22/09/2018

Brexit: la bulle du déni britannique explose à Salzburg

Theresa May est furax. La presse d'outre manche insulte, la dit humiliée par les 27.....

Tremblante, l'oeil noir, elle convoque le  vendredi 21 septembre une conférence de presse (noire) au  Downing Street.

Elle dit "tomber des nues" Elle tombe de haut effectivement..tellement sa position était..perchée !

Elle parle d'une impasse et réclame aux autres se joindre à son avis comme un ordre !

Bigre, diantre.

Encore une douche écossaise pour elle....

La crise de nerf est juste le résultat de ce que les européens observent depuis l'annonce du brexit : un Royaume-Uni en déni complet dans sa bulle et son splendide isolement.

Les oreilles britanniques sont fermées sur ce que les 27 leur signalent depuis le vote de sortie par Michel Barnier interposé.

1-L ' UE ne réclame pas leur départ. Ce sont eux qui décident de quitter un système complexe dont ils n' imaginaient probablement pas les implications.

2-L'UE est une construction juridique contraignante et solidaire pas seulement le plus grand marché du monde...

3-Theresa May entend picorer ce qui l'intéresse et nomme sa proposition le plan de Chequers. Elle demande le beurre et l'argent du beurre. Réclame l'accès au marché européen pour les marchandises mais sans en prendre les autres volets qui vont obligatoirement avec dont la circulation des personnes. Or, le "tout" est la base juridique du système... Pas de segmentation!

 Les cas de l'Irlande du Nord, de Gibraltar sont difficiles.Cameron et ceux qui ont réclamé de sortir n'y avait probablement pas songé.

                                      LE DENI  DU REVE NATIONALISTE

Depuis plusieurs mois on observe un débat interne....au parti conservateur en total déni des enjeux réels et de ce que les AUTRES, les continentaux leur disent.

Le Royaume-Uni, dans sa bulle se construit son film nationaliste. En quittant l'Europe, il rêve de  retrouver carrément la grandeur de son Empire coloniale.

Pensée magique.

Au réel tout s'écroule. La livre continue à chuter. L'immobilier tombe. La consommation se tasse. L'inquiétude de la population a surgi au lendemain du vote de juin 2016.

Le brexit sans accord annonce un chaos infini.

Le brexit avec accord ne peut QUE respecter le fonctionnement de l'Europe.

Insulter les européens ne sert strictement ...à rien.

Le Royaume-Uni voulant sortir   du système est juste  indécent à demander les avantages de ceux, les 27,  qui s'engagent dans le système avec toutes les contraintes.

La Reine, fine mouche a tout compris. Elle qui n'a pas le droit de s'exprimer  avait un jour par son vêtement signalé combien faire partie de l'Union Européenne était essentiel au Royaume.

Ils choisissent de quitter mais ne peuvent modifier les règles de l'édifice à leur profit.

Excellente analyse de Denys Mc Shane sur l'attitude déplacée de T May qui mène le pays au pied de la falaise selon lui . Il analyse les enjeux de la paix en Irlande.*

  Les britanniques sont désormais face à eux mêmes. Eux seuls; pas besoin d'insulter les autres....

Et en attendant la livre chute à l'image de la catastrophe annoncée en cas de brexit dur.

Lire cet excellent article sur la Grande-Bretagne et sa stratégie commerciale perdante.

 

 

                               Sylvie Neidinger

 

 * Mc Shane :

"Ce ne sont pas les Européens, c'est simplement Dublin qui ne peut pas accepter quelque chose qui va risquer la paix. Il y a des nationalistes extrêmes qui détestent Gerry Adams [dirigeant politique nord-irlandais] et qui pensent qu'ils sont tous des traîtres. Ils luttent pour unifier l'île. Toutes les forces de sécurité en Irlande du Nord sont terrifiées de l'agressivité de Theresa May sur cette question-là. Elle est prisonnière de protestants extrêmes, anti gay, anti avortement, qui ont presque le contrôle total du parti conservateur.

Les Européens ne contribuent-ils pas à fragiliser encore plus la Première ministre britannique ?

Madame May a écrit une tribune dans Die Welt, à Berlin, dans El Païs, à Madrid, insistant sur ce point : elle veut envoyer des ministres pour donner des leçons aux politiciens des 27. Et hier soir, elle a simplement lu le texte de son papier dans les journaux que tous les autres leaders ont déjà lu. Elle n'arrive pas avec des propositions concrètes. Monsieur Barnier a dit depuis le début des choses très claires. Oui, vous allez quitter [l'Union européenne]. On va organiser un accord basé sur trois principes qui n'ont pas changé depuis deux ans. Un, vous devez payer ce que vous devez payer. Deux, un traitement décent pour les ressortissants européens. Et trois, pas question de frontière avec Dublin. Theresa May a accepté, elle a engagé l'honneur de l'Angleterre. Et maintenant elle dit non.

L'absence d'accord est-il quasiment intégrée au Royaume-Uni ?

Non. Par exemple, il y a l'équivalent du Medef qui a fait l'annonce aujourd'hui que 80% de leurs firmes, s'il n'y a pas d'accord, ne savent pas quoi faire. Ils vont certainement fermer des usines. Il y a 1,4 million de jeunes qui n'étaient pas assez âgés pour voter. Et il y a des vieux, des Anglais, qui ne sont plus parmi nous. C'est l'avenir du pays qui est en jeu. Regardez la Suisse, le pays des référendums. Si les Suisses arrivent avec un résultat qui serait mauvais pour la Suisse, ils revotent. Toute la politique est bloquée. Le gouvernement ne fait rien. Les partis politiques sont bloqués. Il faut quelque chose pour couper le nœud gordien chez nous. Je ne suis pas fana des référendums. Mais je crois que le pays va aller sur l'abysse, sur les falaises si on continue avec le Brexit."

La posture de déni de Theresa May qui pensait imposer son plan de Chequers. La panade complète.

Et les britanniques de plus en plus inquiets.

 

En attendant ....Dessin de Ruben, Pays-Bas lu dans le Courrier international

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06:45 Publié dans Pays-UK, Politis International | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : brexit, déni, theresa may, insultes anglaises, chute de la livre | |  Facebook | | | |

Commentaires

Bonjour Madame Neidinger,

Désolé mais sur ce billet je crois que vous faites fausse route.
Votre UE n'est qu'un assemblage hétéroclite de pays aux intérêts totalement diverrgents, incapables de parler d'une seule voix sur n'importe quel sujet pris au hasard (économie, environnement, migration, politique extérieure, défense, agriculture etc.)
Le seul sujet qui les rassemble est leur violence contre le Royaume Uni par rapport à sa sortie, de peur que d'autres lui emboîtent le pas.
Ce serait drôle d'organiser un référendum dans chaque pays de l'UE sur la volonté populaire de rester ou de quitter.
Je prends le pari que seuls les pays "assistés" et greffés articiellement à cette construction technocratique seraient pour rester. Mais certainement aucun des pays "fondateurs" (et contributeurs !!).
D'ailleurs regardez le parlement européen, quel ramassis de politiciens usés, non-élus sur le plan national et dont les électeurs ne voulaient plus et qui sont recyclés par leurs partis pour aller "siéger" dans une enceinte qu'ils ont tout intérêt (personnel) à faire durer le plus longtemps possible ! Il en va de même pour tous ces technocrates prompts à nous pondre des règlements inutiles et coûteux.

Madame Neidinger, ne méprisez pas et ne sous-estimez pas les anglais. Ils sont courageux et volontaires.

Personnellement je vois l'UE à l'image de son Président de la Commission : ne tenant plus sur ses jambes, titubant et ne sachat pas dans quelle direction aller, et qui doit être soutenu par des des âmes charitables.

Je vous souhaite un bon week-end

AP

Écrit par : A. Piller | 22/09/2018

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Vous vous méprenez ....Je ne méprise pas les Anglais bien au contraire.

Ils méritent juste d'être bien informés et dirigés par des politiciens qui expliquent exactement les enjeux; ce qui n'a pas été fait !!
En aucun AUCUN cas l'UE ne peut accorder à un futur pays non membre les mêmes avantages que ceux qui subissent e en acceptent les contraintes ! Même pas en rêve !

Écrit par : Sylvie Neidinger | 22/09/2018

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J'ai bien aimé l'analyse de Raphael Bez
qui exprime exactement ce point de vue :
A savoir la Suisse dans sa relation à l'UE a probablement le même problème d'être dans sa bulle et penser qu'elle serait au centre des préoccupations de l'UE (500 millions d'habitants)
Il ne nie pas que la relation est complexe.
Mais que ne regarder que les points de vue internes limite la compréhension globale

Blog Raphael Bez
https://blogs.letemps.ch/raphael-bez/2018/09/14/une-absence-de-regards-externes/

R BEZ déplore le fait de ne regarder que l'intérieur du pays
(tout comme les britanniques ont passé 2 ans à une discussion interne sans écouter l'émissaire de l'UE Barnier)
Je cite
"D’autre part, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a délivré son dernier discours « sur l’état de l’Union » à Strasbourg devant le Parlement européen. Selon lui, « l’heure de la souveraineté européenne a sonné ». Fort d’un bilan économique positif, l’Union européenne (UE) se doit de renforcer ses capacités de gestion des frontières, établir un partenariat solide avec le continent africain et œuvrer à offrir à ses citoyen∙ne∙s des perspectives d’avenir, particulièrement en matière d’emplois. Ce discours marque le début d’une période de neuf mois incertaine et à haut risque pour l’Europe : la Commission Juncker se prépare à passer le flambeau, les élections européennes des 23-26 mai 2019 se profilent, le Brexit n’est pas encore réglé, les tensions géopolitiques ne faiblissent pas.

En Suisse, nous ne réalisons pas ou très peu à quel point nous évoluons dans une bulle, croyant que nos relations avec notre voisin européen sont d’une telle importance que toutes les capitales et l’entier de « Bruxelles » s’en préoccupent. L’absence de regards externes est criante. Mon séjour à Bruxelles, la semaine dernière, n’a fait que renforcer ce constat en moi. Rencontrer et échanger, sur place, avec les actrices et acteurs impliqué∙e∙s dans le dossier des relations Suisse-UE et ainsi aborder ce dossier sous un autre angle, depuis l’étranger, m’a obligé de le remettre en perspective. J’en profite pour saluer ici le travail des correspondant∙e∙s des médias suisses installé∙e∙s dans la capitale belge. Hormis celles et ceux de la Radio Télévision Suisse, ils se font toutefois rares, notamment du côté de la presse romande. Nous devons pourtant cultiver ces ponts avec l’externe et informer, expliquer, débattre à l’interne."

Écrit par : Sylvie Neidinger | 22/09/2018

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Le Brexit forcément ça pique ! dixit Juncker

https://www.challenges.fr/monde/europe/le-brexit-ca-pique-enormement-concede-juncker_614375

Écrit par : Sylvie Neidinger | 22/09/2018

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La GB a demandé à son peuple de voter pour ou contre le Brexit et ce Peuple a voté pour sa sortie de l UE. C est banal ce que je dis là. Néanmoins, il faut relever quelques points très simplistes:

1--Un vieux philosophe suisse dont le nom m échappe, hélas, a dit:"Quand on demande au peuple de voter, il faut respecter sa décision même s il a eu tort aux yeux de quelques uns. En règle générale, LE peuple a toujours raison de le faire ainsi puisqu on lui a demandé l avis quitte, après coup, d analyser et de comprendre le pourquoi a t il voté ainsi".

2--Les britanniques vivent toujours dans l esprit de la Grandeur de l Empire Britannique de l United Kingdom, du Common Wealth et du système Royal soit avec la Reine Elisabeth soit bientôt avec la prochaine, LA future Reine Kate Middletone, SVP! Autrement dit, un Royaume-Empire survivra et dépassera les pires des situations incluant THIS Brexit.

3--Au fond, hormis l Angleterre et hormis les pays de l Est(ex-communistes), demandez aux peuples de cette UE de voter et vous verrez que plusieurs en sortiront raison pour laquelle leurs dirigeants en place n en demanderont pas ni leurs avis ni de voter sur ce point non plus...

4--Est ce que l Union Européenne n est elle pas une succursale de l Otan? N a t elle pas été fondée par des anciens nazis après la fin de la 2ème guerre mondiale? N est elle pas gouvernée hier et aujourd hui par des Otanistes 100% pur jus (Barroso recyclé récemment et avec beaucoup de bruit dans une Très big Grande Banque mondiale. Et, Jean Claude Juncker président de la Commission de l UE, n est il pas un ancien premier ministre du Luxembourg et forcé à présenter sa démission car traître et ex-complice de l affaire Gladio c à d de larges cellules d espionnage de l Otan dans toute l Europe...)? L UE, n est elle pas aussi gouvernée par d anciens retraités chefs militaires de l Otan mais recyclés à la tête de l UE puis la scenseur qui fonctionne entre l UE, l Otan et les Too Big et Grandes Banques?

5--In fine, est ce que l union Européenne a été vraiment créée afin d UNIR l Europe ou plutôt pour la Dés-Unir, chose qui est entrain de se faire. L Europe et son UE ne sont ils pas en train de mourir, rien que ça! Ne dit on pas qu un Cheval fatigué et fatiguant ne devrait il pas arrêter de souffrir et arrêter de nous faire souffrir?

Bien à Vous et Merci à Mme S.N.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 22/09/2018

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La volonté du peuple britannique est bien de sortir
(sous réserve qu'ils étaient bien informés des enjeux lors du vote or Johnson et Farage ont carrément menti..)
Brexit is brexit.
Or T May chercher à vouloir sortir mais en gardant les avantages de rester.
Et elle comptait sur les 27 pour accepter sa position?????? Cela n'a pas de sens
Et que les 27 lui répondent ENSEMBLE que le compte n'y est pas elle se dit insultée !!!
On rêve...

Écrit par : Sylvie Neidinger | 22/09/2018

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https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/video-le-brexit-ne-peut-pas-se-traduire-par-la-deglingue-le-detricotage-de-l-union-europeenne-affirme-nathalie-loiseau_2952123.html

"La Première ministre britannique, Theresa May, a jugé "inacceptable" le rejet de ses propositions par les dirigeants européens au sommet informel de Salzbourg (Autriche) vendredi 21 septembre. Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes, lui a répondu samedi sur franceinfo. Le Brexit "ne peut pas se traduire par la déglingue, le détricotage de l'Union européenne", a-t-elle déclaré, assurant que les Vingt-Sept sont "unis" sur la question.
Négociations dans l'impasse

"Nous travaillons à un bon accord, il est possible et j'y crois", a affirmé Nathalie Loiseau, même si elle a admis ne pas pouvoir "exclure qu'on ne se mette pas d'accord à la fin". "Nous devons nous y préparer", a-t-elle affirmé, assurant qu'une loi d'habilitation serait présentée au Parlement au mois de novembre. "L'idée qu'un Eurostar ne puisse pas arriver en gare du Nord ou qu'un avion britannique ne puisse pas se poser dans un aéroport français, c'est ce qu'on veut éviter mais ce n'est pas spontané. Ça se prépare."

"Rien ne peut être plus avantageux comme relation avec l'Union européenne que d'être dedans", a aussi affirmé Nathalie Loiseau, qui assure que les pays membres ont "avancé sur 90% du projet d'accord de retrait". "Le Royaume-Uni, quittant l'Union européenne, ne peut pas vouloir tous les avantages de l'UE, comme quand il était membre, sans plus aucune des réglementations, des restrictions, des contraintes et des engagements d'un Etat-membre."

Écrit par : Sylvie Neidinger | 22/09/2018

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C'est fou quand même ces pays qui veulent sortir d'une association ou ceux qui ne souhaitent pas y entrer et qui - avec une belle arrogance ou terrible inconscience - en veulent tous les avantages comme lorsqu'ils en étaient membres ou comme s'ils en devenaient membres !

En définitive, qui insulte qui ?

Ainsi la Grande Bretagne est au bord de la falaise et serait prête à faire un grand pas en avant ?...

Écrit par : Michel Sommer | 22/09/2018

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Cette oppression UE contre la sortie des Anglais, me fait penser à un Mâle dont on veut divorcer et qui sort toutes ses griffes et ses plus vils intentions pour faire mal et détruire celle (Angleterre) qui a osé avoir envie de se sortir de ce marasme.

Il en est de même aujourd'hui, avec la petite Suisse que l'UE essaye de tenir la tête sous l'eau, et qui aujourd'hui va lâcher un milliard (Madame laisse tout à Monsieur pour enfin retrouver sa liberté-vitale).

L'Italie aussi est en train de payer son "arrogance" (son déficit budgétaire à 2,4% alors que la France sera à 2,9%) d'avoir mis au pouvoir des hommes et femmes qui veulent privilégier les Italiens avant les clandestins et autres migrants. Ces derniers s'imposant frauduleusement en tirant les larmes à l'œil pour faire lâcher prise aux Résistants respectueux de leurs lois. (ce mâle qui menace de se suicider si vous partez).

Tout part en vrille, les états et dirigeants ne sont plus que de vils personnages imbus de leurs pouvoirs et ne comprennent même plus que leurs fonctions sont la représentation et la protection des peuples dont les électeurs leurs ont donné le mandat de gérer leurs communautés et leurs intérêts. (comme par exemple: L'Autriche, la Hongrie, la Pologne, ceux de l'Est quoi).

Franchement, sur ce continent, tous les autres soi-disant dirigeants..... sont à "l'ouest"!!!!

Écrit par : Corélande | 29/09/2018

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Pour moi le projet UE convient parfaitement et tient du multilatéralisme.
Face aux grands blocs (USA-RUSSIE-CHINE) l'Europe a son mot à dire.
Avec 500 millions de consommateurs et leur niveau de vie, c'est le premier marché mondial.
Il semble logique que cette spécificité soit intégrée à une logique supra nationale politique.
Et que la royaume-Uni quitte puisqu'il n'a jamais vraiment été dans le circuit.
Il quitte certes mais pas en picorant uniquement ce qui l'intéresse...

Écrit par : S Neidinger | 29/09/2018

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