H-Histoire avec un H - Page 6

  • Les blogs de chercheurs scientifiques: eux aussi veulent une identité numérique!

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    A cette heure-ci se tient un colloque fort intéressant à Lyon 2, au sein de la MOM Maison de l'Orient et de la Méditerranée centre de recherche historique de forte renommée.

    Quand les scientifiques eux-aussi ressentent la nécessité de bloguer !

    De se construire une identité numérique.mom,blog de chercheur,cnrs,fmsh,cléo,ifpo,laboratoire archéorient,jean pouilloux

    Je n'ai malheureusement pu me rendre à Lyon. Importerai sous cet article de futures informations si on peut en disposer ultérieurement.

               Sylvie Neidinger

    Htag de la journée:#idnum2013

     LE PROGRAMME :

    9h35-10h05 -Médias sociaux et outils numériques pour la recherche : panorama et bonnes pratiques Par Nicolas de Lavergne, responsable communication et innovation numériques à la FMSH (Fondation Maison des sciences de l’homme) Paris

     10h05-10h25-Archives ouvertes et identité numérique Par Agnès Magron, Community Manager, et Bénédicte Kuntziger, Assistance et formation sur les plateformes du CCSD (centre pour la communication scientifique directe), Villeurbanne

     10h25-10h45_Academia.edu ou l’utilité d’un réseau social scientifique pour un chercheurPar Christophe Benech, chercheur CNRS, laboratoire Archéorient - MSH MOM, Lyon

     11h20-11h40 Le canon à idées : les carnets de recherche comme outil de mise en visibilité de la recherche
    Par Pierre Mounier, directeur adjoint du Cléo (Centre pour l’édition électronique ouverte), Paris

     11h40-12h15-Le carnet de recherche : pour qui, pourquoi ?

     Débat animé par Pierre Mounier. Présentation de plusieurs carnets, 5 minutes chacun :

    + Biblindex : un carnet d’ANR, par Laurence Mellerin, laboratoire HiSoMA, MSH MOM.

    + Klinai : un carnet de doctorant, par Fabien Bièvre-Perrin, doctorant à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire IRAA - MSH MOM, et Ariane Huteau, doctorante à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, laboratoire Trajectoires – MAE, Nanterre

    + ArchéOrient - Le Blog : un carnet de laboratoire, par Emmanuelle Vila, directrice du laboratoire Archéorient – MSH MOM, Lyon

    + Les carnets de l’Ifpo : un carnet de l’Institut Français du Proche Orient, Beyrouth, par Thierry Buquet, responsable-médiateur des ressources électroniques de l’Ifpo, Beyrouth

     12h15-12h35Qu’apportent les réseaux sociaux pour la communication d’un laboratoire ?

     Réflexions à partir de l’expérience de l’Ifpo, par Thierry Buquet.

     

    COMPTE RENDU

    - séance complète enregistrée en brut sur pod cast:

    http://www.univ-lyon2.fr/culture-savoirs/podcasts/identite-numerique-et-visibilite-du-chercheur-sur-le-web-maison-de-l-orient-et-de-la-mediterranee-mom--550780.kjsp?

    -Un compte-rendu de la matinée  par Mme Armand sur un blog de recherche et d'hypothèses nommé NHumérisme, Lyon.

    momd.GIF

    On signale dans cet article  le blog scientifique communautaire fort intéressant :  EcoSciences Grenoble

     

  • Suisse, Via Storia ou l'histoire des voies

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    Découvert par hasard ce site helvète autour de l'Histoire des... voiries.suisse,viastoria,histoire des voies

    sdfgfdsq.GIFLes itinéraires culturels.Suisse, ViaStoria, histoire des voies


    VIA STORIA.CH

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  • Genève: histoire, palinpseste numérique et ... blogs

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    175 ans de la SHAG: historissimo !

    Le précédent article de blog portait sur la Société Historique et Archéologique genevoise.

    Il est complété ici.

     Lors du colloque-Jubilé, la matière Histoire avait été abordée  aux  Archives d'Etat sous une pluralité très riche de facettes.

    J'avais oublié de signaler une énième facette du rapport à l'Histoire: le fait que la société savante ait bien ouvert, elle aussi, son site internet:

    http://www.shag-geneve.ch/2010/accueil.htm

     Aucun doute, la recherche historique utilise déjà les outils numériques. Les archives se numérisent (base de données Adhémar à Genève). Les chercheurs et notamment les archéologues  sautent  aujourd'hui le pas de logiciels dédiés pour leurs approches méthodologiques.

    Cette note signale toutefois non pas dans la méthode historique  mais dans le champ d'études potentielles pour un historien genevois.... les blogs de la Tribune de Genève !

    La blogosphère est un nouveau média. La Tribune de Genève offre cet espace de liberté absolue -sinon la barrière de la Loi en cas de diffamation- sans mettre d'ailleurs le nez dans les contenus des blogs.

    (Nota en France les blogs de presse sont "validés" par les rédactions. Confirmé. Lire le commentaire de Rémi Mogenet dans cet article du blogueur HL)

    BLOGOSPHERE: UN  NEO  MEDIA SOCIAL

    Les articles numérisés sont de bons petits soldats qui ne meurent pas et rappliquent au doigt et à l'oeil. Toujours disponibles au moindre mot-clefs.

    Ils vivent leurs vies car les moteurs de recherche les référencent en autonomes. On peut même les appeler sans entrer sur le site TDG !

    TDG signale que le trafic induit par ses blogs hébergés fut de 5 millions de pages vues en 2012. On attend les chiffres 2013 avec  impatience.

    Remarque logique : la Tribune dite de Genève génère des blogs...de Genève.

    De fait ultra intéressants pour la recherche historique locale dont celle de la SHAG.

    Exemple: la dernière campagne électorale pour le Conseil d'Etat fut extraordinaire de ce point de vue: cela a ferraillé sec. Un conseiller élu par exemple Mauro Poggia- entre autres politiciens- étant  lui même blogueur (Bloggia)

    Les interventions des commentateurs furent innombrables.

    PALINPSESTE NUMERIQUE EN META DONNEES

    Au point que le futur historien de cette campagne électorale -pour ne citer qu'elle- ne pourra faire l'impasse de ce qui s'est passé sur les blogs.

    Sinon son étude ne serait alors plus qualifiée de scientifique. La blogosphère TDG ayant  bien  été partie prenante du débat démocratique!

    Ce qui fut écrit sur blog constitue une matière brute  réflexive d'une richesse inouïe d'étude. Du social en pleine activité. Du contemporain en prise directe.

    Mais se pose un sérieux problème. Comment appréhender la blogosphère comme champ d'étude? L'historien ne devra-il  pas là encore changer, adapter voire inventer  sa pratique??

    Le palinpseste numérique n'est plus cette peau lentement grattée. Les pages blanches se remplissent chaque jour de mega octets. En mega-giga-supra quantités !

    Pour aborder la gigantesque base de données, l'historien de demain devra complètement maîtriser lui même l'outil  informatique spécifique aux blogs...

    NOUVEAUX TERRITOIRES D'ETUDES

    Accéder  par mots clefs est facile.

    Mais au delà comment "travailler avec"? Comment archiver ces méta données? Comment sélectionner les info pertinentes de celles non productives ?

    La question du nombre de chercheurs  se pose aussi. L'humain  ne peut suivre ni la  vitesse ni la quantité gigantesque  d'octets !

    Combien d'historiens pour analyser l'immense masse de  ces  données sociales de l'Histoire qui se fabrique réellement sous nos yeux, en temps réel ?

    Ces débats d'idées essentiels pour comprendre l'air du temps.

    QUID DU TRAITEMENT DE" L'HISTOIRE DES DONNEES NUMERIQUES"* ?

                                                                                                       Sylvie Neidinger

    SHAG : le-plus-ancien-editeur-genevois-encore en activité

    *Au hasard des blog TDG, un nouvel élu exprime numériquement son premier mois d'expérience.

    shag,geneve,histoire,numérique,blogs

  • 175 ans de la SHAG: historissimo !

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    La vénérable Société d'Histoire et d'archéologie de Genève fête dignement son siècle trois quarts.

    Avec comme gâteau une Exposition  de documents visible aux Archives d'Etat jusqu'au 20 décembre prochain. Et pour cerise...le récent colloque intitulé: " L'historien  et l'archéologue dans la cité " (15-16 novembre)

    shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etatJ'ai pu assister à la première journée du colloque  (dommage pour la seconde...)

    Le vocabulaire culinaire semble inadéquat: il  faut parler de polyphonie  plutôt !

    Une séance introduite par Pierre Flückiger des Archives d'Etat.

    L'Histoire abordée sous toutes ses coutures. Une formidable  pluralité d'approches.

    Tout d'abord, la SHAG se raconte elle-même (ses fondateurs, ses manques de locaux, ses statuts...) avec  les exposés  de Françoise Dubosson -qui indique comment un petit groupe se réunit autour d'Henri Boissier en mars 1838. Puis celui  de Sarah Scholl  laquelle a étudié les procès verbaux de  jubilés.

    Force de constater combien les membres d'origine  se divisaient en deux visions: l'une calviniste classique et l'autre école dite  "vieille genevoise" avec les J.B.G.Galiffe (des généalogistes) et autres anticalviniens.

    Bernard Lescaze replace tous ces courants  de pensée et resitue le radicalisme. Il évoque Henry Fazy, historien, archiviste et conseiller d'Etat.

    shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etat

     L'aide "technique"structurante  de l'historien et archéologue  normand Arcisse de Caumont en direction de la SHAG  fut citée. Mais pas seulement.

    Furent abordées les relations avec les autres sociétés savantes helvètes.

    L'exposé de Irène Hermann  retraçait les interactions entre sociétés savantes suisses après la guerre du Sonderbund: pas si simple, pas si connectées entre elles en vérité!

    HOMMAGE AU PRESQUE CENTENAIRE QUI PUBLIE TOUJOURS: PAUL GUICHONNET

    Ce vendredi 15 novembre, le temps avait  une épaisseur de siècle clairement  mesurable.

    Vertige. Puisque qu'un hommage verbal fut prononcé par Jean-Daniel Candaux ( président de séance  très en verve) en direction du fils de Louis Blondel  (1885-1967) très âgé mais  assistant au colloque. Son père dirigea en 1913 le service du"Vieux-Genève"après des études à Genève, Paris et Munich.

    Nombreux historiens présents dans la salle ont d'ailleurs  évoqué dans les discussions leurs anciens professeurs à l'Université de Genève: hommage à la recherche universitaire.

    shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etatL' approche mémorielle a été complétée par un hommage - vivant donc vibrant cette fois- pour le bientôt centenaire Paul Guichonnet qui publie toujours.

    Magnifique paradoxe de Genève qui  sait toujours privilégier la compétence au besoin et suivant les circonstances.

    Elle   installa tout de même à la tête de la SHAG, haut lieu de son historiographie  locale majoritairement protestante cet érudit ...savoyard !shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etat

    ARCHEOLOGIE=L'HISTOIRE EN COUCHES!

    Dans l'après-midi  sont intervenus les archéologues, ces historiens  du concret.

    Spécialistes de "l'Histoire en couches", celle à  faire  "naître à la Science"  par les méthodologies de la fouille et des reconstitutions des données enfouies.

    Deux archéologues  de terrain ont pris la parole sans note aucune. Pierre Corboud retrace la naissance de la matière historique nommée"archéologie genevoise"de 1833 à 1920. L'exceptionnel  harpon préhistorique sculpté du Salève et les palafittes

    Il précise comment se met en place au coeur du XIXème siècle une nouvelle science de l'histoire: la paléo-archéologie autour du lac de Neufchatel puis des autres lacs dont le Léman.shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etat

    Et comment s'invente- en se nourrissant des données archéologiques- une symbolique nationale voire nationaliste autour du "suisse lacustre". Cet ancêtre, monté en mythe historique, que les peintres de l'époque ré-imaginent même.

    La belle affaire: le lacustre helvète proto-historique avait  le mérite de n'être ni catholique, ni protestant, ni germanophone ni francophone !

    Une perfection théorique pour une Unité politique nationale en voie de construction..

    Rapidement,  ce concept d'ancêtre commun fondateur et reconnu par tous sera vite abandonné au fond des eaux de la théorie...Il connut tout de même son heure de gloire.

    AVENIR DE SAINT ANTOINE?

    shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etatMarc-André Haldimann et Jean Terrier ont évoqué les chantiers en cours à Genève:shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etat

    -Rappel des premières fouilles du gallo-romaines du XIXème siècle   gravement destructrices, les méthodes archéologiques n'étant pas encore adoptées.D'ailleurs, on ne sait même pas où sont aujourd'hui  les amphores alors découvertes. Perdues, carrément !

    -Description de  l'immense chantier actuel du quartier Saint-Antoine qui permet une étude  scientifique toute facilitée par les techniques modernes. Très intéressant d'observer  l'appropriation par les genevois de leur propre passé puisque quelques uns  expriment déjà  le souhait de conserver les découvertes archéologiques en l'état.

    Oui, certes. Mais en quel état justement ? A quelles couches temporelle poser le curseur?

    Rappel: l'archéologue est un "historien fou" puisqu'il détruit son champ d'expérimentation au fur et à mesure qu'il ne l'étudie !

    shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etatTrès très proche-oriental  ce fonctionnement inhérent à  l'archéologie:  un peu Chronos qui mange ses enfants ou alors  Phénix qui s'auto-consume pour mieux ...renaitre.

    L'archéologue cet historien paradoxal est réellement obligé de détruire au fur et à mesure son champ expérimental pour l'analyser.

    Il procède à des choix de vie et de mort. Conserver ou détruire.

    Politiquement, Genève est aujourd'hui devant ses propres choix dans le quartier Saint-Antoine: Conserver ? Que conserver ?

    Comment détruire pour reconstruire? Les problématiques historiques sont toujours des enjeux contemporains de société.

     Le colloque dans sa richesse  a également porté sa réflexion sur d'autres facettes: la théorie générale de l'histoire.

    Ainsi fut abordée la mode  des années 80 (ouverture vers les sciences sociales, pluri-disciplinarité)   autour du concept de  l'histoire en miettes, voire de la "fin" de l'histoire (carrément !) Une vue de l'esprit plutôt que parole d'historien, semble-t-il. Une fausse crise de la discipline...

    "Dépasser les apories du localisme"..."Faire varier le jeu d'échelle selon l'objet soumis à l'analyse"...

    On conclue avec  le concept  de "variation d'échelle" indiqué  par Marco Cicchini, organisateur, dans son ...introduction.

    Ou comment l'histoire de Genève -somme toute celle d'une ville modeste en population au XIXème siècle - s'aborde aussi  dans le cadre d'une  l'Histoire plus large (helvète, européenne etc.)  Il indique alors que c'est une question  de  ligne de crêts...

    Crêts Baudet, assurément !

                                                                                                              Sylvie Neidinger

     

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    Lire : Histoire de savoirs: 175 ans d'histoire et d'archéologie à Genève. shag,geneve,société historique et archéologique de geneve,archives d'etat

    Catalogue de l'expo de la SHAG, visible aux Archives d'Etat de Genève jusqu'au 20 décembre.

    Dernière nouvelle: expo prolongée jusqu'en avril 2014

    Archives d'Etat de Genève


    Rue de l'Hôtel-de-Ville 1
    Case postale 3964
    CH-1211 Genève 3

    Dernière nouvelle ( mai 2014) les données de l'expo sont disponibles en ligne

     

     

  • Genève, clef de Suisse

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    Document.pdf: Histoire de Genève.

    Source © Helvetia Genevensis 2006. Où l'on comprend  la symbolique de la clef des Armoiries: basiquement géostratégique.clef de suise,geneve,histoire

    "Fribourg et Berne avaient reconnu l'importance stratégique de
    Genève pour leur sécurité. Une expression frappante prononcée pour la première fois en
    1476 énonce bien cette idée: « Genève, clef de la Suisse ». Elle sera souvent employée par
    la suite comme argument pour faire entrer la ville dans la Confédération suisse..

    ["Le document n'est pas paginé. Dommage. L'extrait cité se trouve  dans la rubrique Genève et les Suisses.]

    Une clef, un verrou de passage , dès l'époque romaine, d'ailleurs...
    Jules César la cite la première fois sous le vocable Genua dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules Livre I/ Helvètes.     Des notes rassemblées vers 51-52 avant Jésus-Christ.


    En étymologie, il semble que la ville lémanique partage la même racine que  Genova en Italie. Dans le fait d'être "embouchure " entre fleuve/mer pour Gênes ou fleuve/lac pour Genève..

    [Source Wiki :Du latin Genava, variante de Genua, d'un terme ligure [1] qui fait allusion à la proximité d'une nappe d'eau, ou d’un mot gaulois genaua signifiant embouchure (Dictionnaire de la langue gauloise, Xavier Delamarre.]

    Or, l'onomastique de GNV est bien plus complexe en réalité. Car les langues ont, elles aussi, leur histoire d'engendrement au fil du temps.

    Le dit terme GNV pouvant avoir pour origine une racine  plus ancienne, bien plus large que le latin ou celte cité par wiki. Question compliquée de linguistique: les sources du latin et du celte... D'ailleurs, d'autres langues usitent aussi du "GN" : ex genusus désignerait le fleuve en illyrien.

    "Genève"reste dans une lignée lexicale de mots portant racine GN (génétique, genre, géniteur, gérer) soit: un processus de création/naissance. A démontrer.

    Pour revenir à la symbolique de la clef genevoise: elle semble elle aussi un peu plus compliquée que ce que le texte de synthèse ne signale.

    Car cet outil de fer  permet également d'ouvrir la porte...des deux côtés !

                                                                                                                                Sylvie Neidinger

  • Guérilla... rurale des bonnets rouges

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    Finistère, Morbihan en révolte contre les portiques taxophiles.

    1- Guérilla ...ruraleecotaxe,bretagne,bonnets rouges

    Le Préfet de Région lui même n'en revenait pas, devant les caméras de l'intensité du  niveau de violence atteint. Il  signalait ce que signifierait cette violence si elle était transposée en secteur urbain. Beyrouth-sur atlantique.

    Blessés, dégâts importants  sur les infrastructures  routières.

    La campagne n'a rien à apprendre de la ville.

    Inquiétudes des élus:  la manifestation de samedi à Quimper n'est pas annulée malgré le recul du gouvernement qui vient de suspendre l'application de la taxe au 1er janvier 2014.

    ecotaxe,bretagne,bonnets rougesLes RG parlent de jacquerie et d'actions très dures.

    Avec des conjonctions pluri-sectorielles : paysans, transporteurs, pêcheurs, artisans, ouvriers...qui à elles seules imposaient au gouvernement de faire machine arrière. Ce qu'il a fait aujourd'hui.

    2-Bonnets rouges

     La France est prompte à manifester. Révolution de 1789 contre les hausses du  prix du pain. Trop d'impôts tue l'impôt. Adage  de saison.

    Les bretons- qui votent majoritairement à gauche ... - ressortent  des limbes de leur mémoire régionale la violente révolte anti-taxation dite des   bonnets  rouges datant de.... 1665 !   Elle se nomme également la révolte du papier timbré,

    Aujourd'hui,  un  raccourci humoristique  se mêle à la partie historique comparée. Mauvaise chance pour le Président de la République qui a décidément la poisse...

      En 1665, Louis XIV voulait  une forte levée d'impôts  en Bretagne pour financer sa guerre contre la Hollande, déclenchant une révolte régionale massive.

    En octobre 2013, c'est toujours contre...Hollande que cela se passe.

                                                                                                                       Sylvie Neidinger

     

  • Le trajet huguenot... suite de l'enquête-blog

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    Après 1 et 2 ...3

    Article n°1) - Visite du Fort-Barraux en Isère et la découverte du lien très fort de ce lieu  avec l'histoire du protestantisme par le passage des huguenots.http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2013/08/24/randos-huguenotes-245968.html

    En Suisse : stiftung-via.ch/fort-barraux,isere,base kora,centre ionographique de geneve,rue fort-barreau,geneve

                                                                   *************

    Article n°2)- Lien établi avec la rue Fort Barreau à Genève  http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/tag/fort-barraux Le nom serait  lié à une auberge construite en 1663 et démolie en 1900.

                                                                 **************

    Article n°3)-Suite de l'enquête mémorielle autour de cette "auberge" dite le Fort de Barreau, lieu genevois que l'on va essayer d'analyser  en fonction du ...peu d'éléments dont on dispose.

    En s'aidant du fonds du Centre iconographique de Genève par la base Kora.

    fort-barraux,isere,rue fort-barreau,geneve

     a) La date de sa construction du lieu (1663) est légèrement antérieure à la révocation de l'Edit de Nantes (1685) Et correspond bien au   démarrage de l'exil huguenot.

    b) Son usage dit d' "hôtel" signifie par définition un  lieu d'hébergement  pour gens de passage. Sur un trajet, en direction soit du nord vers l'Allemagne. Soit en entrant à Genève par la porte du Bastion Cornavin.

    c) Son nom reprend bien celui du Fort-Barraux de France, distant de 110 à km. Logique. Ce fortin d'Isère correspond à une sorte de lieu de passage difficile. Une épreuve pour les huguenots. D'autres explications au choix du nom sont bien évidemment possibles.

    Fort de Barreau. Le fait de porter le nom de la précédente étape permet de visualiser le trajet Fort-Barraux/Genève. Ce nom de lieu genevois  est fort ancien. Probablement dès sa construction. Il est déjà mentionné  sur un plan de 1715.fort-barraux,isere,rue fort-barreau,geneve

                                           Le Fort-Barreau de Genève :fort-barraux,isere,rue fort-barreau,geneve

    fort-barraux,isere,rue fort-barreau,geneve

    Observations: Fort de Barreau est une construction hors les murs. Unique bâtisse  dans un champ. Extraordinairement bien placée:

    a) Pile face à la porte d'entrée de la ville de Genève  dite Cornavin

    b) Et pile à la croisée de trois routes , celle qui vient du sud (Chambéry, Fort-Barraux) nommée "chemin de Peney à Genève." Celle nommée "chemin de France à Genève"(direction Gex, Jura)Enfin "chemin de Suisse à Genève"vers Lausanne.

    fort-barraux,isere,rue fort-barreau,geneve

    fort-barraux,isere,rue fort-barreau,geneve

    Les plans suivants montrent  que le nom de Fort de Barreau est hyper valorisé, comme un nom de quartier pratiquement.

    1851
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    fort-barraux,isere,base kora,centre ionographique de geneve,rue fort-barreau,genevefort-barraux,isere,base kora,centre ionographique de geneve,rue fort-barreau,geneve



     

    et 1854
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    fort-barraux,isere,base kora,centre ionographique de geneve,rue fort-barreau,geneve

     

     

     

     

     

     

     

    Toute info complémentaire sur l'hôtel Fort de Barreau est toujours la bienvenue.         

                                                                                                                              Sylvie Neidinger

     

                                                                            Rubrique #Protestantisme

                                             

     

     

     

  • InterroGe.ch fonctionne bien! Testé sur "rue Fort-Barreau"

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    Ce blog avait signalé le nouveau service offert par les Bibliothèques genevoises-donc par la Ville de Genève:  répondre aux Interrogations émises par le public, par le biais d'un site numérique : InterroGe.ch

    Le test s'est effectué sur la base d'un commentaire bâtisseur. C'est ainsi que je nomme les commentaires qui apportent de la matière à un article, qui l'enrichissent.

    L'article en question est publié sur ce blog Neidinger le 24 août à propos de Fort-Barraux, place forte  isèroise aux porte de la Savoie. Dont la basique visite touristique en août avait montré combien ce site était lié à la Suisse. Une garnison de Neufchatel  l'ayant  même gardé.ville de genève,gresivaudan,rue fort-barreau,fort-barraux,barraux,isère,interroge.ch,blog neidinger

    Ce fortin est désormais inscrit dans le parcours huguenot composé par l'association surlespasdeshuguenots.

    Cette frontière ultra précise entre France et Savoie est très symbolique pour les protestants. S'ils étaient attrapés par le Duc de Savoie en la franchissant, ils étaient renvoyés côté France à Fort-Barraux justement. D'où ils partaient en exil pour les galères. Une mort assurée.

    A la lecture de cet article sur Fort-Barraux,  Jean d'Hôteaux émet son commentaire avisé:

    "Merci pour ce billet et les liens qui y sont assortis. Le tout fort intéressant !En découvrant Fort-Barraux (Isère) par le biais de votre blog, j'ai immédiatement pensé à la rue du Fort-Barreau à Genève, en me demandant si il pouvait y avoir une relation entre les deux, ceci malgré une orthographe différente ?
    Je me suis parfois demandé d'où cette rue, qui se trouve derrière la Gare Cornavin, tirait son nom. Serait-ce une trace des Huguenots de passage à Genève ? Cordialement !

    Le lien entre le Fort-Barraux lié au protestantisme et une rue de Genève nommée était très judicieux de la part du commentateur. Ce malgré la différence d'orthographe.

    Personne n'ayant pû ensuite donner la moindre information en commentaire, j'ai décidé de tester justement InterrGe sur le sujet.

    Le thème  correspond d'ailleurs parfaitement à la typologie de question à proposer à un service de bibliothèques. On peut comprendre qu'une question trop large du genre  : "pourquoi les oiseaux volent ?" ne conviendrait  pas trop à leur offre de service. Car les réponses dans ce cas partiraient en multiples directions : de histoire des espèces à  la portance de l'air. Soit plusieurs thèses universitaires avec bibliographies fournies...

    Retrouver le lien historique entre  Fort-Barraux et rue Fort-Barreau  est, lui,  à 100 % coeur de cible de cette recherche en ligne sur InterroGE. Car les bibliothèques genevoises possèdent effectivement  à la fois les ouvrages locaux et le savoir-faire des bibliothécaires qui connaissent leur fonds.

    Voici leur réponse :

    "Bonjour, Nous vous remercions d'avoir fait appel au service InterroGE, voici le résultat de nos recherches :

    La rue du Fort-Barreau, située dans le quartier des Grottes à Genève, nous est décrite dans "Le Dictionnaire des rues de Genève" de Jean-Paul Galland,
    http://data.rero.ch/01-1071672, à la page 62 :
    "Une auberge de ce nom était située dans cette rue. Elle existait depuis 1663 et fut démolie en 1900."

    Nous avons également consulté l'ouvrage d'Eugène-Louis Dumont "La Genève des Grottes" où la rue du Fort-Barreau est citée à deux reprises, mais sans plus d'explication, http://data.rero.ch/01-0983942.

    C'est le récit de Jean-Michel Olivier "Notre-Dame du Fort-Barreau" qui nous apprendra toute l'histoire, lisez à la p. 31 :
    http://bit.ly/1edmweN
    "... la rue du Fort-Barreau : Le nom est une réminiscence de l'occupation française : de 1798 à 1813, Genève devient un département de l'Empire napoléonien. Mais alors Fort-Barreau ? C'est le duc de Savoie, Charles Emmanuel 1er, vaincu par Lesdiguières, qui fait construire dès août 1597 un fort à Barraux, petit village de l'Isère sur la route qui mène de Chambéry à Grenoble. (...) Le Fort Barreau (ou Barraux) apparaît aussi dans les fameux "Voyages dans les Alpes" d'Horace-Bénédict de Saussure."

    Il y a donc bien un lien entre cette rue genevoise et le village de Barraux et son fort, situés dans la vallée du Grésivaudan en Isère.

    L'histoire de ce fort peut se découvrir à travers plusieurs sites web : http://www.fort-barraux.fr/ et http://barraux.reseaudescommunes.fr/fr/information/19159/fo
    rt-barraux
    et http://www.isere-annuaire.com/chateau/fort_barraux.htm.


    Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.  Cordialement,

    La Bibliothèque de Genève pour InterroGE

    http://www.ville-ge.ch/bge
    http://www.interroge.ch"

    Cette réponse nous apprend que le nom de la rue Fort-Barreau est lié à une auberge genevoise construite dans cette rue en 1663 et démolie en 1900.

    L'information InterroGe n'est pas complète. Il manque le rapport avec la protestantisme, avec le parcours huguenots, la montée de la Drôme, des Cévennes en direction de la Rome protestante !

    ville de genève,gresivaudan,rue fort-barreau,fort-barraux,barraux,isère,interroge.ch,blog neidingerIl manque la liaison  entre deux histoires transnationales, celle d'un bâtiment en France, gardien de la croisée des vallées dont celle du  Grésivaudan [qui voit la montée des protestants de la Drôme et de plus loin encore en direction de Genève] et celle de cette rue proche de Cornavin en Suisse.

    Les deux sites semblent liés par...la trace du passage des huguenots.

    Info extraordinairement significative:  l'existence d'une AUBERGE dans cette rue  signale justement une problématique de voyage, de déplacements.

    Des huguenots?

    Et cette découverte du lien entre Fort-Barraux et le protestantisme est justement celui décrit  dans  ....l'article du blog Neidinger daté du 24 août.

    La boucle est bouclée: l'info part du blog, se booste par un commentateur actif (merci à lui)   passe par InterroGe et revient au blog pour conclusion provisoire sous réserve de recherches plus approfondies

    La "petite note d'un simple blog" vient d'aider à remettre en actualité numérique Fort-Barraux, perdu dans sa somnolence depuis la magnifique vallée du Grésivaudan qu'il domine.

    Le fortin  que des passionnés essaient de sauver de l'outrage du temps, s'avère être un site majeur dans l'histoire mémorielle  du protestantisme dans sa version douloureuse.

     Dont l'histoire précise  est très certainement à découvrir plus amplement encore.

    Par des recherches aux archives et ... dans les bibliothèques. De France et de Suisse.

    Et par les "Enquêtes-Blog" !

                                                                                                                                                                                                Sylvie Neidinger

                                                                                       

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    Rubrique #Protestantisme

     

     

     

  • Yéniches, peuple celte ?: merci pour le témoignage réel.

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     L'article publié il y a 2 ans le 23 novembre 2012 est parmi les plus lus du blog Neidinger.

    Sa genèse: alors que la fête de Halloween battait son plein commercial et surtout laissait croire médiatiquement que la  celtitude était ouest-européenne (Bretagne, Irlande, GB puis USA) j'ai voulu rappeler une vérité scientifique issue de l'archéologie: l'épicentre culturel celte est bien de Suisse, d'Allemagne, de Lorraine, d'Autriche, sud Belgique.

    En travaillant le sujet, je découvre qu'un peuple européen, nomade, continue à se dire celte dans sa tradition orale: les Yéniches. Ils l'évoquent sur leurs forums. D'une manière têtue mais sans pouvoir donner de preuve.

    Population souvent oubliée,  qui n'a pas souvent l'honneur de la Une.(Depuis quelques années, après une période noire, ils sont spécifiquement reconnus et officiellement inscrits en Suisse comme un des peuples du pays.)

    D'où mon article "original"  alors que rien n'était écrit sur le sujet Yéniches/Celte !!

     Yéniche, ce petit peuple qui se dit Celte

    Ma découverte: je compare les cartes de lieux de vie des Yéniches, celle du parler Yéniche (haut allemand)  et l'épicentre culturel celte: elles se superposent !

    L'hypothèse est très intéressante mais comment continuer à accumuler des données en vue d'étayer la thèse puis la  valider???

    Une des pistes: l l'ethno-génétique mais avec toutes les prudences scientifiques qui s'imposent.

    Un appel à témoignages de tous ordres était lancé sur le blog en fin d'article, la blogosphère étant un parfait lieu pour réunir les preuves car les articles ne meurent pas. Et sont lus longtemps après.Des clics se produisent en permanence sur ce thème...

    Comme une sorte de "recherche rationnelle" menée à plusieurs pour réunir tous  docs et infos sur le sujet.

    Et ce matin  un commentaire de M Bony parvient.

    Il est ici remercié car il donne des informations qui lui sont personnelles:

    "Bonjour Mme Neidinger,

    Merci pour votre article, très complet que je viens de découvrir.
    Je suis la deuxième personne "yéniche" ayant fait des recherches génétiques que Romain cite dans son message.
    Les résultats sont plutôt intéressants, je possède le marqueur I-L38, faisant de moi un I2B2 .. petit sous groupe génétique qui semblerait-il aurait vu le jour en Allemagne à l'époque dite de La Tène.
    Plusieurs squelettes I2B2 ont été retrouvé dans une grotte allemande .. c'est la plus grande découverte concernant cet haplogroupe .. cela remonterait à l'urnenfelderkultur". Voici le lien, cela peut vous intéresser :

    https://sites.google.com/site/haplogroupil38/summary/on-the-lichtenstein-cave"

    Hyper Intéressant pour notre...enquête commune.

    MERCI !               Sylvie Neidinger

  • « Commerce d’esclaves depuis Genève ». Du 31 mai au 15 juin aux cinémas du Grütli

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     Les cinémas du Grûtli revisitent de l’histoire de la Traite négrière à l’initiative de cooperaxion.org,  fondation bernoise qui « thématise le rôle des acteurs suisses dans le commerce triangulaire » selon son communiqué de presse du 16 mai.geneve,cinma du grütli,coopéraxion.orgtraite,esclavage,commerce triangulaire

     Est dressé un état des lieux :

    « La Suisse, alors encore officiellement Confédération helvétique, n’était pas un empire colonial. Néanmoins, elle était totalement intégrée dans les réseaux financiers et commerciaux européens. Des entreprises et des particuliers de renom ont participé et profité directement et indirectement du commerce lié à la traite des esclaves.Des citoyens genevois furent également actifs, à différents niveaux, dans le commerce triangulaire transatlantique.»

    Et de citer des ...noms de famille. Sur son site internet l'association  mentionne une base de données en langue allemande avec les noms des ...protagonistes. Comme pour un tribunal de l'histoire ? 

    Cooperaxion   joue un rôle  militant de  réparation puisqu’elle organise également  des projets culturels en Afrique de l’Ouest et au Brésil, sur les routes du commerce triangulaire.

     Cette  démarche  historienne de retracer, retrouver partout les indices de la traite esclavagiste, notamment à Genève  est intéressante.

    Mais affirmer comme une découverte majeure l’implication de la Suisse n’est pas un scoop à première vue...

    Il semble évident que ce pays   n’était pas  une île à part. Et que le financement du commerce pouvait fortement  passer en partie par Genève, on s'en doute ! Le contraire eût été plutôt étonnant.

     Il y a un écueil à ne pas  sombrer dans le travers  de ce type de démarche mémorielle : l’amalgame rétro- historique.

    Ce qui était ordinaire au XVIIème siècle ne l’est plus au XXIème siècle car le droit et les mentalités ont évolué. Fort heureusement.

    Dans l’autre sens  quelle erreur  de morale  déplacée s’il s’agit de faire le  procès de mentalités et  personnes aujourd’hui disparues !   Et d’imposer  repentance ou mauvaise conscience.

    ET LES ESCLAVES CONTEMPORAINS, DANS NOS RUES, SOUS NOS YEUX ??

     Très concrètement aujourd’hui 1er juin 2013 : la traite humaine se pratique sous nos yeux  à  Genève (et le Grand Genève) par les réseaux de mendicité organisés   au profit  des chefs mafieux  de Roumanie ( dont ceux de Barbulesti)

    Que pouvons nous faire individuellement ? Donner une aumône, c’est entretenir le système esclavagiste en place…On sait par ailleurs que si ces esclaves contemporains ne ramènent pas le soir les sommes demandées, ils subissents des violences.

    Concrètement, quelle action mener contre cet esclavage contemporain ?

    Les polices sont impuissantes des deux côtés de la frontière à faire cesser un  système global, connu, suivi par les Services concernés  mais  qui se réalimente en permanence avec des individus esclaves renouvelés. Les filières sont identifiées.

    Le commissaire principal Philippe  Guffon de Annemasse, Directeur -adjoint de la Sécurité publique de Haute-Savoie est en totale conscience du problème.

    Mais la loi du silence règne chez les ...victimes.   (lire )

    Si les autorités publiques administratives, juridiques  et policières des Etats Suisse et France ne peuvent pas -avec  tout l'arsenal juridique  qui existe!- faire cesser cette Traite issue des pays de l'Est, parce que les preuves juridiques tangibles, valorisables lors d'un procès,   sont difficiles à réunir, alors qui le pourra???

    Cette Traite moderne, au coeur de l'Europe, ultra complexe à ramifications internationaleperdure.

    Et semble utra difficile à faire cesser.

    D’où le grand questionnement sur la démarche mémorielle pour une période lointaine allant du XVIIème au XIXème : informer oui. Porter un jugement a posteriori : certainement pas !

                                                                                                     Sylvie Neidinger

    *Constat : que ce soit avec le commerce triangulaire hier ou aujourd'hui avec les pays de l'Est, la notion d'esclavage semble  toujours liée à ces deux faits: 1-un caractère international 2-des individus déplacés de leur espace d'origine.

                                                                           

    Vendredi 31 maigeneve,cinma du grütli,coopéraxion.orgtraite,esclavage,commerce triangulaire

    18h00 Film : Route de l’esclave : L’instinct de la résistance, UNESCO, 2012.

    En partenariat avec la Commission suisse pour l’UNESCO. 34'

    19h00 Conférence : De l’inégalité des peuples au temps de Rousseau

    avec Danielle Buyssens, historienne, conservatrice au Musée d’ethnographie

    de Genève

    19h45 Conférence : Descendants d’esclaves – la question des Quilombos

    au Brésil avec Izabel Barros de Siqueira, cooperaxion

    21h00 Film : La legende de la terre d’or, BR/CH, 2007. Exploitations des terres et

    des hommes brésiliens. 55'

    Samedi 1 juin

    19h00 Conférence : La littérature de « cordel » et la musique du nord-est

    du Brésil avec Eduardo Machado, musicien

    21h00 Film : Retour à Gorée, CH/LU, 2007. Youssou N’Dour sur les traces des

    esclaves. 102'

    Vendredi 14 juin

    18h00 Film : Route de l’esclave : L’instinct de la résistance, UNESCO, 2012.

    En partenariat avec la Commission suisse pour l’UNESCO. 34’

    19h00 Conférence : La Suisse et l’esclavage avec Bouda Etemad, Prof. Histoire

    économique, Université de Genève

    19h45 Conférence : Genève à la périphérie du monde atlantique : quelques

    exemples de ramifications genevoises avec l’économie de traite

    avec Gilles Forster, historien, Haute école d’art et de design (HEAD-Genève)

    21h00 Film : Rue Cases Negres, FR, 1983. Histoire d’une enfance au Martinique. 103'

    Samedi 15 juin

    14h00 Visite guidée : Le groupe de Coppet et le mouvement abolitionniste,

    Château de Coppet (RDV : Gare de Genève-Cornavin au point de rencontre)

    19h00 Conférence : Raízes distantes – la musique brésilienne avec

    Eduardo Machado

    21h00 Film : L’esclave libre, USA,1958. Elevée comme fille de planteur, Amantha

    Starr est vendue comme esclave, après le mort de son père. 125'


    www.cooperaxion.org

    Cinémas du Grütli   rue du Général Dufour,16  Genève

    Rétrolien : lire


                                                       rubrique GeneVie

  • Syrie-Surya: Stalingrad ?

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    Rubrique Syrie-Surya sur blog Neidinger SIDERATION

    deir zoor syrie.GIF

    syrie-surya,sideration

    Bataille de Stalingrad, parmi les batailles urbaines les plus violentes de l'Histoire

     photos=capture d'écran

                                          RUBRIQUE PROCHE-ORIENT SERIE SURYA

  • Bérézina: vidéo de la reconstitution en Gruyère par les Cent-Suisses

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    Ils sont toujours 100 !

    En mémoire, ils ont participé à la reconstitution historique de la bataille de la Bérézina le 25 novembre 2012 à Villars-sous-mont (château de Gruyère). 

    Voir video de 20 minutes publiée par le Cercle des Cent-Suisses, l'organisateur,  VIDEO ICI

     Cette  institution est  déclarée "d'utilité publique cantonale et fédérale". Basée à Genève, elle  se propose de perpétuer l'histoire et la culture suisse. gruyère,berezina,villars-sous-mont,commémoration,cercle cent-suisses

    100 ? Voir la chronique sur leur site

    "Les Cent-Suisses ont été créé en 1481. La "Compagnie des Cent Hommes de guerre Suisses de la garde" fut la première troupe permanente de suisses engagés au service du Roi de France. Sous le nom de "Cent-Suisses", elle survécut jusqu'à la révolution. Parallèlement fut fondé en 1616 le régiment des Gardes-Suisses puis vers la fin du XVIIème siècle une dizaine d'autres régiments de même nationalité. Recrutés dans leurs cantons d'origine par des officiers suisses, ces soldats au service de l'étranger s'engagent pour 6 ans (...) à toutes les cérémonies de la monarchie, les Cent-Suisses assurait la "garde du dedans", intérieure au palais, le régiment des Gardes-Suisses celle du dehors."                                                                SN

                                                                                                          

  • Bérézina 1812-2012. Plus de 7000 morts helvètes. Relecture Suisse avec les Editions Cabédita

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    L’interminable hiver 2012/2013 qui n’en finit pas avec ses froideurs inédites n’a-t-il pas tout simplement marqué le souvenir de l'hiver 1812 ? Celui qui vit l’enlisement des troupes napoléoniennes du côté de la Bérézina dans le cadre de la campagne de Russie ?berezina2012,editions cabédita

     Les Editions Cabédita ont marqué l’anniversaire de  cet épisode tragique de l’histoire ouest- européenne par une publication. « La Bérézina : Suisses et Français dans la tourmente de 1812 »  

    Le document ajoute à historiographie générale la version de la  Suisse, ce pays  non pas   «guerrier » mais » « ce pays de guerriers » qui s’engageaient alors dans les combats des Autres.

    On parle de quatre régiments helvètes carrément disparus...

    Soldats capables de la « furie du désespoir », pontonniers et 2ème corps  qui ont permis le passage sur la rivière et évité humiliation de la Grande Armée.

    A quel prix ? Rien que pour  les Helvètes,  une estimation à plus de 7000 pertes, 400 survivants, seul ce dernier chiffre étant certain. [selon les ouvrages de 5000 à... 10 000 morts suisses] Le chiffre global du retour dans l'Empire français fut de 5 %.

     Le livre qui décrit cette ancienne bataille biélorusse est publié dans la collection bien nommée  « Archives vivantes » L’ouvrage, très riche en informations est aussi un guide de voyage pour ceux qui par loisir pérégrinent in situ  sur les champs de bataille.

     Eric Caboussat a l’histoire active !

    Il fonde sa maison d’édition en 1988  dans le petit village de Bière sur la base de ce slogan imparable: « connaitre son histoire aide à prendre les bonnes décisions. »

    berezina2012,editions cabéditaCe véritable « militant de l’Histoire avec un grand H »  indique dans l'Introduction :« en tant qu’éditeur et délégué du Souvenir napoléonien pour la Suisse, je suis heureux d’être l’initiateur d’un projet de livre à double détente puisqu’il nous offre plusieurs grilles de lecture de cette tragique campagne. Il est étonnant d’ailleurs que cette expédition réunissant vingt nations et qui va entraîner le bouleversement de l’Europe toute entière n’ait jamais été perçue que sous l’angle russe  ou à travers le prisme français, les autres protagonistes étant relégués à de la simple figuration. Croates, Italiens, Suisses et Polonais font nombre mais restent des seconds rôles. C’est cette perspective que nous avons voulu rompre ici. »

    Les troupes Suisses s’illustrent dans ces combats des 26 au 29 novembre 1812: un désastre humain. Hommes brûlés par les morsures du froid glacial à moins 28°, sans équipement, sans nourriture.

    Intéressante relecture avec la loupe helvète,  à la fois par la méticuleuse description des évènements dans leur précision historique  et par le  regard contemporain re-posé sur  les faits :« Un silence de plomb  a pendant des mois entouré le sort des régiments suisses en Russie. Aucune nouvelle ne parvenait du septentrion de l’Europe. Et la censure se chargeait d’interdire toute mention  » (p135) «  Hôpitaux devenus épouvantables charnier » (p126)

    Soldats tombés par milliers. Retour inimaginable de souffrances car « la sortie de la Russie ne signifiait pas la fin du calvaire. » p130.berezina2012,editions cabédita

     Mais le chapitre le plus surprenant est probablement celui consacré à la Confédération Suisse (1803-1813) Il peut étonner les nationalistes contemporains de tous poils avec ce titre de chapitre: « Napoléon Bonaparte refonde la Suisse»

    Paradoxal, ce rôle de la France voisine autour de l'Ancienne confédération !

     « Nous partons de la petite Suisse pour mieux cerner le caractère exceptionnel de cette gigantesque campagne qu’il fallait appréhender dans sa globalité »

    Oui, Eric Caboussat est un "hyper- suisse" ! Au sens où il part effectivement  de la dimension  locale (Bière-Vaud-Romandie) Mais  pour mieux se connecter à de complexes relations intra-européennes.

    Ce, dans l' ouvrage en question. Egalement dans sa démarche entrepreneuriale d'éditeur romand.

    Car son champ d’action s'étend particulièrement sur la région Rhône-Alpes, la Suisse romande, la Franche-Comté, la Bourgogne et l'Alsace, soit une  frange-Est de la francophonie.

    En zone de diffusion, certes. Mais aussi en zone de création littéraire. Editeur bien installé sur deux jambes...

    Originales, au final, ces connexions "interrégionales supranationales" d'un éditeur...étonnant.

                                                                                                   Sylvie Neidinger

     « La Bérézina : Suisses et Français dans la tourmente de 1812 »par Thierry Choffat et Alain-Jacques Czouz-Tornare. Editions Cabédita 2012 Isbn 978-2-88295-629-3

     La maison d’édition CABEDITA, Bières. www.cabedita.ch

    berezina2012,editions cabéditaUne philosophie soutend la démarche éditoriale. Cabédita publie chaque année une trentaine de livres (pas qu’historiques…) Soit une vente de 60 à 70 000 livres

    Une  formidable usine à revisiter l’histoire, la littérature avec le  vocabulaire entrepreneurial voire de stratégie militaire: équipes organisationnelles, cohérence éditoriale, avec même une « task force": une force d’intervention rapide  sur un ...sujet précis !

     Il dit lui même  avoir  "investi un créneau" celui du " littéraire consacré à l’histoire, la mémoire, le patrimoine et les traditions."

     

    Complément:

    *Gruyère célèbre seule les 200 ans de la Bérézina Le Matin

    *une bataille vieille de 200 ans unit et divise la Suisse swissinfo

    *Dans le canton de Fribourg, la ville de Villars-sous-Mont, en Gruyère est la seule à rendre hommage aux morts suisses. La Gruyère et la Bérézina

    *1812, la Bérézina des Suisses, victimes du  duel entre deux empereurs Les observateurs.ch

    *Centre d'Etudes Napoléonniennes; Bérézina2012.

    berezina2012,editions cabédita

     

  • Bénédict de Tscharner: infolio sur Ulrich Ochsenbein

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    La Fondation pour l'histoire des Suisses dans le monde vient de changer de direction, début mars. L'Ambassadeur Imhoof va poursuivre l'action de son prédécesseur, l'Ambassadeur Bénédict de Tscharner qui lui, quitte en beauté ..intellectuelle.benedict de tscharner,etat de genève,schoop,holenstein,nidau,ulrich ochsenbein,musée de penthes,musée des suisses dans le monde

    Il ajoute encore une petite pierre  à l'édifice de l'Histoire suisse. Car, en prenant ses fonction dès  2005, il avait initié, avec sa monographie  sur Johann Konrad Kern  une activité pédagogique  d 'éclairage du grand  public autour de thématiques historiques helvétiques.

    Bénédict de Tscharner mettait alors à disposition du public romand la synthèse d' un ouvrage déjà épuisé de l'historien Albert Schoop rédigé en dialecte thurgovien.

    Jeudi dernier, il présentait devant les  Amis de Penthes et autres invités dont le Cercle Général Dufour, des éditeurs, des  passionnés d'histoire.... le dernier-né de la série infolio sur Ochsenbein, brillant juriste, homme d'Etat bernois, père de la Constitution fédérale de 1848.

    En suivant la même logique: celle de la mise à disposition d'un ouvrage uniquement disponible en langue allemande. Ce livre se fonde sur la biographie de Rolf Holenstein  (Ochesenbein, Erfinder der modernen Schweiz  publié chez Echtzeit Verlag. Bâle 2009)

    La ville de Nidau qui a participé à la publication était également représentée lors de la  soirée.

    A savoir.Les Editions de Penthes déclinent en livre de poche la collection infolio qui valorise les Suisses célèbres: Gallatin, Motta jusqu'au professeur de.... Lénine Jacques -Alexis Lambert etc. Le château et son magnifique parc, propriété de l'Etat de Genève accueille un Centre de ressources documentaires...qui laisse présager la parution de futures études helvétiques !

    benedict de tscharner,etat de genève,schoop,holenstein,nidau,ulrich ochsenbein,musée de penthes,musée des suisses dans le mondeLa discussion qui a suivi fut des plus passionnantes : Ochsenbein fut même comparé à un Bismarck ...dans ses aspects positifs de celui qui "fait bouger" les lignes...

    Un auditeur eut cette conclusion à propos de la Guerre de Sonderbung "Nous en Suisse, on se bat mais au final, on se retrouve autour d'une issue qui évite le pire. Dans la même situation, les français se seraient massacrés"      100% vrai!

    Le plus mémorable   lors de cette soirée du 26 février à Penthes fut de réunir des passionnés, souvent fins  spécialistes  de l'histoire helvète qui n'ont en fait qu'une idée : mieux comprendre le présent voire le futur de la démocratie suisse!

    ( nota. Mon carnet de notes de cette soirée regorge d'éléments si intéressants qu'ils pourraient faire l'objet spécifiquement  d'un éventuel article sur justement la démocratie suisse.)

    En réalité,   le Président ne quitte pas du tout les lieux. Il est un peu chez lui à Pregny. Définitivement. Car le Musée historique regorge de souvenirs du ...Régiment Bernois de Tscharner!

                                                                                           Sylvie Neidinger

     

     Bénédict de Tscharner, auteur de plusieurs ouvrages sur la diplomatie dont un - épais- sur son expérience d'Ambassadeur à Paris. Né à Trub (Berne) en 1937, il est docteur en droit, ancien Ambassadeur à Bruxelles UE, Vienne OSCE, Paris

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    Editions  de Penthes



    Cercle Dufour

     

     Ulrich Ochsenbein (1811-1890) homme d'Etat suisse général en France. Bénédict de Tscharner. infolio.ISBN978-2-88474-674-8

     

     

  • Garde Suisse, plus vieille armée au monde -demi millénaire!- en action ce jour

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    Le cérémonial papal de ce jeudi 28 février pour  ouvrir le Conclave est marqué par les prestations de la Garde Suisse au service  particulier du souverain pontif. (actu)

    La Garde Suisse  de fait est la plus ancien corps d'armée au monde : un demi millénaire !

    L'anniversaire du 5 juillet 1512  est passé totalement inaperçu cet été. Ce blog Neidinger est un des rares à avoir traité l'information.

    suisse.GIFIl y a pile 500 ans, le 5 juillet 1512 par la Bulle Etsi Romani Pontifices, Jules II confère aux Suisses le titre de "Defensores Ecclesiae liberatis" Corps créé par le même Jules II en 1506.

    Lire le très intéressant  témoignage vécu de l'intérieur par un samourai du Pape: Stéphane Sapin.

    Comprendre comment un jeune Suisse du XXIème siècle choisit de revêtir ces uniformes d'un autre âge pour servir la personne du chef de l'église catholique.

     

     Sylvie Neidinger

     

    RubriquesHelvetia, Histoire avec un H

    Le Pape, combien de divisions ? Une: la Garde Suisse ! Pile depuis 5 siècles ce 5 juillet 2012

    Samourais du Pape

    J'intègre les commentaires  à l'article :

    Géo:"L'anniversaire du 5 juillet 1512  est passé totalement inaperçu cet été."
    A Genève, Madame, à Genève...
    Cela vous étonne ?"

    La blogueuse :"A Genève, la Rome calviniste, franchement pas d'étonnement. Mais ce que je voulais dire est que cette Garde Suisse  appartient au patrimoine culturel commun helvétique. Et que l'info cet été n'a pas été donnée à ma connaissance du tout, globalement dans le pays. Alors qu'elle est majeure : avoir le plus vieux régiment constitué et en activité du monde, ce sur un demi millénaire: c'est énorme comme info historique et patrimoniale  ! "  Sylvie Neidinger



  • Journée d'études napoléoniennes à Morges le 2 mars prochain

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    Intéressante réunion. Le 2 mars prochain, Eric Caboussat des Editions historiques Cabedita organise la 6ème journée d'études napoléonienne à Morges, hôtel la Longeraie. 

    Thème : Napoléon III, " Suisse de l'étranger Empereur de France"

    "Je vous rappelle, affirme l'organisateur, que cette année sera consacrée à Napoléon III. napoleon iii,musée des suisses dans le monde,études napoléoniennes,editions cabedité,eric caboussat,morgesPersonnage énigmatique pour ses contemporains et resté méconnu des générations postérieures, Napoléon III tient le rôle ambigu de premier président de la République française élu au suffrage universel et de dernier souverain de la France. Sa mémoire toujours marquée par la légende noire développée à partir du «Napoléon le Petit» de Victor Hugo, il est pourtant l’homme qui a fait passer ce pays  dans l’ère moderne et changé la vie quotidienne.

    C’est ce que propose de développer par le biais de trois thèmes l’historien Jean Etèvenaux. Docteur en histoire et diplômé de l’Institut d’études politiques, il est secrétaire général du Souvenir napoléonien, chevalier des Palmes académiques et chevalier de l’ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand.

    Il est entre autres l’auteur de biographies de Fouché (Bourg-en-Bresse, La Taillanderie, 1990, 208 pp.), de Jacquard (Lyon, Lugd, 1994, 104 pp.) et de Napoléon III (Paris, De Vecchi, 2006, 192 pp.) ainsi que d’un Napoléon face à Dieu (Paris, Osmondes, 2007, 180 pp.)."

    Alors en quoi Napoléon III intéresse-t-il la Suisse?

    Réponse à la troisème conférence programmée à 15h30 intitulée : Napoléon III n'a jamais oublié la Suisse !

    "Sa jeunesse à Arenenberg, les difficultés de sa situation lorsque la France de la Monarchie de Juillet réclamait son expulsion et les tensions nées lors de l’annexion de la Savoie rendaient le fils de la reine Hortense conscient de ce qu’il devait à la Confédération — sans oublier son aide à Henry Dunant pour la Croix-Rouge."  Dixit.

    Sylvie Neidinger

                                                                             Inscription à prendre Repas compris

    Par ailleurs  Le Souvenir napoléonien de Suisse sous le patronage de M. Eric Caboussat, qui en est le délégué commémore le bicentenaire de la bataille de la Bérézina au cours de laquelle 12 000 soldats Suisses furent tués.

    A noter une page sur la Berezina.
    Facebook: http://www.facebook.com/pages/B%C3%A9r%C3%A9zina-2012-ch/257028194325326

     

  • Salève: conférence gratuite sur l'ethnologue Marcel Griaule

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    Le célèbre ethnologue Marcel Griaule, spécialiste des Dogons, a habité aux pieds sur Salève. Ses travaux sont régulièrement exposés au musée du Quai Branly .

    L'association d'histoire locale La Salévienne  organise une conférence en sa mémoire. marcel griaule,dogons,musée du quai branly,ethnologue,salève,collonges -sous-salève,la salévienne

    Aux bons soins de son petit-fils, Luc Franzoni, lui  même docteur en droit, ancien haut fonctionnaire de l'ONU.


    La manifestation  se tiendra samedi prochain le 23 février, à 14h30 salle du fer à cheval à Collonges-sous-Salève.

     Regards sur l’œuvre de Marcel Griaule, Collongeois et ethnologue.

    "l'occasion de valoriser le patrimoine humain" du Bas-Salève" indique l'association au service de la Mémoire locale.

    Sylvie Neidinger

     

    Société historique  http://la-salevienne.org

    Marcel Griaule (1898-1956)

  • Ratzinger, Pape finalement moderne

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    Benoît XVI créé une véritable révolution. Par son geste, ce gardien pourtant  intransigeant du dogme catholique (son rôle doctrinaire)  engage par son départ l'église dans la modernité !

    Un esprit chagin remarquait, à propos de la décision récente du Pape: "au moins  sera-t-il célèbre par ...sa sortie spectaculaire".

    Effectivement et il y a de quoi ! Mais l'ironie semble mal venue. L'évènement est bien... historique puisque le dernier titulaire de la fonction pétrinienne à avoir renoncé à l'exercice pontifical   le fit au ...XVème siècle.

    Jean-Paul II n'avait pas quitté son"activité" malgré la maladie et l'âge avancé :"à qui dois-je envoyer ma démission?" plaisantait le Polonais. De facto, il inscrivait la nomination du Pape dans un mystère théologique issu du Conclave, du type "Dieu en a décidé ainsi, personne n'y peut rien"

    Benoît XVI en quittant de son plein gré, fait entrer l'Eglise romaine dans la réalité du XXIème siècle.

    L'humain Ratzinger en a décidé ainsi. La charge est lourde. Quelques affaires dont celle du majordome italien,Vatileaks, les dossier trop nombreux de la pédophilie  ont dû agacer le bavarois et peut-être accélérer le processus décisionnel ?

    Le catholicisme à tout à y gagner. Dans le monde médiatique contemporain, l'image de Papes veillissants presques séniles n'est ni dynamique ni motivante.

    Diriger l'église catholique et son milliard 7 de fidèles nécessite une santé de fer liée à  une énergie hors du commun.

    Le Pape allemand laisse le Saint Siège (encore chaud ) à plus jeune et plus motivé que lui. C'est une décision purement managériale, en fait. Il surprend.

    Personne n'imaginait cette décision de sa part.

    Cela se nomme la "Révolution Ratzinger" ! Auf wiedersehen.

    Sylvie Neidinger

  • Spéléologie:découverte en Salévienne. Conférence gratuite sur la Grotte des Crânes à Beaumont

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    La Société d'histoire La Salèvienne et la municipalité de Beaumont  invitent samedi 26 janvier à une conférence gratuite donnée par André et Agnès Collin à 14h30 Salle communale du Chable.

    DECOUVERTE DE 2,5 km DE GALERIES AU PIED DU SALEVE

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    Ils présenteront la synthèse des travaux de la Société spéléologique de Genève (SSG) réalisés depuis 1999 dans le réseau souterrain des Crânes au Salève avec la découverte de 2 km 500 de galeries localisées entre l’alpage de La Thuile et le pied du Salève, sur la commune de Beaumont.

    L'aventure, la découverte sont encore possibles dans...notre sous-sol. Terra incognita, sous le Salève!

    Les intervenants évoqueront les études géologiques réalisées, sensibiliserons à la protection du massif du Salève et évoqueront la circulation des eaux en zone karstique.
    "Cette nouvelle conférence, illustrée de magnifiques photos, fait suite à celle de Monnetier le 15 octobre 2011 « De Bellevue aux Eaux-Belles » qui avait passionné 240 auditeurs "affirment-on à la Salévienne.

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    Et de poursuivre: "André et Agnès Collin, spéléologues passionnés, domiciliés à Monnetier, sont membres de la Société spéléologique de Genève et du Groupe spéléologique de Gaillard.André, ancien accompagnateur de montagne au Salève, a su faire partager sa passion avec Agnès pour la botanique et les mystères des sous-sols saléviens. Ils aiment à partager leurs découvertes et connaissances du monde souterrain avec la population au travers de conférences."

     Sylvie Neidinger

     

     SSG : Société Spéléologique de Genève

    Salévienne:4, ancienne route d'Annecy.F-74160 Saint-Julien-en-genevois

    Téléphone : 04.50.52.25.59 - Site internet : http://la-salevienne.org
    Email : la-salevienne@wanadoo.fr (président) - nadine.cusin@sfr.fr (secrétariat)

    Mairie de Beaumont

  • Nouveau billet d'euro: Europe est phénicienne, sémite et non grecque !

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    Quand la  numismatique pose des questions d'identité culturelle  européenne !!!!

     La Déesse Europe a été choisie pour illustrer les nouveaux billets d'euros- dont ceux de 5 -qui vont entrer en circulation le 2 mai prochain.

    Problème majeur, les  médias dans les premiers articles (dont malheureusement je n'ai pas fait copie)par manque évident de connaissance ont présenté Europe comme étant une déesse grecque.

    Ce qui est faux, évidemment. Elle est phénicienne ! Elle eut une telle importance fondatrice que les Grecs l'ont racontée...billet d'euro,numismatique,déesse europe,désinformaton,grèce,phénicie,sémite,maison orient et méditerranée

    Or  la dépêche de l'AFP du 10/01/13 rédigée  suite à l'intervention médiatique de Jean-Michel Grimal de la BCE reprise, corrigée,  reste muette sur l'origine  d'Europe ! 

    Pas inexacte mais incomplète en signalant uniquement que cette princesse appartient à la mythologie grecque.

    Seule la Tribune évoque cette déesse phénicienne avec exactitude"le nouveau visage du nouveau billet de 5 euros enfin dévoilé" "

    Et précise " Le billet  vient d'être dévoilé par la Banque Centrale Européenne (BCE) à l'occasion de l'inauguration de l'exposition "Le nouveau visage de l'euro", ouverte jusqu'au 10 mars 2013 au musée archéologique de Francfort. Le dévoilement des autres nouveaux billets se fera par ordre croissant, et s'étalera sur plusieurs années"

    Les autres articles du jour sur le thème  restent sur la base de la dépêche AFP:

    l'Expansion : La BCE dévoile le nouveau billet de 5 euros premier de la série Europe 

    Le Télégramme :Euro les billets changeront bientôt de visage"

     Extrait :"Une nouvelle série de billets, la toute première depuis l'apparition de l'euro en janvier 2002, commencera à être mise en circulation, à partir de mai prochain. La coupure de cinq euros inaugure ce renouvellement.La Grèce revient au premier plan. Sur les billets de banque. En effet, le doux visage d'Europe, cette princesse de la mythologie grecque séduite et enlevée par le dieu Zeus métamorphosé en taureau et qui a par la suite donné son nom au continent, figurera dans le filigrane et l'hologramme des nouvelles coupures. Histoire de donner «une touche d'humanité aux billets», indique la Banque centrale européenne. Le portrait choisi provient d'un vase antique en céramique datant du IVesiècle avant notre ère et faisant partie de la collection du musée du Louvre à Paris. «Le choix d'Europe s'est assez rapidement imposé après des discussions préliminaires», a expliqué Jean-Michel Grimal, responsable de la division du développement fiduciaire au sein de la BCE. Le choix de personnalités européennes ayant réellement existé aurait pu, à l'inverse, heurter des «sensibilités nationales», selon lui."

     Jean-Pierre Grimal, responsable de la division du développement fiduciaire à la Banque Centrale Européenne exprime que faute d'entente sur une personnalité européenne issue d'un pays de la zone euro, le choix s'est porté sur celle qui a donné son nom au continent.

    Logique. Essentiel. Encore faut-il mettre toute l'histoire sur la table ! Affronter le réel.

    A fortiori quand l'expo inaugurale se déroule dans un musée archéologique, celui de Francfort en l'occurrence.

    HOMMAGE A LA PRINCESSE PHENICIENNE EUROPE, UR'P, FILLE D'AGENOR, ROI DE TYR

     La mythologie est au monde antique ce que le document imprimé et internet sont à notre vie moderne: un moyen de raconter l'Histoire, un média.

    Les grecs antiques ont tenu par ce cycle légendaire thébain a affirmer combien leur savoir puise ses racines dans la rive orientale de la méditerranée. Cela vaut pour Kadmos (ou Cadmus) et l'importation de l'alphabet phénicien de Tyr (Liban actuel) alphabet   lui même découvert légèrement au nord à Ugarit (Syrie actuelle, ancienne côte syro-cannano-phénicienne)

    Le mythe : la jeune Europe est enlevée par Zeus déguisé en  taureau blanc  sur une plage phénicienne pour partir en  Crête. A la demande de son  père Agenor, ses frères (dont Kadmus) ont ordre de  partir à sa rechercher dans toute l'actuelle Grèce. Et de ne jamais rentrer sans elle. Devant l'impossibilité de  la retrouver, il consultera l'oracle de Delphes et fondera une ville "là où il rencontrera une génisse blanche" . Kadmus fondera Thèbes en Béotie. Le cycle ovidien des Métamorphoses est essentiel: les textes sur Oedipe en seront issus.

    Les écrits de Thèbes présentent un fort caractère généalogique, à la fois sur les descendants donc la fusion avec les peuples locaux mais aussi sur les ascendants. Passion généalogique...tout comme dans l'univers sémitique...

     Les Grecs antiques ont par la voie mythologique mentionnés combien l'expansion de leurs cultures s'inscrit dans un contexte méditerranéen très large qui a véritablement façonné l'histoire avant eux   : Sumer, Mésopotamie, Phénicie, Hittites etc.

    Je signale l'excellent pôle de recherche sur le Proche-Orient ancien ( de niveau mondial)  à la Maison de l'Orient et de  la Méditerrannée, MOM Lyon 2, qui met à disposition de l'internaute une base de donnée accessible et gratuite (podcast ou autres) Plusieurs laboratoires de Recherche  dont Hisoma (textes et langues anciennes) et Archéorient

    Les sources de la civilisation grecque puisent dans les apports venus de la côte orientale.

    Le rapport entre l'Europe et le Proche-orient est des plus complexes !

    Si l'on change le curseur de la période historique pour s'intéresser à la période néolithique (premières néolithisations proche-orientales à la fin du 9ème millénaire avant JC) on constate pareillement  que l'élevage et les techniques d'agriculture sont importées dans nos contrées  par des bergers orientaux venus essaimer en Europe et dans les Alpes...

    Oui, même si la chose déplait à ceux qui tracent "l'identité culturelle" comme unique et  enfermée dans des frontières,  l'identité européenne comme l'identité grecque dans leurs racines et   structures sont totalement sur la base de sources Est  Proche-orientales , celles du fameux croissant fertile, géographiquement au coeur de l'Asie, l'Afrique et l'Europe.

    Ah si les archéologues se mêlaient de quitter leurs chers tessons et autres ostracons pour venir par des articles simples diffuser leurs précieuses informations !

    L'AFP alors rédigerait mieux sa dépêche sur la déesse/princesse EUROPE, celle dont le   nom a baptisé notre  continent !

                                                                  Sylvie Neidinger

     

     Rétrolien: Blog latinistes Suisses Félix Tuscher