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15/09/2017

Theresa May à Florence ou l'illusion d'Empire. Délire nostalgique des brexiteurs...

Theresa May, Machiavel en jupon et talons panthères,  a choisi l'Italie le 22 septembre prochain pour illustrer sa vision du Brexit.

Son propos : quitter l'UE mais pas l'Europe !

Une lapalissade  version Jacques de Chabanne, seigneur La Palice né vers 1470 cette période de   la dite Renaissance!

Attention l'Italie n'a pas porté chance au sire... En  1525, alors qu'il participait au siège de Pavie en compagnie de François Ier, il y trouva la mort !

Le premier ministre anglais donne son discours depuis Florence, en Toscane, parmi les premières villes à avoir instauré un système bancaire exporté en toute l'Europe ....à la Renaissance.

Encore une référence passéiste.

 Le fruit de son désir ne correspond pas à la réalité.

Les brexiteurs dans leur grand rêve impérial nostalgique de cette époque où jamais le soleil de ne couchait sur l'empire britannique pensent que en quittant l'UE ils vont retrouver leur empire, toujours colonial évidemment.

Les femmes avec leurs voilettes et le casque sur la tête des hommes tous moustachus évidemment.

C'est un délire qui s'exprime ouvertement à l'échelon d'une nation.

La PM britannique au lieu de remettre tout son  petit monde sur terre en rajoute une couche !

A Florence elle va donc  signifier pouvoir encore revenir au moyen-âge. Pardon à la renaissance.

Elle réclame une relation européenne spéciale   telle celle du XVème siècle? ou du XIIIème . On pourrait envisager la période préhistorique aussi !

       LES ECHANGES BRITANNIQUES A L'EPOQUE DU TROC AU NEOLITHIQUE.

 

Attention à la période du néolithique européen (- 7000 avant JC) les routes de l'Etain liaient aussi  la Grande -Bretagne au continent !

Point n'était besoin de banquier. C'était du troc :" moi je t'échange mes escarpins panthères contre un collier de coquillage !"

La prospective britannique est visiblement en souffrance en 2017 ..Et leur problème de déni de réalité  majeur.

Les anglais qui vont quitter l'UE ne vont PAS retrouver l'Empire britannique.

Il faudrait juste leur signaler qu'il a DISPARU.

 

                LES ANGLAIS ACTUELLEMENT AVEUGLES

En coupant le contrat juridique qui la lie à l'UE et que la fière Albion  (ou perfide suivant le point de vue) trouve lourd en terme de données selon elle "imposées" , la Grande-Bretagne  quitte  l'UE.

...Tout le monde est d'accord sur ce point.

Elle s'isole et se retrouve toute seule.

......Seconde évidence.

Le Royaume-Uni en ce moment fort désuni compte alors re- commercer avec qui elle l'entend. Comme elle l'entend.

.....Certes. Mais déjà moins évident.

Mais ...avec qui, quelle entité juridique supra-nationale  et comment?

Problème majeur :  nous ne sommes plus à l'époque de la lettre de change, de la caravelle et des longs habits  soyeux des marchands toscans !!

Si la GB change de statut, l'UE des 27 reste l'UE avec son format JURIDIQUE !!!

Petite lapalissade.

Les brexiteurs ne comptent tout de même pas changer les accords internes des 27 autres dans leur délire grandiloquent?

En résumé l'UE réelle de 2017 n'est plus l'Europe florentine rêvée par Th May...

L'UE reste la même entité juridique après le départ du royaume-Uni.

Voire, elle va renforcer son intégration.

Le match est à 27 contre 1.

Madame tout seule compte-elle modifier les 27 à son profit qui se nomme "vouloir le beurre et l'argent du beurre."????

Allez demander à un banquier florentin du XIVème siècle  si une situation dégradée pour une partie affaiblie   ( ici le départ de la Grande-Bretagne de l'Europe en solo ) peut entraîner un avantage supplémentaire contre la partie la plus puissance ?

Le banquier toscan prend sa balance métallique,les poids. Il pèse et dit non.

La logique de l'UE en 2017 est claire "un état hors du groupe ne peut avoir plus ni autant d'avantages que les états à l'intérieur du groupe qui financent et prennent les risques entre eux, les engagements sur le long terme.".

Les britanniques sont totalement en droit de modifier leur système politique, quitter l'UE.

C'est liberté et leur volonté nationale.

C'est juste que leur analyse du déroulement du processus et du final semble irréelle.

Les brexiteurs sont dans un délire total,  autocentré. Déjà sur place depuis cet été à Londres commence une discrimination contre les européens en matière de logement, de séjour, de travail.

Orgueilleux d'imaginer une seule seconde que l'UE va  laisser accéder l'Angleterre  à son marché commun pour les beaux yeux sur-maquillés de Madame May.

Ola!  Quelqu'un  peut-il signaler aux anglais que la meilleure façon de faire revenir l'Empire britannique, en 2017, c'est de réaliser un...  film de cinéma avec voilettes et bobs.

.                                                        Sylvie Neidinger

suite :

Theresa May à Florence

"Entre de longs et vains développements sur la Renaissance italienne, l’indissoluble amitié européenne – « du niveau d’une dissertation d’histoire au bac débitée avec le sourire d’une Miss Météo de la télé américaine », étrille le journal conservateur The Telegraph –, Theresa May a fait trois pas en direction de Bruxelles. D’abord, elle souhaite une période transitoire d’« environ deux ans » après le Brexit ; ensuite, le Royaume-Uni continuera de contribuer au budget de l’Union pendant cette période ; enfin, les tribunaux britanniques devront respecter l’accord à venir avec l’UE sur les droits des ressortissants européens.
En savoir plus sur"

 

 

*Excellente analyse de l'économiste Jean-Marc Daniel

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0305...

* Dernière minute :Un attentat à Londres ce matin. Solidarité.

 *http://www.lepoint.fr/economie/royaume-uni-boris-johnson-...

 

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