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22/06/2011

Le vieux couple franco-suisse

Surprise à la lecture des "Une" de presse, lorsque vous arrivez en genevois.

Avec un drôle d'objet médiatique "non identifié", bien  local, du cru: le frontalier.

Ce statut bizarre et convoité de "frontalier"   tombe littéralement sur celui qui a l'idée de travailler à Genève. Comme une peau qu'il lui faut endosser de force. Une image qui se plaque.

 Côté français, il est vu comme un chercheur d'or qui aurait trouvé le filon. Côté suisse: un mal à supporter avec patience, juste pour faire tourner l'économie.

Voire un envahisseur selon le parti politique qui s'exprime.

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Je ne suis qu'une simple saute-frontière non frontalière au sens professionnel.

Passion Genève, en fait.

Profitant de cette arrivée - juste à 500 mètres de  la fameuse  ligne,  je pris l'initiative d'un passe-temps favori nommé : " la chasse aux grand-mères". A savoir: remonter les branches généalogiques dont une  locale.

Nous igniorions tout de cette Suzanne du cru. Sa réalité dépasse..... l'imagination transfrontalière.

Elle est fille d'un haut-savoyard de Samoëns et Mieussy (Joseph Baudet 1820-1877) et d'une vaudoise né à  Morges ( Louise Adèle Dill 1837-191 )  suissesse d'une famille de  tailleurs de pierre venus de Berne, Vinelz et Nidau. En fait  toute une lignée aux noms germaniques.

Cette ancêtre unit dans mon sang.... Berne,  pays de  Vaud et Savoie, Suisse et France, bord de lac et haute montagne, catholicisme et protestantisme.

Elle nous fait plonger aux racines de l'Etat civil savoyard avec ses dates extrêmes du XVIème siècle. Et partir du côté bernois vers l'écriture gothique pour les recherches en langue suisse allemande.

Mais où donc vivait cette famille franco-suisse??? Pile.....à la frontière, bien sûr. Comme négociants d'étoffes à Etrembières, bien placés pour vendre à tout chaland qui franchissait le fameux axe de séparation.

Finalement, les magnifiques paysages locaux des deux bords  sont aussi mes paysages génétiques !

Appartenir par le sang aux deux côtés devient carrément une information pétillante d'humour pour un  une néo-saute-frontière qui l'ignorait....

Au fait: qu'est ce qu'une frontière sinon un insurmontable problème philosophique ?

Cette ligne invisible relie aussi ce qu'elle sépare. Sépare ce qu'elle unit.

Oui, le no man's land imaginaire supposé frontal rassemble  côte à côte, ce qu'il différencie dans un rapport de proximité immédiate.

La meilleure option métaphysique serait de considérer les espaces franco-suisses issus de la coupure axiale comme ....un vieux couple sage.

Deux individualités qui par leur communauté de vie forment une entité juridique supérieure "pour le meilleur et pour le pire" suivant les termes du contrat conjugal privé.

Les enfants sont élevés, les disputes pimentent un peu la vie: place au mariage de raison devenu sérénité mature.

D'ailleurs le vocabulaire témoigne de la connivence de fait: Genève (Suisse) pays... genevois (France) devenu  en 2012 Grand Genève.

Le lac sans le Salève serait comme un soleil sans chaleur.

Depuis des centaines d'années, la complémentarité territoriale et....mentale régit les inter-relations, au delà des bisbilles de forme.

De facto. Cette réalité là, personne ni aucun Parti politique ne peut la contester !

                                                                                   Sylvie Neidinger

 

 

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19:00 Publié dans A-GeneVie, A-Saute-frontière | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frontaliers, suisse, france, neidinger | |  Facebook | | | |

Les milliers de ...quotidiens

Chronique saute-frontière....

Les professionnels de la politique côté France et côté Suisse gèrent certainement comme ils le peuvent, en leur âme et conscience la complexité présente voire les enjeux duels à venir : tels le projet d'agglo intégrée transfrontalière ou l'indifférence à l'Autre.

Deux voies divergentes, deux options d'avenir antagonistes.

On lit dans la presse que le travail serait à Genève, les logements et les terrains constructibles de France.

  La compétence spécialisée liée à la formation est le plus souvent externe.

En matière d'immobilier, ne pas oublier non plus que les terrains ne manquent pas côté Suisse. Mais qu'ils sont protégés.

 Visiblement, Genève sans sa cinquantaine de milliers de " saute-frontière quotidiens" ne serait que l'ombre d'elle-même.

Sylvie Neidinger

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14:39 Publié dans A-Grand Genève, A-Saute-frontière | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suisse, genevois, neidinger, transfrontalier | |  Facebook | | | |