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20/05/2016

Détours de Babel en Mongolie

 Détours de Babel prend un essor considérable.détours de bable,mongolie

Le festival se tient au printemps et anime l'agglomération grenobloise un mois durant.

 Bilan  de trois  semaines de  concerts et spectacles " Jazz, musiques du monde, musiques contemporaines, actuelles et électroniques, toutes les musiques en création, au-delà des catégories esthétiques".

Le cru 2016, 6ème édition  a pris sa vitesse de croisière....

130 artistes de 17 nationalités différentes,

15 500 spectateurs avec un taux de remplissage à 96%.

DES FORMATS ORIGINAUX PLÉBISCITÉS

Du concert hyper normé en salle   aux  lieux et horaires inédits tel les rencontres brunch sorti du sac du dimanche matin au musée Dauphinois.....

Des nocturnes, salons de musique, bals, spectacles de comptoir, concerts de proximité, etc. ont attiré leur public spécifique.

Des concerts payants mais aussi  gratuits.

Cette tour de Babel réunit ceux qui a priori ne devaient pas se rencontrer.

Il en sort un "jus" énergétique.

Treize créations cette année. Extraits.

 Le principe est justement de tirer des sons expérimentaux de rencontres improbables.

détours de bable,mongolieUn exemple:  Planetarium Ouzbek, ce concert  original du vendredi 8 avril par le  guitariste Rodolphe Burger, Yves Dormoy et des musiciens Ousbek. Chacun dans son registre, à l'écoute de l'Autre pour capter le moment possible du "son commun".

Tellement expérimental que le spectateur qui dans son enthousiasme voulait à la sortie acheter un CD ne trouvait...pas encore d'enregistrement.

Le Festival se paie un after, quinze jours après la clôture avec Harmonie des Steppes, la culture Mongole à découvrir les 20, 21 et 22 mai par des animations culturelles.

                                           Sylvie Neidinger

 

 crédit photos ,capture du site cité

21:43 Publié dans Art-Danse, Art-Musique, Art-Spectacle vivant | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : détours de bable, mongolie | |  Facebook | | | |

29/06/2013

Les Pieds dans la colophane

 La  colophane, résine issue du pin est enduite par le danseur classique sous forme de poudre sur ses chaussons pour faciliter l’accroche au sol.les pieds dans le colophane,matthieu barrucand,mugette !berment,compagnie choryphée,editeur chryspée

 Détail pratique d’un univers artistique: celui du pas glissé qui veut retenir quelque peu son temps de pose entre deux envolées.

Deux compères ont uni leurs quatre mains pour produire ce regard  introspectif sur la danse: Muguette Berment la journaliste et Matthieu Barrucand, le  danseur, chorégraphe, interprète,directeur artistique de la compagnie Choryphée.

Ils se la dansent plutôt...  tango. Droit dans les yeux en face à face dialogué.

L’une n’est pas vraiment  la plume de l’autre ! Les deux, si différents, produisent ensemble  un ouvrage original, polyforme, autour d’une passion commune.

De tous styles: des pages complètes  à  la première personne du singulier (10 fois  « je » en page 19) au « nous » employé dès que le travail d’équipe est évoqué.

Le chorégraphe  dit faire oeuvre d’artisan "face à" l’artiste danseur et au final, au public.

Un passionné : « Que fait-on du temps imparti entre notre naissance et notre mort ? Consacrer entièrement sa vie à la danse en risquant de sombrer dans l’emprisonnement de la passion de soi à travers l’autosatisfaction dans le travail du corps ? »(p27)

Il évoque ses premiers contacts, enfant, avec la lumière de la "vraie"scène, publique. Il est très jeune. Puis ses processus de création adultes. Ses rencontres avec Maurice Béjart et Sylvie Guillem etc.

En 2003, il fut invité en Suisse par  Floriane Vergères à chorégraphier pour le ''Jeune Ballet du Léman''. "Dans ses productions, il intègre parfois les élèves de la région, leur permettant ainsi de côtoyer des professionnels et de susciter des vocations."est-il écrit sur le site web.

Des passages sont traités en dialogues entre la journaliste et le chorégraphe.

IL SE MOQUE DES "CONTENTS-POUR-RIEN"

Plusieurs pages relèvent son point de vue sur les évolutions danse classique/contemporain. Il donne son mot sur  les divers grands chorégraphes du siècle :

« Il y a 60 ans quand la danse était exclusivement hiérarchisée (coryphée, sujet, danseur étoile) les solistes pouvaient facilement  parader autour de leur belle personne. Les chorégraphe de l’après-guerre puis Maguy Martin, Maryse Delente  jusqu’aux chorégraphes actuels se penchent sur l’être humain. Balayant la performance technique pour la technique au profit du sensuel. Nous avons vite fait le tour du lever de jambe derrière l’oreille… » p 31.

 les pieds dans le colophane,matthieu barrucand,mugette !berment,compagnie choryphée,editeur chryspéeIl se moque des faux nez avec humour : « que c’est long une heure trente de spectacle quand les idées manquent alors ces faux chorégraphes  n’hésitent pas à demander  leurs interprètes de gigoter dans une baignoire, de ramper sous le tapis, de hurler dans un haut-parleur, de balancer des serpillières trempées éclaboussant le public » Et le problème du multi-média utilisé à outrance...

Par respect pour la danse contemporaine, la vraie, il nomme ces inconsistants- suffisants les « contents-pour-rien » 

 Le livre "co-produit" est principalement une tranche de vie particulière, sincère  autour du chausson colophané.

 Elève de Rudy Bryans à Montpellier, qui reste  définitivement  son maître à danser et à penser Matthieu  Barrucand pose en exergue la magnifique assertion qui clôture cette note « ce n’est pas le chemin qui est difficile mais le difficile qui est le chemin »

                                                                              Sylvie Neidinger

 

Les Pieds dans le colophane. Isbn 978-2-919737-01-7 Editions Chrysopée. F-73000 Chambéry.

28/05/2013

Marie-Christine Giordano Dance Compagnie

 MCGD n'est pas un nouveau parti politique de la sphère genevoise !

En fait, le mouvement MCGD se retrouve à l'extrême-gauche puis  à l'extrême-droite, au centre.

Mais aussi en haut et en bas. En avant plié, en arrière déployé.

Virevoltant, sautillant : Marie-Christine Giordano Dance Compagnie.femme.GIF

L'artiste est née à Fribourg.
"En 1987, une bourse Suisse facilite  le début de sa scolarité dans la prestigieuse école de danse de New York City, l’Alvin Ailey. Peu de temps après, elle reçoit une distinction de la Marta Graham school of Contemporary  Dance. Apres avoir obtenu son diplôme de danseuse professionnelle en 1993, elle est envoyée au festival international de danse de Vienne afin d’y représenter officiellement la Marta Graham Dance Company."gigi.GIF

"En 1996,  elle est commissionnée afin de chorégraphier un solo pour la pièce de Jean Cocteau nommé The Humann Voice at the Bouwerie Lane Theater, NYC.

Elle " présente alors sa première pièce en Suisse en 2002. La compagnie performe des lors à la St Marks Church, 92nd Street Y Harkness Dance Center, the Tribeca Performing Arts Center, BAX (Brooklyn Arts Exchange), Chez Bushwick, the Swiss Institute, ainsi que de nombreuses autres scènes européennes".

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En octobre 2012, Marie-Christine Giordano Dance Compagnie  se produisait à Penthes.

Un  comité dit"de suisse" s'est créé il y a moins de 2 mois, en mars dernier pour soutenir et  promouvoir la danse contemporaine helvète à travers la technique chorégraphique de Marie-Christine Giordano, habitant New York depuis vingt ans maintenant.

Devenue désormais  une vraie" Suissesse du Monde."...

Elle explore avec ses voiles et à  travers son art les différentes facettes de la féminité.

Observation : le corps présenté dans la photo de danse avec voile est excessivement maigre...

Alors, qu'est-ce qu'être femme au XXIème siècle?"

                                                                                                       Sylvie Neidinger

 

                                            Rubrique Danse

 

 

 

 

 

 

31/03/2013

Niels Plotard au Ballet Junior de Genève en lumière "outdoor"

Niels Plotard est un artiste "en herbe" à suivre très sérieusement. Ce danseur de  talent a intégré le Ballet Junior de Genève. Où il est le benjamin car né en 1993.niels plotard,neidinger,danse outdoor,thl,ballet junior de geneve

Cette institution fondée en 1980 fonctionne comme tremplin entre apprentissage et vie professionnelle.

De jeunes danseurs viennent  de tous horizons -lui c'est la Rochelle- pour  se confronter à de nombreux chorégraphes installés. En réel.  Plusieurs spectacles sont produits  par saison.

Niels a la danse chevillée au corps puisque dès l'adolescence, il choisit pour lycée  une section spécialisée de sport-étude-danse. Puis le Conservatoire. Puis Genève.

Ce qui m'a attiré chez lui??? Une superbe photo corporelle  postée sur son Facebook: la plastique du danseur, l'originalité de la pose, la mise en scène de la photo outdoor réellement en plein champ ! Et les questions induites: danse écologique? Choix de la scène "nature" ? Quelle philosophie derrière ce choix ?

Il est bien le sujet de ce magnifique cliché  à la fois  comme danseur et quelquepart côté appareil: le jeune homme  est issu d'une famille de photographes et de peintres.

Désolée du comparatif  exagéré. L'immense notoriété de ceux que je cite n'ayant rien à voir évidemment avec le danseur du Ballet Junior.

Mais on se trouve dans la même  logique d'un peintre (du type Renoir-Père) dont la captation de la lumière se transmet à son fils (Renoi) cinéaste.

Transmission intergénérationelle  par  une autre technique artistique plus novatrice, mieux adaptée à l'époque. Avec la famille de Niels Plotard, on en ajoute une couche ou plutôt un mouvement. De la peinture et de la photo, on passe à la danse. Avec une constante: la lumière!

Le jeune danseur en est pleinement conscient. Il le revendique.

Son manifeste publié sur Antigel:
"Niels Plotard est sensible à la lumière. Quoi de plus naturel pour le petit-fils et fils de photographes du côté paternel et de peintres du côté de sa maman? Elevé dans les coulisses de la scène nationale de la Coursive à la Rochelle où il a grandi, il assure qu'il aurait été éclairagiste s'il n'était pas tombé dans la passion pour la danse. Il joue sans infidélité de l'une et l'autre de ces passions pour montrer « ce que le spectateur ne voit pas à l'œil nu. » En l'occurrence, l'œil, ce sera le sien, qui filme les mouvements de Cédric Fadel Hattab, un danseur qu'il a choisi pour l'immense créativité développée dans le terreau du break. «Il invente des figures peu ou pas connues, passionnantes pour la captation de lumières et pour l'objectif que je vise: un focus sur le détail qui échappe. » Au duo avec Marico Koh choisie pour la contrastante fluidité de sa danse, les techniques lumineuses modifient le mouvement, leur perception et la temporalité de cette première pièce qui ne se révèle qu'à la fin, comme une image sur le papier du photographe."

Le danseur dit "junior" quitte déjà mentalement la scène pour la visualiser et l'éclairer. Comme un chorégraphe en devenir.

Artiste  en éclosion  à suivre sur Genève, avec plaisir!

                                                                            Sylvie Neidinger

 THL Théatre des Halles/ Ballet junior de Genève web

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                                            Rubrique Danse

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