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20/11/2017

Russes blancs d'Ugine ressoudés autour de l'église orthodoxe restaurée

Il m'a été donné de rencontrer en octobre 2017 dernier  une dame d'une grande distinction, si douce, si calme, si ferme. Dans le fil de la conversation, elle me dit être descendante de Russes.

En l'occurrence de russes blancs.

Cette expression initialement péjorative fut attribuée par les bolcheviks dits "rouges" à ceux qui refusèrent la nouvelle réalité historique. Particulièrement  les opposants monarchistes à la néo Russie soviétique. Les partisans du Tsar et  de la Russie Impériale, qui émigrèrent en masse.  

Le terme peut également désigner par extension les descendants des premiers émigrés.

Ce  thème est actuellement à la pointe de l'actualité avec l'anniversaire de la révolution bolchevik il y a pile un siècle. Des événements  qui allaient marquer l'histoire mondiale. A commencer par l'histoire des propres habitants du pays, de Moscou à Vladivostok.

C'était la première fois que je rencontrais une descendante de cette communauté.

Bien évidemment  tout visiteur de la cathédrale orthodoxe de Nice, une de plus importantes hors de Russie, de la magnifique église de Genève prend connaissance de l'importante diaspora des  Russes blancs. On les disait  tous "chauffeurs de taxis" ....En réalité, tout métier fut bon à prendre quand il s'est agi de survivre économiquement et refonder une autre vie, ailleurs...

                    L'EGLISE D'UGINE ET SON ICONOSTASE ISSUE DU NAVIRE KRONSTADT QUI EVACUA LA CRIMEE!

Le parcours de ma très sympathique interlocutrice est lui plus... alpin, savoyard.

Elle évoque   la communauté d'Ugine  (dont ses parents n'étaient pas issus) en cours de renaissance autour de la restauration de l'église et d'une association active.

 Les Aciéries  du bord de l'Arly avaient  fait venir  de 1923 à 1931 jusqu'à 2500 russes, leur proposant  un logement et un contrat de travail.

La plupart étaient des militaires qui se sont disciplinés dans de nouveaux métiers pénibles.

 (site Sabaudia) "Ils nourrissent l’espoir de repartir bientôt se battre contre un régime qui ne devrait pas durer et ils vont former une communauté vivante et très présente à Ugine. Très vite sont créés une école pour enseigner le russe aux enfants, un cercle, une bibliothèque, une école de musique et de danse, un orchestre, une troupe de théâtre. Mais avant tout, les Russes demandent à la direction de l’usine un local pour installer une église. Installée dans un modeste hangar en bois, le long de la route peu avant l’entrée des gorges de l’Arly, cette église sera consacrée le 19 décembre 1926. Les fidèles y ont installé tout le mobilier liturgique conformément à la tradition orthodoxe. Seule manque l’iconostase, des draps blancs la remplacent. Quelques années plus tard, une iconostase arrive à Ugine. Elle a une histoire qui fait d’elle une véritable relique. Elle provient de la chapelle du plus gros bateau de l’escadre de la mer Noir, le Kronstadt, qui a participé à l’évacuation de Crimée en 1920. Ce bateau sera ensuite dirigé vers Bizerte avec d’autres bâtiments militaires et les 6000 hommes de la marine de guerre de la mer Noire. Les Russes vont recréer une école navale à Bizerte dans un fort dominant la ville. L’iconostase sera transférée du Kronstadt dans la casemate servant de chapelle. Lorsque l’école fermera ses portes en 1925, l’iconostase sera préservée, puis transportée plus tard à Ugine dans des circonstances que nous ignorons pour le moment."

                                         SAINT ALEXIS D'UGINE 

 Autre caractéristique de ce lieu: son premier prêtre permanent (de 1930 à 1934) Alexis Medvedkov  (martyrisé par les bolcheviks avant de rejoindre l'Estonie puis la France) a été canonisé, désormais Saint Alexis d'Ugine.

(site Sabaudia) " Il est mort d’un cancer généralisé le 22 août 1934. Vingt deux ans plus tard, lors du déplacement du cimetière d’Ugine, son corps a été exhumé absolument intact. Il a alors été transféré dans la Crypte de l’église du cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois. Il a été canonisé en janvier 2004 par le patriarcat de Constantinople. Il repose définitivement depuis novembre 2004 au monastère Notre-Dame de Toute Protection à Bussy-en-Othe. Il est vénéré sous le nom de Saint Alexis d’Ugine."

                      RENAISSANCE DES MURS, RENAISSANCE CULTUELLE,  RENAISSANCE CULTURELLE

 L'histoire de la renaissance du lieu est originale.

La première génération a complètement disparu.

Un certain Bruno Giraudy, non orthodoxe s'est pris d'affection pour ce local en décrépitude, ancien hangar en bord de route.

Parce qu'il avait un copain d'enfance russe. De fil en aiguille, la communauté se ressoude. La troisième génération fait revivre le lieu après un quasi abandon.

A savoir, il ne reste qu'une trentaine de familles sur les 2500 individus d'origine.

Pour revenir à ma charmante interlocutrice, je lui demande si ses soeurs et frères éventuels sont tout autant concernés qu'elle par ses racines russes.

La réponse est non. 

Deux attitudes tout aussi respectables co-existent.

L'une des deux soeurs semble non concernée par son passé. L'autre non seulement s'est intéressée à l'église d'Ugine et son association  mais elle a visité cette Russie familiale à la découverte des lieux d'origine.

En véritable voyage pèlerinage de  retour aux sources.

A Ugine, le rite orthodoxe revit principalement  lors des périodes religieuses majeures de Noël et de Pâques.

Avec probablement  plus de langue française lors de l'office et moins de slavon liturgique (? ), cette langue issue du vieux slave... 

3ème, voire 4ème  génération oblige!

                                                                                                Sylvie Neidinger

 

*Association " la Communauté Russe et Ugine "
chez Bruno Giraudy,
2323 route de la Cry, 74920 Combloux

e-mail : bgiraudy@aol.com

* Elisa Jaffrennou et Bruno Giraudy, Les Russes d’Ugine et l’église orthodoxe Saint-Nicolas, Beaufixe, 128 p., 60 photos, 25 euro.

 

 http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/russes-d-ugine/images/Image7.gif

 

 crédit images captures d'écran  du site web  cité en lien

22/02/2016

Alexander Tikhomirov et Daria Tikhomirova

La question posée est "peut-on exprimer l'indicible par une oeuvre d'art?"

L'extermination des camps de concentration  peut-elle se visualiser sur un support dit "artistique"?alexander tikhomirov,daria tikhomirova,salon du livre de genève 2015,genève

Il existe effectivement des oeuvres  sur le thème.

Angela Merkel vient d' inaugurer le 25 janvier dernier à Berlin une expo (visible jusqu'en avril) de productions liées à la  déportation.

A cette réponse difficile, un artiste m'a particulièrement intéressée. Il m'était totalement inconnu.

Découvert l'année dernière.

C'était à Genève, au 29 ème Salon du Livre de 2015

alexander tikhomirov,daria tikhimorova,salon du livre de genève 2015,genèveAlexander Tikhomirov (1916-1995) était présenté dans le cadre de l'hôte d'honneur: la Russie, avec ses peintures dédiées " En mémoire des victimes innocentes"...

Tuées par la barbarie nazie.

Jusqu'alors, je pensais que seul le documentaire (film, photo) puisqu'il était supposé "réel"pouvait décrire cette réalité là.

Or, les tableaux présentés à Palexpo étaient forts impressionnants car décontextualisés. Pas de meuble. Que des corps..Et des titres évocateurs: adieu, lamentations, prisonnier etc.

Ils retranscrivent fort bien ce que l'on peut nommer "l'au delà de l'humain dans son angoisse existentielle", cette limbe entre vie et mort.

Je suis restée scotchée  sur place, fort étonnée du rendu.

Surprise que l'angoisse des camps  puisse ainsi se décrire et se transmettre par Art interposé.

                      Présence de la petite fille du peintre Daria Tikhomirova

alexander tikhomirov,daria tikhomirova,alon du livre de genève 2015,genèveCerise sur le gâteau, une  jeune femme à la beauté slave éclatante représentait l'artiste devant ses tableaux: sa petite fille Daria.

Un contraste fantastique  avec le  contenu NOIR fusain sur les camps d'extermination.

Contraste significatif car à y réfléchir, sa présence face aux tableaux fut essentielle pour un choc visuel.. créatif.

Sa présence montrait  en creux, combien les annihilés de l'extermination disparaissent aussi dans leur descendance qui n'a pas pu exister, annihilée, devenue poussière d'histoire.

Sa présence montrait par là, combien la force de vie doit être la règle.alexander tikhomirov,daria tikhomirova,alon du livre de genève 2015,genève

A propos, une interview parisienne de novembre 2015 nous apprend que la jeune russe de 24 ans  se lance elle aussi, comme son père et son grand-père, dans une carrière artistique.

Mais avec une approche opposée car joyeuse: écume l'allégresse!"

Je cite:

"les oeuvres de Daria Tikhomirova sont des écumes d’allégresse. Elles nous donnent toutes les raisons de garder la foi en la sérénité et la joie mais aussi des odes à la paresse, à admirer la grâce d’une ballerine ou à se délecter, allongé au soleil, de grains de raisin".

"Je veux donner le sourire et refléter la beauté de la vie", affirme justement  Daria Tikhomirova  qui porte  AUSSI en elle l'héritage d'un regard fort qui a trouvé le moyen de décrire le sombre indicible de la tuerie de masse.

Justement...

                                                                            Sylvie Neidinger

 

crédit images: salon = Neidinger. +capture d'écran pour oeuvre Daria T

28/04/2015

Demain, la Russie hôte d'honneur du 29 ème Salon du livre et de la presse de Genève

On se tient au courant avec le site web du Salon du livre genevois !

L'édition 2015 accueille la Russie. Mais pas seulement. Egalement les Assises des éditions francophone, la place Suisse, la Fabrique et sa "cage à écrivains". Mais pas seulement...

Le programme : http://www.salondulivre.ch/

 

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Communiqué du service de presse Palexpo:

"23 avril 2015/ La Russie, un continent plus qu’un pays, se dévoile dans sa diversité et sa multiplicité.

La Russie, pays-continent, sera l’hôte d’honneur du 29e Salon du livre et de la presse de Genève, qui se tiendra du 29 avril au 3 mai à Palexpo. Sur 600 m2, une librairie, une scène prometteuse de riches débats et échanges, un coin jeunesse et une exposition de peinture offriront des regards croisés sur ce pays de contrastes. Le ministre russe de la culture et écrivain Vladimir Medinsky sera présent mercredi 29 avril et dialoguera dès 13 heures avec le journaliste Guy Mettan sur le thème « La russophobie – un nouveau choix européen? ».

 
Il se publie plus de 100’000 livres par an sur le territoire russe habité par de nombreux peuples aux coutumes, religions et langues diverses. La Librairie du Globe, tenue par la librairie russe de Paris, en proposera un vaste choix, dont de nouvelles éditions des classiques russes entrés au patrimoine de la littérature mondiale (« La guerre et la paix », « Crime et châtiment », « Tarass Boulba », « Eugène Onéguine » ou « Mémoires d’un chasseur »), des recherches et essais sur les auteurs russes, des œuvres contemporaines, des livres d'art, des albums publiés par les grands musées russes, des ouvrages sur les peuples de Russie, des guides de voyage, des livres de cuisine ou encore des manuels d'apprentissage de la langue russe. Un espace particulier sera dédié à la littérature pour la jeunesse. On y trouvera des expositions de peintres contemporains, des livres de contes et les meilleurs livres pour enfants. Des illustrateurs de livres pour enfants y donneront des master classes.
 
Alors que la Russie commémorera quelques jours après la fin du Salon les septante ans de la victoire sur le nazisme, son stand présentera aussi la littérature sur la deuxième guerre mondiale. Un pavillon distinct accueillera l’exposition du célèbre peintre Alexandre Tikhomirov À la mémoire des innocents tués, dédiée aux victimes de l'Holocauste. Enfin, la section Russie-Suisse offrira un choix de livres sur l'histoire des relations diplomatiques et culturelles entre ces deux pays.
 
A tout seigneur, tout honneur, la prestigieuse Fondation Martin Bodmer présentera sur un stand distinct, mais dédié à la Russie, des éditions originales de Dostoïevski, Gogol, Pasternak et Tolstoï, ainsi que des manuscrits autographes de Gorki, Pouchkine et Tchaïkovski.
 
La scène russe accueillera des rencontres avec les auteurs présents, les discussions et les tables rondes. Mercredi, Vladimir Medinski, ministre russe de la culture et auteur de la série de livres Les mythes sur la Russie, débattra avec Guy Mettan, président du Club Suisse de la presse et auteur de Une guerre de mille ans: la russophobie occidentale de Charlemagne à la crise ukrainienne, à 13 heures, avant de présenter à 14h son livre La guerre. Les mythes de l'URSS. 1939-1945.
 
Viendront également les auteurs suivants : Eugene Vodolazkin, Zahar Prilepin, Andreï Guelassimov, Andreï Baldin, Roman Sentchin, Oleg Pavlov, Vladislav Otrochenko et Marina Stepnova, notamment. Des philologues suisses et français prendront part aux débats et aux présentations comme Georges Nivat ou le professeur émérite de la Sorbonne Veronica Losskaya, entourés de traducteurs et d'éditeurs. Des écrivains étrangers présenteront aussi leurs livres sur la Russie : Cédric Gras parlera de ses voyages dans ce pays et des œuvres littéraires qui en sont nées(...)

Les amateurs de dépaysement pourront profiter de films sur la Russie et les enfants se distraire en visionnant de célèbres dessins animés russes. Sur le stand La cuisine des livres, le fameux chef cuisinier Ivan Berezutsky et le chef barman Roman Portnov animeront des master classes sur le thème de «Que mange-t-on en Russie? » avec des démonstrations de préparations des plats russes."

06/03/2015

Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

La réalisatrice britannique, Margy Kinmonth présentait son film  sur le célébrissime Musée Ermitage à Genève hier le 5 mars à Penthes dans le cadre du Bicentenaire des relations russo-suisses.ermitage,musée ermitage,hermitage,russie,margy kinmonth,saint petersbourg

Suite à la projection, elle a témoigné de son immense attrait pour la culture russe au départ et son bouquet final perso:  un  film de présentation du musée de Saint-Pétersbourg.

Le plus doté au monde avec ses 2,7 millions d'objets, un mythe culturel mondial.

Une collection démarrée de main de maître au XVIIIème siècle des Lumières par la volonté régalienne de Catherine II pour assurer la place de son pays dans le concert des nations qui comptent par une Institution de prestige.

Le musée occupe quatre édifices baroques : le palais d’Hiver, le Petit Ermitage, le Nouvel Ermitage et le théâtre.

ermitage,musée ermitage,hermitage,russie,margy kinmonth,saint petersbourgQue ce soit par la qualité des oeuvres présentées (Rembrandt, Matisse, archéologie etc.) par les bâtiments palatiaux, l'Ermitage*  est et reste l'âme du peuple russe, entend-on de la bouche de russes:

Une certitude reprise dans le film.[*attention orthographe: Hermitage en anglais mais bienErmitage en français....]

Margy Kinmonth a pris l'histoire de ce musée hors norme à bras le corps, en suivant le fil narratif de la découverte du site par les yeux de l'enfant. L'enfance de son actuel directeur  qui  a réellement grandi dans les lieux.

La cinéaste n'a rien oublié, ni les atteintes subies lors de la révolution bolchévique de 1917, ni les personnels envoyés au goulag,   ni les dommages immenses de la seconde guerre mondiale par l'Allemagne nazie, ni le choix fait par le pays de garder les biens pris aux allemands justement comme compensation de guerre. Pas de langue de bois, pas d'omission.

ermitage,musée ermitage,musée de penthes,andrei gratchev,hermitage,russie,margy kinmonth,saint petersbourgC'est une visite de fond en comble à laquelle le spectateur est convié. La britannique nous ouvre des portes normalement closes.

Elle filme en mode dynamique sans  ennui. Voire des rires  fusent de temps en temps de la salle pour cette magnifique visite audiovisuelle.

Margy Kinmonth  aux côtés du commissaire de l'expo,  Camille Verdier  a répondu en fin de séance aux questions.

Elle a révélé que ,personne ne voulant financer  son idée audiovisuelle, elle a décidé de le produire en mode   filmique et non tv.  La BBC l'ayant diffusé...après. Bonne idée semble-t-il
Pari réussi: l'Ermitage trouve son public en salle.

                        VOIR L'ERMITAGE CE DIMANCHE GRATUITEMENT

Les genevois ont l'opportunité de visionner   Ermitage Revealed  en entrée libre ce dimanche au Musée des suisses dans le monde (dans la limite des places disponibles au Grenier , salle située sur le restaurant  de  Penthes séance à 14h et 16h)

Décidément on est actif sur les bords du lac côté Pregny-Chambésy !  Avec un débat à 18 heures demain samedi 7 mars au Château avec  l'historien-journaliste Andrei Gratchev qui publie "Le passé de la Russie est imprévisible, journal de nord d'un enfant du dégel" .

Rappel: l'expo Russie est visible jusqu'au 22 mars prochain.

                                                          Sylvie Neidinger

Quinze directeurs de musées russes réunis

 

 

Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

1-Femme à Genève

2-Gen'Eve

3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

7-Madame le Sautier du Grand Conseil

8- Something Devine:  femme rock flamboyante

9-Je suis nombreuse

10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

12-Tout à fait femme

13-Où sont les femmes...en musique?

 

            crédit images: capture d'écran ( film) et photos Neidinger

23/12/2014

Expo de diplomatie russo-suisse: la double vue

L'expo "La Suisse par les Russes, regards artistiques et historiques 1814-2014  à Penthes, Musée de la diplomatie helvète fête le bicentenaire des relations diplomatiques entre les deux pays.expo,penthes,suisse par les russses,russie,catalogue d'expo

Diplomatie. Double vue, étymologiquement. Double focale.

Autant il est agréable de découvrir des paysages helvètes peints par les artistes russes, avec un petit brin de narcissisme bien placé,  autant il est intéressant de découvrir à cette occasion des brins de la culture russe.

L'échange, le voyage,  cette  définition pragmatique de la diplomatie.

Les musées russes et organismes ont largement contribué:

*Ministère de la culture de la Fédération de Russie

*Centre Rosizo des Musées d'Etat

*Musée Russe. Saint-Pétersbourg Trois paysannes suisses dans un canot du côté du lac de Brienz. Evgraf Reutern 1849.

*Archives d'Etat de la Fédération de Russie, Moscou

*Archives de la politique extérieure de l'empire de Russie, Moscou

*Galerie Tretiakov, Moscou

*Musée des Beaux-Arts M.A.Vroubel, Omsk

*Musée des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou

*Musée des Beaux-Arts de la région de Kaluga

*Musée des Beaux-Arts de la république de Tatarstan, Kazan

*Musée communal d'art moderne, Ascona

*Musée de l'ermitage,Saint-Pétersbourgexpo,penthes,suisse par les russses,russie,catalogue d'expo

*Musée historique d'Etat, Moscou,

*Musée d'histoire et d'étude régionale, Omsk

*Musée littéraire d'Etat, Moscou

*Maison-Musée de Tchaïkovski, Kline,

*Musée national d'histoire contemporaine de la Russie, Moscou

*Musée Vladimir-Nabokov, Université de Saint-Pétersbourg

*Réunion nationale des musées de la culture musicale Glinka, Moscou.


Des collections publiques et privées genevoises ont pu être mobilisées avec pARTnership&business development.

Après l'expo, c'est toujours l'expo !

Original, le catalogue est édité en trois versions: les   langues  française, russe et anglaise.

                                                                           Sylvie Neidinger

http://www.tdg.ch/culture/culture/La-Suisse-vue-par-les-Russes/story/27909664


http://artcorusse.org/la-suisse-par-les-russes-regards-artistiques-et-historiques-1814-2014/

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Crédit images photo neidinger+ scan de couverture+capture d'écran site web cité

07/02/2014

Jeux Olympiques: hypocrite prise en otage de guerre froide des "yes-but-not""

Aujourd'hui jour d'ouverture, les Jeux d'Hiver de Sotchi 2014 font l'objet d' un fort  Russian Bashing, au sommet des états puisque les dirigeants de l'Allemagne, USA, France etc. ne se  rendent pas à la cérémonie inaugurale.jeux olympique,chamonix 1924,cio,lausanne,russian bashing,charte olympique

Cette position politique occidentale de boycott  de très haut niveau, celui des dirigeants  autour de faits de société, contre la personnalité et la gouvernance du dirigeant russe pose  question.

Si la Russie et son système de pouvoir fort  ne conviennent pas ( cf l'article 6 de la charte)...alors pourquoi avoir décidé d'y installer les JO d'hiver et d'y envoyer les sportifs?

Quelle hypocrisie politique: les mêmes qui décident d'accorder les  JO 2014 à la  Russie -sans critiquer alors  le système local en amont- viennent aujourd'hui les  démolir  pile lorsque les portes s'ouvrent ?

En résumé, en termes de simple savoir-vivre et  de politesse,  si celui qui accueille, celui qui ouvre sa porte ne plait pas, alors pourquoi va-t-on chez lui ?

On demande à entrer chez lui pour ensuite  le ....démolir ?

Si "on" avait des problèmes de conscience en amont, "on" ne  devait alors pas  donner  carte blanche pour l'organisation et  "on"  ne projetait pas d'y envoyer des délégations, question de bon  sens.

                              HYPOCRISIE ET AMBIGUITE

La position idéologique  prise par les occidentaux est ambigüe. La  Russie au départ reçoit du Comité la mission d'organiser par vote légitime.

Il est demandé  que tout soit bien organisé pour bien  recevoir sportifs, spectateurs, médias etc..

Une fois sur place,  certains pays  etmédias occidentaux critiquent tout: le système, l'accueil, les coûts. Et se la jouent ensuite donneurs de leçons morales !

Intenable position. Toupet?

 Quelle  hypocrisie diplomatico-commerciale puisque dans les montants faramineux des 36 milliards pour ces JO, nombreuses  entreprises des dits pays qui critiquent ont reçu leur part commerciale.

Pour la France, combien d'entreprises de l'ingenièrie alpine,  savoyarde et haut-savoyarde ...  ont-elles vendu leur savoir faire ? 

Combien de produits hightech hexagonaux comptent être mis en valeur?

De quelle nationalité est la voiture des JO ? Française  : avec Renault .

A noter : les entreprises qui font bien leur job, qui  développent leur savoir -faire, sont elles aussi prises en otage dans cette ambiance délétère.

En résumé: après avoir bien vendu équipement et produits-et à ce moment là sans aucune critique  contre la Russie !- le jour où les Jeux s'ouvrent,  on démarre sec le bashing..

 Quelle hypocrisie comparative  quand les mêmes dirigeants qui refusent de se déplacer à Sotchi aujourd'hui font des visites à des   pays  type  Arabie Saoudite,  qui ne conviennent pas non plus  aux normes démocratiques mais qui semblent ne poser aucun problème eux...

                                                   SPORT VICTIME

Les victimes sont les SPORTIFS pris en otage à qui presque on demande de se positionner dans cette néo-guerre froide. Sportifs qui donnent le meilleur d'eux-même sur le  moment physiquement . Ce, après une longue préparation de plusieurs années, des sacrifices de vie (alimentaires, professionnels,  familiaux)

Pour eux, participer aux Jeux fait briller des étoiles SPORTIVES dans les yeux. Comme la neige est blanche !

La victime est aussi l'idéal olympique, conçu  normalement  comme une sorte de trêve.

Charte sur site officiel

La victime est aussi le téléspectateur, mondial à millions car c'est son opinion que l'on cherche à capter sous couvert de pratique sportive.

Actuellement l'attitude boycotteuse  pose problème pour celui qui devant son poste TV  compte voir du SPORT,  des beaux gestes, des performances de la part de sportifs au top.

Ce spectateur basique entend dire depuis quelques  jours que ce raout médiatique mondial coûte des sommes folles. Ceci  n'est pas nouveau:  Londres, Barcelone, Athènes - qui d'ailleurs ne s'en est jamais remis économiquement -ont coûté fort cher sans que ela ne gène d'ailleurs. 

Tant de milliard investis  pour deux  petites semaines télévisuelles...Se pose la question de ces investissements de plus en plus gigantesques bien loin des premiers JO de Chamonix en 1924.

Les Jeux Olympiques  d'été et d'hiver deviennent une machine financière folle que personne ne contrôle plus.... on parle des jeux en général.

 

                             "OUI-MAIS-NON',  'YES-BUT-NOT"

 

A cela s'ajoute une nouvelle donne en Russie. Les JO  à Sotchi s'orientent vers un enjeu de politique internationale contraire à l'idéal sportif: ici clairement une guerre froide.

Effectivement, suprême incompréhension pour le citoyen mondial ordinaire: le monde politique et médiatique  occidental vient en plus  (désormais non pas en amont mais en aval) mélanger des considérations géo-politiques de guerre froide à l'idéal olympique.

La question de l'identité actuelle des  Jeux Olympique est posée: divertissement télévisuel pour une audience à milliards, performances sportives, booster commercial et technologique, objet de conflit est-ouest?

 Alors, la traditionnelle trêve des Jeux Olympiques, c'est l'idéal de paix ou de guerre? On ne comprend plus....

Si c'est la paix, on respecte celui qui reçoit.

Si c'est la guerre on n'envoie pas les sportifs, on ne reçoit pas l'argent lié aux fabrications des infrastructures.

La voie médiane "oui-mais-non", "yes-but-not"retenue par les occidentaux semble celle de l'hypocrisie poussée à l'extrême.      

Alors,  place aux jeux et à l'ESPRIT OLYMPIQUE, non ?!

                                                       

                                                                                    Sylvie Neidinger

 

20h fin d'une magnifique cérémonie d'ouverture Images

Replay pendant 6 jours

 

 

26/03/2013

Rire Russe sur Paris: 300 000 ou 1,4 millions de manifestants?

Ce n'est pas le grand écart mais les grandes jaurasses.

Le différentiel annoncé entre la Préfecture de Police (300 000 : ridiculeusement faible ) et 1,4 millions des organisateurs de la manifestation anti mariage pour tous (surévalué probablement) est surréaliste en terme de "véracité de l'info" et d'image de sérieux donnée par un pays. Loin de la précision suisse...

Ceux qui connaissent Paris et les contenances des Avenues situent le chiffre exact autour d' un million.

Une science  bien établie normalement,  depuis le temps (séculaire)  que les français manifestent sur les pavés de la capitale!

La bataille des chiffres serait ridicule si elle n'était pas en fait idéologique.

 A l'heure technologique  du drone, du satellite capable de lire une plaque d'immatriculation, la faiblesse du chiffre officiel annoncé par les services de l'Etat français fait sourire. Et genère une incompréhension internationale.

Les Russes en rigolent à gorge déployée dans un article sur la Voix de la Russie  intitulé "petites réflexions sur la Manif pour tous"

Ils remettent la France à sa place. Qui donne régulièrement des leçons de morale  à la Russie qualifiée alors d'anti-démocratique  à propos de ses  chiffres :

"Ce dimanche 24 mars, le fossé s’est encore agrandi puisque les organisateurs revendiquent 1,4 millions de participants et la police 300 000 manifestants. Des différences d’estimations risibles (voir ici ou ) et qui dépassent largement la bataille des chiffres auxquels s’étaient livrés les autorités russes et les manifestants hostiles au pouvoir en 2011, batailles des chiffres qui avaient entrainé des accusations de désinformation massive à l’encontre du pouvoir.

A titre de comparatif avec la Russie cela aurait amené à une manifestation de 2,5 millions de personnes à Moscou. Lorsqu’on sait que 70 000 manifestants en Russie avaient suffi à ce que de nombreux journalistes et commentateurs français parlent de « printemps russe » ou « d’aube du système Poutine » (il est intéressant plus d’un an après de voir à quel point ces prévisions sont justes…), on se demande comment ceux-ci interprètent les deux gigantesques manifestations de ce début 2013."

DROITE REVOLUTIONNAIRE ? DANS LES RUES DE PARIS

L'occasion de rappeler- hors tout contexte franco-russe- que deux  manifestations récurrentes  à un million de personnes estimées, avec un  nombre de participants en augentation  entre la première et la seconde est un FAIT POLITIQUE   ENORME pour la vie politique d'un pays.

Avec un profil de manifestants qui correspond à  une France réelle, exaspérée issue de toutes les provinces, celle des familles et des retraités qui font une démarche lourde: prix des billets de trains, logiques familliales.

Parmi les promesses électorales se trouvait l'engagement de ne pas diviser les français.

A Paris, des slogans  évoquaient la nécessité de s'occuper du chômage en record historique aujourd'hui plutôt que de sujets qui divisent. Exaspération due aussi aux récents cadeaux sectoriels  comme la curieuse amnestie judiciaire des syndicalistes casseurs  ou la journée de carence supplémentaire accordée aux fonctionnaires en total décalage avec le secteur privé.

Inquiétude sur les changements sociétaux en gestation si complexes que le Ministre de la Justice prévoit plusieurs sortes de livrets de famille !

Face à une crise économique d'une telle ampleur, rassembler les français pour mieux lutter contre la crise économique  semblait plus que nécessaire. Ce choix n'a pas été retenu.

La seconde manifestation a semblé  plus politisée,  en colère, une  DROITE REVOLUTIONNAIRE au sens de l'occupation de la rue. L'expression de Printemps a même été lue sur certains panneaux.

"L'autisme" de ce gouvernement (expression issue des organisateurs dont la célèbre Frigide Barjot) à ne pas proposer de référendum sur un tel sujet de société va-il générer des lendemains qui déchantent ?

Sylvie Neidinger