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  • En "jupitant" Macron achève la Vème république

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    La constitution de la Vème république taillée sur mesure par le général De Gaulle avait ses détracteurs, avant la venue de Emmanuel Macron. Mais ce dernier l'a portée au bord du précipice.

    Des pays dits démocratiques, la France  est celui qui donne le plus de pouvoir à son élu central. 

    Le président  de la république peut décider seul d'une guerre sans en référer au Parlement, sinon une information a posteriori.

    Soit une présidence hyper centralisée dans un pays hyper centralisé.

    Le citoyen vote une fois tous les cinq ans pour valider électoralement  un  exercice du pouvoir  qui s'apparente dans l'hexagone à celui  d'un monarque républicain. Lustres et palais avec.

    Une fois le bulletin dans l'urne le débat est confisqué, en France. 

    Dès lors tout pleut du ciel.Du temps des Gaulois comme du temps des Gaulois Réfractaires...

    Avec  Macron qui sans vergogne s'est comparé à Jupiter, ( à Jeanne d'Arc voire à Jésus !) Le vertical mène la danse avec une équipe restreinte limite secrète  quelques "boys" dits les "Mormons" souvent énarques et/ou hauts fonctionnaires. Ceux qui se disent "élites" parisiennes et déconnectées. #Benalla aussi...

    Macron en représentation. Sa formation attestée et ancienne de théâtre le laisse apparaître comme jouant une comédie. Il récitera  des scènes à l'Elysée devant public comme le fit un certain Louis XIV (ô délire...) Il usite à la fois d'anglicismes bruts de décoffrage et de langage désuet type pièce de théâtre XVIIIème.

    Son gouvernement  a pu imposer à la population les 80 km/h brutalement et sans débat.

    Il s'est passé des corps intermédiaires, syndicats , élus de terrain, partis.... Voire les a MEPRISE.

    Macron, débutant en politique, a confondu la direction d'un pays avec celle d'une entreprise.

    Il s'est entouré de ministres issus du monde DRH (M  Pénicaud, E. Wargon) Quand il cherche une plume (Sylvain Fort ayant démissionné) c'est une annonce... d'emploi qui est posée. Start up nation oblige!

    Le principe d'une entreprise, communauté privée fermée est qu'il y a ceux qui sont dedans . Ceux qui sont dehors. Ce n'est pas un Etat qui inclut tous ses citoyens.

    Emmanuel Macron dès lors  insulte régulièrement par ses petites phrases , contrôlées ou non la population qui selon lui semble en dehors.

                                    ELITISME MEPRISANT DECONNECTE DU PAYS

    Macron   pousse à son paroxysme l'élitisme française puisque c'est son mode de fonctionnement personnel. Il clive.

    Le mouvement des Gilets Jaunes démarre en novembre 2018 par véritable "ras de bol" de l'hyper taxation. Il  fonde  ses piliers argumentaires sur le référendum (RIC) manière de demander l'avis de la population et sur la fin de la Vème république, la fin de l'élitisme au sens de l'égalité  de LIBERTE EGALITE FRATERNITE. Le mouvement impressionne les commentateurs et historiens: tout le vocabulaire de la révolution française de 1789, les drapeaux...jusqu'à l'échafaud ( pour Macron!)

     Il tente de jouer la partition du "nous" tellement difficile pour lui. Il pousse la fonction présidentielle à ses limites.

    Le grand débat le voit actuellement certes mouiller sa chemise . Mais en réalité occuper le débat des heures durant à lui-tout seul. Le grand débat: un exercice de com dit chantal Jouanno.

    Les thèmes en  sont retenus par Macron lui-même.

    Il fait venir à Paris les représentants des outre-mer   (de loin donc, Antilles Réunion..etc) pour leur confisquer la parole, le micro !! Leur donner deux minutes la parole. Un "débat" scandaleux.

    Macron raconte n'importe quoi sur le chlordécone à cette occasion !

    Macron qui se vit vedette vole la vedette.

    Ne compte que ce que LUI va raconter ! L'hyper présidentialité poussée à son extrême. 

     Hier le 15 février en visite à Bar-le-Duc - on se pince- l'épouse du président Brigitte Macron   ose prendre la parole dans ce climat délétère... Elle n'a aucun rôle institutionnel. Pourtant, elle commente carrément les ...Gilets Jaunes devant micros. 

    " Ils ne savent pas ce qu'ils font. » La phrase, pour moitié, est celle dite par Jésus-Christ, agonisant sur la croix, sauf que lui ajouta « pardonnez-leur ». On le lui fait remarquer, elle ne reprend pas ce thème du pardon, mais précise sa pensée. « J'ai été saisie par ce qui s'est passé. Ils n'ont pas compris ce qu'ils faisaient, il faut leur expliquer. Le dialogue a été rétabli. Il faut que les gens de différents horizons se voient, qu'ils se parlent. Cela n'est pas assez fréquent, et c'est un problème. »In Le Point.

     Méprisante elle aussi. A côté de la plaque " ils ne savent pas ce qu'ils font "dit elle. Paraphrase  de Jésus-Christ sur la Croix....

    Elle indique qu'il faut "dialogue entre nous" Mais son époux insulte régulièrement des catégories de population volontairement ou par inconscience.

    La France décidément sur le chemin de croix institutionnel. Celui de la  Vème et son hyper présidentialisation que Macron pousse à l'extrême. Au risque de l'ingouvernabilité. Car la population désormais réagit à la centralisation verticale. Le mouvement des Gilets Jaunes perdure. Mais encore. Quelle suite?

                                                                                  Sylvie Neidinger

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  • Vers la fin des pleins pouvoirs présidentiels carrément anti-démocratiques ?

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    Enfin la classe politique française sort de sa torpeur sur ce sujet: la faculté  totalement antidémocratique du Président de la république d'engager un conflit quand bon lui semble et sans en rendre compte à personne ! La Constitution le lui permet effectivement.

     La perfide albion cette vieille cousine, vient de donner une leçon magistrale au monde -et au passage aux français-en votant le refus de l'engagement en Syrie, épopée de cow-boy en dehors de toute voie légale.

    François Hollande lance de la manière la pire qui soit deux conflits en moins de 9 mois!

    Avec des relents de néo-colonialisme. Les deux nations en question sont d'anciens pays colonisés par la France: Mali et Syrie. Le tout sans l'aval de l'ONU.

    NAPOLEON PAS MORT

    Effectivement, il peut  venir l'envie, à ce Président, à l'heure du petit déjeuner, d'attaquer un pays. Et alors, rien dans le système politique hexagonale ne peut s'opposer à ce caprice !!!!

    L'article 35 de la Constitution  prévoit que "le gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention", un simple débat qui "n'est suivi d'aucun vote".

    Ne récrivons pas ce qui a été bien expliqué :

    Syrie: de gauche à droite, ils demandent un vote au parlement français

    Des réactions à droite lues dans les Dernières Nouvelles d'Alsace :
    Pour le député UMP Jacques Myard, qui fustige « l’amateurisme » et « l’aventurisme » de François Hollande, « il n’y a qu’une issue : demander au Parlement de rejeter par un vote toute intervention militaire. La démocratie reste la meilleure solution ! »

    « La « politique de la canonnière de François Hollande est aventureuse », renchérit Philippe Meunier, député UMP du Rhône. Christophe Guilloteau, également élu dans le département, ajoute : « Si on met le doigt dans l’engrenage, jusqu’où cela va aller ? »

    Mais aussi à gauche:

     Mélanchon veut un vote et dénonce l'atlantisme de la France

    Excellente synthèse dans Le Parisien Qui décide des interventions militaires française mode d'emploi  Extrait :
    "En , où le chef de l'Etat est aussi le «chef des armées» (article 15 de la Constitution) et le seul «garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités» (article 5), et où le Premier ministre est «responsable de la Défense nationale» (article 21), c'est l'exécutif qui décide en matière d'intervention militaire et les législateurs n'ont par définition pas vraiment leur mot à dire... sauf en cas d'urgence.

    Lorsque le pays fait face à une menace «grave et immédiate» (ce qui n'est pas le cas dans le cadre de la crise en Syrie), le président a en effet le droit de s'octroyer des «pouvoirs exceptionnels» et de prendre toutes les «mesures exigées par ces circonstances», à condition seulement d'avoir consulté au préalable le Premier ministre, les Présidents des assemblées et le Conseil constitutionnel (article 16). Au bout de trente jours de pouvoirs exceptionnels, les parlementaires ont le droit de saisir le Conseil constitutionnel pour décider de prolonger ces pouvoirs d'un mois supplémentaire, ou de les suspendre. Mais ce genre de situation d'urgence ne s'est pas présenté depuis... 1961, après le putsch d'Alger visant à renverser le général de Gaulle."

    Lorsque la France veut frontalement déclarer la guerre à un Etat ennemi, là aussi, le Parlement doit être consulté. «La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement», stipule l'article 35 de la Constitution. Mais là encore, cette situation ne s'est pas présentée depuis... 1940.

    Pour toute autre forme d'intervention militaire, c'est à dire hors cas d'urgence et hors déclaration de guerre à un Etat, les représentants du peuple français sont simplement tenus informés de l'évolution des événements. Les entrées en guerre au XXIème siècle se faisant principalement au sein de coalitions internationales sous mandat de l'ONU ou de l'OTAN, le chef de l'Etat prend sa décision en amont, en vertu de chartes internationales, de résolutions du Conseil de sécurité onusien, et de discussions avec ses alliés. Le président n'est même pas obligé de consulter le Parlement avant d'envoyer ses troupes "

    LA DOCTRINE CHIRAC PRO- LEGALITE NON RESPECTEE PAR HOLLANDE

    Etonnant : ces pleins pouvoirs du numéro 1 sont  habituellement le fait de régimes dictatoriaux  ! De plus l'expédition punitive de François hollande  vient rompre la DOCTRINE CHIRAC DE 2003.

    A noter l'argument de l'ancien Président de l'Assemblée Nationale: selon Bernard Accoyer (UMP), «si François Hollande choisit de rompre avec la doctrine Chirac de 2003 sur l'Irak, c'est-à-dire que les forces françaises ne peuvent être engagées à l'extérieur que dans le cadre d'une opération de l'ONU, alors il doit y avoir un vote parlementaire à l'issue du débat annoncé». Selon l'ancien président de l'Assemblée nationale, ce vote peut désormais se faire grâce à l'article 50-1 de la Constitution introduit par la réforme constitutionnelle de 2008, qui prévoit que le gouvernement peut accepter un vote à l'issue d'un débat, vote qui n'engage pas sa responsabilité."

    Le responsable du PS répond de la pire des façons en traitant de munichois *ceux qui veulent une clarté dans un engagement du pays hors de la  légalité internationale.

    Et les Ministres M Touraine, Sapin etc..de venir ramer devant les médias pour justifier l'injustifiable mais légale position de guerroyer.

    Il serait peut-être temps de modifier la Constitution française pour la rendre démocratique, non?

                                                                                   Sylvie Neidinger


    Extrait de mon commentaire posté le 2 septembre "Au XXIème siècle un homme ne peut décider seul d'une telle politique ( du pire en plus)
    Je prends personnellement le pari que cette expédition est une affaire expédition Suez bis.(non pas GB plus France ) mais USA et France face à une réprobation internationale ...."Sylvie Neidinger

    *Parler d'esprit munichois est scandaleux (Borloo)

    François Hollande seul et piégé