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09/11/2013

Perte AA+: l'analyse ultra claire de l'économiste Charles Wyplosz

Baisse de la note France car économie en berne et réformes structurelles non engagées.perte AAA,Standerd &Poors, charles wyplosz,

Après la dégradation de la note de la France par l’agence Standard & Poor’s, Charles Wyplosz, professeur à l’Institut universitaire des études internationales et du développement à Genève, analyse dans le quotidien Libération  les causes et possibles conséquences de cette situation.

Un exemple parmi d'autres des choix politiques récents contestés:  l'embauche de professeurs alors qu'il convenait de "dégraisser" le mammouth.

perte aaa,standerd &poors,charles wyploszD'autant que le classement Pisa de la France la montre  bien mal placée en termes de résultats malgré son armée  enseignante pléthorique. Folle taxation. Réforme des retraites injuste puisque les citadelles spécifiques du type régime spécial SNCF, Ratp n'ont pas été une seconde égratignées.

D'où la mauvaise note pour l'économie globale.

Charles Wyplosz professeur à l'Institut dédié au post grade (doctorats) interviewé résume dans un langage didactique ultra simple les enjeux.                        

Le site web perso de l'économiste découvert à l'occasion de cet article est également didactique et bien présenté avec à chaque fois une photo d'actu communicante, humoristique quelquefois.

Sylvie Neidinger

 

 

article wiplosz chômage et emplois aidés http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2014/05/02/31007-20140502ARTFIG00201-et-si-les-emplois-aides-creaient-encore-plus-de-chomage.php

                                                                 ***

Autres articles sur le thème:

Nl Obs cite le 'patinage économique'

François Hollande maintient son cap inchangé. Le gouvernement veut casser le thermomètre.

                                                              ****

                                                   MAUVAISE NOTE DE RENTREE !

perte aaa,standerd &poors,charles wyplosz

 

06:15 Publié dans E-Economie, P-Politis France | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : perte aaa, standerd &poors, charles wyplosz | |  Facebook | | | |

15/10/2013

Les USA du shutdown encore au far-west

Bizarre Shutdown.

Prise en otage de l'économie et/ou  règlement de compte politique: les Républicains vont très loin dans leur prise d'otage des.... USA et de leur image internationale par  un Federal Government Shutdown contre le projet d'une Sécurité Sociale.

Mieux soigner-en particulier l'épidémie nationale d'obésité- est visiblement  un outrage pour les tasses du  Tea Party.

Un gros mot pour ceux qui vivent encore à l'heure de la diligence du Far West.

Que le plus fort survive. Et que  les autres disparaissent. La sélection naturelle, quoi.

usa.GIF

Pour la plus grande stupéfaction en interne des américains qui du jour au lendemain ont dû cesser leur travail.

Des "responsables"politiques  totalement irresponsables, pris dans un provincialisme isolationniste sidérant.

Signe du paradoxe particulier US :se vivre isolé du monde, tout prônant  la conduite des affaires du monde

Les parcs nationaux fermés, les chercheurs à la maison. Boing qui lève le ton. Jusqu'à la pêche aux crabes en Alaska qui est impactée

Sans parler des blocages internationaux.

Du volet financier.

Une attitude suicidaire pour un pays au bord de la faillite, perdant la main sur  le dollar, cette  monnaie- monde qui va plonger. Alors que les USA  se veulent toujours N°1. Et tout  régenter.

Le scénario du dollar qui fait défaut, d'une Réserve Fédérale bientôt en crise est noir. Il va inverser complètement la donne éco-politique.

 Les Chinois  absorbent une part majeur de la dette US. Ils commencent à s'impatienter.

Ils évoquent carrément la nécessaire désaméricanisation des flux d'échanges monétaires.

 L'épicentre de l 'économie internationale bascule vers la zone Asie Pacifique.

La voie ouvertes des Briics, ces émergents face à une Amérique décrédibilisée et faible.

Les Républicains ont éteint la lumière. Lorsqu'ils la rallumeront, le monde se sera plus le même. Et eux  moins puissants ?

                                                                                                       Sylvie Neidinger

http://www.rfi.fr/ameriques/20131013-chine-etats-unis-dette-shutdown-budget-tresor-dollars

http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/shutdown-budget-americain/la-chine-juge-lamentable-la-menace-du-shutdown-americain-sur-l-economie-mondiale_431380.html

http://geopolis.francetvinfo.fr/pekin-et-le-shutdown-il-faut-de-sa-me-ri-ca-ni-ser-24271

18:45 Publié dans E-Economie, P-Politis International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shut down, usa, briics | |  Facebook | | | |

08/10/2013

Le billet vert...jaune de 100 dollars

Aujourd'hui mardi 8 octobre, lifting de la monnaie de référence. Pour une touche jaune coloréenouveau dollar, couleur.

"C'est notre billet le plus utilisé sur le plan mondial. Entre la moitié et les deux tiers des billets de 100 dollars circulent en dehors des États-Unis et c'est aussi le plus contrefait de tous, en dehors des États-Unis», vient d'indiquer Sonia Danburg de la Réserve Fédérale.

100% vrai: le billet de 100 dollars détient le record d'être le plus imité. Dans certaines zones du globe, il se dit que un billet sur dix est...vrai.

La monnaie nord-américaine fut à l'effigie d'un genevois en...1862: Albert Gallatin. Articles du blog sur l'histoire- un peu suisse -du dollar, ce thaler:
le dollar ce-thaler.

Gallatin, l'autre genevois

Si le "shutdown" US actuel continue, le billet vert va devenir rapidement ..monnaie de singe mondiale pour folle planche à billets sans valeur, liée à une économie sous perfusion !

                                                                                            Sylvie Neidinger

21:59 Publié dans A-GeneVie, A-Helvetia, E-Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouveau dollar, couleur jaune, reserve federale, dollar, thaler, gallatin | |  Facebook | | | |

07/08/2013

Recruteurs suisses: les français soit-disant "arrogants et paresseux"

 Le  conducteur décédé dans le terrible accident de train survenu récemment au nord de Lausanne était un  français de 24 ans. Ni arrogant, ni paresseux.

Décédé au travail par la faute d'un autre qui ne s'est pas plié à la signalisation.

Cette nouvelle téléscope le buzz "franco-suisse"  du week-end précédent  autour des non-recrutements spécifiques des hexagonaux par les agences hèlvétiques pour les motifs de paresse et d'arrogance. Info parue dans le Matin Dimanche du 28 juillet sous la plume de Marie Maurisse.

Cette nouvelle a tenu le haut du pavé, largement reprise dans la presse hexagonale. Mais telle qu'elle, non commentée.

France un peu surprise de cette image rendue de la part d'un pays voisin que, à vrai dire, elle met très peu, elle-même, à la une de son actualité habituellement. Si ce n'est par cliché pour franco-suissestigmatiser  l'éternel "paradis fiscal" et le chocolat...

Mine de rien cette info est extrêmement révélatrice si on prend le temps de l'étudier.

Commençons à différencier trois niveaux de réception: national, politicien, local. Ce pour chacun des deux  pays et avec une dualité  détectée: la nuance entre la symbolique et le réel:

*1) Côté Suisse :

Suisse/échelon national:la Confédération  entretient une politique d'immigration sélective, malgré les accords de libre -échange. Sans souci. Vu son niveau de vie très élevé, toute l'Europe voire plus loin encore, se précipite pour y travailler. On a même parlé de...londoniens frontaliers.

Suisse/échelon politicien:

a) le message symbolique politicien: des partis de droite extrême et d'extrême droite font leur gras -comme beaucoup en Europe aujourd'hui- sur le traitement de l'étranger, du français en particulier puisque les deux pays partagent une large  frontière.

Jusqu'au très officiel Office Cantonal de l'Emploi (OCE) qui en avait tiré une caricature présentant le français baptisé "Robert" comme prototype du paresseux. Aucune réaction  politique officielle française à l'époque. Sinon chez les frontaliers, premiers concernés et leur Groupement associatif (GTE)

Caricature assumée politiquement puisqu'elle n'a pas été retirée. Isabel Rochat, conseillère d'Etat l'assume en signalant que c'est le "fraudeur" qui est visé dans la video et non le "français". Sauf que la lecture induit que le  fraudeur est systématiquement français. Et induit la logique du "français fraudeur". Jamais les autres...Dont les suisses qui vivent en France sans se signaler aux autorités.

Dans l'affaire du train, celui qui n' a pas respecté la signalisation à l'origine de l'accident n'était pas français. On parle ici de "défaillance humaine"...

Restons logiques. Aller stigmatiser un ensemble sur la base d'un cas exemplaire pris pour représenter une certaine nationalité n'a pas de sens. Cela correspond parfaitement à la définition de "nationalisme" -Mais attention pas ici à celle de  racisme - car ces débats portent bien sur les nationalités et non sur  les races.

Caricaturer l'ensemble des frontaliers autour des 120 "roberts" signalés est bien réducteur.

Il s'agit de toutes façons d'un ...message politique. Les partis populistes l'entendent ainsi. Le parti d'extrême droite MCG a par exemple  pris pour cible nominativement Michel Charrat, président du Groupement qui a porté plainte, dans le cadre d'une campagne électorale d'affichage du printemps dernier.

Trouver comme cible une population étrangère  n'est d'ailleurs pas une spécialité suisse. La France est un maître dans le genre. La crise économique générale explique ces poussées de populisme.

Suisse/échelon local:

a) Suisse /local : message symbolique.

Cela fait bien longtemps (deux ans?) que le rétrécissement  du marché du travail suisse se pose spécifiquement autour des "français". Ce débat local  peut être suivi régulièrement  dans les discours des politiciens MCG, UDC et autres partis, sur les  Blogs Tribune de Genève. A savoir  "à compétences égales choisir un suisse " devient en 2013 "même à compétences inégales choisir un suisse".

De fait, choisir un suisse en Suisse semble  logique tout de même.

RECRUTEMENT: LE NON DIT

Remarque : chacun est tout de même  encore libre de s'organiser dans son pays et la Suisse de choisir qui elle veut en réalité.

De quelle manière  contourner la loi européenne sur le libre échange ? Tout simple.

Dans le bureau du recruteur: retirer des prétendants de nationalité française sans ouvrir les dossiers de candidature.

Il se dit  que cela se pratique aussi du côté de la fonction publique de l'Etat de Genève. Désormais, les agences privées de recrutement l'ont très officiellement signalé.

Ne pas croire toutefois que la volonté de travailler en Suisse soit immuable pour les hexagonaux. Il semble depuis deux ans également  que les  hôpitaux de Annemasse et de  Saint-Ju ne vivent plus un turn-over infernal d'infirmières qui traversent la frontière au moindre recrutement helvète. Elles se stabilisent localement et beaucoup ne veulent plus du tout travailler de l'autre côté. Les discours  entendus sont fermes : pas question. Le travail est bien un marché basé sur la loi de l'offre et de la demande !

A propos du volet  "paresse ", on est bien dans une phraséologie  à vocation ultra politique de message public.

Le réel, le terrain est bien différent :

b) Suisse/local: le réel.

LES SUISSES NE SONT PAS MASOS !!!

Ce pays libéral qui permet des licenciements soudains, dans la journée aurait déjà renvoyé  les milliers de travailleurs frontaliers s'ils étaient vraiment les  fainéants qu'une certaine  Suisse politicienne se plait à bouc-émissairiser. IIs ne seraient plus en poste, évidemment.

Dans la vraie vie. Pas dans la symbolique politicienne, qui les présente comme des éternels ...Roberts.

Si les français  sont en poste, c'est bien qu'ils assument leurs tâches !  La Suisse bonne samaritaine ne va tout de même pas jusqu'à entretenir une armée fantôme de travailleurs arrogants et paresseux, non? Que ce soit à Bâle, Genève ou Lausanne...

Voire même dans la vraie vie -pas celle fantasmée- de certaines entreprises, certains  employés suisses  quittent quelquefois  leur boulot pile à l'heure horlogère. Pas une minute de plus. Alors que les autres collègues-  de toutes autres nationalités d'ailleurs -assurent le suivi du client retardataire, du surplus de travail.  Ces retours du terrain réel existent. Il est plus intelligent ici, de ne pas porter de jugement hâtif autour des nationalités. Idem, certains suisses choisissent de manger leur sandwich sorti du sac  quand les collègues français dépensent le resto. Contrairement à la caricature inverse généralement rapportée. Il s'agit bien de  comportements individuels. Point barre.

 Or, les recruteurs qui ont fait la Une de  Matin Dimanche ont bien raisonné "nationalités". Ils signalent par exemple que dans le BTP, on préfère les portuguais et espagnols aux français. Problème: cette info date.... d'un demi-siècle !!!!!!! Depuis les années 60, le BTP embauche nombreux  portuguais et espagnols que ce soit en Suisse ou en France.

Remarque: on trouve peu de suisses dans les travaux pénibles du BTP et de la restauration. Peu de français dans le BTP. Doit-on en conclure qu'ils sont paresseux? Non évidemment. Cela tiendrait d'un jugement hâtif, là encore.

 Une chose est certaine sur le terrain: la Finance suisse se ferme aux français.

Jusqu'alors ils y étaient relativement bien vus. La France produit effectivement des matheux et des informaticiens de l'ingéniérie financière de très haut vol. Combien de traders français à Londres ou New-York ....

La donne a changé.

L'article du Matin Dimanche repris par les nombreux médias en explique les raisons :"
"Le journal prend en exemple un poste proposé sur l'Internet dans une banque genevoise pour un collaborateur dont la mission consiste notamment à ouvrir et fermer des comptes de clients. "Les patrons craignent d'engager des Falciani ou des Condamin-Gerbier en puissance", fait valoir le journal. Pierre Condamin-Gerbier est un ancien collaborateur de la banque Reyl & Cie qui est actuellement en prison à Berne pour son témoignage dans l'affaire Cahuzac. Des critiques similaires avaient également refait surface en 2009 lorsqu'Hervé Falciani, un ancien informaticien de la banque HSBC en Suisse, avait vendu un fichier volé comportant une liste d'évadés fiscaux."

Et de citer deux noms au coeur des faits divers: Falciani et Condamin-Gerbier.

Ces deux individus ont fermé la porte de leurs compatriotes à la carrière bancaire.

Les Suisses ne sont pas masos. Pourquoi embaucheraient-ils ceux qui vont voler des listings au profit d'un tiers ??? La confiance est entâmée.

Et cette fois, il faut porter l'analyse de l'autre côté de la frontière :

*2.Côté France

France/échelon national

a) France /national: message symbolique. La  France "des Lumières" adore qu'on la regarde plutôt qu'elle même ne regarde ses voisins. Le monde entier doit connaitre la date du 14 juillet. Peu  d'hexagonaux sont capables de citer les dates de fêtes nationales helvètes. On frise la caricature avec la Suisse vue comme  pays du bon chocolat. Du dépôt bancaire. Du chalet de montagne.

 Tout comme sa voisine, la France est par tradition une contrée d'immigration. Au XIXème siècle, l'immigré est intérieur: un breton, corrézien ou savoyard qui monte à Paris.

Immigrés désormais mondialisés avec lesquels elle n'est pas tendre du tout, non plus...

Un exemple daté des années 1990 à  propos de l'"importation" de médecins étrangers. L'administration avait inventé  le concept de FFI: " faisant fonction d'interne" Des médecins totalement diplômés dans leur pays,  ultra employés à faire des heures dans les hôpitaux publics. Mais sous payés car n'étant statutairement que des "faisant fonction de" des erzatz, quoi. Plusieurs ont finalement quitté la France à force d'attendre un vrai statut. Certains ont fait de belles carrières aux...USA.

b) France/ national: le réel. Les français   apprennent avec surprise par le Matin que des compatriotes peuvent  aussi  être les ..immigrés d'un autre ![ Une mauvaise langue a suggéré que ce retour  remet quelques egos en place !]

Cette information du Matin les inquiète (d'où sa diffusion dans toute la presse hexagonale)  car elle les renvoie aux problèmes structurels d'une économie en berne, un chômage massif. L'image donnée par les suisses des "français revendicatifs et arrogants" les ramène  à  une économie chancelante. Eux de se poser pour eux mêmes -et pas tant pour ce que les suisse peuvent penser en réalité!- la question des congés, des   RTT, des  grèves (ex:dockers de Marseille) de la civilisation du loisir, des retraites à 55 ans pour certaines catégories  (ex: cheminots  etc...)

 France/échelon local. 

a) France/local: symbolique. Tous les expatriés en Helvétie seraient arrogants et fainéants ??Non. La généralisation est évidemment abusive et populiste.

b) France/local: le réel. Deux cas nets sont  à distinguer. Entre ceux qui travaillent déjà en Suisse et ceux qui comptent le faire et candidatent.

Rappel: l'article du Matin est basé sur l'opinion d'un cabinet de recrutement précisément.

-Oui les français qui sont déjà en interaction professionnelle avec la Suisse la connaissent, l'apprécient, en respectent  les codes, les us. Ils n'importent pas leur fonctionnement "français" et se plient aux usages de leurs employeurs locaux, avec qui les relations sont souvent excellentes. Très peu sont  concernés par l'esprit de revendication. Ils sont   ponctuels. Cela concerne des milliers d'individus. Bien évidemment des cas de revendications prud'hommales existent par les employés français ou autres ....comme dans toute démocratie. Il s'agit alors de mise en oeuvre du droit du travail (identique pour tous suisses et non suisses) et non du code des nationalités.

 -L'opinion du cabinet se base, elle,  sur ceux qui ne sont pas intégrés et se présentent. Exemple : à Genève, un responsable d'agence de recrutement me disait récemment que les jeunes ingénieurs français sont impossibles et "les parisiens encore pires que les autres" ! selon lui  : ils arrivent avec leur préjugés hexagonaux sur leur propre valeur, leurs prétentions,  car sortant de telle école très côtée et avec tel classement. Le recruteur lui veut savoir ce qu'ils peuvent  apporter et comment ils pourraient se caler dans le moule suisse. D'où effectivement ces jugements  intempestifs "d'arrogance"?

France/échelon politique

a) France/politique: le réel

Etienne Blanc, le député de la 3ème circonscription de l'Ain, basé à Divonne-les-bains est un véritable député frontalier. A Paris, il ne cesse d'évoquer tous les contacts  positifs entre Suisse et France. A tel point que ses confrères l'ont raillé d'être si ...suissophile !!!( rapporté par lui dans la presse)franco-suisse,suisse-bashing,grand geneve,etienne blanc,gte,oce

Il est tout simplement comme tous ceux de la zone frontalière, ceux  du Grand Genève,en lien bien compris avec le pays voisin devenu partenaire sur bien des projets. Partenaire: cela se respecte !

Echanges trans-frontaliers de tous ordres: dont celui des  travailleurs, entre autres. Cela ne date pas d'aujourd'hui . Combien de panneaux ou de raisons sociales avec la terminologie " franco-suisse"?

 b) France/politique : le symbolique

A ce stade de l'analyse, on touche du doigt la nature des relations avec la Suisse telles que vues de Paris: de la quantité négligeable?

 Eveline Widmer-Schlumpf avait attendu un certain temps avant d'être reçue par l'actuel Président. L'ancien Sarkozy n'était pas plus pressé pour s'exposer avec tout ce qui de près ou de loin touche à la Confédération. 

Question d'image !! En effet s'afficher avec ces riches de suisses et leur système bancaire, cela vous plombe une communication politique , semble-t-il..Cela fait mauvais genre, n'est-ce pas ??

Aujourd'hui les relations s'enveniment carrément  Lire aujourd'hui : Widmer-Sclumpf face à Moscovici : le conflit Suisse-France se complique

 A ce stade, on ne comprend plus rien. Le Qatar non francophone a été accepté comme membre de la francophonie par la France qui elle depuis quelques années joue la danse du ventre devant le richissime émirat jusqu'à lui offrir une fiscalité spécifique avantageuse.

Les politiciens à Paris ( Gouvernement, Assemblée, Sénat) vilipendent  sans complexe  la Suisse francophone, ce voisin de longue amitié ancestrale. Ce"vieux couple" (cf mon article infra)

Pays avec certes son système bancaire qui hérisse le poil de plusieurs autres nations.

Mais aussi Suisse qui  permet des importations bénéfiques pour le PIB français: la manne salariale des milliers de frontaliers qui ont le courage de s'engager professionnellement en  territoire étranger dans des situations de précarité structurelle (possibilité de licenciement rapide et salaire qui dépend d'un taux de change qui varie chaque jour et peut chuter, sécu coûteuse)

La relation politique  franco-suisse est aujourd'hui  crispée. On parle même de ....conflit !!

Je ne comprends pas cette approche des politiciens basés à Paris. L'arrogance française se situe probablement ....à leur échelon ?

Ils ne sont pas d'extrême-droite seulement. Le suisse-bashing se pratique de tous bords de la gauche à la droite. C'est devenu carrément "politiquement correct "sur les bords de la Seine !

Alors que des milliers de français traversent chaque jour la frontière....

La Suisse semble s'en moquer. Elle  tourne son regard  vers les zones germanophones de l'Europe.

                                                                                                Sylvie Neidinger

 Articles du blog ayant déjà traité du sujet:

-caricature: les pendulaires frontaliers

-Le vieux couple franco-suisse

 

 

 

15/01/2013

Ca coûte combien une guerre au Mali?

La France vit à découvert. Les précédents gouvernements n'hésitaient pas à augmenter la dette publique, quitte à la faire porter sur les générations futures.

François Hollande fut élu sur la base d'une intention très louable  de redresser les comptes.

Mais pour faire entrer de l'argent dans les caisses, il mit en place -entre autres actions-un Ministère du "Redressement productif" à l'intitulé un peu Gosplan (du type:1921. Union soviétique, comité étatique pour la planification)

Redressement qui a viré à la maison de redressement sous la  schlag verbale inédite d'un ministre, Arnaud Montebourg. Lequel   a ...dressé des catégories de français les unes contre les autres.

Attaques  ad hominem. Contre des individus déclarés "riches" par plusieurs membres de l'exécutif. Du jamais vu.

Les entrepreneurs Peugeot, Bernard Arnaud insultés. Mittal, investisseur étranger fort de 80 000 emplois dans l'hexagone villippendé et appelé à ...dégager!

Gérard Depardieu minabilisé en place publique. En média public.

Tout cela pour des questions ...d'argent.

La France, ce pays à  fort prélèvement  fiscal en temps normal -signe certes, d'un Etat qui fonctionne ! -  a  fait entrer la collecte normalement "administrative" des impôts  dans un processus ...   idéologique justifié en plus par la... morale.

Les bons citoyens et les autres. La lie et l'ivraie. Le tri. "Folie fiscale" en  a conclu La présidente du Medef.

Problème: cette technique de bouc-émissairisation, concoctée pour faire adhérer  les rangs de la gauche de la gauche au projet gouvernemental eut un effet non prévu par les politiques et  communicants: l'ensemble de la société française jusqu'aux  plus modestes ( cf radio trottoir)  s'est senti bizarrement visé  par ces actions contre des classes sociales très aisées !!

Tous de constater que les hausses les concernent eux aussi ...Effet inverse à celui prévu. Au lieu de fustiger  "les salauds de riches" qui bravachent et ferraillent contre le gouvernement lequel les stigmatise en public, le bon peuple  finalement   se sent ...solidaire des Depardieu et autres.

  Avec cette inquiétude qui pointe : "Si ces personnes célèbres ont encore la possibilité de quitter, moi je ne peux rien faire contre les augmentations tout azimut"

Les cotes du président et du premier ministre ont plongé à un taux historique jamais vu.

François Hollande a dit ne pas tenir compte des mauvais sondages. Il met en place sa politique.

UNE GUERRE, OPERATION SERVAL, EN SOLITAIRE, DANS UN CONTEXTE DE CRISE ECONOMIQUE

Or, ce week-end de janvier 2013,  très 5ème République, il  a décidé, en solo, sans l'aval du Parlement d'une... guerre. Sans l'accompagnement d'autres puissances. Seul. Simple comme bonjour.

Un dossier très francafrique, néocolonial même.

Face aux turbulences de sa politique  internes, il a endossé le costume martial. Malgré la présence d'otages (au nombre de huit) dans la zone, sacrifiés et malgré la grave crise économique du pays!!

Un mort, déjà, un pilote.

Certes le gouvernement pourra argumenter d'une  vue économique au final dans cette guerre malienne: action contre les islamistes  pour en réalité protéger  l'uranium du Niger dont l'industrie nucléaire française (dont Areva) a largement besoin.

Ne pas oublier le rôle complexe  de la France dans la prolifération islamiste radicale. Ils  ont proliféré au Mali comme dommage colatéral suite à l'intervention voulue par... Nicolas Sarkozy en Libye. Eux, leurs armes et leurs savoir-faire de "guerilla sur pick-up" !

On sait quand un conflit commence et jamais quand il cesse.

La France a-t-elle les moyens de ses ambitions et de son " privilège diplomatique", le  veto onusien ???

Au fait, cela coûte combien une guerre ??

Sylvie Neidinger

 Postdu 1/02/13 : les chiffres sont donnés dans les médias et évoquent la somme de 2 millions d'euros par jour

 

 LIRE, suivi:

"Combien l'opération au Mali va-t-elle coûter?" . article du 18 janvier L'expansion Lire

"Présidentielle au Mali, l'inévitable  ingérence de la France"article du 25 juillet 2013 Lire

Réponse en septembre 2014 plus d'un milliard :http://www.lepoint.fr/economie/l-explosion-du-cout-des-operations-exterieures-19-09-2014-1864740_28.php

Suite de la réponse : novembre 2014. Grave dérapage budgétaire http://www.rtl.fr/actu/economie/les-interventions-militaires-font-deraper-le-budget-de-la-france-7775281475

11/01/2013

Nouveau billet d'euro: Europe est phénicienne, sémite et non grecque !

Quand la  numismatique pose des questions d'identité culturelle  européenne !!!!

 La Déesse Europe a été choisie pour illustrer les nouveaux billets d'euros- dont ceux de 5 -qui vont entrer en circulation le 2 mai prochain.

Problème majeur, les  médias dans les premiers articles (dont malheureusement je n'ai pas fait copie)par manque évident de connaissance ont présenté Europe comme étant une déesse grecque.

Ce qui est faux, évidemment. Elle est phénicienne ! Elle eut une telle importance fondatrice que les Grecs l'ont racontée...billet d'euro,numismatique,déesse europe,désinformaton,grèce,phénicie,sémite,maison orient et méditerranée

Or  la dépêche de l'AFP du 10/01/13 rédigée  suite à l'intervention médiatique de Jean-Michel Grimal de la BCE reprise, corrigée,  reste muette sur l'origine  d'Europe ! 

Pas inexacte mais incomplète en signalant uniquement que cette princesse appartient à la mythologie grecque.

Seule la Tribune évoque cette déesse phénicienne avec exactitude"le nouveau visage du nouveau billet de 5 euros enfin dévoilé" "

Et précise " Le billet  vient d'être dévoilé par la Banque Centrale Européenne (BCE) à l'occasion de l'inauguration de l'exposition "Le nouveau visage de l'euro", ouverte jusqu'au 10 mars 2013 au musée archéologique de Francfort. Le dévoilement des autres nouveaux billets se fera par ordre croissant, et s'étalera sur plusieurs années"

Les autres articles du jour sur le thème  restent sur la base de la dépêche AFP:

l'Expansion : La BCE dévoile le nouveau billet de 5 euros premier de la série Europe 

Le Télégramme :Euro les billets changeront bientôt de visage"

 Extrait :"Une nouvelle série de billets, la toute première depuis l'apparition de l'euro en janvier 2002, commencera à être mise en circulation, à partir de mai prochain. La coupure de cinq euros inaugure ce renouvellement.La Grèce revient au premier plan. Sur les billets de banque. En effet, le doux visage d'Europe, cette princesse de la mythologie grecque séduite et enlevée par le dieu Zeus métamorphosé en taureau et qui a par la suite donné son nom au continent, figurera dans le filigrane et l'hologramme des nouvelles coupures. Histoire de donner «une touche d'humanité aux billets», indique la Banque centrale européenne. Le portrait choisi provient d'un vase antique en céramique datant du IVesiècle avant notre ère et faisant partie de la collection du musée du Louvre à Paris. «Le choix d'Europe s'est assez rapidement imposé après des discussions préliminaires», a expliqué Jean-Michel Grimal, responsable de la division du développement fiduciaire au sein de la BCE. Le choix de personnalités européennes ayant réellement existé aurait pu, à l'inverse, heurter des «sensibilités nationales», selon lui."

 Jean-Pierre Grimal, responsable de la division du développement fiduciaire à la Banque Centrale Européenne exprime que faute d'entente sur une personnalité européenne issue d'un pays de la zone euro, le choix s'est porté sur celle qui a donné son nom au continent.

Logique. Essentiel. Encore faut-il mettre toute l'histoire sur la table ! Affronter le réel.

A fortiori quand l'expo inaugurale se déroule dans un musée archéologique, celui de Francfort en l'occurrence.

HOMMAGE A LA PRINCESSE PHENICIENNE EUROPE, UR'P, FILLE D'AGENOR, ROI DE TYR

 La mythologie est au monde antique ce que le document imprimé et internet sont à notre vie moderne: un moyen de raconter l'Histoire, un média.

Les grecs antiques ont tenu par ce cycle légendaire thébain a affirmer combien leur savoir puise ses racines dans la rive orientale de la méditerranée. Cela vaut pour Kadmos (ou Cadmus) et l'importation de l'alphabet phénicien de Tyr (Liban actuel) alphabet   lui même découvert légèrement au nord à Ugarit (Syrie actuelle, ancienne côte syro-cannano-phénicienne)

Le mythe : la jeune Europe est enlevée par Zeus déguisé en  taureau blanc  sur une plage phénicienne pour partir en  Crête. A la demande de son  père Agenor, ses frères (dont Kadmus) ont ordre de  partir à sa rechercher dans toute l'actuelle Grèce. Et de ne jamais rentrer sans elle. Devant l'impossibilité de  la retrouver, il consultera l'oracle de Delphes et fondera une ville "là où il rencontrera une génisse blanche" . Kadmus fondera Thèbes en Béotie. Le cycle ovidien des Métamorphoses est essentiel: les textes sur Oedipe en seront issus.

Les écrits de Thèbes présentent un fort caractère généalogique, à la fois sur les descendants donc la fusion avec les peuples locaux mais aussi sur les ascendants. Passion généalogique...tout comme dans l'univers sémitique...

 Les Grecs antiques ont par la voie mythologique mentionnés combien l'expansion de leurs cultures s'inscrit dans un contexte méditerranéen très large qui a véritablement façonné l'histoire avant eux   : Sumer, Mésopotamie, Phénicie, Hittites etc.

Je signale l'excellent pôle de recherche sur le Proche-Orient ancien ( de niveau mondial)  à la Maison de l'Orient et de  la Méditerrannée, MOM Lyon 2, qui met à disposition de l'internaute une base de donnée accessible et gratuite (podcast ou autres) Plusieurs laboratoires de Recherche  dont Hisoma (textes et langues anciennes) et Archéorient

Les sources de la civilisation grecque puisent dans les apports venus de la côte orientale.

Le rapport entre l'Europe et le Proche-orient est des plus complexes !

Si l'on change le curseur de la période historique pour s'intéresser à la période néolithique (premières néolithisations proche-orientales à la fin du 9ème millénaire avant JC) on constate pareillement  que l'élevage et les techniques d'agriculture sont importées dans nos contrées  par des bergers orientaux venus essaimer en Europe et dans les Alpes...

Oui, même si la chose déplait à ceux qui tracent "l'identité culturelle" comme unique et  enfermée dans des frontières,  l'identité européenne comme l'identité grecque dans leurs racines et   structures sont totalement sur la base de sources Est  Proche-orientales , celles du fameux croissant fertile, géographiquement au coeur de l'Asie, l'Afrique et l'Europe.

Ah si les archéologues se mêlaient de quitter leurs chers tessons et autres ostracons pour venir par des articles simples diffuser leurs précieuses informations !

L'AFP alors rédigerait mieux sa dépêche sur la déesse/princesse EUROPE, celle dont le   nom a baptisé notre  continent !

                                                              Sylvie Neidinger

 

 Rétrolien: Blog latinistes Suisses Félix Tuscher

 

 

 

18/12/2012

"Obscurantisme économique": les #geonpi reprennent du service

France. Les Pigeons étaient rentrés dans leur volière. Ils réouvrent la porte.

Dans un article paru aujourd'hui sur la Tribune ( pas de Genève, l'autre....) Jean-David Chamboredon, le fondateur du mouvement #geonpi par ailleurs responsable du fond des entrepreneurs internet Isai reprend  son envol.

Il va jusqu'à qualifier d'obscurantistes économiques certains députés. Sa mise en garde contre les conséquences de l'article 6 du PLF 2013, à l'origine de la contestation aviaire semble avoir été vaine.pigeons,#geonpi,ekert,caricature sylvie,isai,neidinger,assemblée nationale

Il envisage une relance du mouvement des Pigeons.

Il indique

"Le 29 octobre dernier, j’annonçais la suspension du mouvement des Pigeons. Le PLF 2013 venait d’être voté en première lecture à l’Assemblée Nationale avec son article 6 «usine à gaz» et «économiquement mortifère» pour les écosystèmes de start-up et de PME de croissance, la sur-médiatisation du mouvement #geonpi semblait avoir été contre-productive et les portes étaient entrouvertes du côté du gouvernement pour une concertation apaisée autour d’un sujet technique et économique très important pour l’avenir de notre pays…
En association avec les cinq autres rédacteurs du Manifeste des Entrepreneurs (Marie Ekeland, Philippe Collombel, Olivier Mathiot, Marc Menase et Patrick Robin), nous avons durant le mois de novembre multiplié les rencontres. Nous avons expliqué et ré-expliqué . A l’Elysée, à Matignon et à Bercy, nous avons échangé avec différents interlocuteurs qui nous ont, pour certains, finalement avoué que le problème des Pigeons n’avait pas été correctement compris et adressé en octobre et qu’avoir médiatiquement reculé sans avoir solutionné la chose était une forme de «double peine». Forts de ce consensus, nous avons cherché quelles pistes d’amendement pouvaient être à la fois économiquement viables et politiquement correctes et nous avons trouvé…"(...)

Certains députés à l'assemblée nationale font de la résistance . Et le colombophile de s'insurger:

"Notre député socialiste de Lorraine (nota Ekert) obstinément fidèle à ses vieilles certitudes et convictions, légifère en faveur d’une forme d’avortement ou d’eugénisme économique. La nouvelle économie est suspecte tout simplement parce qu’elle est nouvelle… Son obscurantisme économique lui recommande l’éradication !
Interpellé durant la séance publique de jeudi après-midi par le courageux Député Thierry Mandon (PS) qui, à juste titre, rappelait le rôle économique très important des PME de croissance et l’incertitude forte faisant peser l’article 6 du PLF sur le financement de secteurs tel que le numérique, Monsieur Eckert n’a pas daigné répondre…  «Tais-toi et vote» aurait sans doute été sa réponse !"

Il questionne le Ministre: "Monsieur Cahuzac a, quant à lui, saisi la perche tendue par le Député Mandon pour confirmer que les «paramètres» de cet article 6 n’étaient pas figés, que, de toute façon, les recettes fiscales 2013 n’étaient pas concernées, que les Assises de l’Entrepreneuriat prévues au printemps prochain permettraient une large concertation et que les choses pouvaient évoluer d’ici le PLF2014.
Jérôme Cahuzac pense, sans doute, qu’il est possible pour les actionnaires d’une société «pérennisée» de vivre une grande partie de 2013 sans savoir à quelle sauce fiscale ils seraient mangés en cas de cession. Il peut le penser car c’est souvent vrai…
Le Ministre du Budget oublie, par contre, que, tant que cette incertitude durera, les nouveaux investissements se raréfieront et les start-up «non pérennisées» dont le financement ne repose que sur les «business angels» et dont la trésorerie ne couvre pas cette période d’incertitude à durée indéterminée se retrouveront, pour une majorité d’entre elles, dans une impasse économique synonyme de faillite, fermeture, mise en sommeil ou exil forcé…"

Et de questionner:

"Que pourrez-vous dire à ces entrepreneurs ou à leurs potentiels investisseurs, lors de vos vœux, Monsieur Cahuzac?"

Grande inquiétude du monde entrepreneurial en France , actuellement.

Finalement ma caricature #geonpi ( Sylvie) est toujours dans... l'air du temps. En plein vol !

Sylvie Neidinger

14:39 Publié dans E-Economie, P-Politis France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pigeons, #geonpi, ekert, caricature sylvie, isai, neidinger, assemblée nationale | |  Facebook | | | |

13/11/2012

Protestantisme rhénan contre orthodoxie grecque...et socialisme français

L'article publié sur ce blog Neidinger le 16 février dernier n'a pas pris une ride :

Protestantisme rhénan contre orthodoxie grecque. Je lui fais prendre un peu l'air car  il est toujours d'actualité.

Sauf- détail important - qu'aujourd'hui, on peut remplacer le pays "Grèce"par  "France" au titre des inquiétudes données aux autres partenaires européens dont l'Allemagne.

Ce soir, le Président Hollande devra lors de sa conférence de presse élyséenne  apaiser non seulement les préoccupations  des français mais aussi celles son partenaire historique germanique, en donnant un cap clair. Surtout  en matière économique.

Rappel : la semaine dernière, le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble a demandé d'une manière informelle une évaluation de la politique économique de l'actuel gouvernement français. Un coup dur à la souveraineté du pays et son amour-propre.

Article de boursier.com :"Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble aurait demandé au Conseil des experts économiques de son pays de réfléchir à des propositions de réformes économiques pour la France, craignant une chute de la deuxième économie de la zone euro et de ses conséquences sur le devenir de l'Europe dans son ensemble..."

Un choc pour la France qui se considérait jusque là comme un partenaire, le fameux moteur franco-allemand (caricature) qui semble connaître  d'énormes ratés...

Raison majeure : personne  ni à l'intérieur, ni à l'extérieur ne comprend rien à la France depuis six mois.

1 LE RAPPORT GALLOIS OU LE SURREALISME MAXIMAL EN POLITIQUE 

Pourquoi  l'actuel gouvernement de la (supposée ) cinquième puissance mondiale a-t-il  attendu la publication  récente du rapport d'un haut fonctionnaire pour savoir quoi faire et comme agir ?

Quand l'économie réelle  se balance dans le vide sidéral  au bout de la plume d'un expert !

M. Gallois et son rapport-certes intéressant et intelligent-  devenu plus puissant que le gouvernement socialiste en place ?!

L'action globale d'un pays serait-elle alors   dictée par la vision  d'un seul individu , même pas titulaire d'un mandat électoral. Au simple motif que le Président lui aurait demandé une réflexion ?? C'est stupéfiant.

A y  réfechir, cela semble finalement une habitude de droite comme de gauche  puisque  il faut se souvenir du rapport  Attali sous Sarkozy...

2 LE CENTRALISME ELITISTE REPUBLICAIN

Avec ces rapports rédigés par des "premiers de la classe " supposés tout régler, la France atteint là les limites extrêmes du centralisme de son système politique et de son élitisme républicain,  bien  éloigné du terrain.

L'actuel Président concentre tous les pouvoirs comme historiquement jamais aucun président de  la Cinquième république  ne l'a fait.

François Hollande  en  plaçant les écrits  d'un expert sur sa tête en haut de la pyramide ...hexagonale commet une curieuse géométrie du pouvoir -profondément anti-démocratique selon moi.

D'autant  que les acteurs réels de l'économie réelle  sont dans le même temps villipendés...

Les chefs d'entreprises qui eux seuls président aux manettes de la fabrique  hyper fragile  des emplois subissent une  stigmatisation   caricaturale.

Cet été M.  Peugeot par A. Montebourg et François Hollande en attaque frontale très idéologique. Bernard Arnaud ensuite  mais aussi les entrepreneurs, grands, moyens et petits,  la net-économie au point de créer en réaction  une nouvelle race de volatiles, les Geonpi .

Un autre univers professionnel, celui  des médecins  désigné du doigt à la population par le ministre Touraine, commence actuellement sa  révolte.

Cette façon totalement surréaliste de pratiquer l'économie-et la politique-  stupéfie. L'Allemagne a bien  raison de s'affoler et de vouloir d'y mettre son grain de sel au nom de la stabilité de l'euro, les économies étant liées.

Ceci dit, la droite française avait  aussi  gouverné en désignant des catégories complètes de populations professionnelles  à la vindicte publique...

3 LE DENI DE REALISME ECO- POLITIQUE

A sa décharge, le Président Hollande hérite d'une situation financière incroyablement négative. Il ne trouve pas simplement les caisses vides mais un niveau d'endettement majeur. Comme pour la Grèce. 

Problème: les français sont encore dans le déni de leur   réalité économique difficile.

Un déni volontairement  masqué par les  dirigeants politiques avec les rodomontades de la France à l'international en matière d'interventionnisme actif à l'extérieur. Comme par exemples en Libye ou  en Syrie sous Juppé puis Fabius. Après les leçons d'économie médiatique données à la Grèce par N Sarkozy en décembre 2011.

Grèce ...que la France  rejoint  aujourd'hui dans le cadre du  club des maillons faibles de l'Europe.

Fort de son  droit de veto onusien, l'hexagone se  berce encore d'illusions sur  sa place et son  poids  réel  au sein des nations.

Il y a effectivement une contradiction majeure pour la France à se vouloir géant politique, à se projeter comme tel...avec une économie malade et rétrécie.

L'Allemagne est là pour le lui  rappeler .

Sylvie Neidinger

 

 

Complément :

Les Allemands sont impatients que la France se rétablisse Lire

14/10/2012

M. Hollande, ne taxez pas les oeuvres d'art !

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...Geonpi  !

24/07/2012

JL Beffa, le capitaine d'industrie fustige l'inconstance des français en matière économique

On pourrait glisser son livre dans le sac de plage ou la besace de rando. Jean-Louis Beffa nous invite à un  voyage autour du monde. Oui, mais du monde....économique.beffa 001.jpg

Une analyse plus que rationnelle de la part du président d'honneur de Saint-Gobain.

Avec son  esprit cartésien- comme l'hexagone sait les fabriquer- le polytechnicien (X-Mines)  va plus loin.

L'ouvrage donne en réalité la clef de voûte d'une vie au service d'une gouvernance internationale « ce livre résulte de quarante années de gestion d'entreprises »

La quintessence d'une réflexion à la fois théorique et pratique. Avec la simplicité de l'ingénieur.

Le "grand patron" classe des typologies de fonctionnements des Etats : le modèle anglo-saxon libéral financier qui n'est pas sa tasse de thé -La récente affaire du Libor qui éclabousse la City de Londres lui donne raison!  Le second :  le modèle commercial industriel (Japon, Allemagne, Chine, Corée..) Le modèle rentier (rente du gaz ou du pétrole : Russie, Arabie Saoudite ...) Le modèle autocentré (Inde, Brésil...)

La Suisse n'est pas analysée en tant que pays mais citée lors d'une comparaison avec ...le fédéralisme  européen ! « Une Europe sous leadership allemand ressemblerait à la Suisse actuelle. Elle serait ouverte et pacifique. La composante régionale serait forte comme en Suisse avec le rôle important des cantons. Elle serait dominée par l'Allemagne comme la Suisse est dominée par la Suisse allemande »

Et la France dans tout cela ? Son cas vient en fin d'ouvrage car sa particularité est d'avoir ...changé plusieurs fois de modèle au cours des 60 dernières années. Auto-centrée après guerre puis  libérale-financière sous le socialiste Mitterand dans les années 80. Aujourd'hui, un système  hybride, suivant le sens du vent...

Selon Jean-Louis Beffa, une inconstance française qui tranche avec  les pays comme l'Allemagne ou le Japon.

Il décrit. Depuis 1981, les déficits budgétaire s'accumulent, à force de ne pas choisir.

Pour rester attractif face aux investisseurs internationaux principalement anglo-saxons, l'hexagone a envoyé des signaux forts d'adhésion aux principes du régime libéral financier. Une politique paradoxale reprise ensuite par les présidents successeurs au profit des banques, assurances, rapprochement des hedge funds et des bureaux d'analyse etc.

Les financiers ont demandé aux groupe industriels de se destructurer, de s'éclater en monométiers. Siemens en Allemagne restait un bloc alors que CGE, Thomson se voyaient à la découpe sectorielle. La participation (co-gestion) gaulliste datée de 1968 est éliminée au profit des stocks-options offertes aux dirigeants qui vont favoriser l'actionnaire-roi.

Nicolas Sarkozy démantèle l'Agence de l'Innovation Industrielle créée à l'initiative de Jacques Chirac. Une complète déconnexion s'opère entre les intérêts du pays  au point d'une « scission profonde alarmante » La désindustrialisation s'accélère.

« L'Etat français de puissant est devenu passif voire inerte. Il a comme abandonné les rênes au marché financier devenu seul  maître et juge de l'intérêt économique des orientations industrielles de la France ! »

Les marchés laissés libres n'ont pas joué leur rôle de régulateur. Il fallait s'y attendre !

La crise économique de 2008 et la crise de l'euro viennent parfaitement cautionner le raisonnement.

Au final, monsieur tout le monde est aussi responsable, selon J L Beffa, également  coprésident du Centre Cournot pour la recherche en économie.

Ajoutons que la Commission européenne ultra libérale porte sa grande part de responsabilité  !

Les français souhaitent un niveau de vie élevé associé aux  loisirs pour garder leur  mode de vie spécifique ( luxe, gastronomie, tourisme...)

Ils plébiscitent un service public de qualité  basé sur un nombre élevé de fonctionnaires ( plus qu'ailleurs) et donnent, au final, le tournis aux partenaires qui ne savent plus sur quel pied danser face aux tergiversations.

La France vit à crédit, dette qu'elle comptait  faire payer - sans mauvaise conscience- par ses générations futures !!

L'endettement sanctionne cette façon de ne pas choisir.Et la crise de l'euro vient stopper cette dérive.

Avec la spirale infernale du chômage qui laisse des catégories entières de population de côté et la désindustrialisation gagner telle la fermeture des usines Peugeot dans l'actualité brûlante !

Les français doivent faire un choix-si possible celui du renouveau industriel.

S'en donner les moyens. En assumer les contraintes. Et... s'y tenir ! Dixit.

Sylvie Neidinger

Capture.PNGJean-Louis  Beffa   n'hésite pas à prendre  son bâton de pèlerin pour lancer son credo en faveur de la relance de la politique industrielle en France.

Il était accueilli le mois dernier (18/06) à Thônes par le Club des Entreprises de l'Université de Savoie.

Sur la photo avec Claude Deffaugt, directeur général de Migros France,  président  du Club et administrateur de l'Université.

 


La France doit choisir par  Jean-Louis Beffa. Seuil. isbn 9782021064995

Centre Cournot pour la recherche économique

Club des entreprises de l'Université de Savoie

 

14/05/2012

Le dollar, ce thaler

gallatin dollar 001.jpgLe billet de 500 US dollars émis le 10 mars 1862 par le Trésor américain  portait l'effigie du genevois Albert Gallatin.

Ce dernier militait pour une monnaie stable garantie par de réelles réserves en métaux précieux des banques émettrices. Il justifiera sa position en publiant dès 1830 un essai intitulé «  Considérations of the Currency and Banking System of the United States. »

Le premier dollar est mis en circulation en 1794, introduit par Alexandre Hamilton suite au Mint Act de 1792 -Coinage Act of 1792 : création d'un Hôtel des Monnaies baptisé United States Mint.

Le terme provient du «  dollar espagnol » largement diffusé sur le continent nord américain au 18ème siècle) issu lui-même d'une vieille appellation européenne :  le thaler ou taler.

L'Espagne, puissance majeure  colonisatrice du continent américain frappe largement monnaie en puisant dans les mines locales. Une de ses pièces argentées valait 8 reals, d'où, également l'origine historique probable  du  sigle de l'USD « $ » : un 8 !

La dénomination dollar est de souche européenne. Le joachimsthaler  ou jochenthaler fut une pièce de monnaie d'argent allemande fondue  sur la base d'un métal tiré des mines de Sankt-Joachimsthal en Bohème- argent usité  dès la fin du moyen-âge dans ce qui est devenu aujourd'hui  la République Tchèque.

Plusieurs versions équipent les circuits monétaires  des divers Etats allemands. Le thaler   va devenir "la" monnaie d'échanges par excellence (thal signifie vallée en français.)

Le célèbre thaler Marie-Thérèse 1er frappé en Autriche dès 1780 circulera jusqu' 1960...au Yémen et dans les souks orientaux !

Dans certains  cantons suisses, les deux orthographes se retrouvent: taler et thaler pour nommer certaines  pièces   antérieures au franc ( avant 1850)

En installant le Suisse Gallatin  sur un dollar américain, lequel vient du dollar espagnol, lequel provient du thaler germanique, lequel  dénommait également les monnaies de certains cantons helvètes (entre autres batzen, kreutzer etc.) la boucle se boucle.

Le dollar  part de l'Europe et l'on s'en souvient.

                                                                                    Sylvie Neidinger

 

lire article Gallatin sur ce blog

visiter le Musée des Suisses dans le Monde, Pregny qui publie la collection spécialisée du même nom.(Editions de Penthes)

 

Tags : dollar,dollar US, dollar espagnol, monnaie, Albert Gallatin, musée des Suisses dans le Monde

rubrique la genevie.png

 

16/02/2012

Protestantisme rhénan contre orthodoxie grecque

On signale l'excellent article paru sous la plume de Sophia Mappa intitulé « la Grèce tragique et ottomane expliquée à l'Allemagne luthérienne » (Rue89, rubrique  Tribune du 4/02/2002) qui décrypte les incompréhensions fondamentales entre l'éthique protestante(cf son lien avec le capitalisme, Max Weber) et l'absence profonde d'adhésion à ces valeurs de la part de la Grèce. Rue 89 (lire) Il évoque la Grèce byzantine et ottomane.

Nous pouvons remonter  plus loin encore dans l'histoire. Un grec sur "C dans l'air France 5" hier soir évoquait «  les occidentaux » en parlant de l'Allemagne, la Hollande, la France....La remarque lui a été faite. Il assume. Son pays est en transition entre deux mondes.

Effectivement, Docteur Economie doit comprendre aujourd'hui que son malade est aussi oriental. Il partage avec toute la zone levantine  le poids de la religion comme squelette constitutif " réel  "de l'Etat, le poids  de l'absence d' instruments de mesure fiables (peu de comptabilités publiques et privées normalisées ) le poids d'éventuels comportement clientélistes claniques « antiques »

C'est un autre fonctionnement ...politique parfaitement accepté, assumé par les populations de   l'est méditerranéen.

En  Israel , le fait religieux déborde souvent sur l'espace public. En Palestine aussi.

L'Etat syrien laïc et socialiste fonctionne  également sur la base des lois  spécifiques à chaque religion en matière d'Etat civil et de transmission de patrimoine - par exemple, seul le mariage religieux y est reconnu.

Au Liban, l'exercice est porté à son comble puisque les fonctions régaliennes de l'Etat sont constitutionnellement partagées entre cultes : un président toujours maronite, un premier ministre toujours sunnite et un président de l'Assemblée toujours chiite.

L'EUROPE DE L'EURO SIDEREE OUBLIE SES PROPRES CHOIX INITIAUX CATASTROPHIQUES

« L'Europe de l'euro » découvre avec stupéfaction les rapports incestueux entre l'Etat grec et  l'Eglise  orthodoxe, premier propriétaire terrien du pays (130 000 hectares) sans cadastre ni impôt foncier.

« L'Etat autonome orthodoxe »  ne paie aucun impôt mais peut vendre très cher des parts du littoral, ne paie pas toujours les cotisations sociales de son personnel. Les popes quant à eux sont des fonctionnaires rémunérés par l'Etat  laic.

Constatation :  la Grèce semble  aimer fonctionner ainsi ! La question est :  pourquoi avoir fait entrer dans la zone euro un pays visiblement non préparé ?

Parce que le capitalisme libéral l'y a poussé !! On veut encore aujourd'hui faire entrer la Turquie dans l'Europe pour élargir le « marché commun » si cher aux Anglais.

Les fondateurs de la monnaie unique ont pêché par optimisme et naïveté en pensant régler  avec l'euro devenu une  sorte de « dénominateur commun unificateur »  les problèmes par automatisme, par régulation ...naturelle du marché en quelque sorte.

Ils ont parié. Ils ont perdu.

Le capitalisme protestant rhénan doit, avant de fustiger  «  les menteurs grecs » , reconnaître qu'il a cru aux.... Miracles de Saint Optimisme et Saint Libéralisme sans règle du jeu préalable.

Accuser  aujourd'hui la Grèce de  tonneau des danaïdes a des limites déontologiques. Quand on choisit de bâtir l'immeuble EUROLAND pour mieux faire vivre ensemble les   co-propriétaires,  le comité des architectes se devait de ne  pas accepter dès le départ la présence à la fois  de  piliers solides  aux normes sismiques  et de piliers au béton pourri car saturé de sable.

Aujourd'hui, des pans entiers du bâtiment Europe s'écroulent sous les yeux médusés de tous.

Cette  sidération globale paralyse les prises de décision.

Le pire dans cette affaire sera de bouc- émissairiser la Grèce !

Certes , ne pas payer ce que l'on doit ruine la confiance et semble évidemment trop facile...

Pour autant les prêteurs doivent balayer devant leur porte et réfléchir à cette construction d'une Europe monétaire sans structure politique sérieuse à l'origine parce que l'on a cru que les « lois du marché » allaient d'elles-mêmes réguler les aspérités par enchantement.

La baguette ...magique pour transformer la Grèce en profondeur n'est même pas encore inventée.

Le mythe d'une Economie qui tournerait  seule indépendamment  du poids des cultures, des histoires, des pensées, des peuples est la principale erreur du capitalisme libéral qu'il soit rhénan, anglo-saxon ou capitalisme tout court.

Le cadre de la régulation politique semble évident. Cette constatation basiquement réaliste aurait coûté moins cher si elle avait été faite au départ de la construction et non quand l'immeuble s'écroule !

Sylvie Neidinger

Tags : capitalisme rhénan, Grèce, Allemagne, Liban,Syrie, économie, Sophia Mappa, rue 89, euro, europe

rubrique eco techno blanc.png

 

09:15 Publié dans E-Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : capitalisme rhénan, euroland, neidinger, sophia mappa, euro, europe, rue89, liban, syrie, économie, grèce, allemagne | |  Facebook | | | |

17/01/2012

La Finance expliquée aux nuls: Finanbulles

Je signale l’existence du blog didactique FINANBULLES rédigé par Catherine Le Gall, une journaliste à la fibre sociale au départ.

Elle aborde avec professionnalisme le monde de la finance, du trading qu’elle découvre et fait découvrir sous des angles inédits, inhabituels, décalés quant aux sujets. Tout en utilisant, pour la forme toute la palette du web.20, diaporamas, vidéos etc.

Certes, elle observe la finance en chaussant ses lunettes d’habits noirs et de critiques induites - pas forcément la tasse de thé des traders stricto sensu de la place de Genève  qui ne voient pas leur métier de cet oeil...

Mais Catherine Le Gall a la rigueur de développer son argumentaire par un travail approfondi de blogueuse-journaliste (enquêtes, interviews etc.)

A l’heure des grands bouleversements économiques, financiers et des triple A accordés ou non : un superbe travail de décryptage grand public !

Sylvie Neidinger

Finanbulles.fr/blog/

17:54 Publié dans BLOG-#@WEB, E-Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, traders, neidinger, catherine le gall, finanbulles | |  Facebook | | | |