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  • Colonialisme version Bolsonaro

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    Le Président du Brésil Jair Bolsonaro  parle sans complexe, en véritable dirigeant d'extrême-droite qu'il est.

    Il fustige  l'attention internationale portée à son pays, Amazonie oblige.

    Ce depuis son arrivée au pouvoir et plus encore en réaction au G7 de Biarrtiz qui le mit en cause.

    Vulgaire et moqueur- sans limite comme son ...ami Trump- Jair  Bolsonaro suggère au monde d'aller déféquer un jour sur deux pour régler les problème écologiques de la planète...

    En réponse au clash actuel avec le président français, avec les européens, l'ONU  et les écologistes du monde entier, il fustige ce qu'il nomme lui l'état d'esprit  colonialiste de Macron.

    Bolsonaro, brut de décoffrage devrait, de par sa fonction de président du Brésil , #portugal,#portuguais,#bolsonaro,#brésil,las casas,#valladolid,#colonisation,ctourner sa langue deux fois dans la bouche avant de lancer ses pics. 

    Car on ne manipule pas le concept de "colonialisme" si simplement. 

    L'individu en question  s'appelle Bolsonaro comme son ancêtre... italien. Il parle la langue portugaise puisque l'explorateur Pedro Alvares Cabral  débarqua un 22 avril 1500.

    Le Portugal prend alors  possession de la "terre de braise"

    Brésil comme braise, la couleur du bois rouge qui  va attirer comme l'or

     

                                 COLONISATION DE L'AMERIQUE

    Au XVIème siècle, Portugal, Espagne, France, Hollande, Angleterre.... l'Europe sont à la base d'un large mouvement de prise de possession de territoires supposés vierges pour y fonder des "colonies".

    Le continent américain est l'objet de ses âpres conquêtes du nord au sud. Une logique coloniale s'installe avec des disputes pour partager le gâteau.

    Remarque.L'avis des populations autochtones n'est pas demandé. En l'occurrence les Indiens. Mais à vrai dire ont-ils une âme ces individus pas même habillés? Il faudra la plume  du prêtre Las Casas pour plaider la cause des indiens victimes directes de la colonisation. Et d'un génocide culturel.

    Cela discute assez tôt: la fameuse controverse de Valladolid ordonnée par Charles Quint à savoir plutôt que leur élimination physique par les colons  ne devrait-on pas  les convertir??? Mais alors si ils ont une âme, ils sont des humains....

                    INDIENS AUTOCHTONES  EN DANGER DE DISPARITION

    Les colons les éliminent comme des bêtes sauvages ayant compris que les autochtone ne pourront jamais obéir à la logique du  travail de force réclamée pour les latifundias et autres exploitations..

    En réalité peu d'altruisme sincère... Puisque les indiens ne peuvent "travailler", dirigeants et  hommes d'église peuvent alors discuter- dans leur grande noblesse et leur bonne conscience  - de savoir si on  sauve ou non ces populaces inaptes pour le travail intensif.

    La traite négrière va s'installer elle, sans état d'âme dans le sillage des bateaux. Des êtres humains deviennent  "énergie de travail", bêtes de somme. Ravalés au rang d'animaux ou de courant électrique, d'énergie de base...

    Il est parfaitement inutile de "faire ou refaire  le procès " du passé colonialiste complexe et douloureux.

    En 2019, le Brésil est fort de toutes ses composantes et parle  le portugais.

    Or, qui ramène la discussion sur ce thème délicat? Jair Bolsonaro lui-même!

    Il dénonce  l'ingérence mondiale selon lui qui s'occupe de "son" Amazonie. Il attaque frontalement les ONG qui financent les actions sur le terrain.

    En fait qui a colonisé qui ? Et surtout  qui  colonise qui aujourd'hui?

    L'ingérence mondiale finalement prend la défense des populations autochtones indiennes qui subirent depuis cinq siècles  et subissent encore la colonisation dans sa phase directe.

    Indiens  dont l'habitat et  mode de vie sont en voie de disparition. Disparition des peuples premiers comme phase ultime du processus colonial.

    OUI les indiens du Brésil  subissent l'actuelle forme de colonisation qui consiste à détruire leur habitat amazonien pour une exploitation économique.

    En l'occurrence ici le colonisateur est celui qui le permet, dont la système social laisse faire.

    Entre autres, Jair Bolsonaro et derrière lui  les latifundiaires ou multinationales qui ont installé  cet individu décrit comme caractériel  au pouvoir de direction de cet immense pays fragile, le Brésil.

    Le chef Raoni appelle la communauté internationale à l'aide.

     

                                                         Sylvie Neidinger

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