A- Genevoise - Page 2

  • TOUT A FAIT HOMME. Le bonheur, c'est le désir !

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    Barbara Polla a rédigé deux ouvrages depuis celui-ci publié en 2014. Un par an, quel tonus….

    Mais c’est bien de TOUT A FAIT HOMME  que je désire parler aujourd’hui.

     Cet ouvrage  est l’alter ego du livre  TOUT A FAIT FEMME de 2012 (aux Editions Jacob)

    Soit, le  copain du premier bouquin, son mari, son amant, sa tendre moitié, son p’ti gars. Son Jules, son Julo, son fidèle ou son infidèle.

    Son mec quoi.

     L’auteur  rêvait d’entrer dans la peau d’un homme. Juste pour ressentir. Et donner à ressentir.tout à fait homme,barbara polla,rubrique genevoise,genève,genre

     Elle le fait par écriture interposée. Et sur la base apparemment sérieuse d’un questionnaire (p 228)

     Durant une période de huit mois environ,  la guêpe a capturé dans son escarcelle un vivier de 200 individus du sexe masculin, de différents milieux sociaux, en Suisse, France, Italie et aux USA.

     Questionnés, auscultés dans leur âmes et  petits secrets,  jusqu’au bar du TGV Lyria Genève-Paris!

     Normal chez cette genevoise originale et inclassable.

     

    Vous la croyez médecin, femme politique ? N’oubliez pas la galeriste (Analix Forever, à Genève) la business woman, la « féministe anti-conformiste», l’écrivain, la chercheuse CNRS en sciences médicales, la mère de ….quatre filles et des nombreux fils qu’elle n’a jamais eus.

     Une grande dame, au fond. Bien que le terme de  « dame » ne lui aille pas du tout au teint…

    Dans sa grande curiosité militante, elle cherche à comprendre la part de l’autre genre que chacun porte en lui.

                     CONFIDENCES MASCULINES

     Les hommes  lui ont laissé leurs confidences à l’oreille. Même leur politiquement incorrect, "socialement" incorrect plutôt.

    A savoir: le masculin dissocierait nettement le plaisir de la chair, du sentiment.

    Dans le fond, "il"  lui dit (avoue…) pouvoir tromper  sa femme sans  avoir nullement le sentiment de la  trahir. Car  désir n’est pas amour.

     Elle les écoute attentivement (p 7) « Ces dernières années, on a beaucoup écrit sur les hommes. Des pères manquants aux fils manqués, du divin fripon à Homo eroticus, des mythes aux études sociologiques, des hommes en crise aux hommes-femmes, aucune analyse, aucune théorie ne semblent leur avoir été épargnées. Et pourtant leur mystère perdure. »

     

    IMPROBABLE COUPLE, VRAIMENT ?

     Une planète noire  du non-dit des hommes  qu’elle tente de décoder par le biais de leurs confidences.

     L’écriture de B. Polla est franche. Toujours cette page 7 :

    « l’homme ce partenaire, celui que je ne comprends pas, celui qui depuis toujours excite ma curiosité, le père de mes enfants, mon amant-mes amants- mon père, mes frères, mes amis très chers, mes modèles parfois, mes adversaires aussi, mes fils que je n’ai jamais eus, tous ces jeunes gens que je me plais à observer,tous ces hommes avec qui j’ai travaillé, construit réalisé des projets, des livres ;

    tous ces hommes que j’ai rencontrés et passionnément observés à l’école, au collège déjà, à l’université, dans les amphithéâtres et les salles de cours puis en tant que médecin et chercheur, (…) en politique et dans la rue, dans mon lit et devant leur miroir, aux côtés de leur mère et à son chevet en désir, en séduction, en tendresse, tous ces pères amoureux de leurs enfants et parfois excédés par eux, tous ces hommes qui m’ont parlé parce qu’ils aiment être écoutés(aucun n’a refusé) cet homme singulier donc aujourd’hui qu’est-il ?que veut-il ?

     Et qu’attend-il de nous femmes, interlocutrices, maîtresses, partenaires. Nous femmes avec lui dans un couple, ce couple improbable »

                               PRO- HOMMES

     Son constat à elle: leur soif de liberté.

    Un  livre... « pour » les hommes plutôt que « sur » les hommes !

    Pour les comprendre, elle parle aussi…d’elle… qui adore tout autant qu’eux son immense LIBERTE (plus libre que Barbara tu meures…)

                                  FEMME, FEMME, FEMME

    Je vais juste  pointer ici   les trois éléments  de léger  désaccord (désolée Barbara) classés sous le titre  FEMME FEMME FEMME…

     

    1- le titre du chapitre 6 « Homo erectus ».

    Barbara Polla cède ici  à une facilité de « communication » Elle  quitte sa peau  de scientifique (médecin chercheur).

     Car, l’argumentaire de son chapitre évoque "l’homme erectus", en "érection"(vir-ale, sociale, architecturale, phallique au citrate de sildénafil-viagra etc..)

    Précision: tout anthropologue, historien dira  que la période de l’humanité liée à l’homo erectus n’est pas une spécificité masculine ! le terme est générique.

    Il n’y avait pas un homme "en érection" en recherche de la position  verticale et une femme couchée au paléolithique inférieur il y a 1,5 millions d’années…

    Le genre humain nommé  "homo erectus" était mâle et femelle, évidemment. Toute la logique érectile  du chapitre tombe de facto. Flapie.

    2- Les étoiles...anecdote. L'auteur rapporte la question, mignonne, poétique de l’enfant qui demande d’où il vient, des étoiles ? Belle manière de nommer selon elle les testicules.

    Mais à y réfléchir on "vient" à la fois d’un spermatozoïde de fabrication récente et d’une « vieille »  ovule qui porte l’âge de la mère !

    Le féminin naît avec son capital d’ovules. L'âge réel du bébé en fait c'est Naissance + Age de la mère (par cette cellule initiale antérieure.)

     Le coffre-fort naturel, précieux patrimoine de l'humanité,  c’est  donc les testicules stellaires ET le ventre maternel, tout aussi poétique.

     

     3-CONTRACEPTION Barbara, un peu négative  sur le couple tradi, monogame (cf horrible terme de « s’encoupler ») relaie en fin d’ouvrage l’exaspération  du pt’it gars dont la copine a décidé de garder l’enfant par lui fabriqué accidentellement.

    Elle prend sa défense.

    Pas d’accord....Bien évidemment la naissance de l’enfant désiré par sa mère et son père unis semble  le schéma idéal.

    Mais si la femme « tombe » enceinte (aïe elle tombe!) il semble évident qu’elle est libre de son corps notamment en vue de procréer. Donner la vie. Elan vital. Tout du moins dans nos  sociétés démocratiques post contraception.

    Le géniteur non consentant n’a  alors que ses yeux pour pleurer.    Game over !

     Sinon cela reviendrait à dire, Barbara, que la contraception cette  invention « libératrice de la femme » n’est pas au service de la femme et de ses choix mais devenue au service de ...l’homme qui ne veut pas engendrer.

    Derrière la libération de la femme, il y avait la libération de l'homme.  .

     Elle met au monde si bon lui semble, non ?

    Il n’est pas d’accord le chéri ? Depuis  des millions d’années, l’homme a transmis sa semence.

    Il continue…même à  son corps défendant.

    OUI, il "risque"toujours d'être père...

    Dame nature.

                              CONFIDENTE

                                                                             

     Pour finir, Barbara Polla a  dialogué avec l’homme qui est en elle. Avec les hommes, aussi.  Avec  tous ses fils préférés. Avec son père, peut-être, ce "premier homme". 

    L'écrivain  a relayé dans cet ouvrage  les petits secrets et récriminations de ce petit monde testostéroné.

    Ils aiment les femmes plus jeunes, le risque, la moto, quelquefois le polyamour, leur impossible monogamie soit-disant  anti-biologique.

    Ils en ont marre de se faire critiquer et  lui ont bien exprimé leurs griefs (p.207)

     L'auteur a fort bien  relayé l'info.

    Elle a  défendu dans son  ouvrage  le beefsteack de ces "homos erectus" devenus  "sapiens" dans la version du genre masculin.

    En bonne copine.

    Ouvrage fort intéressant qui donne à réagir.

     Surtout,  Barbara Polla se délecte ici  à désirer…le désir.

    Triangulation du sentiment.

    Ainsi, elle les scrute dans son chapitre nommé  « le désir des hommes »

     Son livre (je viens d’écrire par erreur  "son "libre" et corriger!) regorge d’éléments de discussion dont il est impossible ici  de tous commenter. Il faut vraiment le lire.

                           Sylvie Neidinger

     

                                                   RUBRIQUE BARBARA #POLLA

  • Salon du Livre de Genève, ouverture de la 30eme

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    Le Salon du Livre et de la Presse de Genève 2016 ouvre ses portes aujourd'hui 27 avril 2016.

    La trentaine et bien portant.

    Présentation par sa présidente Isabelle Falconnier

     "Bienvenue à la 30e !

     
     
     
     
     

    Il était une fois un éditeur, Pierre-Marcel Favre, qui avait un rêve et l’a réalisé. C’était au printemps de l’année 1987. Il est un salon littéraire à la veille de sa 30e édition heureux d’offrir son lot de nouveautés, de contenus originaux et de surprises...

    ... « Le Monde de Paulo Coelho », une exposition unique explorant l’intimité créatrice et biographique d’une icône planétaire. Un hôte d’honneur, la Tunisie, carrefour exceptionnel entre Orient, Occident et Afrique, à la culture littéraire et intellectuelle immense dont nous sommes fiers de nous faire le relais. Un espace young adult créé par et pour les ados éternels. Une série de Titeuf adolescent dessinée par les copains de Zep pour une exposition inédite en Suisse. Une fabrique 100% interactive et 100% ludique pour plonger dans les coulisses de la création littéraire. Des scènes thématiques chaleureuses, conviviales et gourmandes dédiées au polar, à la littérature voyage, suisse, d’Afrique, des pays arabes, à la philosophie, à la bande dessinée ou au développement personnel qui accueillent durant cinq jours les écrivains et auteurs suisses, français et internationaux dans l’actualité.

    La plus grande manifestation dédiée au livre et à l’écrit de Suisse, ses quelques 1’000 auteurs, 100’000 visiteurs et 1’500 animations et rencontres attendues, est comblée de se faire depuis trente ans l’écho de la vie littéraire et intellectuelle de son pays et au-delà, d’accompagner les habitudes de lecture de toutes les générations et de positionner Genève en fer-de-lance de la vie éditoriale et littéraire francophone. Acteur culturel à part entière, porteur d’un Projet Parrains&Poulains encourageant la relève littéraire et d’un Prix du Salon du livre de Genève prescripteur, le Salon du livre de Genève se réjouit de vous accueillir entre le 27 avril et le 1er mai."

     

  • Si Genève m'était contée: légendes et musique

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    Rubrique Lire.

    Chez Cabédita (Bière)-éditeur helvète connu pour ses publications historiques, entre autres- un ouvrage publié en 2013 toujours d'actu car il évoque la ...tradition: Si Genève m'était contée.geneve,cabedita,magali bossi

    Le livre  s'accompagne d'un CD de musiques populaires genevoises.

    Des histoires étonnantes, telle celle de La pierre aux Dames à Troinex avec ce sombre cavalier séducteur en série et...tueur inquiétant.

    Il ne s'agit pas d'un document purement ethnographique car on y sent la patte de l'écrivain qui "digère" ce patrimoine avant de  le resservir.

    Quelle est la part exacte des légendes? Quelles est la part d'invention créatrice?

    Là n'est pas le problème.

    Le parti pris est celui d'une ballade dans Genève, à la fois littéraire et musicale.

    Car l'ouvrage est issu d'une rencontre entre un auteur, Magali Bossi, un compositeur, Patrick Bielser et un peintre:  Gilbert Frattini.

                                        LARGE SOUTIEN A LA PUBLICATION

    La publication a bénéficié du soutien de la Fondation Hans Wilsdorf, de  la Ville de Genève, la Commune de Bernex et la République de Genève.

    Sans compter un généreux donateur anonyme pour la réalisation du CD.

    Une forte mobilisation collective aboutit à cet ouvrage.

    Ce qui  étonne tout de même: la jeunesse et la personnalité forte de l'auteur  !

    Magali Bossi est née en 1990. Elle  a de facto rédigé son ouvrage à 22-23 ans!

    Une incroyable maturité pour, non pas seulement  commencer le projet mais aussi le mener à terme.

    Sa bio montre qu'elle était étudiante à l'Unige.

    Un fort caractère de genevoise qui ne s'en laisse pas conter.

    Dans ses remerciements après parution la jeune femme confie "lorsque j'écris , je deviens irascible, nerveuse, paranoïaque et désespérée"....

    Avec toutes ces histoires genevoises exhumées du passé, il y a effectivement de quoi dormir moins... tranquille !

                                                         Sylvie Neidinger

     

     

     

     Si Genève m'était contée.Magali Bossi Editions Cabedita.CH-1145 ISBN 9782882956613

  • « Beyrouth mon Amour" ...si durablement détruit ! Duo d’artistes chez Analix Forever, Genève

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    Jeudi dernier avait lieu le vernissage chez Analix Forever au 2 rue de Hesse de l’expo consacrée à la capitale libanaise autour de deux regards plutôt complémentaires que duels.

    Emmanuel Régent, ce français invité  sur la goélette scientifique Tara y accosta enbeyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographie 2014. Il présente aujourd’hui les dessins liés à ce périple, tous en noir et blanc.

    Ici, les ruines de Beyrouth soit le volet 2 après le premier volet nommé Les Nuits de Meltèm.

     Said Baalbaki originaire du pays vit à Berlin. Il expose pour la première fois à Genève  ses lithographies en noir et blanc. Elles sont structurées autour d’un Livre nommé « Wadi Abou Jmil » du nom de son quartier d’enfance.beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographie

     On devrait parler de quator en fait puisque deux autres invités  interviennent  autour de la galériste Barbara Polla sur le projet. 

    Le napolitain Gianluigi Maria Masucci  fait flotter ses "draps  de fenêtres" sur le mur en face de Analix avec sa vidéo nommée « déclaration d’amour ».

    Enfin, Grégory Buchakjian, photographe, historien d’art qui accompagne, par ses textes, le travail de Baalbaki.

    Un véritable lamento:

    « La Méditerranée.

    Une femme était assise dans un fauteuil métallique sous le porche.

    « Je vis ici » disait-elle.

    beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographie« Ceci est ma maison. Je suis partie pendant la guerre, je suis revenue.”

    ...

    Ils ont effacé le littoral.

    Ils ont effacé les cafés d’autrefois.

    Ils ont même effacé les traces de la guerre.beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographie

    ...

    Expulsé de sa maison, un gamin arriva dans la Vallée avec sa famille.

    Il grandit ici.

    Il fut témoin de la guerre.

    Il fut témoin des ruines.

    Il fut témoin de la reconstruction.

    ...

    À la fin, il ne reste plus rien – tout disparaît à la fin."

    ....Si, un quartier ultra sécurisé pour happy fews!

     

            VILLE, GUERRE, RUINE, RECONSTRUCTION, TEMOIGNAGE

     

    beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographieRégent et Baalbaki, l’un local et l’autre venu quelques jours seulement humer l'air beyrouthin; l'un produisant sur pierre l'autre sur papier, se rejoignent en fait  dans leur démarche!

    Ils ont en commun dans leur regard toute absence d être humain dans ce rendu d’après-guerre.

    Une façon en creux de dire combien l’ancien monde a disparu.

    Ce alors que Emmanuel Régent est hyper connu pour ses oeuvres  emplies d'humains avec ses "personnages en files d’attente"...

    Ici règne le silence du  béton, du métal et de la poussière.

     Un message hyper lancinant, voire angoissant  lancé par ces artistes avec leurs structures d’archi vides de tout habitant. 

    Cruel urbanisme de l'apocalypse dans ce  proche-orient victime de bouleversements majeurs: Palestine, Liban, Irak, Egypte.

    Aujourd'hui la Syrie  aux villes ruinées, coeur de l'actualité chaude.

     beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographieUn quartier tel que Wadi Abu Jamil se voit détruit et c’est tout l’ univers cosmopolite proche-oriental de communautés si diverses et vivant côte à côte qui s'évapore. Avec ses mosquées, églises et synagogues, ses arméniens, assyro-chaldéens etc...

     « Ils » ont effacé le littoral, les cafés d’autrefois et même les traces de la guerre…regrette Buchakjian.

    Oui,  l’urbanisme de la reconstruction remodèle la société avec une déperdition de la diversité culturelle.

    Monde englouti.

    Précisément dans ce quartier Wadi Abu Jamil poussent aujourd’hui des résidences de luxe sécurisées repliées sur elles-mêmes. L’anti-thèse de ce que signifie le vivre ensemble de cette façade Est Méditerranéen.

    Un blog évoque ces destructions silencieuses bien postérieures aux combats violents.

                                           DUO SAUTE FRONTIERE

     

    Barbara Polla ne sait pas combien elle est elle même en duo-duel; puisque à quelques encablures rhodaniennes aval, à Lyon, le paysage beyrouthin est l'objet de conférences et expositions à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée.

    En fait , le "coeur de métier" de la MOM !

    Ici le podcast de l'intervention  de Nicolas Jacob-Rousseau, maître de conférences à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire Archéorient
      De la terre à la ville. Crises et trajectoires paysagères au Liban vues par la photographie. XIXe - XXIe siècles"
    http://www.univ-lyon2.fr/culture-savoirs/podcasts/cycle-jean-pouilloux-383270.kjsp

     Encore visible, l'expo à la MOM L'homme et le paysage au Liban"uniquement sur RV en raison de vigipirate.

     

    Beyrouth, notre amour...

                                                              Sylvie Neidinger

     

    Analix Forever

    2, rue de Hesse

    CH 1204 Genève

     

    crédit images photos Neidinger+1capture d'écran

     

    dont                                          RUBRIQUE BARBARA #POLLA

  • Les oeuvres du MAH font le mur pour s'afficher en... Street Museum Art!

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    Etonnante expérience inversée....

    Le piéton genevois, lors de ses pérégrinations urbaines, peut désormais se trouver nez à nez avec un clone des tableaux sagement, bourgeoisement et normalement installés au Musée d'Art et d'Histoire de la ville.

    outing.GIF

    Un bis repetita, en version originale.

    Tout simple: photographier, imprimer, découper, transporter, trouver le lieu vertical idéal,  coller, admirer, partager, discuter, écrire, rephotographier...

    Une oeuvre alter ego qui va au contact.

    Histoire de humer l'air du temps pour  respirer  l'hygrométrie ambiante naturelle lémanique - pas du tout contrôlée  cette fois.

    Pas de capteur, ni caméra, pas  de personnel de sécurité. Libres comme l'air, quoi.

    -d'ailleurs, ils flottent un peu nos deux sumos locaux ! Un peu moins gras que leurs homologues nippons toutefois.

    Les lutteurs de Hodler en avaient assez de leur représentation académique.

    Ils voulaient juste voir du peuple, bon sang !! Sentir les ruissellements de la pluie et les uv. Acérer leurs biscoteaux, bomber les pectoraux.

    Se sentir humains, revivre, sortir de l'imaginaire du peintre qui les a créés.

    Certes  ces vaillants combattants helvètes ne crachent pas dans la soupe de leur maison favorite, le MAH où ils sont  bien gâtés, bien nourris.

    De véritables coqs en pâte confortablement installés dans les vastes dimensions palatiales de la  célèbre institution genevoise.

    Pas compliqués, ces gros bras  ne négligent pas  du tout leurs  visiteurs, habituels déambulateurs des grandes salles, ces fans capables de s'intéresser  au moindre des petits détails de leur costume peint par ce bonhomme  de Ferdinand.

    mah,outings projet,genève,julien de casabianca,street art muséal,hodlerToutefois les bateleurs s'ennuient grave, éternelles vedettes statufiée, figées.

    Rien ne vaut une virée pour chercher le populo, le vrai.

     Sans oublier de boire de petites bières au passage.

    Une envie urbaine, une bouffée d'air pur quoi.

    Lutter et frimer un peu tout de même  devant le regard des gamins et gamines de la bonne ville. Devant le regard des genevoises girondes aussi...

    Grâce au projet baptisé Outings d'un artiste corse  Julien de Casabianca.

    Un projet collaboratif en mouvement sur sa durée et dans  plusieurs "Streets" de Genève avec cette  soixantaine de présentations à  découvrir de la Jonction aux Eaux-vives.

    La démarche est très cadrée. Il y  a des oeuvres, des auteurs, des droits...

    De fait le produit fini installé in situ est nommé un "outingsMAH", bigre.

    Décidément le MAH innove avec ce que je m'autorise à baptiser le "Street Muséum Art" , ce, quelques mois après l'expérimentation Muséomix.

    Magnifique idée pour laisser entrer une brise ou une bise entre les murs.

    Ceux de la ville et ceux du musée en interaction, en miroir, en façade.

    Murs en regards croisés "open space" de la population genevoise.

                                                                                 

                                                                                               Sylvie Neidinger

     

     

     Du 10 octobre au 10 janvier avec des expos In ...à l'intérieur du musée aussi  en boomerang

    crédits images captures sites web

     

                 RUBRIQUE MIROIR DE L'URBAIN STREET ART'

     

  • Gen'Eva, Genua, la fondatrice

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    J'aime les musées, Genève et donc les musées de Genève.genève,archéologie,mah,genova,statue,rhône

    On ne peut comprendre le présent sans l'épaisseur de l'histoire. Nous sommes forgés par le passé.

    Dans la salle du MAH -musée gratuit- dédiée à l'archéologie régionale, le visiteur a rendez-vous avec une genevoise parmi les plus charmantes et girondes.

    LA GENEVOISE, Genua?

    En fait une tête dite de "déesse au diadème" [et boucles d'oreilles ma chère] surgie des eaux sur le bras gauche du Rhône près de l'île, lors des travaux des Forces Motrices en 1884.

    Elle date d'un atelier gallo-romain, conçue en marbre de marmara.

    Certains voudraient qu'elle fût la déesse locale Genova ou Genua.

    Mais la mystérieuse reste de marbre. Bouche fermée. Muette sur son identité.

    Historiquement l'artefact archéologique sauvé des eaux -par miracle !- est non informatif. Aucune dédicace, rien.


    Elle a même subi décapitation et nez disparu, dégradations dues à  l'immense orgueil humain qui croit faire table rase du passé en détruisant des objets sans défense.( Cela produit actuellement au Proche-orient au marteau piqueur et à la dynamite par des ignorants....)

    Toutefois, la symbolique de cette dame si bien coiffée malgré quelques siècles d'immersion est ultra puissante, comme ...pour signifier qu'elle est importante pour la ville. Voire fondatrice.

    Car la  naïade revoit le jour,  trouvée non seulement au coeur du système urbain local mais au fond du Rhône - lequel est lui même identificatoire de la ville qui se créé en confluence du lac, du fleuve et de l'Arve.

    L'endroit effectivement le plus symbolique de la ville. La statue  prend de facto sa  dimension mythique en tout état de cause.

    Qu'elle soit la statue vénérée au IIIème siècle au titre de la déesse attestée nommée Genua/Genova ou... sa parèdre.

    Son long baptême aquatique  permet de proposer de la nommer... Gen'Eva !??

                                                                             Sylvie Neidinger

    Musée d'Art et d'Histoire  MAH de Genève

    genève,archéologie,mah,genova,statue,rhône

     crédit photos Neidinger

  • "Où sont les femmes"...en musique ?

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    C'est le titre d'un "petit objet publié" grand comme une paume de main.femmes geneve 001.jpg

    Un format idéal pour le glisser dans la poche et le lire dans le tram.

    Il est produit par Les Bibliothèques Municipales de Genève et Service Agenda 21.

    A l'occasion du 8 mars 2015.

    Intéressantes pistes de lecture "non stéréotypées sur le genre en question dans la musique et les arts", tel qu'indiqué dans la préface signée de Sami Kanaan et Sandrine Salerno.

    Un recueil qui liste ce qui fait lien entre l'art sonore et la femme, ou plus généralement l'art et cette dernière.

    Une bibliographie qui donne des pistes issues de ressources en  tous genres: lectures, dvd à la fois sur internet et dans les Institutions culturelles de Genève.

    Exemple page 16, sous le titre  Cherchez la femme, Hugi Anita liste quatre  suissesses indépendantes:"Par leurs choix radicaux elles ont forgé la culture du XXème siècle" est-il écrit:  la designeuse Sophie Taeuber Arp à la renaissance de l'abstraction et du dadaïsme, Meret Oppenheimicône du surréalisme, la performeuse  Manon et l'écrivain  S Corinna Bille"

    Chez l'éditeur Diable vauvert:"les Fly Girls, histoire(s) du hip hop en France" (p19)

    Une histoire des castrats par Patrick Barbier chez Grasset (p 74)

    La place des femmes dans le champ artistique, Actes du Colloque éponyme, Université de Genève ,18 et 19 juin 2014 ( p 48) 

    Etc.

    Et encore et encore. En tout cent pages de découvertes à lire, écouter  ou visionner ultérieurement.

    Intéressante, cette  démarche culturelle active, dynamique  initiée  par une bibliothèque, ici la Bibliothèque de Genève  que de valoriser son fonds et plus encore, autour d'une thématique, au point d'éditer un guide.

    Pour stimuler son public. Donner à suivre des sentiers que par habitude le lecteur ne va pas parcourir.

    Culture vivante.


                                                                       Sylvie Neidinger

    www.bm-geneve.ch

    www.ville-geneve.ch/a21

     

    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?


  • TOUT A FAIT FEMME

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     Cette Blog-Série n°10 sur le thème  Pulsion de Genevie: la FEMME  a "bizarrement" démarré, coté féminisme s’entend.

     Je m'aperçois avoir choisi dans les premiers articles  des représentations féminines toutes   issues de …l’imaginaire  masculin. Du très classique  normé, normalisé !

    Exemples avec  Gen'Eve de Henri König,   l'avenir de Genève selon  Peter Knapp et les mystérieuses oniriques aux cheveux rouges de Bruno Toffano....

     Il est donc  urgent à ce stade d’évoquer l’ouvrage publié en avril 2012 par Barbara Polla Tout à fait femme et ses questionnements sur le thème.tout a fait femme,feminisme,barbara polla,axel kahn

    Parallèlement à la conquête par les femmes d'espaces masculins - comme elle le fit elle même, lire ici sa biographie- la célèbre genevoise milite  entre autres,  pour une meilleure visibilité du corps masculin.

    Voire de sa nudité érectile, face à la pléthore de représentations féminines par des hommes.

    Elle milite pour cette égalité là, celle de l'image, fondamentale à ses yeux.

    Changer le regard pour mieux changer le monde...

    Pleine d’humour, la dame ne cache pas le grand intérêt qu'elle portait à    la statuaire gréco-romaine dans ses années  scolaires ni pour l’art contemporain aujourd’hui.

    Elle a  déjà exposé l'homme en gloire dans sa propre galerie. Entre autres happenings.

      Avec Barbara Polla l'homme n'est pas un ennemi !

    Il est bien l'autre pôle du GPS, ce Grand Plan Social génétique. Quand Dame nature  "ordonne" de nous aimer pour perpétuer l'espèce...

     Le GPS qu'Axel Kahn -son préfacier- tente justement de défricher  comme généticien.

    De facto, nous sommes conviés fermement à  nous désirer !

    L'auteur le rappelle. Elle nomme « étoiles » les testicules  (p 59) ou encore en page 78 « il faut reconnaitre à l’homme sa magie qui nous comble, la beauté de l’érection, la magnificence du lait de vie » 

    Comme cela est bien dit.

                        CETTE INCLASSABLE,  FONDAMENTALEMENT... MEDECIN

    Barbara Polla est  une intellectuelle genevoise qui compte.Totalement inclassable. Et c’est fort heureux. Qui peut la  ranger dans une case ? Qui ose ranger les êtres humains dans des cases ?

    Vous la croyez chercheur en médecine à l’Inserm, Paris ? Elle est  galeriste, écrivain, un  peu business woman sur les bords sans oublier les années de  Députation à Berne, conférencière aussi.

    Toujours en mouvement.  Parfaite insaisissable.

    Un don certain pour l’ubiquité. Une pluri spatio-temporelle qui a trouvé comment  vivre plusieurs vies.

    [Attention !   Dire "qu'elle peut se le permettre, son   univers étant privilégié" n'a aucun sens car toutes les femmes même socialement favorisées  ne sont  pas à la fois chercheuse, galeriste, femme politique etc.]

    La "BP" du "GPS" est bien la  créative de son devenir en réflexion perpétuelle sur le vivre ensemble des deux piliers de l’espèce humaine. Tout à fait femme et puis Tout à fait homme.

     En fait une réflexion pure du médecin qu’elle est fondamentalement.

    Une chercheuse de nos accointances avec l’autre sexe qu’elle n’apprécie pas d’opposer mais de rapprocher si possible !

    Tout en suggérant à la femme de s'éloigner des  notions conjointes de "protection" et de "possession" (protection d'un mari, protection de posséder son logement, principal, secondaire, possession de l'Autre par la fidélité qu'elle fait exploser... à coups de traits de plumes)

    ELLE DENONCE LES EFFETS PERVERS DES BONNES INTENTIONS POLITIQUES

     La genevoise  ne parle pas  le  « politiquement correct hypocrite » 

    Elle a  la dent dure contre les lois sociales qui surprotègent la femme, qui,  de fait,  la privent de toutes ses libertés (p 116)

    Protection contre autonomie. En Suisse comme en France où «  les lois de protection pullulent » et coûtent tout simplement  le prix de la liberté de la femme selon elle.

    On valide à 100% ! Car bizarrement, pour ne plus voir un mari "imposer sa loi" impérativement, les services des Etats  agissent ...en son nom à elle.

    Telle cette loi votée au Parlement Suisse de poursuite conjugale systématique que Barbara apprécie peu. La société estime que si la femme ne porte pas plainte contre une violence, c’est juste parce qu’elle a peur ou pas le courage. "On" porte alors plainte à sa place ! De fait « on » se substitue  à elle.

    Barbara Polla dénonce tout autant les stéréotypes du nouveau féminisme, les excès de celles qui là encore enferment  la femme dans un  process victimaire.

    Elle ne partage pas toutes les lubies du féminisme dit "post-porno"

    Ni les combats de la tendance artistique "trasho-féministe" qui présente systématiquement  la femme  en "victime"  avec  des corps violés, ensanglantés, prostitués, dépecés (p108)

                                 UNE GENEVOISE QUI COMPTE

     La pensée de Barbara Polla  compte, comptera pour l’histoire du féminisme.

    Mais  sur ses chemins à elle, pas forcément ceux du "féministement correct".

    Elle suggère et invite la femme à prendre à bras le corps  sa créativité, sa liberté.

    [Précision déontologique importante: elle dit évoquer la femme de sa culture, celle qu'elle connait]

    Elle donne à réfléchir. Ses  ouvrages fourmillent de références et s’accompagnent des bibliographies fournies.

     Le #BlogNeidinger avait depuis longtemps ouvert une rubrique Barbara Polla -sans lui demander son avis d’ailleurs-tellement son approche complexe semble pertinente.

    Complexe tout comme la réalité du monde est plurielle, nuancée, compliquée...

     Madame Polla porte ses paradoxes avec un "tant pis" ultra   pragmatique. Par exemple, cette anti-mariage viscérale (car le mariage serait anti séductif et possessif)  a pourtant cédé sur ce point et même volontairement pris le nom de son époux "pour que ses filles portent toutes le même nom" .

    Intéressante réflexion à suivre: la genevoise se positionne sur les identités des deux  genres sans  être a priori la blackbloks d’un féminisme violemment premier degré. Celui  qui balance des pavés dans les vitrines masculines au point de faire dire à Michel Audiard ( p65) « Ah vous les femmes… vous voulez un lion et quand vous l’avez-vous en faites une descente de li»  … !

                            HORS CASE, HORS CAGE, HORS NORME... ELLE MEME!

     Révolutionnaire à sa manière, elle repousse les murs…. de l’intérieur, avec  douceur, féminité, son sourire désarmant et une  volonté impérative.

     Tous les murs.  Ceux de la science pour mieux comprendre ce qui nous allergise de l'intérieur, les  murs des prisons, ceux de "l’appartement du couple marié"(visiblement sa hantise!) ceux de sa maison d'enfance aussi. A l’âge de trois ans elle fut retrouvée in extremis  par une amie de sa mère en ville, hors des grilles de la propriété familiale de Chêne-Bougerie.  Elle partait déjà tester d’autres univers.

    Révolutionnaire du visuel comme galeriste. C’est par le regard, le graphisme, les œuvres d’arts qu’elle bouscule aujourd’hui. Avec les parois de sa galerie d’art, souvent expérimentales, elle pousse le bouchon toujours plus loin...

    Par son exemple de vie aussi, puisqu’elle a confié à son mari le soin d’élever sa progéniture (quatre filles tout de même) pour pouvoir suivre sa carrière de chercheuse expatriée. Un choix pas si évident qui suppose sacrifice: avoir sacrifié sa quotidienneté de mère.

                          HOMMES INTIMIDES SELON AXEL KAHN !

     Elle semble laisser pantois les hommes qui  peuvent ne pas comprendre le bonheur de l’enfantement, de  l’allaitement;

    Ce qui fait dire au généticien Axel Kahn dans sa préface amicale combien la femme de Barbara est intimidante et surprenante pour ses semblables masculins…

    Son réalisme cru peut en effet  gêner l'autre sexe. Exemple en page 75,  Barbara Polla à propos de l'acte sexuel: " L'homme pénètre par effraction avec son arme à feu et de plaisir. La femme elle, absorbe, prend, dérobe et dévore et laisse son partenaire (et non adversaire)  pantois sans munition. Quelle est la plus grand violence, celle de la pénétration ou celle de l'absoption ??"

    Un peu mante religieuse sur les bords, la dame...Du grec "mantis= prophétesse": religion de l'amour-combat.  Femelle vorace qui croque l'amant alors parfaitement absorbé !

    La  "Tout à fait Femme Barbarapollienne "  est surtout une super héritière (p23) en lignée... mitochondriale: « nous héritons à la naissance, nous autres filles du privilège futur d’être mère. De mère en fille depuis la nuit des temps » 

    "De mère en fille":  le fil conducteur des ressorts les plus cachés de l’auteur !

                                         TOUT A FAIT FILLE !

    Le lien à sa génitrice transparait clairement dans son ouvrage avec beaucoup de tendresse. Au point de se demander si Barbara ne s'est pas débarrassée des déterminismes classiques qui lui pesaient ( éducation des enfants, ménage...) sur la base d'un hyper- supra déterminisme...maternel qui la pilote paradoxalement en direction de la libération féministe.

    Que répare Barbara, quelle cicatrice familiale soigne-t-elle donc?

    Page 57 " ma mère  qui avait pourtant obtenu une bourse pour aller peindre à Paris avait renoncé à l'époque parce qu'il fallait faire une petite soeur pour moi grand frère, moi donc".

    En allant vivre seule à Paris pour ne pas renoncer à sa carrière malgré ses charges de familles, Barbara, génération suivante,  a réparé en partie le destin contrarié d'artiste de sa Maman, Anne-Marie Imhoof, peintre (p103).

    Barbara de facto est totalement engluée dans le déterminisme d'Amour de celle qui la fit naître et qui lui a inculqué les valeurs de la liberté de la femme !

    Elle a finalement porté le.... désir personnel de sa mère.

    Certes par choix de correspondre au choix qui lui est doucement intimé.

    Avec Barbara Polla pour devenir TOUT A FAIT FEMME il faut commencer par être ...TOUT A FAIT FILLE !

                                                                                        Sylvie Neidinger

     

     

     

    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     

     

    et aussi la                     RUBRIQUE BARBARA #POLLA

     

     

     

     

     

     

  • Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

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    En ce 8 mars 2015, la Femme que je  voudrais mettre à l'honneur est une inconnue du grand public,  alors qu'elle est la première alpiniste, exploit majeur s'il en est !

    Henriette d'Angeville se lance à l'assaut du "toit du monde" en septembre 1838.P1140203.JPG

    Première femme au sommet ? Pas exactement.

    L'anecdote est savoureuse.

    Marie Paradis, de Chamonix  atteignit   le somment mythique en ...1811. Soit 30 ans avant. Servante d'auberge, la fille du pays est littéralement portée au sommet presque à corps défendant par ses amis guides. Elle  racontera de cet exploit qu'elle a été "tirée, trainée et portée au sommet"

    Peu avant son décès en 1838,  invitée à la réception en l'honneur de Henriette, la chamoniarde  adoubera cette dernière. Elle confiera à celle-ci  qu'elle est la véritable première femme alpiniste à monter au sommet du Mont-Blanc, à quarante quatre ans.

    Certes. Mais sans conteste, la première femme à  avoir franchi  cette frontière, tout de même, c'est bien elle Marie Paradis, la modeste "historique".

    Côté masculin  Jacques Balmat et le Docteur Paccard (admirateur de Horace Benedict de Saussure, le genevois qui fonde l'alpinisme) réussissent la première ascension du Mont Blanc (4810 mètres) le 8 août 1786.

                           Premiers hommes: 1786

                           Marie Paradis: 1811

                           Henriette d'Angeville: 1838

    P1140197.JPGHenriette d'Angeville, en pro,  a véritablement révolutionné la montée au sommet en démarrant par la démarche moderne de se créer le vêtement adapté. Cet accoutrement a été reconstitué et fut représenté l'été dernier lors de l'expo du CG74 à Rivoire intitulée "Défilé alpin, la mode et la montagne du XVIIIème siècle à nos jours"P1140362.JPG

     Le Progrès  :"Entourée de guides triés sur le volet, elle va se lancer, à 44 ans, dans cette folle aventure. Qui plus est un dimanche, le curé lui ayant donné l’autorisation de manquer la messe!

    La montée par la Pierre Pointue, jusqu’au bivouac des Grands Mulets, se passera dans l’allégresse, Henriette gagnant la confiance de ses guides : « Elle va comme nous et n’a peur de rien. »

    Un gigot de mouton et quelque bouteilles plus tard, après savoir entonné des chansons en patois, chacun s’endormit avant de prendre la direction du dôme du Goûter. Là, les affaires se corsent. « Le froid devenait plus vif, j’avais pris soin de me frotter le visage avec de la pommade de concombre dans cette partie couronnée d’une guirlande de séracs », où, par prudence, les guides divisent la caravane. Après s’être retrouvée un pied dans le vide en franchissant un pont de neige, elle va connaître et vaincre le mal des montagnes.P1140202.JPG « Je ressentais une courbature dans les reins, accompagnée d’une pesanteur sur les yeux et mon pouls donnait 136 pulsations par minute, avec un cœur qui ouvrait ma poitrine. » Quelques paroles vont la piquer au vif et la sortir de la torpeur qui l’envahissait : « Voulez-vous que l’on vous porte ? » La crainte d’un tel affront lui redonne des forces, alors qu’elle distingue la cime. Débarrassée de sa corde et ses bâtons « à 1 heure et 25 minutes, mon pied foulait enfin le sommet du Mont-Blanc et, dans la plénitude de mes facultés physiques et intellectuelles, je pus admirer le grand spectacle qui s’offrait à moi"

    alpinisme,8 mars 2015,cg74,henriette d'angeville,marie paradisPro, Henriette d'Angeville poursuit une carrière d'alpiniste au coeur du XIXème siècle avec une vingtaine d'ascensions à son compte.

    La franco-suisse, fille d'aristocrates réfugiés à Genève, réalise sa dernière ascension dans les alpes vaudoises  (Oldenhorn, dans les Diablerets) à... 69 ans !

    Pro, elle décrit son expérience dans un album Le Carnet Vert, en 1839, dont le Conseil Général de Haute Savoie a pu acquérir une vingtaine de planches.

    Cette pionnière qui n'a pas froid aux yeux se met également à la...spéléo et fonde le musée de spéléo de Lausanne.

    Du plus haut au plus profond, à une époque où, pour manquer une messe, elle devait demander une autorisation: quelle force de caractère !

                                                                                      Sylvie Neidinger

     

     

     

     

    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     

     

    Blog-Série n°11. Femme du 8 mars

    8 mars 2015-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    8 mars 2014- La Suisse que souhaite Micheline Calmy-Rey

    8 mars 2013- Femmes égyptiennes: l'écran voile

    crédit photo image de documents de l'expo CG 74

  • Je suis nombreuse

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    Intéressant comme intitulé pour intégrer cette #Blog-Série Pulsion de Genevie: la femme

    "Je suis nombreuse"DSCN4055.JPG

    Cette affiche rencontrée dans le quartier Cornavin  m'a intriguée.

    Femme nombreuse de quoi? De ses enfants? De toutes les femmes? De toutes ses activités dont le ..ménage?

    L'illustration semble aller dans le sens d'une Shiva aux multibras.

    Ou d'un personnage qui se contorsionne pour tout réussir.

    Bosser, biberonner, acheter le pain frais, se maquiller . Si possible...

    Celle qui en voit de toutes les couleurs et qui peut prendre les bleus de la vie. Tout simplement le blues...

    Comme la couleur dominante de l'affiche !

    Une "nombreuse" au singulier.

    Pas de "s" du pluriel. Elle toute seule multi tâches ?

    Une belle usine. A fabriquer des enfants et du quotidien qui tienne la route.

    La meilleure réponse est peut-être d'aller voir ce spectacle qui se joue jusqu'au 1er mars au Théâtre Am Stram Gram  dit "Laboratoire spontané" au 56 de la route de Frontenex.

    Visiblement un lieu expérimental et qui accueille les plus jeunes.

                                                  Sylvie Neidinger.

     

    DSCN4054.JPG

     

    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     

     

    crédit photo Neidinger

  • Something Devine: femme rock flamboyante

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    ROCK GENEVOIS

    Premier clip video du  groupe de Genève Ciel à Vendre.

     Something Devine fut  tourné en janvier 2015 à Plainpalaissomethnig devine,ciel à vendre,geneve,plainpalais,femme aux cheveux rouges

    https://www.youtube.com/watch?v=rFKovGeCpmw&feature=youtu.be

    4minutes 04 à chercher le divin par tous les regards croisés.

    Des solitudes qui se jaugent ?

                               Sylvie Neidinger

    femme rouge.GIF

     

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    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     

     

    crédit images capture du clip

  • Madame le Sautier du Grand Conseil

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    Parmi les genevoises qui comptent, Maria Anna Hutter, seconde femme à exercer la fonction demi millénaire de Sautier.maria anna hutter,sautier,geneve,grand conseil,traditon,maronnier

    Une activité bien masculine s'il en est puisqu'au XVème siècle, le sautier est le chef des guets, gardien de la Maison de Ville.

    Avec la mission de  veiller à la bonne exécution des ordres issus du Grand Conseil.

    Depuis 1996 et Myriam Boussina Mercile le terme  se décline au féminin, avec ensuite en 1999 Madame Hutter.

    "Sautière" peut être également employé pour désigner la titulaire mais le terme version femina n'a pas que des fans...

                              L'ANNONCE DU PRINTEMPS GENEVOIS

    Décidément  Genève se vit toujours en autonomie sinon autarcie et ne se contente pas que d'autres lui signalent l'arrivée du printemps!

    C'est bien son Marronnier officiel de la Treille qui donne le la du...printemps genevois.

    Cette mission originale est dévolue au "guetteur" ou à "la guetteuse en chef" extrêmement attentive en cette fin février 2015. Maria Anna Hutter fait bien  le guet de la venue de la première  feuille: magnifique tradition vivante.

                   PREPARER MINUTIEUSEMENT LES SEANCES

    Mais pas seulement....

    Madame le Sautier est un "rouage" institutionnel de première importance;

    Elle gère en fait une équipe de 23 personnes comme secrétaire général du Grand Conseil et Directeur de Service.

    "Dans les bureaux, qui surplombent la rampe pavée en colimaçon de l'Hôtel de Ville, on enregistre et transmet les documents à l'intention du Grand Conseil, on établit l'ordre du jour du parlement et on prépare les séances de commissions. L’équipe du secrétariat général du Grand Conseil transmet aussi à la chancellerie les textes des lois adoptées par le législatif pour qu'elles soient publiées.  Nous sommes l'état-major du Grand Conseil, au même titre que la chancellerie, avec qui nous collaborons, l'est pour le Conseil d'Etat", assure Madame le sautier (site web Etat de Genève).

    Maria Anna Hutter, personnage de premier plan de l'Etat de Genève garde sourire, humanité et simplicité. J'ai aimé la rencontrer.

                                                                          Sylvie Neidinger

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     Le printemps genevois 2015 est annoncé le 13 mars par Madame le Sautier

    http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/enfin-printemps-annonce-marronnier-officiel/story/12532717

     

    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     

     

     

    crédit images site web du Grand Conseil

  • Genève: 10 000 roses pour une valentine

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    L'anecdote est marrante. Une genevoise a reçu 10 000 roses écarlates, preuve d'Amour jusque dans son hall d'immeuble puisque l'appart ne suffisait pas à les contenir.

    "IL" a fait fort ! La flamme de cet Amour pouvait difficilement rester discrète...                                       SN

    saint valentin, geneve, 10 000 roses

    crédit image capture d'écran

     

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    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

  • Robert Montgomery pour la Saint-Valentin de Barbara

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    Analix Forever Geneva, la galerie d'art de Barbara Polla inaugure pile à cette heure ci,  14 h sonnantes son expo dédiée à un artiste des lettres néon ou flamme. Vernissage.

    Robert Montgomery fait dans le happening. Il produit dans les endroits les plus surprenants ses messages lumineux.

    Conseiller culturel: Paul Ardenne.

     

    LOVE IS THE REVOLUTIONARY ENERGY! Message très très GPS- grand plan social pour les initiés....Un peu ...religion de l'Amour!

    A suivre.

                                                           Sylvie Neidinger

    Crédits image : capture d'écran

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    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     

                                                RUBRIQUE BARBARA #POLLA

  • Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

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     Dans cette Blog-série  intitulée "Pulsion de Genevie: la femme", il est important d’évoquer Bruno Toffano.

     L’artiste qui vit en zone lémanique –blogueur  sur TDG. - est des plus intéressants à suivre sur le thème de la représentation de la femme.

    Il nomme  son site.... Aphrodite Pix Art.

     L’homme  est un mixeur de rêve pour mieux capter un instant fugace, l’indicible voire le délétère.

    Style inimitable avec son grand chapeau de cuir, une matière qu’il affectionne.

    Code cuir vintage.

    Une histoire de peau en fait. De sens en éveil, surtout de seconde peau: celle du photographe qui « rend compte", qui externalise.photographe,geneve,bruno toffano,femme onirique

    Cuir du rockeur aussi. Le mélange détonne.

    L'homme est également  très proche de la scène rock underground genevoise dont Ciel à vendre groupe de pop/rock industriel et son Something Divine enregistré à Cendres-Ville Studios.

    Il voyage et rapporte ses clins d'oeil, comme  son livre "Emotions sur Venise" avec son vieil appareil photo volontairement choisi et datant de ...1936!

    Ou sa future  collaboration avec une romancière dont il va illustrer un ouvrage sur le thème des mondes parallèles.

    Il apprécie ce qui bouge, le train, les gares (photographiées évidemment)

    Il intervient localement depuis les années 80 comme sa biographie le montre (Prix de l'Escalade, Prix européen de la photo décerné à Genève etc.)

                                      PHOTOGRAPHE DE L'INTERSTICE

     Bruno Toffano mixe le réel. Il capte des scènes  où des corps de femmes agissent dans des décors improbables qu’il a l’originalité de chercher, de « provoquer ». Des univers  riches, mystérieux souvent délétères.

    Voilà sa base de travail. Ensuite, dans le mystère de son processus de création perso,  il superpose, il invente ses mondes étranges où le féminin se meut. Au final les créatures proposées sont uniques et lui appartiennent.photographe,geneve,bruno toffano,femme onirique

    Ce n'est pas un hasard: suite à un récent voyage à Cadaquès, il a composé sur ...Dali, ce chantre de "l'onirique recomposé".

    Univers rendus en Noir et Blanc tout comme est duelle la relation homme/femme. Car se pose sérieusement la question des gris, des ombres, du clair et du flou. Rien n'est tranché définitivement. Quelle est la part de masculin dans le féminin dans ses montages. Et vice-versa?

    Les univers oniriques de Bruno Toffano  sont artistiquement  situés dans un interlude argentique, un inter-monde, parfois interlope,  des interstices dont l'artiste ouvre les portes.

    Mais en silence. Il ne dit rien. Il montre.  La photo se suffit à elle-même. Lumière.

    Bruno Toffano sera l'invité d'honneur de la biennale de photographie de Versonnex, du 16 au 26 avril prochain.

                                                                    Sylvie Neidinger

     

     

    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     

     

     Rubrique PHOTOGRAPHES A LA UNE, célèbres ou non:

    1-MARCO D'ANNA

    2-DAVID DUNCAN

    3-ERIC DESSERT

    4-RENE BURRI

    5-PIERRE VALLET

    6-PETER KNAPP

    7-BRUNO TOFFANO

  • Anecdote sur les rayures de "L' Avenir de Genève"

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    L'Avenir de Genève n'est pas un nouveau parti politique.

    Juste le titre du cliché monumental  que Peter Knapp, célèbre photographe suisse a spécifiquement produit pour Genève à l'occasion de son expo   2014  à Penthes intitulé "101 regards sur les femmes" : un mural de huit futures mères, enceintes aux derniers mois de grossesse.

    Son 101 ème regard en fait, posé  sur la femme lémanique. blog-série n°10,courrèges,l'avenir de geneve,penthes,elle,femme,geneve,knapp,pulsion de genevie,rubrique genevieCar dernier hommage en date de la part de cet artiste inclassable dont la vision a accompagné le siècle: 50 ans de créations ici exposées.

    Le fameux  directeur artistique de Elle dans les années 50  participa à structurer par l'image une  femme libre en gestation de modernité. Graphiste au départ, il fut proche du mouvement Bauhaus lors de ses études de design à la Kunstgewerbeschule de Zurich. Il introduisit la typographie suisse à Paris

    blog-série n°10,courrèges,l'avenir de geneve,penthes,elle,femme,geneve,knapp,pulsion de genevie,rubrique genevieKnapp  a  fait entrer la "seconde moitié de l'humanité"dans son objectif sous toutes les coutures. Elle est  carrément une Femme Design-ée dans ses années Courrèges, Mugler, Cardin,  Ungaro, Alaïa...Désormais dévêtue et démaquillée.


    A la question que j’eus la chance de pouvoir lui poser  directement le 11 octobre dernier " de toutes ces propositions, quel type de femme il préférait ?" sa réponse  fut directe sans un seconde d’hésitation: assurément les dernières photographiées, les  femmes naturelles, sans artifice, sans habit, dans le plus simple appareil.

    Puisque pour son expo du bord du lac, il   réussit à convaincre huit genevoises au ventre déjà très bedonnant de poser ...nues !

    La démarche est un même  happening artistique puisque  les prénoms des enfants-tous nés entre temps évidemment - furent affichés.

                                          PETIT CAILLOU....

    Mais patatras...un petit caillou s'est glissé dans cette mécanique créative.

    Elles ne sont pas toutes venues lors du vernissage, bébé dans les bras pour poser sous l'immense photo à taille humaine. Ce qui n'est pas grave du tout.

    Le gros caillou, c'est le fait que trois sur huit ont refusé tout usage de cette photo en reproduction. Elles ont accepté de poser  un"one shot"  qui  leur suffisait. Leur choix absolu. On peut imaginer la difficulté du regard social suite à ce dévoilement de nudité...

    Mais difficile à gérer, visiblement pour l'artiste !?

    Le maître- photographe, tout content tout de même d'avoir réuni huit  représentations de corps en gestation n'avait probablement pas fait signer des contrats précis d'engagement de parutions ?

    Résultat : l'Avenir de Genève est imprimé, rayé de grandes verticales noires  dans sa forme publiée dans  le catalogue d'expo (isbn 9782884746830) pour éliminer les réfractaires de la reproduction papier.101 regars sur les femmes,femme-oiseau,femme encagée,peter knapp,kunstgewerbeschule,zurich,typographie suisse,blog-série n°10,bauhaus,courrèges,l'avenir de geneve,penthes,elle,femme,geneve,knapp,pulsion de genevie,rubrique genevie
    Le résultat  bizarrement ...enferme  les cinq femmes nues  et volontaires derrière de lourds barreaux  de lignes verticales qui cachent trois mères ayant refusé que leur image soit publiée.

    Ceci dit, à observer plus profondément, il semble que la rayure, la griffure soit  un leitmotiv de cette oeuvre artistique. Un fondamental. Que se cache-t-il derrière ces lignes certes élégantes?

                                  FEMMES OISEAUX ...ENCAGES !

    blog-série n°10,courrèges,l'avenir de geneve,penthes,elle,femme,geneve,knapp,pulsion de genevie,rubrique genevieLa première réaction est de comparer les rayures si visibles de L'Avenir - si rageuses et si noires !- à la série  Knappienne dite des "femmes griffées" des années 90 baptisée les "Ex-Photos."

    Exit les femmes, Peter Knapp rature les clichés: une période de sa vie.

    Le seconde réaction est de dire qu'une autre solution graphique pouvait être choisie respectant le refus féminin. [Il en faut du courage social pour poser nue dans sa bonne ville !]

    Point de vue de simple blogueuse: j'aurais, moi,  totalement intégré le fait que trois femmes  aient choisi de ne pas continuer l'aventure sur un mode démultiplié de papier glacé dans un livre. Et positivé.

    J'aurais fait une découpe des silhouettes et choisi le blanc à la place pour marquer le choix de l'absence fait en toute liberté par ces genevoises. Leur corps leur appartient. Leur image aussi.

    Mais il s'agit bien de Knapp un géant de la représentation de la Femme.

    Qu'a-t-il voulu exprimer par ces sombres colonnes qui masquent  ?

    blog-série n°10,courrèges,l'avenir de geneve,penthes,elle,femme,geneve,knapp,pulsion de genevie,rubrique genevieA bien regarder le catalogue de son oeuvre complète,  on constate que la thématique de la rayure noir/blanc est  omni-présente.

    Voire par moments de la griffure rageuse qui efface la femme.

    Dans  le passé avec  la série OpArt (1965-1969) ou autres au présent:  la  constante graphique du catalogue 2014 avec  des.... rayures à tout bout de champ.
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    En fait l'idéal de l'idéal de la femme "knappienne" ne  serait -il pas  une pluralité de femmes simples, naturelles, nues dans un cliché coloré mais rayées de noir. En d'autres termes, des genevoises libres de leur mouvement et libres de leur corps... tendance Courrèges ?

     

                  REFLECHIR SUR LES RAYURES DE KNAPP

                                                                   

    blog-série n°10,courrèges,l'avenir de geneve,penthes,elle,femme,geneve,knapp,pulsion de genevie,rubrique genevieL'historien de l'art, dans ses futures études ne pourra faire l'impasse du lien entre la femme et la rayure chez Knapp, l'imperfectionniste perfectionniste.

    Comme ici, des  femmes libres en mouvement...dans une carène de bateau !

    Paradoxalement libres de mouvement mais enfermées derrière des barreaux, des griffures, des rayures.

    La femme de Knapp finalement est un oiseau, colibri dans sa cage désormais libre,  légère comme l'air. Elle vole....Enfermée dans l'imaginaire de l'artiste.

    Comme à Genève où  bizarrement sur le papier du livre d'expo, les ventres arrondis sont bien soit rayés soit encagés...

    La femme de Peter Knapp est finalement un peu sa prisonnière !

                                             Sylvie Neidinger

     http://www.leparisien.fr/cergy-95800/cergy-les-oeuvres-de-peter-knapp-vendues-aux-encheres-19-03-2015-4618503.php

     

    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

    1-Femme à Genève

    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

     

    crédit photos/ copies de photos, extraits; Droit de  citation

     

     

     

     

  • Gen'Eve

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     Elle reste de marbre. Dispo par tous les temps.geneve,gen'eve,henri könig,sculpteur,quai gustav ador

    Eve de Genève.

    Vigie des quais tournée vers la Bise nordique et froide. Noire.

     Elle assume sans plainte, sous le soleil ou la glace.

    Madone des intempéries.

    Madone du beau temps et de la tempête.

     Par erreur, souvent  nommée  Statue de la Brise.

    Même sur certains panneaux ou plans... officiels.

     Ceci dit, Gen’Eve  est assurément un brise-cœurs !

     Les genevois- c’est certain…- ont bien l’envie de lui claquer deux bises de temps en temps.

    Elle reste donc une secrète amie.

     Je ne manque  jamais, en passant, de saluer cette fort Belle genevoise, gironde et dynamique qui emporte notre regard direction Jura, dans un souffle d’énergie humide  lémanique.

                                                                          Sylvie Neidinger

     

     

    ( Suite)                                   TROU D’AIR... INFORMATIONNEL

    La Statue de la Bise, qui loge au 61 du quai Gustav Ador est née   des mains du sculpteur Alfred Henri König, professeur à l’école des Beaux-Arts dans les années 60.

    geneve,gen'eve,henri könig,sculpteur,quai gustav adorBien en chair: du muscle et pas un poil de de  graisse.

    Curieusement l'oeuvre lithique porte  l’optimisme des femmes solides du style ...« réalisme socialiste » Les signes ostentatoires en moins évidemment. Et beaucoup moins habillée...


     Peu d’éléments de biographie attestés sur Henri König sont disponibles. Genève est souvent  trop modeste sur elle-même, c'est-à-dire ses   personnalités. Il y a un gap ici. Un trou d’air ! En googelisant cet artiste, peu de documents pertinents. Pas même un wikipédia.Et  beaucoup de contradictions autour des dates de naissance et décès différentes, des noms d’œuvres pas exacts (bise/brise)

    Si ….quelques notes tout de même dans le Répertoire des artistes et créateurs suisses:  http://www.notrehistoire.ch/group/artistes-suisses/albums/#3215

     Finalement ce #BlogNeidinger  s'ouvre, dans les commentaires infra pour recueillir tout témoignage à caractère public évidement à propos de König,  cet artiste local disparu.

    Il a fait naître  cette sympathique genevoise altière qui affronte courageusement au nom de tous,  les caprices météos pour le bonheur des promeneurs.

    Un joli  paratonnerre de  fantasmes de GeneVie ! SN

     

     

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    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     


  • Pulsion de GeneVie: série sur la Femme à Genève

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    L'air du temps est à la pulsion de mort: récession, attentats, foyers de conflits.

    La modernité victorieuse de la seconde moitié du 20ème siècle- les 30 glorieuses, après deux guerres mondiales qui ont tué à millions- semble désormais  une utopie puisque le 21ème siècle est abordé dans la plus effroyable barbarie.

    Aujourd'hui à quelques heures d'avion des enfants sont crucifiés, décapités, enterrés vivants en Irak/Syrie.

    Une parturiante  est exécutée par les Boko Haram au Nigéria. Résultat : un cadavre d'accouchée avec un enfant  à moitié sorti.

    Nausée.

    Dans ce contexte le #BlogNeidinger va ouvrir une Série de blog liée à la Pulsion de GeneVie intitulée "Pulsion  de GeneVie: la femme".

    Genève porte dans son étymologie... l'étymon "gen" de la  naissance.

    La ville entre dans l'histoire  en 58 av. J.-C., lorsque Jules César mentionne  Genava dans son commentaire De Bello Gallico (I, 6 et 7).

    Elle occupe les rives de la naissance du fleuve Rhône.

    Elle est génitrice du fleuve.

    A suivre...

                                                                      Sylvie Neidinger

     

     

    Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

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    2-Gen'Eve

    3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

    4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

    5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

    6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

    7-Madame le Sautier du Grand Conseil

    8- Something Devine:  femme rock flamboyante

    9-Je suis nombreuse

    10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

    11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

    12-Tout à fait femme

    13-Où sont les femmes...en musique?

     

     

     

    #GeneVie est le nom d'une rubrique. J'ai aimé ranger l'actualité genevoise sous cette dénomination que j'ai imaginée.

  • La Fabrique de l'intime

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     L’ouvrage publié en ce mois de janvier  chez Robert Laffont  par l’universitaire Catriona Seth tient du féminisme de bon aloi : il donne à lire les textes de douze dames   nées entre 1675 et 1777.

     Le livre évoque  des femmes,  chères  bavardes…

     Pas  celles évoquées dans la maxime  «  derrière le grand homme cherchez la femme » cet être  pygmalion caché derrière  le masculin . Caché où ?  Dans l’alcôve   évidemment…comme épouse ou maîtresse.

     Sous- titré «  Mémoires et journaux de femmes du XVIIIème »  le corpus ici  réuni présente le grand intérêt d’avoir donné la parole  à quelques unes de  classes sociales et nationalités  différentes.fbrique intime 001.jpg

    Celles qui ont aimé   lire, écrire, tenir un salon littéraire ou simplement fréquenter un « cabinet de lecture » cette première bibliothèque.

    Qui en fait, ont utilisé  leur « temps de cerveau disponible » à produire-chose insensée pour les écervelées du deuxième sexe !- du sens.

     Aristocrates telles Isabelle de Bourbon-Parme, femmes du peuple comme  Victoire Monnard petite employée sous la révolution ou actrices telle  Mistriss Robinson qualifiée de « plus belle femme de son époque » 

    Toutes écrivains de talent.

    LA SUISSE EN FORCE DANS CE LIVRE

    L’Helvétie est citée à multiples reprises évidemment par l' entrée- clef du Siècle des Lumières : Rousseau que ces dames se plaisent à lire ou critiquer.

    Mais aussi les Necker ces  protestants lémaniques  qui font  carrière  à Paris dans la finance  ou ...oeuvre littéraire côté femme: la mère et  la fille -unique.

    Louise-Suzanne  Curchod, fille d’un pasteur vaudois et de son épouse huguenote «très  instruite , élégante et jolie la jeune femme fait les délices de la bonne société lausannoise » (p255) Devenue   Necker, elle va tenir l’un des salons parisiens les plus courus.

    Sa fille Anne-Louise Germaine Necker,  baronne de Staël-Holstein, publie, elle, « Mon journal » non sans raillerie de la part de son banquier de Papa lequel  la qualifie de « Monsieur de Saint-Ecritoire » ! Drôle de masculin…

    Un auteur présenté par  Catriona Seth intéresse particulièrement: la versaillaise Aimée Guichelin, fille de gens modeste exceptionnellement précoce (poête)

    Un aristocrate suisse, M Steck (p 994) éperdu d'amour fera tout pour épouser en 1797 celle qui, socialement si lointaine devient  la femme de sa vie.

    Les écrits de Aimée  Guichelin-Steck interpellent par la modernité des thématiques abordées. Comme rédiger combien  en tant que femme il est difficile  d' écrire et d'assumer toutes les tâches !

    A l'époque, déjà...

     "Berne 24 février 1799. Depuis que j’ai écrit les pages précédentes, quelques évènements de ma vie ont eu lieu Une petite révolution politique  nous a rendus à nos foyers  et au bonheur, je suis devenue mère » Le gouvernement de la République helvétique pour lequel son mari est Secrétaire déménage en effet de  Aarbourg à Berne, chez eux.

    Devenue veuve d’un mari aimé, elle  saura taire cette douleur. Elle doit travailler. Mais, grande âme, se refusera à rédiger de la poésie sur commande  « ce qui équivaudrait pour elle à se promener dans la rue en sous-vêtements » Parole...concrète. Opinion ferme.

    Elle n’a pas consacré tout le temps nécessaire à sa compétence d’écrivain. Maîtrisant plusieurs langues dont excellemment l’allemand elle pratiqua la traduction sans que son nom n'apparaisse toujours.

    La versaillaise devenue suissesse fera connaître Jean de Müller, Bonstetten, Boutewek...Elle deviendra de ce fait un « passeur de culture"

     Aimée Steck-Guichelin ne se donne en apparence d’autre destination qu’elle-même. C'est la définition des écrits intimes ! Or les conseils de cette Grande dame, ses observations sur le genre humain n’ont pas pris...  une ride.

                                                                              Sylvie Neidinger

     

     "La fabrique de l'intime" par Catriona Seth Robert Laffont Bouquins ISBN 9782221109717

    Catriona Seth , spécialiste des idées au siècle des lumières offre un ouvrage documenté sur 1200 pages, avec index, bibliographie.seth.GIF

    Elle est professeur de littérature française à l’Université de Lorraine (après Rouen)et professeur associé  au département d’histoire de l’Université Laval Québec      .   

     Complément de lecture suggéré:

    -« Une singulière famille Jacques Necker, Suzanne Necker et Germaine de Stael », Paris, Fayard,1999 par Jean-Denis Bredin.

    -Article "Les Réseaux franco-helvétiques de Mme Steck-Guichelin »Catriona Seth

    -« Les Ecrivains suisses alémaniques et la culture francophone au XVIIIème siècle » actes du Colloque de Berne 24-26 novembre 2004, Genève, Slatkine 2008 p.371-380

  • Une médium genevoise chez Victor Hugo : Catherine Elise Müller

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     La Maison Victor Hugo accueille cette médium suisse dans le cadre de l’expo « Entrée des médiums - Spiritisme et art d’Hugo à Breton» visible  jusqu’au 20 janvier.

    (Musée Hugo, place des Vosges à Paris à une seule station de métro de la gare de Lyon, terminus du TGV de Genève…)

    Catherine Élise Müller dite Hélène Smith (née le 9/12/1861 à Martigny et décédée le 10 juin 1929 à Genève) est présente sur une demi-salle. Les documents la concernant prêtés principalement par la Bibliothèque de Genève et la Collection Flournoy.maison victor hugo,geneve,psychanalyse,andré breton,theodore flournoy,helene müller,daumier

    Cette Entrée des médiums  se bâtit sur deux dates extrêmes. Elle démarre par les caricatures de Daumier consacrées au spiritisme en vogue au XIXème siècle. Le dessinateur croque  ces tables qui tournent. Mais chez les Hugo, l’exercice était des plus sérieux. Vital même. Il ne s’agissait pas moins que d’entrer en contact par tous moyens imaginables  avec la fille chérie trop tôt disparue. Traumatisme familial inconsolable. Le romancier, poête, dramaturge à terre. Léopoldine devenue mythe littéraire.

     La date de fin est l’année 1933. André Breton publie alors  dans la revue Minotaure « Le Message automatique » qui va faire entrer  les médiums sur la scène artistique par la grande porte. En les connectant avec le monde artistique  de la création.

    Par sa présence dans l'univers hugolien, Catherine Müller apporte indirectement  un vent spécifique lémanique. La Psychanalyse genevoise entre avec elle dans l'écrin  qu'est l' Hôtel des Rohan-Guéménée. Théodore Flournoy son mentor psychologue était  connu pour ses travaux sur le spiritisme et les pouvoirs parapsychiques. Il la rendit célèbre sous le pseudo de "Hélène Smith". A l'époque,  elle eut contact direct avec Victor Hugo. maison victor hugo,geneve,psychanalyse,andré breton,theodore flournoy,helene müller,daumier

    LA PRISE DE CONSCIENCE DE... L'INCONSCIENT

    La perspective historique de la révélation de l’Inconscient en partant de tables qui tournent pour arriver à l’écriture automatique- certaines  pages griffonnées sont exposées, de même que le Manifeste du Message automatique  - rend cette visite plus qu’intéressante.

    Essentielle pour relier au départ un  spiritisme XIXème de goguette sinon de foire.. à  la naissance de la psychanalyse puis à  un mouvement artistique  plus global.

     L’inconscient, cette « terra incognita » enfin défrichée. Et cela passa par l’écriture !

    Nota   Hélène Müller  écrivait entre autres en martien, disait-elle...( curieux alphabet qui fait songer plutôt à l'écriture arménienne !) cv.GIF

    Rien ne manque dans cette riche synthèse exposée, pas même le …..folklore " Grand n'importe quoi" du spiritisme. Celui  que Daumier ne manquait pas de moquer : de la caricature aux impressionnantes photos de séances folles de spiritisme échevelé. Beaucoup de cinéma tout de même pour entrer en contact avec les forces cachées !

    Drôle d' exercice finalement que de conctater l'au-delà pour mieux finalement rencontrer l'en-delà psychanalytique.

    Le tout démarre au coeur du fameux XIXème siècle qui voit naître le dessin de presse, la photo, la peinture de masse. Naissance du mass-média en fait, sous toutes ses formes.

    La communication moderne en fait.

    Observation du paradoxe relevé plus haut . Il fallait probablement  la naissance de  ces outils….publics de com' pour que l’on entrât dans les frontières intérieures de la psychanalyse ???? Au coeur intime de l'individu?

    Surprise de découvrir pareille entreprise liée à « l’histoire moderne des mentalités » en la demeure d'un  Victor Hugo visiblement toujours d'actualité.

    Pour ceux qui ne peuvent physiquement faire un petit tour place des Vosges. Et bien évidemment après la clôture du 20 janvier: un ouvrage, précis et exhaustif   édité relate cette véritable épopée. Tout y est parfaitement résumé et illustré.

    Sylvie Neidinger

     

    Maison Hugo Hôtel de Rohan-Guéménée
    6, place des Vosges
    75004 Paris
    Tél. : 01 42 72 10 16

    Métro: Bastille, Saint-Paul ou Chemin-vert

    Collection Paris Musée Maison de Victor-Hugo  "Entrée des médiums Spiritisme et Art, de Hugo à Breton Isbn 978-2-7596-0186-8 (35 euros)

     

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