07/02/2019

"Brexiteurs en enfer"(Tusk)...L Fox avait tiré le premier en parlant "d'obsessions théologiques" !...

Il s'agit de rétablir les faits. Et ne pas oublier la petite phrase de Liam Fox sur les supposées "obsessions théologiques" de Bruxelles cet été....

Donald Tusk, Président du Conseil européen s'en est pris mercredi 6 février aux partisans du Brexit qui selon lui n'ont pas prévu les conséquences de ce divorce, s'interrogeant sur la "place spéciale en enfer" qui leur serait réservée. Boutade assumée. Il en a ri.

La phrase provoque l'ire outre manche. Le Royaume-Uni s'enflamme. Comme toujours avec deux camps. Ceux qui l'insultent et ceux qui le remercie de dire une vérité.

 La phrase exacte : "Je me demande à quoi cette place spéciale en enfer ressemble, pour ceux qui ont fait la promotion du Brexit sans même l'ébauche d'un plan pour le réaliser en toute sécurité", a lancé Donald Tusk après une rencontre à Bruxelles avec le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.

Certes Tusk et les autres sont excédés de ce Brexit et surtout  des positions sinueuses de Theresa May et des brexiteurs. Excédés de ces  revirements brumeux d'un  Royaume-Uni qui cherchant le beurre et l'argent du beurre est en train de mettre  le feu à la ferme.

Des économistes allemands suggèrent à Londres de ...renoncer à tout droit de douane.

D'une part Le polonais Tusk assume et en rigole (la fatigue du brexit est évidente chez les 27. Alors, à la Commission...) 

D'autre part, il faut rétablir les faits.

Le 8 août 2018, Liam Fox fustige ce qu'il dit être l'intransigeance de Bruxelles juste parce que les 27 n'obéissent pas au diktat britannique:

« Je pense que l’intransigeance de la Commission européenne nous pousse vers une sortie sans accord », a affirmé le ministre pro-Brexit dans un entretien au Sunday Times. Il reproche à Bruxelles de se retrancher derrière des « obsessions théologiques » plutôt que de soucier du « bien-être économique des Européens ». « Ainsi, il ne peut y avoir qu’une seule issue », a-t-il jugé.(euractiv)

Les brexiteurs dont Liam Fox  tirent les salves agressives les premiers. Mais n'assument rien de leurs revirements et leurs désirs sans consistance juridique acceptable pour les 27. 

Même pas les phrases prononcées. Même pas assumées. Comme tous ces revirements dans ce dossier.

La théologie a bon dos !

                                                                Sylvie Neidinger

 

On peut même avancer que Donald Tusk -diplomate en chef, diplomate parmi les diplomates- a volontairement  évoqué l'enfer des brexiteurs car ces derniers sont totalement capables en cas de "no deal" de ne pas assumer et évidemment d'en faire porter le poids à la Commission, à l'#UE. 

30/01/2019

Brexit Circus: le Parlement britannique plonge dans le beurre et l'argent du beurre. NON cinglant de l'UE

Le Royaume Uni, toujours englué dans son brexit circus excède les  européens.

Stop. Too much. Overdose de tergiversations. Cela suffit.

Cette fois le Parlement britannique entend imposer le deal qui consiste à être en dehors tout en gardant tous les avantages d'être dedans. Le droit mais pas les devoirs. En avoir beaucoup en payant peu. Ce qui est  parfaitement inacceptable pour l'UE. La voie des liens commerciaux avec l'Europe mais sans les efforts.....

Pour cela  la Chambre des Communes se prononce hier mardi 29 contre une sortie brutale sans accord.

Dès lors tout semble bien aller puisqu'un accord de sortie a été (durement) négocié entre Theresa May et les 27 représentés par Michel Barnier.

Sauf que les britanniques, pris dans leur bulle surréaliste (insulaire, nationaliste..) votent unilatéralement sur la modification d'un terme de l'accord: le traitement de la frontière intra irlandaise dit filet "backstage"

Avec comme  résultat la volonté par les députés de modifier unilatéralement un point non négociable.

Un "en même temps" qui veut le beurre et l'argent du beurre.

La PM affirme pouvoir renégocier le divorce. "Mes collègues et moi-même parlerons à l'UE de la manière dont nous pouvons répondre à ce que souhaite la Chambre" des Communes et chercherons à obtenir "des changements juridiquement contraignants", a déclaré Theresa May devant les députés, reconnaissant que "ce ne serait pas facile, étant donné l'appétit limité au sein de l'UE pour un tel changement".

  Ce que les Européens ont rapidement confirmé.... Le traité conclu en novembre "n'est pas renégociable"

La réponse de l'UE àTheresa MAy et ses députés  est cinglante . NON. STOP. Et .....cela suffit.

Le raisonnement est simple, selon Michel Barnier à Reuters : (lire dépêche d'agence Reuters)

Brexit-Le "backstop" ne peut être limité dans le temps, dit Barnier

Reuters24/01/2019 à 07:59
 
   BERLIN, 24 janvier (Reuters) - Le "backstop" (filet de sécurité) prévu dans l'accord de retrait du Royaume-Uni et de l'Union européenne ne peut être limité dans le temps, car cela
contreviendrait à son objectif qui est de garantir l'absence de
frontière dure entre l'Irlande du Nord et la République
d'Irlande, a déclaré jeudi Michel Barnier.
    Interviewé par la radio publique allemande, le négociateur
en chef de l'UE sur le Brexit a ajouté qu'il serait impossible
pour Londres de conclure un accord bilatéral avec Dublin sur
leur frontière commune, car la frontière de l'Irlande est amenée
à devenir la frontière de l'UE et du marché intérieur après le
Brexit.
    "Une clause dite backstop consiste à rassurer les Irlandais
sur le fait qu'il n'y aura pas de frontière dure", a-t-il
expliqué. "Souvenez-vous, il ne s'agit pas seulement de
l'Irlande; toute marchandise qui passe cette frontière entre
dans le marché unique: cela concerne l'Allemagne, la France, la
Pologne..."
    A ses yeux, l'accord qu'il a négocié avec les Britanniques
est le meilleur qui existe, étant donné les "fameuses lignes
rouges" du Royaume-Uni. D'autres options seront possibles si ces
lignes rouges évoluent, a continué Michel Barnier.

Les britanniques qui depuis deux ans s'étripent entre eux n'avaient même pas vu -leurs yeux étant masqués par leur délire impérial "old times" pour les brexiteurs - que la décision de quitter ne tient pas de leur volonté uniquement mais bien d'une négociation face à 27 pays...UNIS.

Theresa May a bien tenté de casser l'unité des européens. En vain. Ratage du Royaume-Désuni.

Impossibilité d'une île !Douche écossaise !

Mais la PM...continue  à vouloir forcer l'Europe !

Les brexiteurs vont jusqu'à instrumentaliser l'image de Churchill pour leurs fins :"Le Churchill qui apparaît ces dernières décennies dans le débat public n’est pas la figure complexe, contradictoire et problématique de la vie réelle. C’est un Churchill de fiction, imaginaire, mythologique, qui a été inventé et à qui on a donné de l’importance pour soutenir une politique partiale et étroite d’esprit"

Le vote, hier, de ces deux amendements antinomiques par le Parlement Britannique est donc un coup d'épée dans l'eau. Encore un !

Un analyste évoque une schizophrénie politique.

Car la réponse des européens excédés reste :  STOP. NON. FED UP

On se dirige droit vers la sortie pure.

Quand on voit certains anglais insulter en traitant les européens de...nazis, fantasmer sur la supposée "domination européenne" : on ne peut que comprendre ce départ rapide.

Il a la vertu de clarifier l'attitude britannique ambigüe depuis toujours !

En aucun cas l'Europe ne peut accepter la création d'un paradis fiscal type Singapour à ses flancs! Sans backstop en plus...

Cerise sur le pudding  fabriqué au beurre mais...  sans l'argent du beurre.

 

 

                                                                            Sylvie Neidinger

 

 

 

                                                             Rubrique Pays UK

 

20/04/2018

N'est pas CHIRAC qui veut

La France reste membre du Conseil de sécurité, tout  comme le Royaume-Uni,  plus au titre de ce qu'elle fut que ce qu'elle est.

Ces anciennes puissances coloniales devenues puissances moyennes  gardent toute leur place au sein des instances internationales en raison d'un passé d'expérience.

Mais à trop en faire elles se dévalorisent.

France et Royaume-Uni  viennent de se distinguer par une sortie hors du droit international: les récents bombardements type "cow-boy-gendarme du far-west" sur la Syrie.

Theresa May et Emmanuel Macron en tapant ainsi hors des résolutions de l'ONU et en médiatisant à outrance ce coup d'épée dans l'eau  fragilisent la crédibilité juridique de leurs pays sur la scène internationale. 

Macron n'est pas CHIRAC, loin s'en faut.

Jacques Chirac fut le dernier véritable héritier de Charles de Gaulle. Lequel, après guerre a gentiment demandé aux américains de démanteler leurs bases installées dans l'hexagone. Et pris en compte la réalité multilatérale.

L'époque était aux Indépendances. Syrie....premier  pays à clamer son indépendance juste après la 2ème guerre mondiale en 1945.

Durant les années Chirac, la France a compté. Lorsque la France se place à égale distance entre tous, USA, Russie, Chine, elle compte dans le monde.

Le discours de Villepin à l'ONU contre la guerre en Irak, brillant et applaudi était en fait la traduction des positions du Président Chirac.

La vieille Europe ne voulait entrer dans cette prise de possession du moyen-orient par les américains, camouflée sous le casus belli fallacieux d'armes chimiques au supposé kurdistan irakien (se rappeler le ridicule de la fiole agitée à l'Onu par le général Powell comme preuve...)

 Bis repetita en Syrie. Même scénario, kurdes compris.

Depuis l'invasion en Irak par les troupes US, le  proche-orient est à feu et à sang.

Et l'Irak n'a pas suffi.

Nicolas Sarkozy a plongé la Libye avec la même Bande des trois (USA+GB+France) dans un chaos anarchique, en outrepassant une résolution de l'ONU juste destinée à une exclusion aérienne. Modèle d'instrumentalisation déviante du droit.

Bis repetita en Syrie avec les incidents qui démarrent en 2011 dans deux villes frontières..... François Hollande  envoya très tôt ses services secrets sur place et armé les jihadistes locaux (dont al nosra  soutenu à Marrakech par les célèbres paroles de Laurent Fabius en défense de ce groupe jihadiste "qaïdiste" , tous rebelles financés par Qatar, Arabie Saoudite pays amis de Sarkozy, Hollande etc.)

Plus récent encore la protection dont a bénéficié Daesh à Rakka dont les troupes furent autorisées à ...évacuer par les occidentaux en double jeu.

Macron vient de participer à des frappes illégales. Frappes de communication surtout...Il semble que les armements français aient eu du mal à envoyer les missiles ! Un raté à l'allumage.

Le président  français fait plaisir à Donald Trump qui va le recevoir bientôt.

L' ego démesuré d'Emmanuel Macron s'en trouve honoré.

Et la place de la France dans le monde...diplomatique un peu plus ternie.

N'est pas Chirac qui veut.

                                                         Sylvie Neidinger

 

 

Rappel: l'existence de la Fondation CHIRAC  pour la PAIX

 

17/12/2017

May(re) Theresa au centre des "pro" et des "anti" brexit finalement applaudie par l'UE

Les applaudissements lors d'une réunion de l'UE à Theresa May montrent combien les négociateurs comprennent la difficulté de sa situation.

Elle est à la croisée d'un Royaume-Uni qui a perdu la tête entre tous ses désirs contradictoires, ses intérêts économiques contradictoires, le beurre et l'argent du beurre, le regret mégalomaniaque  de son empire que le Royaume-Désuni croit retrouver après le brexit...

C'est concrètement difficile pour elle d'avancer à, de négocier la rupture face à tous les vents contraires et les douches écossaises, les "hard",  les "soft", les anti brexiteurs .

Elle fait face avec un vaillance certaine. Après tout de même une période d'arrogance certaine.

Sans compter qu'elle subit elle aussi les tweets agressifs de Twito-Trump..Certes elle avait fait son paon devant lui lors de son élection.

Son image initiale de femme  revêche est en train de se  bonifier. 

Dire qu'elle devient une mère Teresa britannique serait un peu exagéré. Mais dans un pays... si chic où le débat public peut devenir  rapidement  vulgairement  agressif et trivial ...cette dame devient une cible facile.Notamment quand  la presse anglaise tabloïd qui attaque ad hominem s'en mêle. Ou lors des  prises de paroles  sans politesse des Farage ou Johnson et consorts.

[A propos,  Nigel Farage après avoir "mis le feu" à son pays vient pleurer aujourd'hui devant les médias que le brexit l'a ruiné et qu'il ne peut même plus se promener à Londres sans risque de comportements agressifs à son encontre et qu'il est criblé de dette. U n pantin !]

D'un autre côté la "Premier Ministre " est  la cible des brexiteurs extrêmes.

De l'autre, elle est applaudie pour son courage. Par qui ? Par ses supposés"adversaires" européens...des gentlemen finalement ces continentaux!

May en mère courage. Voire en May(re) courage pour le jeu de mots facile.

L'Histoire commence  à retrouver ses petits et trier le bon grain de l'ivraie...

                                                              Sylvie Neidinger

 

  A noter : quand elle se fatigue Theresa May va se reposer en ...Suisse, comme cet été.