15/05/2018

CHU, la fin de l'omerta

L'hôpital public français est malade.

L'affaire du décès de la jeune femme mourante qui appela en vain  le Samu de Strasbourget se voit répondre que "l'on va tous mourir" en rajoute, avec un grand non dit autour d'un potentiel traitement différencié de cette jeune femme d'origine africaine. Elle meurt 5 heures plus tard. L'IGAS enquête sur cette affaire choquante. La justice est saisie.administration médicale malade médecine,chu,burn-out,samu,omerta

L'hôpital semble être le microcosme d'un (dys)fonctionnement général.

L'opératrice du Samu a commis une grave faute professionnelle ne passant pas l'appel au médecin régulateur qui seul pouvait juger d'envoyer ou non des secours.

A savoir, bémol,  le Samu, les Urgences sont souvent saturés.  Le Samu recevant des appels totalement farfelus et les urgences des personnes ne relevant pas de l'urgence.

En interne, l'hôpital français va mal.

Une administration interne froide manage ce service public.

Les directeurs des Agences régionale de la Santé ont plus de pouvoir que les  ministres. Et comme "administrateurs" ils ne rendent pas compte  puisque n'étant que des "administratifs". Ce pouvoir... caché n'est pas très démocratique !

Administration malade surtout.

La tarification à l'acte qui intervient en 2009 ( Loi Bachelot) génère ce que certains salariés vont nommer une violence institutionnelle: 

"Parmi les victimes de cette « recherche du profit », les praticiens hospitaliers. Ou du moins certains d’entre eux, pour qui l’hôpital, leur outil de travail, est devenu un lieu de souffrance, parfois jusqu’à s’en donner la mort. De Paris à Grenoble, de Toulouse à Besançon, l’ouvrage ébauche une carte de France des situations où, ces dernières années, des médecins ont perdu pied face aux injonctions de l’administration, victimes de « harcèlement moral »."

Le personnel subit.

Pressions. Pressions et encore pressions.

Les burn-out sont légions. Gâchis. On a même retrouvé un étudiant en 7ème année de médecine démissionnaire, cuistot en station de ski. Les abandons sont pléthore.

Moindre mal que de quitter la médecine. 

Pire : le personnel se suicide sur le lieu de travail suite à des soucis professionnels.

Le professeur  cardiologue Jean-Louis Mégnien "placardisé"s'était défenestré à l'hôpital Georges Pompidou le 17 décembre 2015. Décès qui cause un électrochoc dans toute la profession.

La liste continue. Une jeune interne récemment à Paris.

 Ceux qui alertent ne sont pas pris au sérieux. Tel le   professeur Christian Marescaux dont la parole fut niée, négativée par son autorité de tutelle. Il fut même écarté. L'administration ayant osé porter plainte contre lui. La  justice n'a pas suivi déclarant la plainte irrecevable. Celui-ci, imperturbable continue a rassembler les témoignages. Et parle de "gouvernance légale toxique". Un ouvrage est publié. 

Une alarme. Un réquisitoire contre loi bachelot 2009 qui donne les clefs de l'hôpital aux directeurs-manageurs. L'administration hospitalière n'a pas la formation managériale!

Hôpitaux en détresse, patients en danger », sous la direction de Philippe Halimi et Christian Marescaux, avec Eric Maitrot et Brnard Nicolas, Flammarion.

                           MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE

 

« Dans le milieu hospitalier, le harcèlement a été utilisé, consciemment ou non, comme technique de management », dénoncent les auteurs. Pour eux, les règles instaurées il y a une dizaine d’années, dans la foulée de la tarification à l’activité, ont contribué à mettre en place dans cet univers consacré au soin une « maltraitance institutionnelle » qui a longtemps été passée sous silence."

Une gouvernance administrative  toxique.

Le CHU de Grenoble est lui entré en colère froide suite au suicide d'un neuro-chirurgien  sur son lieu de travail .

La direction est mise en cause. Le management y est accusé d'être déshumaniséLa froide administration perd du terrain face aux t. émoignages outrés qui remontent.

Mais au fait, qui sont ces "lanceurs d'alerte" qui ont réalisé le film ?

"Le documentaire consacré au CHU de Grenoble fait partie d'une série baptisée "Hôpital à la dérive", lit-on sur la page facebook de Caroline Chaumet, l'une des 2 réalisatrices. Cette dernière est la fondatrice de l'association Passeur d'Alertes (ex murdesinsoumis), un média dédié aux lanceurs d'alerte. Le film a quant à lui été financé par des donateurs en ligne sur la plaeforme de crowdfunding Ulule."administration médicale malade médecine,chu,burn-out,samu,omerta

 Le documentaire  CHU de Grenoble : la fin de l'omerta   est mis en ligne par les lanceurs d'alerte.

(cliquer sur le site web  FR3)

C'est la fin de l'omerta dans tous les hôpitaux de France.

Désormais les dysfonctionnements administratifs sont de notoriété publique.

Les données sont désormais  sur la table (d'opération ). Et ensuite ?

                                                                                      Sylvie Neidinger

 

                                RUBRIQUE SCIENCES-SANTE/MEDECINE

 

crédit image: capture sites webs en lien

05/01/2014

Schumacher. Important dispositif médiatique au CHU de Grenoble

Article sur M Schumacher, suite.schumacher,hopital nord,grenoble,chu

Grenoble est  à la croisée de trois vallées: l'une mène à Genève (par le Grésivaudan) l'autre vers le sud (Sisteron) la troisième vers  le nord-ouest  (Lyon).

schumacher,hopital nord,grenoble,chuLes romains n'avaient pas nommé cette "cuvette" Cularo pour rien.  La désigner "amphithéâtre" aurait été plus élégant.... Car son site naturel reste ultra montagnard.

Trois massifs la dominent, la couvent de leur masse, l'enserrent même: Belledonne, la bien nommée, Chartreuse et Vercors.

Trois repères visuels permanents de la géographie locale.

Qui font lever les yeux.

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schumacher,hopital nord,grenoble,chuL'Hôpital Nord,  ce  pôle de soins universitaire  accueille les spécialistes les plus chevronnés. Il est lui même divisé en interne selon les trois massifs avec les trois entrées du site à leur nom, comme repère.schumacher,hopital nord,grenoble,chu

Le dispositif médiatique mis en place pour suivre l'évolution de l'hospitalisation de Michael Schumacher   est placé Côté Chartreuse, en arrière vers l'accueil des Urgences.

schumacher,hopital nord,grenoble,chuAujourd'hui le soleil  s'est levé. Les équipes médiatiques qui attendent sur place ont dit avoir énormément souffert de ces derniers jours de la pluie.

Pas évident pour les hommes ni pour le  matériel. 

Ils ne sont pas inactifs. Le temps de ces quelques photos plusieurs pools, de toutes nationalités, transmettaient en direct...

L'épouse du champion blessé demande que la famille, les médecins et l'hôpital soient laissés tranquilles et que les médias quittent les lieux.

                                                       Sylvie Neidingerschumacher,hopital nord,grenoble,chu

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