelle-Orléans ! Bouches ouvertes pour de petits billets bienvenus à remettre par l'artiste aux Ambassades concernées. Rire.

-bidons sculptures artistiques de Romuald Hazoumè.

-bidons Art et ADN: aucun ne ressemble à l'autre dans les mains du créateur.

-bidons transportés/ déportés. Trajet direct vodoun:  ancien Royaume Dahomey/Haïti. Aller simple sans billet retour. Estimation: 20% de la déportation liée à la Traite sont  en provenance du Dahomey,  terre "hazouméenne".

-bidons vodoun: les Esprits participent aussi au voyage avec un billet aller simple.

-bidons grisgris.

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-bidons gris.  Prisonniers indifférenciés tous de couleur sombre. Utiles. Utilitaires. Marchandises humaines à forte valeur ajoutée si elles atteignent l'une des côtes de la longue Amérique.

-bidons esclaves, prisonniers de cales naviguantes, rangés comme des sardines (304 exactement) comme dans l'oeuvre La bouche du  Roi.

-bidons sans voix. Bouche cousue.

-bidons en cours d'esclavagisation: plus de nom, plus de visage, plus de cheveux.

-bidons  solides à toutes épreuves. Au transport. Aux coups. Aux privations. Aux maladies. Aux angoisses.

-bidons en opération de dés-humanisation.

-bidons de familles séparées jamais réunies.

-bidons humains vendus au litre ou au mètre cube selon le négociant. Bon poids. Belles dents. Belle bête.


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-bidons crânes  couleur ivoire, tous de même couleur une fois lessivés par la  grande nettoyeuse. Qu'elle se nomme mer (médit') ou océan (at').

-bidons négoce. Du verbe négocier "discuter pour parvenir à un accord/monnayer un objet"

-bidons pour  négrier. Sans "s" . Du verbe "négrier" , néologisme certes que j'invente ici. Mais je vous garantis, ce verbe existe depuis longtemps !  Tu négries, il négrie, nous négrions, vous négriez,  ils négrient. Ce terme est lié au précédent "négocier". Négoce d'os, de chairs et de sang, de force motrice.

-bidons de l'humain rendu objet.

-bidons de l'humain rendu carburant. Exploitation de sa force motrice mécanique. Mais pas dédiée au transport. Pour cela il y a les mulets et les baudets.

-bidons JB: Jolies Bidonnes. Belles reproductrices. Belles bêtes. Belles formes. Egalement nommées bidonnes PP:  Plastique Parfaite.

-bidons inutiles jetés par dessus bord.

-bidons mourants qui étaient poussière et ne redeviennent pas poussière. Mais déchets plastiques  d'océan, bouffés par les requins.

-bidons marrons. Pas la couleur. Le marronage, la fuite libératoire.

-bidons Toussaint Louverture et Césaire. La révolte et le cri de la révolte.

-bidons qui se font des cheveux.


-bidons dits de "secours au secours" : le bidon nommé "t'es solide, tu survis" est optimiste, il flotte. Celui nommé. "T'es faible, tu crèves"est pessimiste, il coule. Phénomène de flottaison  valable encore en 2014.

-bidons poussée d'Archimède.

-bidons géométriques de l'Afrique d'Est à Ouest qui se précipite au Nord.

-bidons  Méditerranée qui coulent au large de la Libye et près de Lampedusa, dans des embarcations trop petites que les sinistres passeurs  sabordent . Jeunes hommes dans leur plein avenir, femmes et enfants et bébés compris.

-bidons des galeries d'art, cotés, à la valeur certaine, dispatchés aux quatre coins de la planète

-bidons définitivement genevois installés au Musée de la Croix-Rouge.

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-bidons-pierre philosophale, alchimie qui transforment le plastique en or, en livres sterling, euros ou dollars.

-bidons magiques.

-bidons sans papiers.

-bidons en règle avec les papiers, les passeports, les visas. Ainsi ils voyagent partent prendre l'air en Europe, au Brésil...

-bidons de l'injustice dans l'usage du vocabulaire. Il y a ceux qui sont autorisés à conjuguer le verbe "voyager", souvent en avion et destiné aux happy-few, ceux qui se contentent du verbe "quitter "ou "émigrer". En général, ce verbe  se décline avec le vocabulaire suivant: "galérer" "pour survivre" "pour tenter sa chance'. En réalité pour tenter sa malchance...

-bidons-frustration de celui qui reste sur place en Afrique et croit avoir échappé à son destin miraculeux supposé hors sol natal. Alors que la Sagesse et le réalisme  dictent de ne pas perdre patrie. De savoir rester soi-même.

-bidons chevelus, moustachus, paumés, fiers, bigleux, idiots, malins, rieurs, tristes, pas toujours polis, skieurs, hâbleurs...de  Hazoumè.romuald hazoumè,british museum,musée du quai branly,ong bpo,penthes,baldassari,sculpteur,ici l'afrique,here africa,art for the world

-bidons futurs pas encore fabriqués et qui croiseront - pour leur bonheur- l'artiste béninois et finiront dans le luxe des galeries de New-york, Londres ou Rio.

-bidons-cabotins   qui termineront leur carrière d'acteurs, retraite et vie éternelle dans les musées type  British Museum ou Branly ou MET.

-bidons imbuvables à l'ego surdimensionné. Ils côtoient du beau linge qui leur rend visite dans les expos, les admirent sous toutes les coutures, un verre de champ' à la main. Ils  prennent la grosse tête, ces pauvres plastiques de Porto-Novo sauvés de leur déchéance certaine par un certain Romuald Hazoumè. Ils en  gonflent même d'orgueil. Boursoufflés.

-bidons cultures du monde

-bidons qui se bidonnent à voir toutes ces têtes humaines défiler devant leurs yeux lors des expos.

-bidons-mains d'hommes ou de femmes. Organes de préhension  de ceux qui les touchent, les soulèvent. Un bidon sans une main, c'est comme Genève sans le lac ou l'artiste sans couvre-chef...

-bidons emplis...d'Afrique en mouvement.

-bidons de subversion.

-bidons urbains de bidonvilles

-bidons-bouche qui a beaucoup à dire. Bidons-bouches qui ont beaucoup à dire.

....

 

    LE  MAITRE D'ART CONTEMPORAIN  EN DISCOURS POLITIQUE

romuald hazoumè,ong bpo,penthes,baldassari,sculpteur,ici l'afrique,here africa,art for the worldSa biographie trouvée dans un excellent  article de Pierre Cherruau (2008 modifié en  2010) montre combien Romuald Hazoumé possède un esprit de contradiction à la base.

Quand tout le monde apprend l'anglais, il choisit l'allemand. Il quitte ses études pour parcourir au ras du sol, son pays de village en village avec deux amies allemandes...à bicyclette.

"Mes parents me prenaient pour un malade. Ils ne comprenaient pas pourquoi je voulais me lancer dans l'art" a-t-il confié. Il a fait le bon choix.

Sa carrière internationale  est lancée en 1989 lorsque un certain David Bowie achète trois masques bidons à 2000 dollars l'unité.

Révolutionnaire "pour un africain" telle que le véhicule, alors  l'image un peu déniée  de l'artiste local. 

Personne du grand continent n'avait  encore percé à ce niveau de chouchou des grandes galeries avant lui.

SA LUTTE PAR LA VOIE ARTISTIQUE CONTRE l'AFRO-PESSIMISME

L'art de transformer le plastique en création contemporaine certes. Et surtout, avec cet homme émerge une conscience artistique africaine très sûre d'elle.

Il participe à l'ouverture en 2006 du Musée Branly avec son installation" la bouche du roi" (le British Museum achètera  cette oeuvre bateau)

Sa bouche à lui n'hésite pas à une dénonciation  toujours contemporaine:

" La bouche du roi, c’est l’estuaire du fleuve Mono. Là où les Portugais venaient acheter leurs esclaves. Si j’utilise des éléments modernes pour parler du thème de l’esclavage, c’est parce que je pense que cela reste un problème très actuel. Aujourd’hui, il y a des esclaves modernes avec la mondialisation sauvage. Pas simplement en Afrique. Quand je vais à Londres, je vois tous ces Polonais paumés qui ont dû  leur pays pour des raisons économiquesromuald hazoumè,penthes,baldassari,sculpteur,ici l'afrique,here africa,art for the world

Toujours très politique et indigné, le personnage. A Genève lors de la conférence de presse, il s'est aventuré sur ce terrain: le comparatif entre les pays à bidon et ceux aux 4X4. La critique des dirigeants africains qui ne développement pas leurs pays et cachent leurs avoirs dans les zones à banques...


              UN  JUDOKA EN ACTION POLITIQUE: SON ONG, BPO

 Ne pas oublier son côté combat version  judoka car il fut sélectionné aux jeux Olympiques pour ce sport. C'est à dire qu'il possède à la perfection l'art et la manière d'utiliser la force de l'autre à son profit. Ajimé. Maté.

En l'occurrence, savoir  inverser l'image "négativée"de l'artiste africain. Confère :  l'ONG Solidarité Béninoise pour l'Occident en péril  qu'il fonde avec grand sourire pour récolter des  fonds au Bénin et les remettre aux ambassades de France et  des USA !

Une façon de dire avec un humour redoutable combien l'image misérabiliste d'une Afrique pauvre le  dérange :

 “L’aide occidentale est souvent l’expression d’une forme d’arrogance vis-à-vis de l’Afrique. Comme si nous étions les seuls à avoir des pauvres. Les événements de la Nouvelle-Orléans ont montré au monde entier que la pauvreté pouvait être terrible aux États-Uniallons remettre l’argent aux ambassadeurs de France et des Etats-Unis”, propose-t-il, un sourire aux lèvres. Au-delà de la plaisanterie, alors qu’en Afrique, hors les situations de guerre, on ne vit pas si mal. L’ Africain a toujours un toit et une famille.”  Hazoumé veut rompre avec l’“afropessimisme” : “J’essaie de faire entendre ce message : si on reste chez nous, on peut réussir. J’y crois, mais je le fais aussi parce que je suis bien obligé de dire ça pour calmer la frustration des jeunes qui n’ont plus le droit de quitter le continent. Aujourd’hui, si tu n’es pas un artiste ou un sportif célèbre, tu ne peux plus sortir de ce continent.”(citation article  le Monde)


Pour lutter contre l'arrogance, la condescendance toujours existantes Romuald Azoumè se devait d'être dans le système.

La place d'Hazoumè dans l'Art Africain est unique et irremplaçable.

Bouche des bouches, bouche du Roi Artiste.

C'est bien parce qu'il est magnifiquement accueilli en Occident, qu'il se vend cher, parce qu'il "joue le jeu",  des codes, des cotations d'un artiste contemporain complètement "galérisé " que Romuald Azoumè peut se permettre de renvoyer ...le bidon.

 

                                                                                           Sylvie Neidinger

 

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Ici masque visible Musée Quai Branly

 

                                            

 

 

 

 

Blog Série n°8 "Ici l'Afrique"ou " Here Africa" sur #BlogNeidinger

1-Ici l'Afrique sur Léman. Que reste-t-il après l'expo?

2-Romuald Azoumè. Artiste africain vraiment bidon

Pour info marché des masques anciens en Afrique pillée

          romuald hazoumè,meg,anne baldassari,royaume du dahomey,vaudou,esclavage,traite négriere,art contemporain,genève,penthes,met,bénin,afrique,porto novo,essence,artiste africain,sculpteur,picasso,british museum,musée du quai branly,ong bpo,baldassari,ici l'afrique,here africa,art for the world            

 

Crédit images © Neidinger .  Tête de Taureau/Picasso : capture copie d'écran site web en lien.Pour images de bidons : capture sites web

 

 

 

 

20/08/2014

Femmes raptées, en esclavage. Qui accepte? Qui refuse précisément?

Les rapts de femmes par les jihadistes ont connu un emballement médiatique avec les jeunes scolaires enlevées en  masse  au Nigeria  dans une école,  par Boko Haram. Crime revendiqué par leur  leader dans une vidéo provoc' qui a fait le tour de la planète.

Une indignation soudaine hyper médiatisée s'est emparée du monde  -mieux vaut tard que jamais-avec le mouvement people "Bring back our girls"devenu entre-temps muet d'ailleurs...

Il ne faut pas oublier que Boko Haram  sévit depuis des années   dans un silence général. Dès 2009 [= il y a 5 ANS !] La Fondation Chirac sonne l'alarme.( Elle a accordé son Prix pour la Paix  au pasteur Wuye et à l'imam, Ashafa, double-lauréats.

Un coup d'épée dans l'eau malheureusement en termes d'efficacité car le jihadisme ne se positionne justement pas dans le champ classique  des religions avec la bonne entente entre  un imam et un pasteur (qui sur le terrain font leur maximum pour une compréhension  inter-religieuse) mais à un extrèmisme  totalitaire.

                          FEMMES VENDUES 150 EUROS A MOSSOUL !


Des centaines de femmes Yazidis (et autres?)  sont touchées actuellement en Irak par ces enlèvements collectifs.

http://www.20minutes.fr/monde/1428943-unpublished-irak-etat-islamique-massacre-80-hommes-enleve-100-femmes-yazidis

http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/08/17/des-femmes-yazidis-vendues-150-dollars-a-mossoul

On lit bien : "femmes vendues 150 euros"

Les femmes comme marchandises et butin de guerre en ...2014 !
Une industrie du rapt  ici déclinée non pas pour obtenir une rançon: pour revente  et "usage"!

Remarque : seules les femmes des autres confessions sont enlevées pour esclavage sexuel.  On est donc bien dans le concept  pur et dur de "guerre de religion" avec une vision  extrémiste -certains disent sectaire- 

A ce stade le problème posé est le degré d'acceptation de ces pratiques par la société musulmane sunnite qui est traversée actuellement par  un mouvement radical intégriste

En résumé qui soutient exactement ces actes ? Qui refuse?

Si la femme se vend 150 euros: qui l'achète ? A Mossoul. Et ailleurs, quid ?

LA DEPUTE KOWEITIENNE QUI RECLAME L'ACHAT DE FEMMES PRISONNIERES DE GUERRE!

On se rappelle l'incroyable appel d'une femme député koweitienne, l'inénarrable Salwa al Mutairi. En juillet 2012, en mal de célébrité, celle qui anime une émission Tv -donc qui  est reconnue socialement dans son pays- s'était fait remarquer.jihadistes,koweit; salwa al mutairi,rapts,femmes,esclavage

Le Daily Mail avait repéré l'info (reprise sur Atlantico).

La dame voulait juste que le Koweit vote un loi permettant aux hommes d'acheter des esclaves ce qui permettrait aux koweiti "décents, dévoués et virils" de résister au démon de l'adultère, selon elle !

Elle propose alors  juste d'importer des femmes de....  pays en guerre.  A l'époque en 2012, elle parlait de Tchétchénie.

L'idée de la prédicatrice qui publie tranquillement ses vidéos sur You Tube (You tube évidemment ce canal de diffusion du jihadisme) est la suivante:

"Par exemple, il y a sûrement eu des prisonnières russes lors de la guerre de Tchétchénie", explique-t-elle.

"Alors allons les acheter pour les importer. C'est mieux que de voir nos hommes avoir des relations sexuelles interdites."

Importer des prisonnière de guerre achetées comme du bétail.

En l'occurrence des  chrétiennes...Ce que subirent les arméniennes en 1915 lors du génocide. Et le calvaire actuel de jeunes nigérianes chrétiennes et des  femmes Yazidis, d'une religion zoroastrienne.

Son combat politique? La légalisation de l'esclavage sexuel, l'achat de prisonnières !Tout simplement...

La question  ici clairement posée est la suivante: combien partagent le point de vue de cette "femme" ?

Un journal marocain est très clairement critique  à juste titre de cette prédicatrice koweitienne extrêmiste. Idem, au Koweit sur les réseaux sociaux de nombreux habitants ont également critiqué les positions folles de cette politicienne locale.

Les recteurs des mosquées de Lyon et Saint-Etienne viennent de prendre position contre ces exactions jihadistes.

Mais tous ne critiquement pas, loin de là. Beaucoup acceptent parfaitement cette barbarie. Là est le problème. Notamment dans les pays du golfe  que représentent cette député wahhabite. Et bien ailleurs...jusqu'au occidentaux de 15 ans qui quittent leurs  écoles pour le jihad.

Les spécialistes de géopolitique indiquent d'ailleurs que seul l'islam sunnite peut agir de l'intérieur contre le jihadisme qu'il produit dans son extrême et  dont il est lui aussi victime (700 membres d'une tribu sunnite syrienne tués la semaine dernière)

Contre tous ceux qui comme la député Al Mutairi sont dans une radicalité absolue, rigoriste monstrueuse, sanguinaire.

Et dramatique dans les pays pluri-confessionnels (Irak, Syrie,Nigéria) que ces jihadistes veulent s'approprier par la violence.

                                                                                Sylvie Neidinger


http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/reportage-dans-l-enfer-des-yazidis-d-irak-esclaves-sexuelles-des-djihadistes-575435



crédit images /capture écran site web atlantico



01/06/2013

« Commerce d’esclaves depuis Genève ». Du 31 mai au 15 juin aux cinémas du Grütli

 Les cinémas du Grûtli revisitent de l’histoire de la Traite négrière à l’initiative de cooperaxion.org,  fondation bernoise qui « thématise le rôle des acteurs suisses dans le commerce triangulaire » selon son communiqué de presse du 16 mai.geneve,cinma du grütli,coopéraxion.orgtraite,esclavage,commerce triangulaire

 Est dressé un état des lieux :

« La Suisse, alors encore officiellement Confédération helvétique, n’était pas un empire colonial. Néanmoins, elle était totalement intégrée dans les réseaux financiers et commerciaux européens. Des entreprises et des particuliers de renom ont participé et profité directement et indirectement du commerce lié à la traite des esclaves.Des citoyens genevois furent également actifs, à différents niveaux, dans le commerce triangulaire transatlantique.»

Et de citer des ...noms de famille. Sur son site internet l'association  mentionne une base de données en langue allemande avec les noms des ...protagonistes. Comme pour un tribunal de l'histoire ? 

Cooperaxion   joue un rôle  militant de  réparation puisqu’elle organise également  des projets culturels en Afrique de l’Ouest et au Brésil, sur les routes du commerce triangulaire.

 Cette  démarche  historienne de retracer, retrouver partout les indices de la traite esclavagiste, notamment à Genève  est intéressante.

Mais affirmer comme une découverte majeure l’implication de la Suisse n’est pas un scoop à première vue...

Il semble évident que ce pays   n’était pas  une île à part. Et que le financement du commerce pouvait fortement  passer en partie par Genève, on s'en doute ! Le contraire eût été plutôt étonnant.

 Il y a un écueil à ne pas  sombrer dans le travers  de ce type de démarche mémorielle : l’amalgame rétro- historique.

Ce qui était ordinaire au XVIIème siècle ne l’est plus au XXIème siècle car le droit et les mentalités ont évolué. Fort heureusement.

Dans l’autre sens  quelle erreur  de morale  déplacée s’il s’agit de faire le  procès de mentalités et  personnes aujourd’hui disparues !   Et d’imposer  repentance ou mauvaise conscience.

ET LES ESCLAVES CONTEMPORAINS, DANS NOS RUES, SOUS NOS YEUX ??

 Très concrètement aujourd’hui 1er juin 2013 : la traite humaine se pratique sous nos yeux  à  Genève (et le Grand Genève) par les réseaux de mendicité organisés   au profit  des chefs mafieux  de Roumanie ( dont ceux de Barbulesti)

Que pouvons nous faire individuellement ? Donner une aumône, c’est entretenir le système esclavagiste en place…On sait par ailleurs que si ces esclaves contemporains ne ramènent pas le soir les sommes demandées, ils subissents des violences.

Concrètement, quelle action mener contre cet esclavage contemporain ?

Les polices sont impuissantes des deux côtés de la frontière à faire cesser un  système global, connu, suivi par les Services concernés  mais  qui se réalimente en permanence avec des individus esclaves renouvelés. Les filières sont identifiées.

Le commissaire principal Philippe  Guffon de Annemasse, Directeur -adjoint de la Sécurité publique de Haute-Savoie est en totale conscience du problème.

Mais la loi du silence règne chez les ...victimes.   (lire )

Si les autorités publiques administratives, juridiques  et policières des Etats Suisse et France ne peuvent pas -avec  tout l'arsenal juridique  qui existe!- faire cesser cette Traite issue des pays de l'Est, parce que les preuves juridiques tangibles, valorisables lors d'un procès,   sont difficiles à réunir, alors qui le pourra???

Cette Traite moderne, au coeur de l'Europe, ultra complexe à ramifications internationaleperdure.

Et semble utra difficile à faire cesser.

D’où le grand questionnement sur la démarche mémorielle pour une période lointaine allant du XVIIème au XIXème : informer oui. Porter un jugement a posteriori : certainement pas !

                                                                                                 Sylvie Neidinger

*Constat : que ce soit avec le commerce triangulaire hier ou aujourd'hui avec les pays de l'Est, la notion d'esclavage semble  toujours liée à ces deux faits: 1-un caractère international 2-des individus déplacés de leur espace d'origine.

                                                                       

Vendredi 31 maigeneve,cinma du grütli,coopéraxion.orgtraite,esclavage,commerce triangulaire

18h00 Film : Route de l’esclave : L’instinct de la résistance, UNESCO, 2012.

En partenariat avec la Commission suisse pour l’UNESCO. 34'

19h00 Conférence : De l’inégalité des peuples au temps de Rousseau

avec Danielle Buyssens, historienne, conservatrice au Musée d’ethnographie

de Genève

19h45 Conférence : Descendants d’esclaves – la question des Quilombos

au Brésil avec Izabel Barros de Siqueira, cooperaxion

21h00 Film : La legende de la terre d’or, BR/CH, 2007. Exploitations des terres et

des hommes brésiliens. 55'

Samedi 1 juin

19h00 Conférence : La littérature de « cordel » et la musique du nord-est

du Brésil avec Eduardo Machado, musicien

21h00 Film : Retour à Gorée, CH/LU, 2007. Youssou N’Dour sur les traces des

esclaves. 102'

Vendredi 14 juin

18h00 Film : Route de l’esclave : L’instinct de la résistance, UNESCO, 2012.

En partenariat avec la Commission suisse pour l’UNESCO. 34’

19h00 Conférence : La Suisse et l’esclavage avec Bouda Etemad, Prof. Histoire

économique, Université de Genève

19h45 Conférence : Genève à la périphérie du monde atlantique : quelques

exemples de ramifications genevoises avec l’économie de traite

avec Gilles Forster, historien, Haute école d’art et de design (HEAD-Genève)

21h00 Film : Rue Cases Negres, FR, 1983. Histoire d’une enfance au Martinique. 103'

Samedi 15 juin

14h00 Visite guidée : Le groupe de Coppet et le mouvement abolitionniste,

Château de Coppet (RDV : Gare de Genève-Cornavin au point de rencontre)

19h00 Conférence : Raízes distantes – la musique brésilienne avec

Eduardo Machado

21h00 Film : L’esclave libre, USA,1958. Elevée comme fille de planteur, Amantha

Starr est vendue comme esclave, après le mort de son père. 125'


www.cooperaxion.org

Cinémas du Grütli   rue du Général Dufour,16  Genève

Rétrolien : lire


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