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03/07/2015

La fausse démocratie grecque, version M. Tsipras

Combien M. Tsipras se la  joue démocrate et joue du violon, de la flûte et du pipeau sur le thème.

Ivre allant jusqu'à  s'auto-légitimer  hyper démocrate sur le thème du remboursement de la dette. Jusqu'à donner des leçons aux autres.

Problème. Il joue une partie de poker- menteur, cela a été dit.

Démago, il lance l'idée d'un référendum, installé dans la précipitation (en 8 jours soit une campagne explicative impossible)  avec de sérieux doutes sur les conditions de réalisation, la fraude toujours possible autour du bourrage des urnes.

Parce que en fait, son recours au vote référendaire  était juste un jeu, un moyen de pression valable le  29 juin mais plus le 30. Puis remis sur le tapis le 1er juillet. Il jouait juste avec le... vote de ses concitoyens, ce super démocrate !

Une carte dans sa manche abattue puis retirée puis remise.

La démocratie grecque, la vraie  est effectivement prise en otage par un tel comportement.

L'ancien  commissaire européen Michel Barnier signale combien il est surréaliste pour le gouvernement grec de poser au peuple  une question oui/non, oxi/nai tout en indiquant ce que le gouvernement souhaite:  le non.....!?!

Pas très démocratique comme approche....

Les oukaz donnés aux autres Etats par  ce triste sire sont donc parfaitement imbuvables !

                DEMOCRATIE GRECQUE ANTIQUE ET ...L'ESCLAVAGE

Au fait, concernant la démocratie grecque antique, je me rappelle de basiques cours d'université qui signalaient que ce système politique fut  mis en place en Grèce, certes. 

Une avancée considérable à l'époque, avec tous ces débats d'idées et de philosophes.

Mais juste un démarrage, encore bien imparfait.

Car elle n'était valable que pour ses citoyens. De facto, elle excluait les non-citoyens dont les femmes, les esclaves etc.

Une démocratie antique valable juste pour une élite.

http://www.cndp.fr/archive-musagora/citoyennete/citoyennetefr/citoyens-non.htm

Le mythe de cette mirifique démocratie en prend juste un petit coup à l'aune de la réalité historique. Avant, comme maintenant.

Quand on examine les actes véritables et non plus les... discours.

                                                                            Sylvie Neidinger

 

Résultats dimanche 5 juillet: le non gagne  Et après ?

Le non gagne...la défaite, non?

Le non a gagné. Mais non à quoi ????? Problème de démocratie et de question posée au référendum. Non à un accord qui de toutes façons était caduc le 30 juin ?
Non à l'euro et à l'EU ?? Mais gag, Tsipras n'envisage pas de sortir du système. Au contraire il souhaite rester à l'intérieur pour mieux le démolir et Varoufakis de traiter les partenaires prêteurs de terroristes !!

Pour les seuls français, la dette grecque coûte 1000 euros par individu ( plus de 2000 si on divise par les seuls contribuable). Qui peut accepter le non remboursement. Trop facile. D'autres pays ont fait les efforts requis, eux, tel le Portugal.

Qu'a gagné hier la Grèce? L'incertitude la plus totale. C'est un échec complet   SN

 

 

 Suites. Lire:

*grece-l-art-de-faire-payer-son-impuissance-par-les-autres-

*L'église orthodoxe lâche Tsipras

*L'imposture Tsipras ou le national populisme (slate)

*Exaspération des voisins de la Grèce, Bulgarie, pays le plus pauvre de l'UE contre la Grèce :"Déjà, tout au début de la crise grecque, en 2010, l’éditorialiste d’un grand quotidien bulgare se déchaînait : "Je ne m’inquiète pas pour les Grecs : ils continueront à recevoir de l’argent de l’Union européenne, à jouer au backgammon et à boire de l’ouzo à longueur de journée alors que nous [les Bulgares], on ira cueillir leurs olives et leurs oranges pour une bouchée de pain".

Cinq ans plus tard, ce 25 juin 2015 à Bruxelles, le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, du parti GERB (centre-droit), est à peine plus diplomate :Arrêtons de perdre du temps sur la Grèce, cela fait des années que cela dure. Et tout ce que j’entends est qu’ils veulent plus d’argent mais qu’ils rechignent à faire des réformes. Qu’ils fassent leurs réformes ou qu’ils en assument les conséquences !"

 

 

17:09 Publié dans E-Economie, P-Politis International | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : tsipras, grece, démocratie grecque, esclavage, non-citoyen, citoyen | |  Facebook | | | |

Commentaires

Qui paye ses dettes, s'enrichit.
La Roumanie, sous Ceaușescu a souffert pendant une décennie, mais est arrivée à 0 $ de dette.
Preuve que si l'on veut, on peut.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 03/07/2015

Qu'en est-il des droits démocratiques des citoyens des autres pays européens ?
Je vois une grande dissymétrie dans le fait qu'un certain pays pose la question à ses citoyens, alors que les autres ne peuvent s'exprimer que par la voix de leurs dirigeants. Si j'étais espagnole ou estonienne, je me sentirais blousée.
En cela, ce n'est pas un vrai exercice de démocratie ...
Il est vrai que la question posée n'est pas un référendum dans le sens , ou nous le connaissons, puisqu'il n'y a pas eu de débat explicatif préalable, comme vous le dites. Il semblerait que personne ne sache vraiment, ce que le "non" implique. Le gouvernement grec y met un contenu, qui l'arrange, mais qui n'est pas forcément validé par les autres gouvernements.
Au fond, il s'agit d'une question de confiance, pas d'un référendum.

On peut détester les autres gouvernements à cause de leur position, mais les Grecs n'ont pas d'autre vis-à-vis à disposition dans ce dossier-là.
Les deux côtés doivent faire avec un partenaire récalcitrant.
Si tout cet épisode à rebondissements pouvait mener à plus de démocratie dans le système, si ça pouvait donner des arguments à ceux qui luttent pour davantage de transparence ...

Écrit par : Calendula | 04/07/2015

Un peu courte la vision; Papandréou avait déjà voulu ce référendum...Non!
Et qu'on fait les Unionistes, ils l'ont fait sortir du jeu!

Tsipras à raison, il défend ses convictions et c'est sur celles-là qu'il a été élu! S'ils peuvent avec Varoufakis et Cie faire mettre un genou à terre
à tous ces dictateurs européens ce ne sera que bénéfice pour toute l'UE!

Maintenant le pire serait un résultat quifquif, car cela ne ferait que monter les Grecs les uns contre les autres, et cela seraitt la graine pour une guerre civile!

Plus de la moitié de la dette grecque n'est pas de leur ressort, alors que tous ces magouilleurs politico-financiers rayent l'ardoise, mais ça c'est pas la volonté du bilderberg!

Écrit par : Corélande | 04/07/2015

Je suis prêt à parier une grosse mise sur le fait qu'Alexis Tsipras va se coucher et accepter sans tenir compte du résultat du référendum, tout comme Jacques Chirac en 2005.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 04/07/2015

"Il lance l'idée d'un référendum, installé dans la précipitation (en 4 jours soit une campagne explicative impossible) avec de sérieux doutes sur les conditions de réalisation, la fraude toujours possible autour du bourrage des urnes."

D'accord avec vous, avec une réserve toutefois concernant la fraude. Je suis peut-être naïf, mais je veux croire à l’honnêteté de Syriza dans ce domaine.

En revanche il y a fort à craindre de l'instabilité politique et surtout des troubles sociaux qui surgiront si le OUI devait l'emporter. La Grèce et les Grecs n'ont vraiment pas besoin de cela !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 04/07/2015

... Les urnes pas forcément bourrées par Syriza, mais éventuellement par des partisans du non, là où les surveillances sont moindres.
Le très "modéré" Varoufakis vient juste de traiter ceux qui ont prêté de l'argent à la Grèce et qu'elle ne rembourse pas de "terroristes"!!!!!!:
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/04/20002-20150704ARTFIG00042-yanis-varoufakis-accuse-les-creanciers-de-la-grece-de-terrorisme.php
Mais qui sont ces "politiciens" pyromanes de Syriza ? SN

Écrit par : sylvie neidinger | 04/07/2015

A part insulter les autres, ils font quoi les Varoufakis, Tsipras & Co de l'actuel gouvernement populiste et démago ??

SN

Écrit par : sylvie neidinger | 04/07/2015

Le point de vue des nein sager est que les dirigeants de l'UE par leurs exigences sont des terroristes.

A priori les commentateurs, tant mieux pour eux, ne donnent pas le sentiment de connaître la faim, l'effroi notamment concernant la situation d'enfants non soignés voire lésés de compléments de scolarité tels que musique ou autre par manque de moyens.

Manque de mémoire: pleurs de citoyens grecs innocents, non au pouvoir, il y a quelques temps... pas bien longtemps. Indifférence absolue de Bruxelles relevée par auteurs de blogs connus pour ne pas être tendres de cœur concernant les pauvres.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/07/2015

Les Bulgares pourtant plus pauvres que les Grecs entendent ne leur faire aucune concession. Raz le bol général. LIRE :


"Déjà, tout au début de la crise grecque, en 2010, l’éditorialiste d’un grand quotidien bulgare se déchaînait : "Je ne m’inquiète pas pour les Grecs : ils continueront à recevoir de l’argent de l’Union européenne, à jouer au backgammon et à boire de l’ouzo à longueur de journée alors que nous [les Bulgares], on ira cueillir leurs olives et leurs oranges pour une bouchée de pain".



http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-grecque/20150704.OBS2088/grece-l-exasperation-des-voisins-bulgares.html

Écrit par : sylvie.neidinger | 04/07/2015

Il y a malheureusement beaucoup de gros propriétaires terriens (parmi eux l'église orthodoxe), d'armateurs et de grosses industries qui ne paient presque pas ou pas du tout d'impôts depuis des décennies sous prétexte de développer l'emploi? C'est le clientélisme politique de droite comme de gauche et la gestion désastreuse des richesses nationales cela depuis la nuit des temps.

Écrit par : grindesel | 04/07/2015

Le pire est que la Grèce n'a pas de registre du cadastre.
Cela fait depuis 1850, (non ce n'est pas une faute de frappe), que la Grèce est sommée de payer ses dettes.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 04/07/2015

"La Grèce est sommée de payer ses dettes." Il faudrait aussi dire cela aux Allemands qui ont pillés les Grecs lors de la seconde guerre mondiale!

Assange va nous révéler un jour "que les grandes oreilles amerloques, avec la complicité des dirigeants de Goldmann Sachs" avaient planifié tout cela
afin de mettre l'UE à genoux, et donc à la botte des amerloques.

Tsipras va demander de l'aide et des fonds à Poutine et comme cela toutes les cartes seront redistribuées, et ce sera tant mieux pour le continent européen!

Écrit par : Corélande | 04/07/2015

Ne sait-on pas que dès la fin de la seconde guerre mondiale tout fut planifié, exactement comme écrit Corélande, afin de mettre l'UE à genoux, sous la domination des "amerloques"?!

Le prétexte de garantir la paix entre nos nations masquant en réalité des affaires nettement plus "sérieuses", des affaires entre "adultes" de charbon et d'acier?!

La mondialisation ne présentant qu'une clause concernant les moins bien lotis: prestations sociales pratiquement inexistantes?!

Mais pourquoi, lorsque les médias nous en ont donné connaissance, pourquoi n'avons-nous pas "bronché"?

A plus que juste titre on dénonce l'indifférence de Bruxelles face à la souffrance, à la misère des peuples...

Mais quid de notre propre indifférence "du moment que ça va et ira toujours au mieux pour moi"?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/07/2015

Corélande,

Mais qui ne sait pas fait piller pendant la Seconde Guerre Mondiale ?
Tantôt par les Allemands, ensuite et selon les régions par les Américains ou les Soviétiques.

"Il faudrait aussi dire cela aux Allemands qui ont pillés les Grecs lors de la seconde guerre mondiale!"

Et pourquoi pas ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 05/07/2015

Corélande,
Pardon de revenir, mais personne n'a besoin d'Assange ...

Une excellente analyse dans ce documentaire.

http://boutique.arte.tv/f7894-goldman_sachs

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 05/07/2015

les accros au pouvoir Tsipras & Varouflakis jouent à se vendre à la géostratégie UE
tentant, gonflés à la bossattitude, une version nouvel ordre mondial type grexipop 2.0

mais ça, c'était tant que leur économie parallèle fonctionnait avec leurs banques perfusées à la planche à billets de la BCE

Écrit par : genevois déshérité | 05/07/2015

"l’éditorialiste d’un grand quotidien bulgare se déchaînait : "Je ne m’inquiète pas pour les Grecs : ils continueront à recevoir de l’argent de l’Union européenne, à jouer au backgammon et à boire de l’ouzo à longueur de journée alors que nous [les Bulgares], on ira cueillir leurs olives et leurs oranges pour une bouchée de pain"

J'ai pas compris ce que font les olives et les oranges dans ce sujet.
Ca ne pousse pas en Bulgarie ?

"Cela fait depuis 1850, (non ce n'est pas une faute de frappe), que la Grèce est sommée de payer ses dettes."

En fait, la Grèce est endettée depuis 1830 et le Protocole de Londres, affirmant "l'indépendence" de la Grèce, sous le protectorat du Royaume-Uni, de la France et de la Russie.

Cette "indépendence" de la Grèce, marque la transition d'une nation en état "d'esclavage" en état de "servage".

Écrit par : Chuck Jones | 06/07/2015

Le non a gagné. Mais non à quoi ????? Problème de démocratie et de question posée au référendum. Non à un accord qui de toutes façons était caduc le 30 juin ?
Non à l'euro et à l'EU. Mais gag Tsipras n'envisage pas de sortir du système. Au contraire il souhaite rester à l'intérieur pour mieux le démolir et Varoufakis de traiter les partenaires prêteurs de terroristes !!

Pour les seuls français la dette grecque coûte 1000 euros par individu. Qui peut accepter le non remboursement. Trop facile. Certains pays ont fait l'effort eux.

Qu'a gagné hier la Grèce? L'incertitude la plus totale. SN

Écrit par : sylvie neidinger | 06/07/2015

"Pour les seuls français la dette grecque coûte 1000 euros par individu."

Faux!

L'État (donc le contribuable), réputé pour avoir une durée de vie infinie, ne rembourse jamais la dette publique.

Quand un emprunt arrive à échéance, l'État le rembourse en empruntant à nouveau. via l'Agence France Trésor.

Le budget de l'État, qui retrace toutes ses recettes et dépenses, ne comprend aucune ligne "remboursement des emprunts".

Écrit par : Chuck Jones | 06/07/2015

C'est la démocratie qui a gagné, Sylvie! Faut arrêter ces histoires de cours d'école de moi j'ai fait mais pas eux! Toutes ces dettes ne font partie que d'un processus pour anéantir les Etats afin de créer un directoire mondiale (bilderberg) qui mettrait tout le monde au boulot forcé pour que les seigneurs en tirent la dîme!

Cette mondialisation c'est de la m.....en petits paquets et les pourris qui la cautionnent sont à éjecter le plus vite possible.

C'est très bien que la Grèce donne le coup de semonce, n'est-ce pas là le berceau de notre démocratie! Ils se sont prononcés et nous ont donné le signal, nous devons donc aujourd'hui être : TOUS GRECS!

Écrit par : Corélande | 06/07/2015

@chuck jones Si désolée, c'est vrai!!!!
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-france-doit-elle-redouter-un-effacement-de-la-dette-grecque_1696677.html

Les "1000 euros " par citoyen de perte si la Grèce ne rembourse pas ne sont évidemment pas individualisés. C'est bien l'Etat français qui globalement y perd et comme vous le dites justement: il doit emprunter sur les marchés....pour financer l'éventuelle perte grecque.
Comment le contribuable peut -il accepter ceci ?
Lui et le contribuable de chaque pays ayant prêté à la Grèce dont les allemands!

Écrit par : sylvie neidinger | 06/07/2015

"Le non a gagné. Mais non à quoi ?"

Non à une "finlandisation" (déni de démocratie) pro-européenne, et pro-américaine selon le sens des vents, d'un pays qui entretient des liens historiques et culturels forts avec la Russie, surtout après de nombreux chapîtres douloureux:

- tutelle économique internationale après la faillite de la Société Internationale du Canal Maritime de Corinthe, entreprise française qui rendit déjà la Grèce insolvable;

- les campagnes d'unification de la Grèce considérablement atrophiées, morcelées et coûteuses pour accomoder les politiques étrangères des pays du protectorat (entre autres Grande-Bretagne et France);

- l'exil forcé en 1917 du roi Constantin 1er après que l'Entente ait menacé de bombarder Athènes;

- de 1919 à 1922, l'aventure catastrophique de l'occupation de Smyrne et d'une partie de l'Anatolie, précédant le renversement du roi et la fin de la monarchie en Grèce, après que le premier ministre ait succombé aux promesses faites par les forces de l'Entente de gains territoriaux constitués de territoires annexés de l'ex-empire Ottoman et souffrant directement des luttes politiques du jour du gouvernement;

- effets majeurs de la Grande Dépression d'origine US, sans que l'économie de la Grèce ne fut développée au point de justifier l'impact qu'elle provoqua;

- en 1936, soutien secret majeur de la Grande-Bretagne aux fascistes Kondylis et Metaxas, à la condition qu'ils restaurent et protègent la monarchie;

- en 1944, soutien militaire en Grèce de la Grande-Bretagne et des USA aux forces fascistes grecques en exil en Egypte contre les communistes grecs, principale force de résistance intérieure contre l'occupation allemande, déclenchant la guerre civile, la première dans le monde caractérisée par la polarisation Est-Ouest, et à la ruine économique.

- dès 1951, arrivée au pouvoir d'un gouvernement militaro-conservateur, à la botte de l'Otan: atteintes aux libertés, censure, exactions (assassinats politiques) de groupes paraétatiques;

- 1964, emergence d'une force alternative aux conservateurs, Papandréou, et coup d'état militaire en 1967, avec le soutien de l'Otan.

- 1967-1974: La dictature des colonels, soutenue par l'Otan.

Écrit par : Chuck Jones | 06/07/2015

"C'est bien l'Etat français qui globalement y perd et comme vous le dites justement: il doit emprunter sur les marchés....pour financer l'éventuelle perte grecque."

Re-faux!

Dans le cadre d'un prêt de la BCE, c'est la BCE qui effectue le prêt. La BCE est constituée d'un capital déjà inscrit dans les livres des comptes des divers pays actionnaires.

Si le prêt résulte en une perte, c'est dans les comptes de la BCE qu'elle est inscrite, pas dans les comptes de l'Etat français.

Si l'état français prête directement, deux possibilités:

- le prêt est déjà inscrit au budget de l'état français et donc est déjà payé;

- l'état français emprunte dans l'expectative de toucher un intérêt à un taux supérieur à celui auquel il a lui-même emprunté.

Si le prêt résulte en une perte, celle-ci est inscrite comme charge extraordinaire avant le calcul du bilan.

Si le bilan est bénéficiare, le "contribuable" ne paie rien.
Si le bilan est déficitaire, selon la part des recettes des impôts "contribuables" dans la trésorerie, et la politique de remboursement des déficits, le contribuable peut être amené à payer au plus l'intérêt de financement d'une perte, aujourd'hui, dans le cadre des prêts à la Grèce, maximum 10 euros par contribuable.

Résistez à la propagande des milieux financiers ultra-libéraux pour qui tout obstacle à leurs arrangements en circuit fermé represente de l'argent qu'ils croient pouvoir se mettre dans la poche.

Écrit par : Chuck Jones | 06/07/2015

Votre raisonnement est bizarre @chuck jones. Selon vous les prêteurs " s'en mettent plein les poches" et les grecs sont des éternelles victimes, toujours victimes. Et toujours selon vous, la dette serait indolore pour les états donc pour les contribuables de ces états.
Varoufakis d'ailleurs a traité les prêteurs de terroristes.

C'est grotesque.
Bien évidemment les prêteurs ont parfaitement raison d'en avoir assez de soutenir la défaillance grecque, le tonneau de danaïdes.

Écrit par : sylvie neidinger | 06/07/2015

" L'État (donc le contribuable), réputé pour avoir une durée de vie infinie, ne rembourse jamais la dette publique.

Quand un emprunt arrive à échéance, l'État le rembourse en empruntant à nouveau. via l'Agence France Trésor. "

faux il n'y a pas toujours de durée indéfinie quand l'état est en déficit et qu'il n'a plus de liquidité et qu'il continue à creuser son endettement. cela fini souvent par un défaut de paiement et une faillite. L'Argentine est passé par là, l'Irlande aussi et le Venezuela en arrive aussi à ce stade. Il en va de même pour des villes comme Détroit aux USA.

D.J

Écrit par : D.J | 06/07/2015

"C'est grotesque.
Bien évidemment les prêteurs ont parfaitement raison d'en avoir assez de soutenir la défaillance grecque, le tonneau de danaïdes."

Effectivement.
La Grèce aurait certainement dû boucher le tonneau en s'abstenant d'acquérir depuis 2010:

- 6 sous-marins U-Boot Type 214 allemands,
- + de 500 chars Léopards 2 allemands,
- + de 8'500 camions Mercédes et SAN allemands,
- 220 canons howitzers allemands ...

Écrit par : Chuck Jones | 07/07/2015

"cela fini souvent par un défaut de paiement et une faillite."
"L'Irlande ..."

http://blogs.mediapart.fr/blog/jerlau/260213/decryptage-de-laffaire-irlandaise-ibrc-bce

Écrit par : Chuck Jones | 07/07/2015

"faux il n'y a pas toujours de durée indéfinie quand l'état est en déficit et qu'il n'a plus de liquidité et qu'il continue à creuser son endettement. cela fini souvent par un défaut de paiement et une faillite."

Souvent ?
La faillite d'un état dans le monde, ca arrive tous les combien ?

"L'Argentine est passé par là..."

L'Argentine ayant renoncé 10 ans auparavant au controle de la valeur de sa monnaie, le peso, fixée à parité avec dollar, a succombé aux fluctuations du marché de changes, les prêts qu'elle a reçus étant en dollars US.

Ce qui arrive à la Grèce, n'ayant aucun contrôle sur la valeur de l'euro, est néanmoins, effectivement, du même ordre.

Écrit par : Chuck Jones | 07/07/2015

"C'est grotesque.
Bien évidemment les prêteurs ont parfaitement raison d'en avoir assez de soutenir la défaillance grecque, le tonneau de danaïdes."

Accessoirement, en 2011, Papandréou avait supplié l'UE de soumettre au référendum grec le plan de sauvetage concocté par l'UE, la BCE et le FMI.

Le duo Merkel-Sarkozy s'y sont violemment opposés, et ont gagné.

Permettez moi de vous retourner la question Mme Neidinger...

Ils ont gagné quoi ?

Écrit par : Chuck Jones | 07/07/2015

1- Un référendum pour ne pas payer ses dettes, cela sert à quoi ? C'est moralement intenable
Demain on va tous cesser de payer nos crédits aussi avec cette mentalité ??? N"importe quoi
2- Votre erreur majeure : Le problème réellement n'est pas ce que la blogueuse pense mais bien ce que les ministres des finances de la zone euros pensent ! SN

Écrit par : sylvie neidinger | 07/07/2015

"1- Un référendum pour ne pas payer ses dettes, cela sert à quoi ? C'est moralement intenable"

C'est comme faire opposition à un commandement de payer.

C'est déclarer ne pas reconnaître la facture que l'on vous présente.
Par exemple, rien ne m'empêche de vous envoyer une facture de "dédommagement pour tort moral", et si vous ne payez pas, je vous mets en poursuite.

Les Grecs contestent leur facture.
Ils déclarent que la dette est illégale ...

E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

http://www.okeanews.fr/20150617-la-dette-grecque-illegale-illegitime-et-odieuse-selon-le-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette

Écrit par : Chuck Jones | 07/07/2015

Je vous avais bien dit que Tsipras allait se coucher ... voilà !

http://bour.so/n/5960234

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 10/07/2015

Les commentaires sont fermés.