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11/04/2018

Macron, chef des dieux fait la paix avec l'Eglise

Macron adore parler de lui et faire parler de lui. Il a trouvé pour cela le bon job: président de la république.

Du coup, tout le monde l'écoute. C'est pratique.

Exemple d'une phrase auto centrée d'un absolu manque d'humilité (prononcée lors de sa campagne) autour de sa conception du fait religieux."J'ai une réflexion permanente sur la nature de ma propre foi, mais j'ai suffisamment d'humilité pour ne pas prétendre parler à Dieu."(je, je, ma...)

Rappel. Il s'était  lui même comparé à Jupiter donc institué en "chef du divin".

Ce qu'il nomme probablement sa transcendance...

Sur la religion  catholique, sa récupération symbolique  est grossière. Allant, toujours pendant la campagne, jusqu'à se prendre  pour...Jeanne d'Arc.

Cette semaine  par son intervention  devant les évêques aux Bernardins, il tend à  récupérer à bon compte la tradition millénaire de la France dite "fille aînée de l'Eglise".

Mais en même temps il nage en  plein conflit de logique...

Car en politique étrangère, en Syrie, Emmanuel Macron   se taisait quand les rebelles islamistes bombardaient depuis la Ghouta les édifices chrétiens...

A savoir, le France leur fournit les armes.

De  même, à une autre échelle, qu'au roi d'Arabie Saoudite en visite actuellement....

Macron n'est pas à une contradiction près, soutenant avec Trump  les groupes jihadistes type Jaich el islam qui entendent éliminer les chrétiens "mécréants" selon eux de la surface du globe...

Sa récente prise de position pro catholicisme devant les évêques provoque actuellement  un tollé.

Elle heurte les laïcs,  la gauche, les franc-maçons et même la droite qui évoque une récupération grossière associées à  une action communautariste.

Cette action   remet toutefois les pendules ...politiques à l'heure face à un François Hollande qui avait profondément divisé le pays  par l' institution législative de  réformes sociétales que l'électorat religieux  ne suivait pas (mariage pour tous , PMA, GPA)

Il est bien écrit  "électorat religieux" dans sa globalité, pas spécifiquement l'église de Rome.

Or, Macron  veut réparer ce qu'il nomme "un lien abîmé entre l'Etat et l'église catholique." 

Et surtout récupérer - cela ne lui a pas échappé- les catholiques déboussolés   éloignés du fait politique.

Macron bavarde autour du catholicisme. Et  de lui seulement.

Quid des autres confessions, alors?

Il en "bavarde" quoi, ZEUS ???

                                                                   Sylvie Neidinger

 

                           RUBRIQUE HISTOIRE INTER RELIGIEUSE