25/06/2018

La "débandade de l'opposition off shore syrienne"par René Naba

Voici  une synthèse fort intéressante, originale publiée le 2 juin dernier  sur HuffpostMaghreb de ce qu'est devenue cette opposition syrienne médiatique que l'auteur qualifie de... "off shore". 

Aujourd'hui elle est dite en" débandade"par ce journaliste après évidemment la persistance du gouvernement légal à Damas qui n'a pas cédé sa place.

Contrairement aux injonctions occidentales impératives de 2011 et années suivantes...

Le ton est à l'ironie concernant ces acteurs externes qui entendaient mener la danse d'une opposition voire d'un gouvernement externe bis du pays de Sham... 

Ils ont échoué dans leur projet de remplacement.

L'article de René Naba,  spécialiste du monde arabe, peut ne pas être partagé dans tous ses détails.

Il présente l'avantage important de montrer qui a fait quoi et  ce que sont devenus ces acteurs souvent instrumentalisés, financés pour leur projet offensif.

De souligner   à quel point la France est lourdement  impliquée dans cette guerre, depuis l'origine, à avoir soutenu jusqu'aux chefs (et leurs groupes)  islamistes radicaux.

  Tout était bon pour la  France de L.Fabius, F.Hollande, J.Y.Le Drian mais aussi Kouchner, BHL, E Chevallier, acharnés à un changement de régime obligatoire en Syrie. Pour mieux démembrer le pays. Le fédéraliser. Le découper. Le prédater.

La France, ancienne puissance  mandataire de la Syrie, l'ancien colonisateur pour faire simple, se rêvait à imposer ses vues prenant appui sur  cette opposition disparate et   goguette "abreuvée aux pétro-dollars des monarchies" (je cite).

Laquelle opposition    a  désormais disparu du paysage médiatique où elle exerçait depuis 2011.

Que devient-elle?

Certaines de ces figures ont rallié la Syrie légale. D'autres disparaissent, inscrits  aux abonnés absents du champ public.

                                   JUIN 2018: militaires français en Syrie        

A savoir. En juin 2018, l'armée française est toujours  présente  MILITAIREMENT AU SOL  dans des bases de l'est syrien, du côté de Raqqa [français pas trop informés  sur le sujet d'ailleurs...] En guerre.

Pas très loin des zones   gazo-pétrolières. 

Comme pour mieux s'approprier cette partie du territoire syrien avec le partenaire américain.

 Mais cette fois sans gouvernement syrien bis fantôme qui s'agite devant nos TV.

Avec une autre stratégie: le soutien à certaines fractions kurdes érigées en gouvernement local...à l'occasion.

Nota ce" gouvernement" dit local n'est strictement pas reconnu par les instances internationales à l'ONU.

Pour terminer, cette phrase de Paul Valéry citée par René Naba :“La guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas”. 

 

                                                                                       Sylvie Neidinger

 

  Article de René Naba in extenso:

syrie , opposition en débandade,

 

“La guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas”. Paul Valéry

1 - Une démission en cascade (1)

Dommage collatéral de l’agression tripartie occidentale contre la Syrie, en Avril 2018, l’opposition off shore syrienne pétromonarchique est en pleine débandade, faisant voler en éclat le paravent médiatique de la stratégie atlantiste.

 Mohamad Allouche, le chef du groupement islamiste “Jaych Al Islam” (l’armée de l’Islam), le chouchou des Occidentaux, l’espoir des pétromonarchies pour faire tomber le régime syrien, a ainsi présenté sa démission le 3 Mai, près d’un mois après son dégagement de Douma, banlieue de Damas, et sa déportation vers Jerablous (Est de la Syrie).

Dans un communiqué laconique, Mohamad Allouche a annoncé vouloir “faire place à de nouvelles énergies afin qu’elles puissent assurer leur rôle dans l’action révolutionnaire au service de la Syrie”, assurant ses sympathisants qu’il demeurait “un soldat actif dans les rangs de la Révolution”. Il n’a pas été possible de savoir si M. Allouche avait décidé de demeurer en Syrie pour former une nouvelle organisation sur de nouvelles bases ou s’il a décidé de s’exiler vers la Turquie voire l’Arabie saoudite son commanditaire. 

 Dans ce qui apparaît comme un mouvement de “sauve qui peut” généralisé, la résignation de Mohamad Allouche a été précédée par une démission en cascade de certaines des personnalités les plus représentatives de l’opposition off shore syrienne.

Dans le lot des démissionnaires figurent, Georges Sabra, premier président de la coalition nationale syrienne (2012), le turkmène Khaled Khodjja, son successeur à la tête de cette instance (2015) et Souhair Al Atassi, fille du chef du mouvement nassérien de Syrie, Jamal Al Atassi, dévoyée dans son compagnonnnage avec Anas Al Abda, un des chefs de file du djihadisme pro wahhabite, dans une démarche mercantile qui a retenti comme une insulte au combat nationaliste de son père.

La 2me charrette comprend les noms de Radwane Ziyadeh, activiste parrainé par les cercles néo-conservateurs américains, de même que Badr Jammous, Hadi Al Bahra, Yahya Maktabi et Bassan Al Malek, contraints de jeter l’éponge du fait de leur lâchage politique par leurs parrains (Turquie, Arabie Saoudite, Qatar) et des restrictions financières qui leur ont été imposées.

Le constat d’échec du chef de la délégation de l’opposition off shore

Tirant les conséquences de son échec, le nouveau chef de l’opposition off shore aux pourparlers d’Astana, l’islamiste Ahmad Tohmeh, a reconnu les erreurs commises par la coalition anti assad: «L’opposition a eu tort de porter les armes. Il lui incombe désormais de s’engager résolument dans l’action politique», soulignant que l’opposition off shore n’avait pas pour «ambition de se substituer» au régime du président Bachar Al Assad. La militarisation de l’opposition of shore avait été décidée par la branche syrienne des Frères Musulmans, contre l’avis de l’opposition démocratique, à l’instigation de ses commanditaires, le Qatar, la Turquie et les encouragements de la France qui avait accueilli le congrès fondateur de l’opposition, sous l’égide de «La Règle du Jeu» du philosophe Bernard Henry Lévy, de Bernard Kouchner et de Laurent Fabius, trois farouches partisans d’Israël. 

En écho, depuis Sotchi, le président syrien Bachar Al Assad a donné son feu vert à une réforme de la constitution syrienne au terme de son entretien jeudi 17 Mai avec Vladimir Poutine. Ce sommet, le 4eme du genre depuis l’intervention russe en Syrie, était destiné à sceller la fin de la présence militaire terroriste dans le centre de la Syrie. Cette démission collective intervient alors que le pouvoir baasiste a réussi à reconquérir près de 80 pour cent du territoire national et qu’ “Al Noukhba”, les troupes d’élite du Hezbollah libanais, fer de lance du combat anti djihadiste en Syrie, se sont redéployées au sud Liban, face à Israël, en prévision d’une éventuelle confrontation avec l’état hébreu sur fond de bras de fer sur le nucléaire iranien. “La guerre contre les supplétifs s‘est achevée. La guerre contre leurs commanditaires” (les Etats Unis et les pétromonarchies) pointe à l’horizon, avait prédit Cheikh Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah Libanais, le grand vainqueur des élections législatives libanaises, dans une intervention télévisée, début Mai.

Le triomphe électoral du Hezbollah libanais, en parallèle à la déconfiture de la presse arabe pro atlantiste, a d’ailleurs précipité l’opposition off shore dans un coma prolongé, révélant au grand jour son imposture. 

Cette débandade a en outre mis à découvert les pays occidentaux, leur ôtant toute justification juridique, politique et morale à leur guerre de démembrement de la Syrie, ultime “pays du champ de bataille” avec le Liban en état de belligérance avec Israël. Mieux, si la chute de Douma a été le signe déclencheur de l’expédition punitive occidentale contre la Syrie, sous le faux prétexte de l’usage d’armes chimiques par le pouvoir syrien, l’anéantissement de Faylaq Al Rahman, le groupement islamiste soutenu par Doha dans le secteur de Douma, a favorisé un rapprochement entre la Syrie et le Qatar.

Redoutant désormais son isolement depuis sa crise avec les autres pétromonarchies, l’ancien chef de file de la coalition islamo-atlantiste, a amorcé un rapprochement avec l’Iran, dans un degré moindre avec la Syrie, alors que son côté, Al Jazeera a cessé complètement ses attaques contre le Hezbollah libanais.

Finalement, l’opposition off shore n’a été bénéfique qu’à ses adhérents et non à leur cause, qui ont ainsi bénéficié pendant sept ans de substantielles subventions, sans le moindre justificatif de leurs dépenses, ainsi qu‘à leurs cornaques français.

Eric Chevallier, premier ambassadeur français auprès de l’opposition off shore, a ainsi été nommé ambassadeur au Qatar et son successeur Franck Gellet, 2me cornaque français de l’opposition, va lui succéder en juillet 2018 à l’ambassade de France à Doha, dans une rotation qui apparait comme une juste compensation d’un travail ingrat. Il n’a pas été possible de savoir dans l’immédiat si ce mini mouvement diplomatique constitue en fait une opération déguisée visant à supprimer purement et simplement le poste de (x) français de l’opposition pro-monarchique; ou si ce geste de dépit envers des opposants incapables constitue un timide signe en direction de Damas.

Devant les revers successifs enregistrés en Syrie, la France a, en tout état de cause, renoncé finalement à exiger le départ du président Bachar Al Assad comme préalable à tout règlement du conflit.

Le pôle de l’opposition démocratique syrienne avait déjà laissé entrevoir une telle issue considérant que “l’agression tripartite occidentale contre la Syrie, en avril 2018, hors cadre du Conseil de Sécurité, a signé l’acte de décès du Haut Comité des Négociations parrainé par les pétromonarchies et les Pays occidentaux”.

Observant que “l’opposition officielle représentée par le Haut Comité des Négociations est constituée d’un agrégat de contradictions et d’oppositions inconciliables, dont certains vont jusqu’à réclamer le bombardement de leur propre pays”, le pôle de l’opposition démocratique a préconisé “la constitution d’une instance de négociations impliquant la participation des représentants des forces patriotiques et démocratiques syriennes”. 

Déconsidérée par ses retentissantes défaites militaires, ses divisions, son inconsistance idéologique, sa cupidité et son extrême servilité à l’égard de ses commanditaires, l’opposition off shore syrienne n’a jamais constitué une alternative crédible au pouvoir baasiste. Tout au plus une machine de guerre instrumentalisé contre lui. Sur ce lien, la débâcle djihadiste et des figures de proue des groupements islamistes syriens: 

 Le travail de sape contre le régime syrien a été principalement mené par les mercenaires attitrés de l’alliance atlantique, les djihadistes, où l’on dénombrait au plus fort de la bataille entre 100.000 à 200.000 membres, selon un rapport de Brooking Doha Center, une institution nullement suspectée de complaisance à l’égard du clan alaouite. 

Au point que les notables de l’opposition off shore apparaissaient comme des pantins désarticulés aux mains de leurs maîtres, malgré l’intense campagne d’intoxication psychologique des intellectuels organiques de la caste universitaire française, constituée des trois anciens résidents français de Damas, Ignace Leverrier, Jean Pirre Filiu, François Burgat et les islamophilistes Nabil En Nasri et Romain Cailet, ses disciples Thomas Pierret, Pierre Puchot, Vincent Geisser, Laurent Bonnefoy, Pascal Menoret, Franck et Emilie Glassman, Agnès Levallois et Laura-Maî Greviaux, Yannick Jadot, l’homme de la piteuse expédition de Syrie, Thomas Legrand, Nicolas Hénin et Cécile Vaissié, enfin Bruno Tertrais, Nicolas Tenzer, Stéphane Grimaldi, le fumeux “Charlie à Paris et Charlot à Caen”, et Romain Goupil, le parfait représentant de la gauche mutante française néo atlantiste, son équivalent libanais Ziad Majed et son compatriote libanais, Joe Bahout, les grands vaincus de la bataille de Syrie. Le chef de campagne au début de la guerre de Syrie, en 2011, François Burgat est désormais anormalement taiseux depuis les désastres militaires de ses protégés et les déboires judiciaires de son compagnon de route le prédicateur confrérique Tareq Ramadan, dont il chevauchait la vague de popularité.

Cette capitalonade illustre, en même temps que son désarroi, la désintégration morale d’une prétendue élite d’un pays jadis réputé pour son nationalisme chatouilleux. En précurseurs, Moaz Al Khatib et Ahmad Al Jarba, deux anciens chef de l’opposition syrienne, ainsi que Michel Kilo, l’ancienne icône de la contestation anti Assad, avaient pourtant déjà fustigé le charlatanisme de ce conglomérat opportuniste, refusant six ans plus tôt, en 2012, de servir de caution à une mascarade visant la destruction de leur propre pays. Le Général Moustapha Cheikh, ancien chef de la branche militaire de l’Armée Libre de Syrie (ALS), leur a emboité le pas, sur le plan militaire.

Cet officier a été même jusqu’à se féliciter de l’intervention russe en Syrie. Condamné à mort par l’opposition pétromoarchique, il s’est réfugié à Moscou pour échapper aux foudres de la justice oppositionnelle. La défection la plus illustre demeure toutefois celle de Riad Hijjab, l’ancien premier ministre ephèmère de la Syrie, et président de l’équipe des négociateurs de l’opposition syrienne dans sa mouture saoudienne. Ce chouchou de la presse française, particulièrement du journal Libération, a même déserté le Moyen Orient pour se réfugier aux Etats Unis et se mettre à l’abri de ses forfaits antérieurs. A distance de ses méfaits.

De ce paysage dévasté émerge toutefois une personnalité singulière, Basma Kodmani, la première porte-parole de l’opposition off shore. Démissionnaire dès le 28 aout 2012, la caution moderniste d’une coalition rétrograde fera preuve d’innovation dans le domaine politique en pratiquant la démission à éclipse, reprenant du service au gré des missions de ses commanditaires, en fonction des impératifs de la flageollante diplomatie française. C’est ainsi qu’elle fera une apparition intempestive à Ryad en 2015 pour le lancement du “Haut Comité des Négociations” après une retraite de 3 ans, puis de nouveau à Genève en 2017 pour la reprise de la conférence de Genève, avant de sombrer de nouveau dans l’oubli.

La fille de l’ancien ambassadeur de Syrie en France est passée à la postérité pour son “besoin d’Israël”, qui la propulsa à la fonction de dame patronnesse de la presse française pour tout ce qui trait à la Syrie.

Quant à sa sœur, Hala Kodmani, elle s’est forgée une notoriété par ses pathétiques soliloques sur la Chaîne Arte dans l’émission 28 minutes d’Elizabeth Quin, en alternance avec la journaliste Anne Elizabeth Moutet  membre de la plateforme européenne du think thank “Gate Stone” de l’Ultra faucon John Bolton, le conseiller pour la Sécurité Nationale du président Donald Tump. Pétitionnaire compulsive, la dirigeante de l’obscur groupuscule oppositionnel syrien, Souriya Hourrya (Syrie Liberté), a été parachutée dès le soulèvement populaire syrien à la tête de la rubrique Syrie du journal Libération. Elle émarge ainsi depuis sept ans sur le budget de Patrick Drahi, le millardaire franco israélien, sous couvert de guerre contre la dictature.

syrie,opposition en débandade

13/08/2017

SUN XUN, artiste chinois en mouvement au Musée Château d'Annecy.

L'expo Chine en mouvement, initiée lors de la dernière session du  Festival du Film d'animation est visible jusqu'au 2 octobre prochain .chine, festival du film d'animation d'annecy, annecy, SUN XUN, performance, musée-château d'Annecy,

Ce pays China, y était invité officiel et donne à voir ses artistes exposés.

J'eus le plaisir de visiter la performance in situ  de Sun Xun en cours de réalisation dans une salle sombre du Château médiéval et surtout  de pouvoir discuter en direct  avec l'artiste qui se faisait une sympathique pause sur les marches vénérables.

chine,festival du film d'animation d'annecy,annecy,sun xun,performance,musée-château d'annecy

En plein soleil, non loin du lac.

Respirer. Fumer. Sourire.

Se laisser photographier.

Visiblement  content de son processus créatif  local à Annecy.

Il avait précédemment  "performé" au musée Guggenheim en octobre 2016..

Le processus créatif local en direct sur you tube :

 

chine,festival du film d'animation d'annecy,annecy,sun xun,performance,musée-château d'annecy

chine,festival du film d'animation d'annecy,annecy,sun xun,performance,musée-château d'annecy

  (performance en cours le 15 juin à 17H ) (et la pause... méritée)

chine,festival du film d'animation d'annecy,annecy,sun xun,performance,musée-château d'annecy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

 

 "Le motif fait partie du vocabulaire pictural fantastique et absurde dont se sert l’artiste d’animation Sun Xun pour créer son univers filmique. Dans ses œuvres, il brouille la frontière entre techniques traditionnelles – encre, gravure sur bois et calligraphie – et procédés numériques modernes. Son thème de prédilection est l’histoire filtrée par les médias, les contradictions entre l’histoire officielle et le vécu personnel."(in Court Circuit 794 Arte)                             

 

                                                            Sylvie Neidinger

 SUN XUN :

Cinéaste SUN XUN à Annecy en juin 2017

http://duboutdubo

http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2017/06/13/le-suisse-george-schwizgebel-recoit-le-cristal-d-honneur-du-284620.html

PLUS ++La peinture SHANSUI s'anime au Festival

 

 crédit image : photos sylvie neidinger et capture d 'écran

 

Série du blog Neidinger sur le Festival d'animation  Annecy 2017

1-Le suisse George Schwizgebel reçoit le Cristal d'honneur

2-Festival:+5% de soumissions de films en 2017

3-Sun Xun artiste chinois en mouvement au Musée Château D'Annecy

4-Del Toro en dédicace au Festival d'Animation Annecy 2017

 

 

 

                RUBRIQUE FESTIVAL D'ANIMATION D'ANNECY

 

15/06/2017

#AnnecyFestival :+5% de soumissions de films en 2017

Pour l'édition 2017, Marcel Jean, Directeur artistique du Festival d'AnnecyDSCN3371.JPG et l'équipe Films & Programmation ont reçu  2855 films, soit 5% de plus qu'en 2016.

Plus de  400 heures de visionnage furent nécessaires afin de sélectionner les  230 films proposés lors cette semaine du  41ème Festival d'animation.

De nouveaux pays entrent dans la danse.

 

CHINE EN INVITE D'HONNEUR

 

Cette année la Chine est invité officiel. Un dragon rouge aérien anime même Bonlieu.

Big fish & Begonia de Xuan Lian  inspiré de comptes traditionnels et mythologiques  représente ce pays  en compétition officielle. 

Le long métrage ayant déjà vécu sa vie devant  public dans sa patrie d'origine (avec succès) semble également  très bien accueilli ici, au bord du lac...

Qui va succéder à "Ma vie de courgette" du suisse  Claude Barras (lauréat 2016) parmi la sélection officielle des longs métrages?

  

                      SECOND INVITE D 'HONNEUR : LE FILM ANIME EROTIQUE

Le film d'animation n'est pas que pour les plus jeunes...

Annecy,  premier Festival au monde   rend également un hommage original au cinéma animé érotique, cette année.

  Marco de Blois, conservateur-programmateur de la cinémathèque québecoise propose tard le soir une... programmation érotique quelquefois ludique ou sarcastique, décalée, subversive, sexy   en ayant même déniché des perles animées  de ....1934!

                                             Sylvie Neidinger

 

 IMG_6142.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photos neidinger

(suite)

* L'affiche 2017 de la mangeuse de glace dans un décor bleuté est réalisée par Ugo Bienvenu et Kevin Manach, artistes issus notamment de GOBELINS, l’école de l’image, ils travaillent régulièrement en duo.

 *http://www.la-croix.com/Culture/Cinema-festival-Annecy-en...

*Une affiche parmi d'autres  sur le stand  Chine du marché international MIFA:

#annecyfestival,xuan lian,cinema animé érotique,claude barras,chine,marco de blois,marcel jean,gobellins école de l'image;festival du film d'animation

 

Série du blog Neidinger sur le Festival d'animation  Annecy 2017

1-Le suisse George Schwizgebel reçoit le Cristal d'honneur

2-Festival:+5% de soumissions de films en 2017

3-Sun Xun artiste chinois en mouvement au Musée Château D'Annecy

4-Del Toro en dédicace au Festival d'Animation Annecy 2017

 

 

 

                RUBRIQUE FESTIVAL D'ANIMATION D'ANNECY

 

10/06/2017

Violence animale extrême dans un zoo chinois

Les violences contre les animaux sont légion et partout dans le monde.

Récemment à Draguignan contre un chat martyrisé.

Pas simplement en Chine.

Toutefois, un fait divers chinois récent est abominable:

http://actu.orange.fr/societe/insolite/chine-un-ane-donne...

 Les faits:   des "investisseurs" ont placé leur argent dans un ....zoo.

Espérant un retour sur investissement que les gestionnaires de l'endroit ne peuvent leur rendre car les frais de fonctionnement sont importants.

A savoir, elles mangent, ces petites bêtes.....!!

Du coup, ces bourricots de "business men" bas de gamme ont jeté un brave âne vivant dans la fosse aux tigres.

En disant,  pour se ....venger "voilà au moins une part de nourriture en moins à donner".

Cyniquement, on constate que les tigres auront été bien nourris ce jour là....

Mais  -car ce sont des félins, c'est leur nature- après avoir "joué" donc torturé l'animal plus d'une demi-heure.

Globalement dans le monde, de nombreux zoos souffrent du comportement des visiteurs, de la gestion des animaux.

Mais ici, la maltraitance  radicale est issue de la "direction".

Dans un lieu institutionnel supposé bien s'occuper des animaux, le parc animalier.

                                L'HOMME CE BOURRICOT

Dans un monde qui fonctionne, l'âne, cet animal intelligent aurait dû jeter dans la fosse aux tigres ces "investisseurs chinois" bêtes comme leurs pieds  et ignobles.

 

                                                         Sylvie Neidinger

 

 

29/09/2015

Tricycles chinois contemporains

Bonne idée de photographier en vue plongeante, à Guangzhou, le vélo en  mode de transport logistique.

Tellement traditionnel et toujours beaucoup de marchandise à bout de pédalier.

1500 tricycles sur zone dans le quartier de la production textile.

Des images bien locales.

Etonnant.

                                                             SN

vélo,chine,tricycle,transport,guangzhouvélo,chine,tricycle,transport,guangzhou

                         crédits images capture site

 

 

                          

 

http://www.huffingtonpost.fr/2014/10/07/photos-aeriennes-tricycles-textile-guangzhou-chine_n_5947188.html

06:27 Publié dans Pays-Chine, U-Le cycle du vélo, U-Transports | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vélo, rubrique vélo, chine, tricycle, transport, guangzhou | |  Facebook | | | |

23/09/2013

Shan Sa chez Red Zone

" Et la lune descend sur le temple qui fut "

La surprise fut, en poussant la porte de Red Zone  au 40, rshan sa bnbnb.GIFue des Bains  le 12 septembre dernier pour la-dite  Nuit des Bains - et les vernissages- de rencontrer directement, en toute simplicité Shan Sa, l'artiste-peintre  invitée, cette jeune femme chinoise  avenante et  si féminine.

Dont on a senti immédiatement le caractère bien trempé, la suite dans les idées. Le ton juste. Entre ciel et terre, comme ses végétaux ligneux, elle incarne si bien son nom de plume, au vent de la brise qui caresse la montagne...

Shan Sa est en fait multi-créatrice: écrivain au départ, poétesse, peintre, musicienne. Tout s'enchaîne. Née à Pékin en Chine, issue d'une famille traditionnelle et lettrée, elle se fait littérairement remarquer dès son plus jeune âge, comme le souligne sa biographie :

" Elle a commencé à écrire et à publier des poèmes dès l'âge de 7 ans et aussi commencé à étudier la calligraphie chinoise et la peinture traditionnelle chinoise. Son premier recueil de poèmes a été publié à son âge de 10 ans et a été largement salué par des écrivains chinois les plus éminents du 20ème siècle, y compris le poète Ai Qing, le romancier Liu Xinwu, Yan Wenjin, et le critique littéraire Xie Mian. Quand elle avait 14 ans, elle est devenue la plus jeune membre de l'Association des écrivains de Pékin."

Pas moins....red zone,blog neidinger,chine,pékin,geneve,shan sa,fondation balthus

Elle vient étudier à Paris mais la Suisse intervient aussi dans son parcours

"En 1994, elle a rencontré le peintre Balthus et sa femme japonaise Setsuko en Suisse. Shan Sa est devenue leur assistante. Durant ces deux années, Shan Sa écrit son premier roman en français,  observe le travail du dernier grand maître de la peinture figurative du 20ème siècle. Pendant ce temps, elle participé également à l'organisation des expositions rétrospectives de Balthus à Taiwan, Hong Kong et Pékin"

Poète, musicienne, écrivain, peintre, elle  tire  plusieurs cordes de son arc de vie. Pour chanter son unique musique.

Perchée sur un socle solide: ce peintre contemporain part d'un savoir chinois traditionnel certain. Petite, elle s'exerçait à illustrer des poèmes chinois anciens classiques.

Surprise : lorsqu'elle se met à écrire en langue française, c'est tout de suite...bingo.

Sa Joueuse de go ( Folio) : roman paru en 2003  qui mêle Japon et Chine connait un succès littéraire immédiat (Prix de  lycéen).

Extrait:" La légende dit que le Japon est une île flottante posée sur e dos d'un poisson-chat dont le mouvement provoque des tremblements de terre"....

Une chose certaine, Shan Sa, solide comme la montagne, forte et souple comme la branche d'arbre posée entre ciel et terre, est bien une joueuse de go impérialement chinoise.

Impérieuse aussi  de sa stratégie....artistique personnelle.

"Sa silhouette s'incruste dans le ciel. Le vent effleure les branches chargées d'oiseaux particulièrement joyeuses..."                                                                

                                                                               Sylvie Neidinger


La galerie genevoise Red Zone continue son travail spécialisé de meilleure connaissance des artistes liés à l'Asie. Shan Sa est visible jusqu'au 31 octobre.

Quartier des Bains, Genève

Nuit des Bains, Genève.

red zone,blog neidinger,joueuse de go,chine,pékin,geneve,shan sa,fondation balthus

 

                   

 

22/03/2012

RED ZONE, galerie asiatique à Genève

A l'occasion de la récente  Nuit des Bains et de pérégrinations impromptues, je découvrais RED ZONE, une galerie  consacrée aux arts asiatiques,red zone.jpeg idéalement placée à deux  grains de riz du Centre d'Arts Contemporains.

Ouverte en mai 2011 - trop jeune encore pour avoir intégré l'association du Quartier des Bains- elle traite  des cultures par regards croisés entre l'Est et l'Ouest.

En relation avec « ses »  centres d'arts  amis de Shanghai entre autres,  Brigitte Catherin, ancienne fonctionnaire de l'ONU  poursuit  sa passion orientale qu'elle compte décliner sans contrainte,  au fil de la route de la soie. De l'Inde  au Japon, pourquoi pas : tout un programme.

Elle  invite des artistes souvent  inconnus de nos contrées,  des chinois, coréens, vietnamiens, japonais tels  Wang XiaoHui, Qiu Jie, Luo ErQi , Xin Song etc.

La galeriste expose  aussi les... occidentaux résidant en extrême -orient. Christian de Laubadère, était présent le 15 mars dernier à "son" vernissage.

Cet artiste au  fétichisme sophistiqué  traite de  la nuque féminine par les techniques picturales de la renaissance (dont  le  sfumato )

Son monde des femmes vues... à l'envers, en contre-point, en contre-exposition, en verso amène au rêve le plus... puissant !

Le peintre s'intéresse  également aux  villes toutes en mystère  du rendu architecturé, « pagodé »

Dans l'optique des cultures qui communiquent et se jaugent, Madame Catherin apprécie d'organiser  régulièrement des joutes- miroir.

Ainsi la prochaine confrontation  -certes  amicale ! - liera  l'esthétique urbaine de Christian de Laubadère aux  traces proposées par Irene Gil Lopez, architecte plasticienne espagnole qui exposera sur panneau ses « empreintes de villes »

IMGP0212.JPG

Le construit et le détruit, l'architecte et l'archéologue : un dialogue  psyché qui promet !

Au fait que signifie la touche  « asiatique » en art contemporain ?

Une couleur, très certainement. Sans hasard : le rouge du bonheur et  de la chance !

Surtout : une énergie, un enthousiasme qui se ressentent également  dès  que l'on franchit  la porte de cette nouvelle venue dans le Quartier des Bains, Genève.

Sylvie Neidinger
 
 
 

tags : redzone, brigitte catherin,nuit des bains, genève, laubadère, gil lopez,galerie d'arts contemporains

 

rubrique la genevie blanc.png