bananes

  • Chlordécone..."déconne"

    On ne se laisse pas aller au mauvais jeu de mot sur " Macron déconne sur le chlordécone"?

    Oui, finalement car il appartient au vocabulaire du président.

    Oui car  le débat qu'il animait tout seul toujours en grande logorrhée le 1er février avec les maires outre-marins tient de sa caricature de monarque républicain en longs bavardages

    Il confisque les micros disent les observateurs.

     Chez ce président, l'écologie, l'écologie de discours  a bon dos:  quelle différence de traitement entre la problématique du diesel (taxable) et  celle du produit chimique type DTT usité outre-mer pour la culture des bananes,  pour les dommages duquel la population réclame des indemnisations, refusées par le pouvoir.

     Alors que les Antilles seraient empoisonnées pour sept siècles !

     Le scandale sanitaire ne sera pas indemnisé. Le problème tient surtout du double langage de l'Etat tout simplement parce que les indemnisations seraient importantes en période de caisses publiques vides.

    « A chaque fois que le lien peut être prouvé entre le chlordécone et une maladie, on indemnisera », assure l’Elysée, qui souligne toutefois que « les études scientifiques n’ont pas établi de lien direct » entre le produit et des pathologies.Le montant des indemnisations pourrait être colossal vu l’ampleur des dégâts causés par le pesticide en Guadeloupe et en Martinique – laquelle possède le record du monde de cancers de la prostate, avec 227,2 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année. Mais les obstacles s’accumulent pour les malades. La proposition de loi portant sur la création d’un fonds d’indemnisation des victimes du chlordécone n’a même pas été discutée à l’Assemblée nationale, le 1er février, faute de temps. La création du fonds d’indemnisation des victimes des produits phytosanitaires, déjà adoptée par le Sénat en février 2018 et débattue juste avant, a quant à elle été, une fois de plus, reportée.( le Monde)

    Macron lors du débat du 1er février 2019  avec les ultra-marins va jusqu'à attaquer ad hominem agressivement un brave  professeur de médecine dans sa légitimité en ...niant  le caractère cancérigène du produit.

    Une habitude décidément que d'attaquer!

    Télérama :

    « Il ne faut pas dire que c’est cancérigène. » Emmanuel Macron parle du chlordécone. 

    C'est dit clairement et nettement.

    « Sinon, on alimente les peurs. » En attendant, le président alimente l’indignation des élus ultramarins, réunis vendredi dernier à l’Elysée pour un numéro spécial du Grand débat national retransmis en intégralité sur France Ô. Joël Beaugeande, maire de Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, intervient : « Le petit médecin de campagne que je suis vous affirme que de nombreux Guadeloupéens et Martiniquais sont malades de la chlordécone et meurent quotidiennement. »Le chlordécone, c’est cet insecticide proche du DDT dont la France a autorisé l’épandage dans les bananeraies jusqu’en 1993 alors que la plupart des pays l’avaient depuis longtemps banni, sa dangerosité ayant été prouvée dès les années 1970. Le sénateur Victorin Lurel prend à son tour la parole pour s’étonner : « Vous invalidez les résultats du professeur Blanchet, du CHU de Pointe-à-Pitre, et de Luc Multigner, de l’Inserm. » , Emmanuel Macron déduit : « Le malentendu vient de là. Vous faites référence à ce que le professeur du CHU a pu dire. C’est pas ce que j’appelle une étude scientifique dans une revue avec comité de lecture. C’est une déclaration. » Ça ne vaut rien. Et puis c’est qui, ce Blanchet ? « C’est une déclaration publique qui peut inquiéter, insiste le président, moi je n’en connais pas le statut. »De quel droit le chef du service oncologie du CHU d’un territoire dont la population compte sept fois plus d’occurrence de cancers de la prostate que la moyenne mondiale pourrait-il donner son avis sur le chlordécone ?

     Du tac au tac, les scientifiques répondent à Macron par communiqué

     Lire aussi la réponse dans la revue Outremer 360°

    Les professeurs Luc Multigner, directeur de recherches à l'INSERM et Pascal Blanchet, professeur à l'université des Antilles et chef du service urologie du CHU de Pointe-à-Pitre, ont tenu à répondre au président de la République. Emmanuel Macron avait affirmé qu'il "ne faut pas dire que c'est cancérigène".(France Info)


    Or, des publication scientifiques existent : journal of oncology

    Indignation générale. L'Elysée va jusqu'à  rétropédaler ! Avec une explication alambiquée qui plaide un supposé "malentendu " explications sémantiques à l’appui. « Le président n’a jamais dit que le chlordécone n’était pas cancérigène, a-t-il soutenu au Monde. Quand il dit : “Il ne faut pas dire que c’est cancérigène”, c’est une façon de dire : “On ne peut pas se contenter de dire que c’est cancérigène, il faut aussi agir.” 

    Du grand n'importe quoi !

    Maladroitement sans aucune logique sinon a tenter-encore!-  de dire que les gens n'ont pas compris le chef d'état alors que ses paroles étaient limpides et directement agressives... Une habitude décidément que de prendre les locuteurs pour des idiots. Qui ne comprennent pas la supposée pensée complexe. En réalité simpliste.

    ô théâtre. Mise en scène de Sa personnalité, débat privatisé avec des gens ..invités.

    Les antillais, guadeloupéens, écologistes et autres,  en résumé les français apprécieront !

    Vraiment, le chlordécone déconne....

     

                                                                  Sylvie Neidinger

                                                                                     

                                                            

    antilles,bananes,#inserm,pascal #blanchet,intoxication #écologie,guadeloupe,martinique,chlordécone,#macron,macron stigmatise,victorin lurel,#lurel,luc multigner

    antilles,bananes,#inserm,pascal #blanchet,intoxication #écologie,guadeloupe,martinique,chlordécone,#macron,macron stigmatise,victorin lurel,#lurel,luc multigner

    crédit image capture site Ouest France cité