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12/11/2017

Ambiance automnale aux Bastions

En ce jeudi 9 novembre, pas un chat à l‘Uni-Bastions.IMG_6323.JPG

Ambiance calmissime, pluvieuse et nostalgique.

BGE   fermée de même que la bibliothèque de l’Unige.

Pas un chat du côté des jeux d’échec –et de réussite…- non plus.

 Dans le parc, des travaux préparatoires s'activent sous l’œil impassible des Quatre vénérables.

Les Farel  Calvin, de Bèze et Knox , vêtus de la docte "robe de Genève", bible en main, observent attentivement la soudaine agitation sous leur nez, à leur barbe.

 Ils en restent de marbre.

 

                                                                        Sylvie Neidinger

 

 crédit images  @NeidingerIMG_6335.JPG

31/10/2017

500 ans de protestantisme fêtés aujourd'hui 31 octobre 2017. Notamment à Grenoble

Le 31 octobre 2017 fait date pour l'histoire du protestantisme. Un demi-millénaire pile ! protesrtantisme,500 ans,grenoble,martin luther,guillaume farel,calvin,pierre bolle,françois boulet,patrick cabanel; anniversaire

En ce jour de 1517,  Martin Luther, moine allemand affichait  sur la porte de l'église du château de Wittenberg (Saxe) ses 95 thèses contre les indulgences et leur commerce par l'Eglise catholique : la Dispute.

Globalement les médias hexagonaux, à part quelques articles souvent arrivés en fin de journée sont passés  à côté de cet anniversaire extraordinaire de "500 ans jour pour jour"La tv surtout. Toutefois quelques articles sur le thème dont celui de   l'express.

protesrtantisme,500 ans,grenoble,martin luther,guillaume farel,calvin,pierre bolle,françois boulet,patrick cabanel; anniversaireLes protestants de Grenoble ont marqué l'évènement en ce jour précis  avec  une initiative, la conférence-visite du "Grenoble protestant" par l'historien et très enthousiaste,  professeur agrégé d'histoire François Boulet et par Olivier Cogne, directeur du Musée dauphinois. Ce, en partenariat avec l'église protestante unie de Grenoble et le comité d'organisation "Luther et les 500 ans de la Réforme.

La visite terminera son spectre historique à la deuxième guerre mondiale.

Un demi-millénaire balayé en trois heures.

 

Grenoble est très tôt au contact des nouvelles idées ....dès  1523.

Moins de 5 années pour passer de Wittenberg au dauphinois.

Quelques  fondateurs dont un certain Pierre de Séviville (orthographe à vérifier) Guillaume Farel  issu du  gapençais voisin, lequel fera venir Calvin à Genève. Grenoble suivra plutôt cette tendance calviniste. Evocation de du protestantisme grenoblois et de tout le Dauphiné...le Triève, Mens, Tréminis, le Diois. Dont un vaudois au nom inconnu. Rappel des échanges  avec Vaud sont instaurés depuis le moyen-âge. Un lyonnais Aimé Maigret,

Apprendre que la ville fut 100 % protestante.... trois semaines durant avant de connaître une puissante contre-réforme, étonne.

Grenoble est une ville importante. Troisième parlement autonome de France après Paris et Toulouse.

La ville va compter une Chambre de l'Edit pour gérer les relations religieuses. Cette Chambre va avoir compétence jusque sur Provence, Languedoc et Bourgogne. Elle sera supprimée en 1679 à la veille de Révocation de l'Edit de Nantes.

Grenoble ne connaîtra pas de Saint-Barthélemy, cet évènement français qui interpelle aujourd'hui encore l'historien François Boulet.

Cet évènement qui a vu une tuerie de voisin à voisin. Pas d'inconnu lors de la prise d'une ville; Du voisin avec qui on vit depuis toujours !!!

Grenoble sera toutefois impacté par ce massacre. Les protestants prennent peur;

Et soit abjurent, soit commencent le départ vers le nord par Genève, jusqu'en Allemagne , Hollande voire en Afrique du sud.

La perte de ses forces-vive par l'hexagone....

A noter, ce blog avait déja rédigé quelques articles sur ce trajet huguenot, Fort-Barraux etc.

                                       RUE VIEUX-TEMPLE DISPARU

Les trois heures de conférence-visite érudites  ne se résument aisément.

Visite in situ  fort complète avec même celle du   premier Temple  disparu dont la rue continue à porter le nom. Aucune image n'en reste. Il se dit qu'il était l'un des plus beaux de France. Ensuite, la pérégrination passe par le  ntsmb, nouveau théatre de Sainte-Marie-d'en-bas ...Son directeur/artiste Antonio Placer évoque son lieu culturel, "église laïque ouverte à tous".

Un colloque il y a un an avait éclairé le sujet du protestantisme dauphinois en hommage au chercheur Pierre Bolle. Bonne nouvelle : les données seront bientôt être accessibles car prochainement publiées.

500 ans gre 001.jpgPlusieurs expositions marquent cet anniversaire. L'une au Musée Dauphinois consacrée au prince protestant  François de Bonne, Lesdiguières.

"Issu de la petite noblesse du Champsaur, François de Bonne (1543 - 1626), duc de Lesdiguières, connaît une ascension fulgurante. Chef de guerre des protestants du Dauphiné au temps des guerres de Religion, il contribue à la toute fin du XVIe siècle à la pacification de la province et à l'application de l'édit de Nantes. Militaire, fin politique, proche d'Henri IV, il concentre les pouvoirs au début du XVIIe siècle tel un « prince » dans la capitale dauphinoise. Bâtisseur, il modifie considérablement la physionomie urbaine de Grenoble à cette époque. Sensible aux arts et aux lettres, il fait appel à des artistes français et étrangers pour ses propriétés dauphinoises et son hôtel particulier à Paris."

L'autre expo est  visible à l'Hôtel de Ville. Hier 31 était le vernissage, date évidemment très forte.

De cette visite j'ai appris le définition du terme "huguenot" visiblement de l'allemand EIDGENOSSEN soit carrément un ...schismatique !!

Huguenot, ote
Nature : s. m. et f.
Prononciation : hu-ghe-no, no-t'
Etymologie : On a donné un grand nombre d'étymologies de ce mot. Voyez celle qui est rapportée à l'historique de hugon, et qui, avant d'Aubigné, est donnée aussi par Pasquier : On a commencé de donner à tout le nouveau monde de ceste faction le nom et tiltre de huguenaux ; d'autant que la premiere descouverte que l'on en a faite a esté en la ville de Tours, où ils ont opinion qu'il y a un rabast [esprit] qui revient de nuit, qu'ils appellent le roy Hugon, et y appelle l'on dès pieça hugenaux tous ceux qui sont de la secte de Calvin, pour faire leurs assemblées et conventicules de nuit comme si en cecy ils fussent disciples et sectateurs de cest esprit, Lett. t. I, p. 180. Voyez aussi l'étymologie que donne Castelnau ci-dessus. D'après de Brieux, un orateur protestant commença ainsi sa harangue : Huc nos venimus, huc nos..., et resta court ; de là Huguenot. Tout cela est sans fondement. Une étymologie plus vraisemblable qu'on a indiquée est le mot allemand Eidgenossen, confédéré, de Eid, serment, et Genosse, compagnon ; la forme aignos dans les Mémoires de Condé l'appuie. Mais on a objecté que le sens n'était pas favorable à cette étymologie, confédérés s'appliquant mal à une secte religieuse ; que ce mot ne constituerait pas un terme d'injure comme les calvinistes l'envisageaient eux-mêmes, et qu'il ne pourrait s'appliquer qu'aux Suisses protestants, qui pourtant n'ont jamais porté ce nom ; eidgenossen est le titre que se donnent les citoyens de la Suisse, tant protestants que catholiques. Ce fait donne, on peut dire, la certitude à la conjecture de Mahn, qui sans le connaître, a dit que huguenot est un diminutif de Hugues, et que le nom, en tant que terme d'injure, se rattache à quelque hérétique de ce nom. Ce mot, au sens de calvinistes, paraît se trouver pour la première fois sous la forme de huguenaulx, dans une lettre du comte de Villars, lieutenant général en Languedoc, du 11 novembre 1560 (voy. VAISSETTE, Hist. du Langued. t. V).

                                                            Sylvie Neidinger

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*Autre historien du protestantisme français, Cévennes etc. Patrick Cabanel

*Célèbration à Wittenberg avec Angela Merkel, fille de pasteur

 

crédit images photos neidinger

 

09/12/2014

Un Calvin annoté sort des réserves de la BNF

Un livre de Calvin s'oxygène....bnf,calvin,eloge de la rareté

La Bibliothèque Nationale de France sort cent ouvrages remarquablement rares de ses tiroirs. 

Enfin... de ses réserves.

Ces documents viennent un peu s'aérer pour l'expo dite "Eloge de  la rareté. Cent trésors de la Réserve des livres d'art. 

Dont un Calvin annoté par Sully  et daté de 1562.

"Institution de la religion chrestienne, Genève, Jacques Bourgeois."

Il côtoie les Fleurs du Mal de Baudelaire, un "Wanted female" de Pierre Guyotat, des graphismes de femmes dénudées....

Non seulement il prend l'air. Mais le bouquin de doctrine chrétienne, probablement austère,  est en drôle de  compagnie  sur les bords de Seine.

bnf,calvin,eloge de la raretéUn air de  vie parisienne quoi....

                                                      Sylvie Neidinger

 

Expo jusqu'au 1er février 2015

 

 Le Catalogue

http://www.bnf.fr/documents/cp_eloge_rarete.pdf

                                                                                  crédit images /capture d'écran