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23/01/2014

V.Trierweiler: puissant contre-pouvoir potentiel

L'éventuelle éviction de l'actuelle Première Dame poserait carrément un problème institutionnel inédit.

Le président Hollande s'est mis lui-même dans de beaux draps...

Une situation extraordinairement complexe à gérer. Notamment en termes politiques, qu'il aille dans un sens ou dans l'autre.

Nicolas Sarkozy fut le premier président de la république qui divorça en cours de mandat. Mais les dégâts furent limités par un second mariage rapide avec Carla Bruni. Et surtout parce que Cécilia devenue Attias fut à l'origine de la demande de séparation. L'ayant obtenu, elle ne fit aucune vague.

Valérie Trierweiler vit une situation bien plus difficile. Visiblement, elle a très mal réagi à l'annonce de son désamour puisque elle dut être hospitalisée.

Sa surprise semble réelle.

Les affirmations distillées par son staff  qui indiquent qu'  "elle pensait former un couple, malgré les rumeurs" sont 100 % exactes. Car lors de la cérémonie du Prix Chirac de la Paix, le 21 novembre dernier :

1-François Hollande vient,  en couple accompagné par Valérie Trierweiler.

2- Devant un parterre d'ancien président (J Chirac) , dizaine de ministres et ambassadeurs, François Hollande au coeur du discours qu'il prononça eut une parole publique pour "Valérie" désignée par son prénom (!!) soulignant ainsi à la fois a)l'engagement de celle-ci dans la cause des femmes violées en nord Kivu et b) de la part du président: son intimité avec elle, en la désignant par son prénom dans une situation diplomatique où il est rare  de le faire.

Extrait du discours présidentiel à la page 4 :

"Déclaration/Discours - Jeudi 21 Novembre 2013
Intervention lors la cérémonie de remise du Prix de la
Fondation Chirac pour la prévention des conflits
Musée du quai Branly, 21 novembre 2013

François Hollande : "Le docteur MUKWEGE, je le connais, moins que d'autres ici, mais Valérie, notamment, m'en avait fait le portrait en ayant à coeur d'aller voir sur place ce que vous faisiez."

Elle s'était effectivement déplacée seule aux Kivus comme Première Dame.ce bizarre "rôle institutionnel non écrit".

En indiquant "Valérie" d'une manière si personnelle et rare dans un tel discours, le Président de la République mettait bien en scène son couple... officiel.

VALERIE TRIERWEILER ETAIT RENTREE DANS LE ROLE ATTENDU

Elle avait plutôt mal démarré sa vie publique après l'élection .

Ce blog en témoigne. Après  un premier article positif au titre évocateur La reine de Hollande devient reine de France aujourd'hui les articles suivants relataient  ce qui était  hors norme, surprenant, surjoué au point d'avoir créé une rubrique spécifique..tant son comportement était inédit pour les observateurs du fait politique.

Entre temps, Valérie Trierweiler avait réussi à  incarner son rôle -non inscrit dans les institutions mais existant- de Première dame. Sa prestation à la cérémonie Chirac fut parfaite. (Avec nuance toutefois: non mariée, sa légitimité reste douteuse)

AGRESSIVITE SUR LES RESEAUX SOCIAUX

Pour autant son éventuelle disgrâce actuelle fait redoubler sur les réseaux sociaux une grande agressivité à son égard.

Un article parle de guillotine médiatique.

C'est d'une violence extrême. Certes son tweet Falorni fut un tremblement de terre politique puisque la cote de François Hollande a commencé à chuter pile à ce moment là. Mais la concernant et pour sa vie privée, elle en a déjà largement payé le contre-coup.

Que veulent ses détracteurs: la crucifier ?  Un terrible hallali qui certainement touche également  ses proches (ses enfants? son ancien mari?) dans une inconcevable durée.

Une rumeur officiellement invalidée actuellement indique un saccage de mobilier national dans sa colère, faits démentis par les services officiels.

LES INSTITUTIONS DE LA Vème REPUBLIQUE  SOUS PRESSION

Valérie Trierweiler a montré un tempérament de feu. Qui, si elle est éliminée par son compagnon peut reprendre de la vigueur.

Avec un  impact politique majeur auprès des femmes, qui sont aussi des électrices.

Les femmes "féministes" du bord conservateur sont montées au créneau: Bernadette Chirac (un courrier de soutien), Christine Boutin, Geneviève de Fontenay....

Leurs arguments soulignent une certaine violence dans cette situation privée vis à vis de la compagne en titre: la tromperie, la non information, la jeunesse de la nouvelle. Le très classique triangle amoureux du théâtre de boulevard XIX ème remis en scène par un...président de la république...

                                LA PESTIFEREE DE L'ELYSEE

 Les soutiens de François Hollande annoncent  une fin de septennat en célibataire...

Ignoble machisme de certains politiques et des réseaux sociaux qui donnent écho démultiplié par la puissance de ces nouveaux médias: "il n'avait qu'à la balancer après son tweet Falorni"ou  "qu'est-ce qu'elle fait à la Lanterne; elle n'a qu'à dégager tout de suite".Ou cet incroyable titre de l'Internaute: la pestiférée de l'Elysée !!!

Quelle violence contre une femme ! Une compagne, cela se " dégage" si brutalement?

VT n'est protégée par rien, par personne. Pas par les Institutions puisque la Première dame n'est pas juridiquement inscrite. Ni par François Hollande qui ne l'a pas épousée et l'a mise dans cette situation totalement inconfortable. Reléguée en plus dans l'aile dite "Madame" du palais !

....Autour de Valérie Trierweiler s'ouvre donc un sérieux débat très clairement  politique

Débat extrêmement difficile à manier par l'Elysée, au moment même  du vote de la loi Egalité Femmes-Hommes:incroyable concomitence, court-circuit, confusion.

D'une manière inédite, la réaction de Valérie Trierweiler- qui reçoit de nombreux soutiens au point d'avoir remercié par ....tweet- si elle est forte, peut aussi  déstabiliser la présidentialité du pays. Pas dans son droit  "légal" (pas de statut de première dame en France) mais dans la symbolique et l'image de la Présidence touchée.

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Il se lit que V Trierweiler semble vouloir rester Première Dame, aller aux USA en voyage officiel alors que sa situation conjugale n'est pas clarifiée vis à vis des français...

Se rappeler sa biographie: elle fit des études de sciences politiques et fut journaliste à Paris Match dédiée à suivre la vie politique. Politique côté people, certes.

Elle a ses opposants. Et ses soutiens.

Elle n'est plus une simple citoyenne. Comme disait Mme de Fontenay, "elle a été invitée à la table des chefs d'Etat". Sa situation est hors norme.

Son  "non mariage" n'est même pas un argument  valable. L'argument est d'ailleurs repris sans vergogne âr le camps des machistes qui sont pour son départ manu militari. Suivant  un certain "dégage", quoi.

On ne balance pas une femme comme un chaussette !

Se rappeler ses paroles du 22 novembre 2013 devant la Fondation Danièle Mitterand : "je ne me tairai plus !"

Est-elle en train de devenir - si le scénario négatif lui est opposé- un contre-pouvoir totalement inédit et non inscrit dans la Constitution au sens d'une parole ouverte ? Une grenade dégoupillée. Elle qui de l'intérieur est fort informée.

En tout état de cause, dans l'hypothèse où  le couple gèrerait sans remous une séparation, cela poserait aussi problème ..politique ! Cela signifierait  que Closer avait raison de soulever le lièvre. Cela  validerait le gayet gate a posteriori. Cela montrerait qu'il  y avait biencohabitation à l'Elysée par un faux couple de façade qui ne l'était plus du tout dans  la vraie vie. Contrairement aux apparences données.

Une information également difficile à gérer côté transparence.... politique et "normalité'.

A suivre....

                                                                   Sylvie Neidinger

SUITE

Samedi  25 : communiqué de rupture glacial de l'Elysée et tweet cordial, humain de Valérie Trierweiler qui remercie le  personnel de l'Elysée.Toutes ses photos en tant que première Dame sont supprimées sur site de l'Elysée. Comme si elle n'avait jamais existé. Elegance rare ! Les internaute se sont empressés de les retrouver.

Conséquences :

Elle semble mieux gérer la situation : com rupture-de-hollande-et-trierweiler-une-depeche-burlesque-contre-un-tweet-de-conte-de-fee

*Les conservateurs évoquent une brutale répudiation et trouvent les féministes incroyablement silencieuses.Lire           Lire

*Les analystes politiques évoquent  la fin des "deux corps du roi" tel que la république toujours en fonctionnement monarchique le permettait en connivence avec la presse

*Michel Sapin, ami du président se félicite de la clarté du président qui a enfin tranché. Problème : cette clarté lui fut imposée par....Closer !

*Plusieurs comparent  la séparation à  un licenciement sec

*La presse internationale s'interroge


                                                EPILOGUE

* La séparation a été actée par contrat finanier puisque F Hollande a annoncé que "ses femmes lui coûtent cher".De ce fait VT semble garder le silence. Les éditeurs lui font un pont d'or pour qu'elle s'exprime. Elle ne l'a pas décidé

 

 

 

 

 

 

                                                                             

 

 

Commentaires

D'où cet article !

L'enjeu politique global, institutionnel est immense s'il y a confrontation avec Valérie Trierweiler.
Les femmes - électrices..-spontanément vont soutenir la légitime face à "celle qui pique le conjoint".

C'était d'ailleurs le problème du tweet de V Trierweiler vis à vis de ....Ségolène Royal !!!Attaquer la mère des enfants à qui elle avait pris le compagnon fut très mal vu.
Mais ici, entre temps, V Trierweiler est devenue légitime , Première dame en plus.
Ce n'est pas un hasard que les femmes conservatrices aient évoqué leur horreur du traitement que subit VT.
Boutin parle de violence.
Fontenay de femme jetable ; Vrai ou non , c'est leur ressenti
C'est inédit. Et totalement POLITIQUE
Car l' institution présidentielle peut en être touchée. Quelle histoire SN

Écrit par : sylvie Neidinger | 23/01/2014

C'est l'erreur fondamentale de Hollande. Le tweet était une gifle contre lui au début de son mandat. Qu'il n'ait pas eu le courage de réagir à ce moment-là est complétement incompréhensible. Et comme chaque fois qu'on ne réagit pas au moment voulu, l'abcès s'infecte et la situation s'aggrave. A part ça, ce n'est pas la première fois qu'un homme est victime de la vilenie d'une harpie, ce n'est pas John Goetelen qui me contredira. Désolé, cela m'écorche les doigts d'écrire "Homme libre". Ce titre se mérite et ne se décrète pas...

Écrit par : Géo | 23/01/2014

Le statut de première dame n'existe que dans les mots, il n'a aucune existence légale ni institutionnelle. Si F.H. veut rompre avec Madame T. (qui entre parenthèse n'est pas divorcée de son mari ) cela impliquera ipso facto que la prétendue 'première dame' sera en fait simplement Mme T. et rien d'autre.
Du point de vue des institutions c'est limpide ... reste le problème pour F.H. de savoir comment rompre sans subir de trop graves 'vengeances'.....

Écrit par : uranus2011 | 23/01/2014

"Sa présidence doit lui être devenue un vrai cauchemar!..."

je ne crois pas, c'est un Rastignac qui connait parfaitement le mécanisme des institutions françaises et donc, de la morale, de la dignité, des sondages et de la France, actuellement, il s'en tape, royalement ,si j'ose dire. L'heure est à la jouissance.

Il lui sera toujours temps, le moment venu, d'inventer une nouvelle stratégie, un nouvel ennemi qui lui permette de tondre à nouveau son cheptel électoral.

Les promesses n'engagent .......

Écrit par : Giona | 23/01/2014

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