Art-Photographes à la Une - Page 2

  • Concours photo amateur: votre plus belle rencontre du bout du monde?

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    Affiche...rencontrée à l'aéroport Cointrin.cointrin,aéroport de geneve

    Les PHOTOGRAPHES AMATEURS suisses ou d'un pays de l'union européenne ont jusqu'au 20 avril la possibilité de participer à ce concours doté de prix..

    Renseignement sur le site:

     www.photographe-voyageur.com

    Qui sait ? La photo qui traîne dans votre album souvenir ou votre disque dur liée à une belle rencontre du bout du monde présente peut-être un intérêt collectif à faire valoir ?

    Les 12 clichés vainqueurs seront exposés lors du Salon du Livre et de  la Presse de Genève du 30 avril au 4 mai.

                                                                Sylvie Neidinger

    salon du livre et de la presse de geneve, geneve aéroport,cointrin,photographe amateur,aéroport de geneve,concours,photographe-voyageur

     Crédits Images: captures d'écran/site web/photographe-voyageur

     

    Concours ouvert aux photographes amateurs, résidant en Suisse ou dans un pays de l'Union Européenne.

    Délai de participation : jusqu'au 20 avril 2014.

    - See more at: http://www.photographe-voyageur.com/#sthash.eieZ9Vah.dpuf

    Concours ouvert aux photographes amateurs, résidant en Suisse ou dans un pays de l'Union Européenne.

    Délai de participation : jusqu'au 20 avril 2014.

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  • Peau de mur n°3: la neige et l'architecte

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    Parler de neige en  juillet ?  Oui : à Annecy, une exposition photographique  est actuellement consacrée à l'architecture de montagne, visible jusqu'au 25 septembre.peau de mur,eric dessert,arc swiss,caue annecy,architecture de montagne

    Intitulée "La neige et l'architecte".Par le photographe Eric Dessert.

    peau de mur,caue annecy,architecture de montagneCe bâtiment proche de la gare  avait attiré l'attention lors du Festival d'animation.

    Siège du CAUE de Haute-Savoie, il possède en rez de chaussée un bel espace  qui accueille à l'année.(*Conseil Architecture Urbanisme Environnement)

    La prochaine expo d'ailleurs est programmée sur une thématique suisse. Idem: un voyage d'étude en direction des Grisons est organisé à la rentrée.

    Aujourd'hui est donnée à... voir la vision que le photographe Eric Dessert propose.peau de mur,caue annecy,architecture de montagne

    peau de mur,caue annecy,architecture de montagneL'architecture de montagne est un magnifique défi architectural. Elle doit répondre aux exacts intitulés du CAUE, à savoir:

    - des réponses d'ingénieurs, d'archis aux contraintes physiques de l'altitude et des basses températures en hiver et hautes en été.

    - pour quels choix urbanistiques (naissance des stations de ski année 50 puis évolutions)

    peau de mur,caue annecy,architecture de montagne-environnnement : eau, routes, déchets, parkings, voitures...  toutes les problématiques environnementales.peau de mur,caue annecy,architecture de montagne

    La "peau des murs" en altitude "travaille", bouge, subit des contraintes physiques majeures.

    Oblige à marier les carpes et les lapins: bois, ciment, verre etc.

    Et toute crême hydratante ne peut rien y faire...

    Seules les solides compétences des spécialistes des poussées sont de mise.

    Les archis de montagne: des premiers de cordées !

                                                                                       Sylvie Neidinger

    *nota: le matériel du photographe professionnel  semble helvète (arca-swiss): voir son site

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      #PeaudeMur

     

     

     PHOTOGRAPHES A LA UNE:

    1-MARCO D'ANNA

    2-DAVID DUNCAN

    3-ERIC DESSERT

     

     

  • David Douglas Duncan à mon bras gauche: Vietnam, Vietnam!

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     Dieu, que le hasard du destin est puissant !!

     En choisissant de visiter  l’expo « Picasso à l’œuvre dans l’objectif de David Douglas Duncan » ce vendredi 1er février à Genève (vite avant la clôture définitive du 3/02) j’avais sans le savoir, choisi de visiter le Musée d’art et d’histoire…en même temps que le célèbre photographe.

    P1060944.JPGdavid douglas duncan,picasso,musée des art et de l"histoire,geneve,marines us,neidingerUne inconnue dont le sourire illuminait encore son visage me dit spontanément en me croisant «Duncan est dans les locaux. Il a été applaudi à la cafèt  !»

    Je refais vite  un tour de piste muséal : trop tard à 5 mn près. Envolé, l'oiseau…Dommage.

    Sa présence à l'intérieur de l’expo fut certainement   du pur bonheur intellectuel pour ceux qui eurent la chance de l'accompagner. En effet, elle court-circuitait le Temps.

    Dans les années 50 (1956 exactement) il avait  photographié Picasso en acte de création des Baigneurs  à la Garoupe -entre autres -dans la première « maison » de ce tableau, la villa California à Cannes.

    Duncan se  retrouvait ce vendredi 1er février 2013 face à la même peinture hébergée  dans son actuel foyer: le Musée genevois où l'oeuvre est entrée par donation de Paloma.

    Face à  ses propres clichés. Des souvenirs pour lui. De l'Histoire de l'Art pour nous.

    Enchevêtrement de temporalités.

    La présence du photographe a certainement rendu sa visite  carrément ethnologique pour ceux l'accompagnant. Dommage d’avoir raté cela.

     IMMENSE FORCE DE LA DOUCEUR DE DUNCAN

     Quelle ne fut pas ma surprise, en sortant de le voir. Lui. Oui.  Accolé au mur d’accueil, à droite, direction sortie.Seul. Un mur bienvenu pour le soutenir  du haut de ses 97 ans  portés par deux béquilles.

    Je lui demande l’autorisation de le photographier. Il accepte.

    C’est tout naturellement que je lui tends mon bras  pour descendre le long escalier  en direction de son taxi.

    Fort heureusement, les marches du Musée genevois sont nombreuses...

    Très rapidement, je lui dis être impressionnée d’avoir à mon bras – côté gauche, côté cœur -une légende du siècle !

    Il fait une pause et me regarde très directement en toute simplicité, en toute bonté presque  amicale, déjà.

    Il me répond : « VIETNAM, VIETNAM » Pas de référence spontanée à Picasso.

    Je continue alors «  le monde est toujours en guerre malheureusement. L’amour n’a pas prévalu » On se comprend. Il sourit.

    Il était alors inutile de casser ce moment magique par une parole supplémentaire. La question que je comptais lui poser à savoir «  Picasso était-il un ami difficile ? »  devenant parfaitement superflue.

    D’autant que la réponse est largement prévisible :

    1) Ami avec  Picasso, il était impossible qu’il le critiquât car on ne critique pas un ami !

    2)  Picasso était évidemment un ami, un mari, un père, un amant …très difficile. Sans aucun doute.

    3) Mais l’épaisseur humaine de Duncan fut si forte qu’il a réussi à apprivoiser le Minotaure au point de le photographier jusque dans sa baignoire...

    P1060940.JPG

     Arrivés sur le parvis, il me vient un geste maternel. Filial serait plus exact. J’enferme sa main entre mes paumes, à plusieurs reprises. Emotion.

    Non je ne cherchais pas à capter une quelconque aura du type «  cette main que je tiens, a salué Picasso » Cela eut été parfaitement mégalo.  Et inexact. Car elle   n’appartient qu’à lui !

     La main enserrée était en fait celle qui a ...porté le boîtier de l'appareil photo et dont l’index a appuyé des centaines de fois  sur le déclic : reporter de guerre, aristocrate du métier ! Grand témoin de l’enfer rendu sous forme  humaine sur terre…

     David Douglas Duncan monte doucement dans son taxi. Omission de prendre l’ultime photo d’une scène intéressante: le taxi et le Musée dont les escaliers devenus  plus célèbres pour moi que ceux de Cannes !

     Une  fois le photographe  parti, je reste  sur place à réfléchir. VIETNAM, VIETNAM tourne en boucle.

     DUNCAN ET PICASSO, DEUX ETRES UNIS PAR CE QU’ILS DETESTAIENT : LA GUERRE

    Bien évidemment, les deux compères, monstres du XXème siècle étaient amis au point que Duncan a publié plusieurs ouvrages en mémoire de Picasso.

    Ces deux célébrités forment-elles un" couple"? Non !Ce terme intéressant pour la notion de complémentarité ne convient pas ici car  il évoque un masculin et un féminin qui n'a pas lieu d'être les concernant.

    La terminologie  que je choisis au final appartient au vocabulaire de l’archéologie: des PAREDRES!

    A y réfléchir, une parfaite "opposition symétrique  complémentaire" unit les deux artistes-témoins, quelque peu Janus et démiurges. Parfaits "alter ego".

    Du structuralisme pur:

    * Picasso créé dans un univers interne  protégé, entouré d’enfants, de femmes et d’amis. Atelier photographié, grand capharnaüm débordant de toutes oeuvres posées jusqu'au sol.

    Duncan créé en externe, en ambiance hostile, en se mettant en danger dans les pays les plus lointains.

    *Picasso extirpe l'acte  créatif  de sa main, de son intérieur, de sa vue, de sa mémoire, de sa sensibilité. Il peut recommencer la même courbe un jour et le lendemain.

    Duncan, s’il rate un cliché,   ne peut le recommencer car le monde vit et ne l’attend  pas.

    *Picasso agit avec   la matière, la couleur.

    Duncan finalise sur papier glacé.

    *Picasso est un démiurge du temps. En dessinant un visage à la fois de face et de profil, il intègre deux temporalités.

    Duncan capte le monde au centième de seconde d’ouverture et d'obturation de son objectif.

                                                                  **

    Complémentarités opposées : ils sont , en fait, les deux faces d'une même  feuille... plate. La feuille, support d'information visuelle autour d'une thématique majeure: le PACIFISME.

    *Picasso fit entrer la  3 D sur un espace plat (cubisme, Demoiselles d’Avignon) Le peintre réussit à faire cohabiter deux plans abstraits sur une même toile.

    Les photos présentées à  l'expo  de Genève sur "Picasso créant" montraient d'ailleurs combien l'artiste aimait à fabriquer des sculptures, en réel   au préalable du rendu plat  dans son processus créatif :femmes aux bras écartés par exemple, de tous matériaux, cartons, fer.

    3D  pour mieux  coucher leur représentation sur une toile plate comme finalité qui l'intéresse.

    *Duncan, lui, photographie le monde par définition en volume et le présente sur la feuille-cliché.

    DEUX PAREDRES UNIS PAR UN PACIFISME SINCERE

    Finalement, voici le moteur majeur de leur acte créatif. Chacun de ces Géants du Siècle avec le choix de ses propres armes....son art propre,  la photo ou le graphisme a exprimé   la même exécration  vitale de la guerre.david douglas duncan,picasso,musée des art et de l"histoire,geneve,marines us,neidinger

    Duncan s’introduit chez Picasso en 1956. Cinq ans avant, en 1951, il avait publié « This is war » livre de dénonciation dont les bénéfices sont donnés aux veuves et orphelins des Marines US.

    Né en 1916, au cœur de la première guerre mondiale,  reporter de guerre pour l’armée US, devenu reporter pour Life, Duncan sera un témoin de la seconde guerre mondiale, de  la guerre de Corée puis de celle du  Vietnam. Et du moyen-orient.

    Picasso lui,  peint Guernica en 1937, de colère et de rage face aux bombardements qui  tuent les innocents. Il conçoit  sa Colombe de la Paix en 1949  à l'occasion de son adhésion au Conseil Mondial de la Paix. Il reçoit à ce titre un prix international de la paix.

    Le message des deux  parèdres, Picasso et Duncan, profondément anti-guerre  n’ a pas encore été entendu. Ni appliqué.

    Mais il est toujours là pour ceux qui savent écouter, en avertissement lancinant prononcé de la voix la plus douce : Vietnam ! Vietnam!

                                                              Sylvie Neidinger

     

    Souscription publique pour les clichés originaux de Picasso en action

    Musée d'art et d'histoire de Genève,

    Crédit images photo   ©Neidinger Autres=captures d'écran (dont exhibition. University of Texas Austin)

     

     

     

  • Marco D'Anna en escale à Penthes avec Corto Maltese

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    Le Musée des Suisses dans le monde vient de hisser les voiles. Un souffle de vent maritime entre dans la vénérable demeure et décoiffe  le célèbre ...Corto Maltese.

    La brise  agite  sa  boucle d'oreille avec l'exposition « Le marin et le photographe »210620123464.jpg

    Le maltais que l'on ne s'attendait pas a priori à rencontrer au Château de  Penthes à Pregny !

    Le bédéiste vénitien prend toute sa place dans cet univers suissophile, lui qui a choisi Grandvaux (Vaud)  pour installer sa Fondation et... comme dernière demeure. Son  hommage aux Cantons par la magnifique série nommée« les Helvétiques » 26 planches est d'ailleurs visible  sur les lieux parmi les  70 œuvres  à disposition.

    De toutes façons, la  BD est  systématiquement d'actualité à Genève ! Un genevois, Rodolphe  Töpffer (1799-1846)  n'est -il pas le  créateur théoricien mondial des  « images en séquence, texte et dessins interactifs »?

    Le photographe Tessinois Marco D'Anna, tout en émotion avec Hugo Pratt -qu'il n'a pas connu - a posé ses pas dans ceux du dessinateur. Et son appareil photo dans les mêmes contrées lointaines  en 16  voyages de 2004 à 2010.

    Un travail original de longue haleine initié avec la Fondation  et Patrizia Zanotti, commissaire de l'expo, mémoire vivante de l'héritage du dessinateur dont elle fut la collaboratrice .

    La rencontre D'Anna/Pratt   témoigne d'une grande complexité intellectuelle. Car prendre des clichés dans les lieux de la bande dessinée  par mécanisme de  « photocopie » n'avait aucun sens. Les paysages n'existent même  plus, mangés par la modernité !

    210620123469.jpgMarco D'Anna a dû plonger dans le « voyage intérieur » en interaction. Pour mieux comprendre, avec humilité. Et par tous moyens, jusqu'à relire James Joyce à propos des Celtiques. Qui est l'autre ? En retour, qui suis-je ?

    Le processus créatif s'est établi en trois temps : la prise d'informations de tous ordres sur le terrain prattien  puis une annulation, un reset, un  départ à zéro qui laissera  place à la troisième phase, la propre vision du photographe.

    «  Ces années ont bouleversé ma vie » affirme Marco D'Anna. On le croit ! L'œuvre d'Hugo Pratt  peut effectivement transporter très loin  avec ses messages ésotériques...

    Le photographe a trouvé sa propre réponse esthétique « conjointe » par des originalités techniques.

    Pour rendre hommage, l'artiste a choisi de déposer sur papier "fabriano"  cher aux aquarellistes ses « Polaroïd transferts »  Et l'encre colorée de la photo de se diffuser par imprégnation, tout comme les aquarelles du vénitien...

    Quant à ses clichés en noir et blanc  hyper contrastés, ils  mettent de évidence  de gros grains. Sa  magnifique lagune de Venise par exemple  fait immédiatement  penser à deux périodes, avec son pointillisme exacerbé .

    A la fois  aux petites touches des Impressionnistes du début 20ème....pile  la  période de jeunesse voyageuse d'Hugo Pratt et de sa créature maltésienne ! Et, en même temps  aux pixels numériques du XXIème siècle, le siècle de Marco D'Anna.

    Pont entre peinture et photographie.Pont entre le pointilllé posé au pinceau et le point digital minimal.

    Comme un Temps retrouvé, réconcilié, relié...

    Musée toujours vivant.

    Lors de la conférence de presse, Bénédict de Tscharner, le  Président de la Fondation pour l'histoire des Suisses dans le monde -accompagné du Directeur Anselm Zurfluh- faisait avec satisfaction  le constat  d'un musée bien vivant «  alive and kicking »

    Le Conseil d'Etat de Genève qui a des projets d'aménagement du Domaine de Penthes semble avoir  intégré cette Institution  dans la future configuration.

    Sylvie Neidinger

     

    *Expo du 23 juin au 19 décembre 2012marco d anna 001.jpg

    Musée des Suisses dans le Monde, Château de Penthes

    18, chemin de l'Impératrice

    1292 Pregny-Chambésy

    www.penthes.ch

    *Cong SA www.cortomaltese.com/hugopratt.com

    *Livre « le marin et le photographe » de Marco d'Anna avec  le scénariste Marco  Steiner

     

    Tags: Corto Maltese, Hugo Pratt, Cong sa, Musée des suisses dans le monde, Bénédict de Tscharner, Anselm Zurfluh,  Chateau de penthes, Patrizia Zanotti, Rudolphe Töpffer

     

     PHOTOGRAPHES A LA UNE

    1-MARCO D'ANNA

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