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  • Vie privée du Président de la République: l'écran de fumée politico-médiatique et le réel

    Circulez: il n'y a rien à voir ! HA bon ?

    Dans une optique anglo-saxonne il est estimé que la vie réelle du  Président doit correspondre à celle présentée.  Présentée le jour où l'électeur vote. D'où une demande de transparence sur la vie privée.

    Demande qui selon certains ne  serait pas identique en France  où actuellement les médias annoncent, sondages à l'appui (quelquefois basés sur des échantillons de seulement  ...1500 personnes interrogées) que "selon une majorité de français, la vie privée du numéro 1 ne regarde que lui."

    La problème est que cette assertion est en  contradiction avec l'intérêt massif visible dans le réel  pour le gayet-gate, la vente des journaux et les conversations souvent choquées qui s'entendent sur les lieux de travail, les marchés, dans les maisons de presse.

    Et contradictoire avec les sondages  internet sur les sites numériques  de presse avec des scores énormes à 80 % de gens très concernés, émus,  pour des échantillons supérieurs à 20 000 réponses.

    *En fait: qui affirme  que les français ne sont pas concernés par l'éventuelle infidélité de leurs présidents ? Les médias !

    *Qui vote la loi française spécifique de protection de la vie privée?  Les hommes politiques. Ceux là même qui en bénéficie directement !

    Le système politico-médiatique en place en France  n'est il pas en osmose depuis plusieurs années  pour distiller un écran de fumée sur ce point précis? Cet incroyable consensus que Closer a brutalement mis en l'air.

    Cette façon distillée par les médias de souligner une supposée mansuétude des français  à l'égard des frasques de ses hommes politiques, supposées culturellement acceptées,  est largement présentée ces derniers temps. De plus,  largement  reprise à l'étranger.

    Mais est-elle exacte? Pas si sûr...

    Cette affirmation renvoie l'image d'un pays un peu superficiel,  qui accepterait sans problème les frasques. Qui en rigolerait même.  On a lu récemment une analyse qui affirmait qu'aujourd'hui  François Hollande,  taxé de mollesse par certains, va bénéficier  désormais d'une image valorisée. Diantre !

    Quelle vision  machiste: les coqs chanteraient et le peuple applaudirait !!!!

    Mais est-ce bien vrai ou juste un discours de médias "suivistes" tels que vus lors de la désormais célèbre conférence de presse de mardi dernier?

    En posant l'analyse a contrario, on démontre ici  aisément que le peuple réel n'est pas du tout d'accord avec les frasques présidentielles !

     DEMONSTRATION toute simple:

    *Si les français avaient bien accepté la double vie de François Mitterrand:

    a) Pourquoi la classe médiatique qui savait tout n'avait  rien dit à l'époque, des années durant ? Dans un incroyable déni d'info. Seuls les happy few savaient.

    Evidemment par crainte de réaction négative du peuple.

    b) Pourquoi François Mitterand avait -il verrouillé à mort et surveillé les trublions qui voulaient parler, les Jean Edern Hallier et compagnie (avec à la clef plusieurs "affaires": écoutes téléphoniques, accident de vélo  et décès suspect du trublion)

    Cela a été verrouillé parce qu'il fallait  cacher. Pourquoi ? Parce que les français ne l'auraient pas accepté.

    *Idem pour les autres présidents de droite : Giscard...bizarre personnage qui a révélé il y a quelques années  sa supposé idylle avec ...Diana (imaginaire, délirante ou réelle ?) Les français ne le savaient pas non plus si porté sur les femmes.

    *Avec DSK, la classe politico-médiatique hexagonale avait totalement connaissance des frasques hors-norme.Lesquelles étaient strictement incompatibles avec l'exercice de la fonction présidentielle. Si l'affaire new-yorkaise n'avait pas éclaté,  on allait vers la candidature de ce personnage!!

    Oui, la classe politique de gauche, de droite, la presse savaient. Et restaient silencieuses !Problème : les français eux évidemment ne savaient  pas ! Ils n'auraient évidemment pas accepté

    *François Hollande pris en photo par Closer était caché derrière un casque immense à la Daft Punk. Casque même pas attaché. Juste là pour cacher.

     Alors cette assertion "idéologique" véhiculée par la presse d'une supposée  France si légère  qui rigolerait de ces histoires de virilité des dirigeants du pays, de gaudrioles olé olé olé .Lesquelles  valoriseraient leur  propre égo dit  du" peuple  coq gaulois"..... ne serait -elle pas en fait  un montage inexact???

    Un mensonge pour justifier le machisme bien réel observé autour de la classe politique. De droite comme de gauche.

    (Machisme, Pouvoir et femmes, Femmes et pouvoir: le sujet vaut à lui seul un article. Cécilia Sarkozy disait avoir vu combien de  femmes donner sans vergogne  à son ancien président de mari leur carte de visite avec  n°de tel.....carrément  devant elle!

    Autre rappel, toute personne même président n'est pas à l'abri d'une véritable crise.Mais  il y a différence entre crise de couple et tromperie.)

    PRESSE HEXAGONALE SUBVENTIONNEE

    En France, la presse est subventionnée. Système inventé sous l'occupation par Pierre Laval en 1942 dit des  aides à la presse  "pour faciliter la pluralité" 

    Ce financement est  inconcevable dans le système anglo-saxon. Au nom de la séparation des pouvoirs.

    Closer va-t-il d'ailleurs continuer à recevoir sa subvention?  Lui  qui a volontairement opté pour la transparence et cassé une sorte de pratique ancestrale copine  entre médias et classe politique ?

    Le magazine people a choisi d'informer Monsieur  et  Madame tout le monde de ce que le microcosme parisien savait et se vantait en non dit non décodé: Stéphane  Guillon et Julie Gayet en rigolaient même à Canal+ sans dire pourquoi exactement ils riaient !

    Le scoop a fait immédiatement  le tour de la terre. Ce qui  valide  de facto  l'importance de ce que Closer a signalé.

    La fonction présidentielle dépasse l'individu qui l'habite. Et sa vie privée doit correspondre à l'image donnée. En France aussi désormais. Et c'est heureux.

    Ce n'est pas du voyeurisme !! Si le réel de la vie présidentielle  correspond à l'image donnée : il n'y a pas lieu d'enquêter, d'embêter le président. Les français  n'attendent certainement  pas, quand tout roule, de tout savoir. La police des moeurs n'est pas une habitude hexagonale.

     Mais si  cela ne correspond pas, s'il y a cacherie,  toute enquête désormais  tient de l'information démocratique. Closer, banal magazine "people" a mis les pieds dans le plat.

    La presse, 4ème pouvoir, pilier de la démocratie. A l'anglo-saxonne.

     

                                                                                           Sylvie Neidinger

     

     

     

     

     

     

  • INFIDELITE : ANTI !

    gros plan infidélité 1.PNGLes Infidèles (Dujardin) L'amour dure 3 ans : les films s'emparent d'un sujet décidément très  à la mode après une année 2011 ponctuée par la scabreuse affaire DSK.

    Gleeden, Rencontres-adultères, Infidélia... les sites internet dédiés aux relations extra- conjugales connaissent une progression supérieure aux sites pour seuls célibataires.

    Le marché de la rencontre ultra discrète fait florès. Il génère une économie parallèle d'hôtels bien sous tous rapports mais acceptant officiellement de louer les chambres à l'heure et en espèces. Jusqu'aux créateurs d'entreprise qui se spécialisent dans  la fourniture d'alibis béton  pour infidèles !

    La tromperie est vieille comme le monde. Hera prototype antique de femme fidèle et son Zeus d'époux volage auraient également pu jouer au19ème siècle chez Labiche ou Feydeau au Théatre de Boulevard.

    Révolution numérique au profit de l'adultère

    Aujourd'hui  la révolution numérique démultiplie  les petites affaires.

    Par sms, internet, smartphone interposés  l'indélicat(e) peut entrer en contact avec son tiers, bien installé au milieu des siens. La garçonnière fait irruption au cœur du foyer conjugal !

    Une digitalisation  à double tranchant qui, si elle  facilite la connexion illégitime  est a contrario redoutable comme preuve juridique et réaliste... quand tout se découvre.

    Réalisme : les psychiatres disent désormais soigner des blessures traumatiques plus fortes de patients ayant pris connaissance de l'infidélité en  version chaude par ces médias directs du son, de l'image, du courriel.

    Les affiches censurées cette semaine mettent en scène un Dujardin téléphonant à son conjoint avec aplomb: « je rentre en réunion » Tout est dit. L'infidèle commet un acte sexuel tiers  par mensonge en jouant une comédie à son partenaire de vie.

    Côté cocufieur. Découvert(e) il (elle) va entrer dans des justifications souvent fuyardes, dégonflées autour d'une éventuelle problématique de couple.

    Faux: tous les couples en rupture ne passent pas obligatoirement par la case tromperie !

    En évoquant une supposée difficulté conjugale, le compagnon adultérin a en plus  la lâcheté de faire porter la responsabilité sur l'Autre, le non informé !

    Se rappeler que l'indélicat(e) peut parfaitement endormir sa "moitié" -qu'il ne veut pas forcément quitter- en  redoublant de caresses. Ses motivations sont en réalité  variables et indépendantes du conjoint trompé: immaturité affective, narcissisme œdipien, goût du sexe et du  risque borderline qui fait monter l'adrénaline, homme à femmes, femme à hommes,  jeu...

    Autre discours classique de justification : la biologie. On ne serait pas génétiquement programmé pour rester des années avec le même partenaire de lit. Sauf que l'argument  ne fonctionne pas non plus. D'une part parce que l'humain n'est pas un animal. D'autre part parce que les animaux fidèles existent ! Et qu'au fond la problématique n'est pas là.

    Côté cocufié. La « rupture de contrat »  est un tremblement existentiel : le sol de dérobe. Conjoint (e)  et enfants qui n'ont rien fait sont paradoxalement les premières   victimes du traumatisme généré par l'information sur un acte qu'ils n'ont pas commis !

    Les psy soulignent la massivité de l'impact : lecture rétrospective humiliante de la vie commune, impression d'être ravalé au rang animal (dindon de la farce) estime de soi touchée. Nécessité de prise de décision radicale : rester, partir, quelle seconde vie ?

    Sans oublier un côté glauque induit. L'infidèle impose sans informer  une sorte de sexualité de groupe décalée dans le temps ! Pour preuve : la mise en danger sanitaire par Mst et potentiellement sida importés.

    Double peine. Le célèbre « cocu »   devra en plus affronter un  second discours culpabilisant (après l'évocation de la supposée difficulté de couple) : il n'aurait  rien vu alors qu'aux yeux du monde  le cocufiage était notoire !  Il lui sera en fait reproché de ne pas avoir été suffisamment pervers pour  ne pas avoir lui-même chaussé les lunettes de la perversion pour tout découvrir !

    Ceci dit,  le corps social, neutre sur les problématiques réelles de déchirement de couples s'engage à propos de la Tromperie. Il apprécie peu voire méprise  celui ou celle qui commet l'adultère, la tierce étant traditionnellement  décrite à la limite d'une prostituée, la séduction se nourrissant de petits cadeaux et de restos.

    Car l'infidélité fonctionne sur les bases  peu recommandables du  mensonge et de la couardise.   Certains  médecins refusent même de recevoir un patient adultérin. La confiance n'existe plus«  parce que j'ai trop traité suicides réussis  et de tentatives de la part de conjoints trompés, blessés  qui n'avaient, eux, rien demandé » affirme l'un deux sous le sceau du secret médical.

    Aux USA, l'infidèle conjugal ne peut se présenter aux élections

    Les américains sont encore  plus fermes sur le sujet. Si un (une) homme  politique a trompé son conjoint,  il (elle) est disqualifié(e) moralement dès le départ. Il (elle) a déjà menti en privé. Il est donc potentiellement  un menteur public, un traître. Comment élire  un trompeur ?  Une logique implacable après les affaires Kennedy et Clinton.

    On peut conclure que le contraire de l'infidélité n'est pas forcément... la fidélité mais la vérité !

    Le discours moralisateur n'a plus lieu d'être en 2012 alors que le corps économique installe ouvertement  un véritable marché de la coucherie extra-conjugale.  Oui, chacun est libre de son corps, de son âme, de ses actes, de son présent, de son futur.

    Mais, détail majeur  le conjoint trompé est tout autant libre d'être informé et d'agir en réponse !

    L'action volage génère des dommages collatéraux traumatiques minorés par les  actuels  effets de mode qui laissent croire que tromper c'est juste jouer une petite parenthèse sans conséquence.

    Les générations qui suivent méritent d'être éduquées dans le cadre de balises structurantes.

    Oui, en 2012, la morale s'efface mais  au profit de... l'éthique ! Un conjoint veut voir ailleurs si l'herbe est plus verte ?  Il (elle) est parfaitement  libre de son choix individuel  mais doit tout simplement ...annoncer la couleur !                                                                     Sylvie Neidinger

    Key words : gender studies, infidelity,usa,kennedy,clinton,dsk,dujardin

     

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