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02/04/2017

Douche écossaise pour Theresa May

La réponse de l'UE à la Premier Ministre britannique ne s'est pas faite attendre.

Donald Tusk a été aussi ferme que la missive de Madame May était capricieusement unilatérale.

Depuis  le vote en 2016, l'espace médiatique est saturé des desiderata anglais  sur  "comment ils veulent eux, leur brexit" et "comment les autres doivent leur obéir."

Quitte à exercer un chantage.

Avec moult références  au passé glorieux d'un  l'Empire  régnant sur la terre entière et ses "sujets", relayées par une presse tonitruante, furibarde et souvent nationaliste. Révélateur: ils entendent vite revenir au passeport Empire bleu marine !

Avec comme signe de la grande faiblesse du processus brexit l'effacement complet des personnages potentiellement menteurs qui l'ont réclamé tels Johnson, Farage et la ...sortie de Cameron.

                          DOUCHE ECOSSAISE IMMEDIATE

En même pas deux jours la superbe est balayée par une réponse forte et coordonnée des 27

Les européens  font exploser en vol  les demandes de Mme May et imposent leur calendrier.

Divorcer et ensuite décider de nouvelles relations commerciales, payer ses dettes, ne pas rallumer la guerre en Irlande..

Tout est remis en cause par l'Union Européenne. Rien n'est oublié.

Jusqu'à l'existence des bases militaires britishs à Chypre.

Jusqu'à ce confetti d'Empire Britannique: Gibraltar, enclave de 6,5 km2 réclamée par l'Espagne, message entendu par les Européens qui lient désormais son sort à un veto de Madrid.

Les anglais ont tiré les premiers. Dans le vide sidéral. Après des mois de blabla.

L'Europe peut répondre : "mais... nous ne vous avons pas demandé de sortir !"

                                                             Sylvie Neidinger

      

                                                                        

 

                                           

Commentaires

Non l'UE ne leur a pas demandé de sortir, mais ils en ont le droit et c'est le résultat d'un processus démocratique ne l'oublions pas.

Maintenant l’Europe ne se grandis pas en jouant l'ex acariâtre et vengeresse au lieu de construire le meilleur futur possible pour les deux partis. Ne serait ce que pas respect pour le sort des millions d'européens et de brits qui vivent chez l'autre.

Écrit par : Eastwood | 02/04/2017

L'attitude de Therea May reflète la vision qu'ont les britanniques d'eux-mêmes: une sorte d'exception insulaire, dotée de droits particuliers liés à la nostalgie de l'empire perdu. Tout va faire problème dans les négociations du brexit, car le Royaume Désuni ne bénéficiera d'aucun traitement de faveur, contrairement à ce qui s'est passé depuis 1970, à l'intérieur de l'Union.

Bien fait pour lui. Welcome to the real world, UK.

Écrit par : Déblogueur | 04/04/2017

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