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15/11/2017

Marionnettes de Genève exposées au pont de la Machine

Attention : patrimoine genevois visible jusqu'au 5 décembre au Quartier libre SIG.tmg,theâtre de marionnettes de genève,quartier libre sig,pont de la machine,marcelle moynier,les petits tréteaux

Le Théâtre de Marionnettes de Genève met en scène ses archives.

Avec un fil conducteur: la passion de sa fondatrice, Marcelle Moynier en 1929, ce -carrément- premier théâtre de marionnettes en Suisse,  alors nommé "Les Petits Tréteaux".

Puis une véritable salle rue Rodo en 1984.

Le dossier de visite est très informatif. Un formidable document à archiver.

Il faut toutefois visiter en vrai ces objets d'art issue d'une longue tradition et revisités, en prendre connaissance des sources (italiennes etc..) et surtout visualiser la face cachée de la technique des   marionnettes de table, à gaine, à tringle,   à fil, à tige...

 

                                                                                     Sylvie Neidinger

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 crédit images @neidinger

 

 

02/07/2017

M Chat est installé galerie Bel Air Fine Art

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M Chat -après quelques batailles de rues mémorables à Paris où il a même été envoyé en justice par la ....SNCF-  vient ronronner à Genève, rue de la Corraterie..

J'avais déjà évoqué  Bel Air Fine Art en 2013 alors qu'elle avait installé un méga Sumo devant sa porte.

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La Galerie propose aussi du street art.

Dont, actuellement le sympathique matou franco-suisse et jaune soleil.

Mais pas seulement.

 

Sylvie Neidinger

 

 

 

 

 

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25/01/2017

artgenève 2017

 

La sixième édition du salon artgenève aura lieu du jeudi 26 au dimanche 29 janvier.

Le vernissage du salon se déroulera le mercredi 25 janvier de 14h00 à 21h00. L'inauguration officielle débutera à 18h00 à l'entrée du salon (Palexpo Genève, Halle 2), avec la remise du Prix Solo artgenève - F. P. Journe. Elle sera suivie de la soirée artgenève/musique dès 21h00 à la Villa Sarasin, voisine des halles de Palexpo, avec une performance d’Angela Bulloch, Die Blaue Stunde, entre autres.

artgenève accueillera quelque 85 galeries d'art contemporain, d'art moderne et de design du meilleur niveau, provenant de seize pays. Vingt-sept galeries proposeront également des présentations monographiques. Un programme institutionnel fort, marque de fabrique d'artgenève, enrichit l'offre du salon.

 

Highlights - programme non-commercial

De nombreuses institutions publiques et privées ont été invitées dans le cadre du programme non-commercial d'artgenève. Des institutions suisses et étrangères viendront ainsi exposer une partie de leur collection, parmi lesquelles:

La Fondation Beyeler (qui fête ses 20 ans d’existence à artgenève)

L’Institute of Contemporary Arts de Londres

L’Istituto Svizzero di Roma

Le Musée Ariana

Le Mamco

Le Centre d’Art Contemporain

Le Centre d’édition contemporaine, Genève

Le Centre de la Photographie Genève

Le Fonds cantonal d'art contemporain et le Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève

artgenève aura la chance de recevoir deux expositions spécialement conçues pour cette occasion sur les stands respectifs de Fri Art Kunsthalle Fribourg et de la La Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin. Les deux institutions internationales conférant ainsi à artgenève une dimension allant au-delà du marché.

Enfin, des œuvres mandatées et des expositions spéciales curatées ont été prévues tout au long de l'évènement. Une très vaste installation de Vertical Works permettra au public de s’immerger dans le travail de lumière d’Anthony McCall - pour la section The Estate Show. Une œuvre importante de la Collection Ringier sera installée au centre du salon. The Ball Room permettra aux galeries de présenter un ou plusieurs de leurs artistes dans un espace décalé. L'exposition Domestic Furniture and Wildlife créera un environnement étrange pour la présentation de mobilier design. Enfin, la pièce monumentale Habibi d’Adel Abdessemed, prêtée par le Mamco, accueillera les visiteurs du salon.

 

Hors-les-murs / artgenève/sculptures/cinéma

L'ambitieux programme hors-les-murs artgenève/sculptures se poursuit. Dix nouvelles interventions dans l’espace urbain seront installées sur la rive droite du Lac Léman.

A celui-ci s’ajoute la nouvelle section artgenève/cinéma qui met en vedette cette année, chaque soir du salon au Cinérama Empire, des œuvres de la collection Julia Stoschek, de Berlin et Düsseldorf, entre autres.

(Communiqué de pressse)

 

22/09/2016

L’australien Shaun GLADWELL chez Analix Forever

 Shaun Gladwell expose pour la première fois en Suisse  chez Barbara Polla.analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard

 Il était présent au  vernissage, en ce jeudi 1er septembre. Et   de fort bonne  humeur:"le soleil !" me dit –il.

L’artiste qui vit à Londres retrouvait avec joie  une température digne de sa terre natale...

 Australien, il l’est jusqu’au bout des baskets. Connu pour avoir exposé  une vidéo sur les …kangourous à la biennale de Venise en 2009 au  Pavillon Australien.

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L’artiste est   un vrai  bushman mais version trottoir urbain.

A Genève, tout en discussion intense avec les invités,  il réussissait  à couver son SKATE fétiche du pied … Juste pour le protéger ? Se rassurer de sa présence ?analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard

 L’« objet skate », sa  Vedette,  devient  chez lui    support d’art.

Une  planche Totem, en fait.

 

 Bushman jusqu’au bout des roues je vous dis !

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                                  LE CASQUE ET L’EQUILIBRISTE

analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard A l’étage de la galerie d’art, rue de Hesse, la vidéo « Skateboarders v’s Minimalism » tourne en boucle.

Une intéressante slow motion.  Où l’on entre plus encore  dans l’univers perso de l’artiste.

 « Skater »  c’est en fait quitter la certitude des deux pieds lourdement collés au sol par la gravitation universelle. C'est s’affranchir des  kilos de gaz qui nous scotchent au plancher des vaches.  

Un envol hyper technique.analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard

 Par lui, cet exercice apparemment sportif devient également  artistique. L’œil de Shaun et sa caméra captent des attitudes   de déséquilibre totalement inédites.

Que l’on pourrait  comparer à l’envol de l’oiseau qui déplie et joue de  ses ailes.

Mais la comparaison avec le monde animal présente ses limites.

En skate, les positions hors-normes de déséquilibre maîtrisé ( et parfois raté !) sont bien celles de l’homo…sapiens. Et de lui uniquement. Elles sont  uniques et sublimes.

 analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboardShaun nous  a  donné à voir ces postures improbables au travers de son regard d’artiste.

La chute évidemment fait partie intégrante  de l’exercice. Du drame. Comme une validation mathématique par le réel: « t’as pas trouvé la bonne position, tu tombes » CQFD !

 

                                         THE DEVIL HAS NO HELMET

 

analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboardAlors pour tout de même, se protéger de la destruction liée à la chute, l’artiste australien présente un fétichisme artistique  tout aussi avéré en direction du …CASQUE.

Un objet ultra complémentaire du skate, vous en conviendrez. Son parfait alter ego !

 Effectivement l’expo décline tout autant les deux objets. Shaun est même raccord avec l’actu motard de septembre: le célébrissime  rassemblement de masse   de milliers de …casques,  au Bol d’Or 2016 dans le Var.

L'australien imagine, dessine force de casques, des verts psychédéliques, des ocres fusains , pour tout usage etc.

 Avec le titre de son expo « The devil has no helmet » Shaun Gladwell nous confie chez Barbara Polla une info de première importance.

Le diable n’aurait donc  pas de casque ? Alors, si il se casse la figure en skate, il risque d’y passer, lui aussi ??analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard

 Remarque: à  Genève, Shaun Gladwell ne portait pas de casque lui non plus, mais une...casquette textile.

 On a compris son message.

Cet Australien est juste un demi-diable (de Tasmanie) en recherche  de l’Eternel équilibre/déséquilibre!

Tu tombes, tu meurs. Tu vis, tu bouges et tu passes ton existence à faire tes choix d’équilibre sur l'axe spatio-temporel.

Son art pose carrément les questions existentielles de base.

 

                                                     Sylvie Neidinger

 

Expo jusqu’au 2 novembre 2016

 Galerie Analix Forever

2, rue de Hesse   Genève.

 

 

 

 

26/01/2016

Artgenève s'installe. A Paris, les Globes de Cristal sont annulés

Palexpo accueille la cinquième édition du Salon Artgenève

http://www.tdg.ch/culture/Artgeneve-prend-ses-quartiers-a...

Communiqué de presse post évènement

"Après une augmentation constante du nombre de visiteurs lors des éditions précédentes, artgenève a encore enregistré une croissance de sa fréquentation avec 15'400 visiteurs à deux heures de la fermeture. Désormais incontournable dans le paysage régional et international, la réussite du salon genevois a conduit ses organisateurs à créer un second salon à Monaco: artmonte-carlo. L'édition monégasque se tiendra du 30 avril au 1er mai 2016 au Grimaldi Forum"

 

Pendant ce temps à Paris, l'édition 2016 des  Globes de Cristal , Prix "people" dédiés à l'art et  la culture est annulée aujourd'hui 26 janvier 2016 pour raison d'état d'urgence et de risque. Le communiqué  indique qu'ils ne pouvaient garantir la sécurité optimale aux personnalités et artistes qui chaque année participent.

C'était la dixième édition.

                                                                               Sylvie Neidinger

 

 

20/12/2015

Red Zone, rue des Bains a fermé ses portes

La Galerie Red Zone Arts tenue par Brigitte (et Gilles) Catherin a fermé ses portes le 30 novembre dernier.red zone.jpeg

Ouverte depuis 5 ans par celle qui fut fonctionnaire internationale, le lieu donnait à voir de jeunes artistes asiatiques.

Probablement une question de rentabilité, de frais trop importants? Je n'ai pas posé la question....

L'huile sur toile intitulée   "Chinese Nude" (Lifang) choisie par la galerie  pour annoncer la fermeture -et souhaiter la bonne année tout de même-porte la symbolique de personnages dans le plus simple appareil, déplumés.

Faut-il y lire un message lié à la difficulté de tenir, financièrement parlant, un lieu d'expo  ?

Le critique Etienne Dumont a bien noté lui aussi cette disparition.

Le blog Neidinger avait consacré quelques articles à ce lieu fort sympathique et qui va manquer dans le paysage des galeries genevoises.

http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2012/03/22/r...

http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2012/05/03/r...

http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2013/09/22/s...

 

association du quartier des bains,genève,mamco,centre d'art contemporain,red zone,aetbongard,tsuyu

                        Dommage, Brigitte.

Merci pour les  artistes découverts par votre intermédiaire (ici Tsuyu et ses pliages)

                                                                                             Sylvie Neidinger

15/12/2015

« Beyrouth mon Amour" ...si durablement détruit ! Duo d’artistes chez Analix Forever, Genève

Jeudi dernier avait lieu le vernissage chez Analix Forever au 2 rue de Hesse de l’expo consacrée à la capitale libanaise autour de deux regards plutôt complémentaires que duels.

Emmanuel Régent, ce français invité  sur la goélette scientifique Tara y accosta enbeyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographie 2014. Il présente aujourd’hui les dessins liés à ce périple, tous en noir et blanc.

Ici, les ruines de Beyrouth soit le volet 2 après le premier volet nommé Les Nuits de Meltèm.

 Said Baalbaki originaire du pays vit à Berlin. Il expose pour la première fois à Genève  ses lithographies en noir et blanc. Elles sont structurées autour d’un Livre nommé « Wadi Abou Jmil » du nom de son quartier d’enfance.beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographie

 On devrait parler de quator en fait puisque deux autres invités  interviennent  autour de la galériste Barbara Polla sur le projet. 

Le napolitain Gianluigi Maria Masucci  fait flotter ses "draps  de fenêtres" sur le mur en face de Analix avec sa vidéo nommée « déclaration d’amour ».

Enfin, Grégory Buchakjian, photographe, historien d’art qui accompagne, par ses textes, le travail de Baalbaki.

Un véritable lamento:

« La Méditerranée.

Une femme était assise dans un fauteuil métallique sous le porche.

« Je vis ici » disait-elle.

beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographie« Ceci est ma maison. Je suis partie pendant la guerre, je suis revenue.”

...

Ils ont effacé le littoral.

Ils ont effacé les cafés d’autrefois.

Ils ont même effacé les traces de la guerre.beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographie

...

Expulsé de sa maison, un gamin arriva dans la Vallée avec sa famille.

Il grandit ici.

Il fut témoin de la guerre.

Il fut témoin des ruines.

Il fut témoin de la reconstruction.

...

À la fin, il ne reste plus rien – tout disparaît à la fin."

....Si, un quartier ultra sécurisé pour happy fews!

 

        VILLE, GUERRE, RUINE, RECONSTRUCTION, TEMOIGNAGE

 

beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographieRégent et Baalbaki, l’un local et l’autre venu quelques jours seulement humer l'air beyrouthin; l'un produisant sur pierre l'autre sur papier, se rejoignent en fait  dans leur démarche!

Ils ont en commun dans leur regard toute absence d être humain dans ce rendu d’après-guerre.

Une façon en creux de dire combien l’ancien monde a disparu.

Ce alors que Emmanuel Régent est hyper connu pour ses oeuvres  emplies d'humains avec ses "personnages en files d’attente"...

Ici règne le silence du  béton, du métal et de la poussière.

 Un message hyper lancinant, voire angoissant  lancé par ces artistes avec leurs structures d’archi vides de tout habitant. 

Cruel urbanisme de l'apocalypse dans ce  proche-orient victime de bouleversements majeurs: Palestine, Liban, Irak, Egypte.

Aujourd'hui la Syrie  aux villes ruinées, coeur de l'actualité chaude.

 beyrouth,wadi abou jamil,barbara polla,analix,said baalbaki,emmanuel régent,gregory buchakjian,g m masucci,reconstruction,dessin,lithographieUn quartier tel que Wadi Abu Jamil se voit détruit et c’est tout l’ univers cosmopolite proche-oriental de communautés si diverses et vivant côte à côte qui s'évapore. Avec ses mosquées, églises et synagogues, ses arméniens, assyro-chaldéens etc...

 « Ils » ont effacé le littoral, les cafés d’autrefois et même les traces de la guerre…regrette Buchakjian.

Oui,  l’urbanisme de la reconstruction remodèle la société avec une déperdition de la diversité culturelle.

Monde englouti.

Précisément dans ce quartier Wadi Abu Jamil poussent aujourd’hui des résidences de luxe sécurisées repliées sur elles-mêmes. L’anti-thèse de ce que signifie le vivre ensemble de cette façade Est Méditerranéen.

Un blog évoque ces destructions silencieuses bien postérieures aux combats violents.

                                       DUO SAUTE FRONTIERE

 

Barbara Polla ne sait pas combien elle est elle même en duo-duel; puisque à quelques encablures rhodaniennes aval, à Lyon, le paysage beyrouthin est l'objet de conférences et expositions à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée.

En fait , le "coeur de métier" de la MOM !

Ici le podcast de l'intervention  de Nicolas Jacob-Rousseau, maître de conférences à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire Archéorient
  De la terre à la ville. Crises et trajectoires paysagères au Liban vues par la photographie. XIXe - XXIe siècles"
http://www.univ-lyon2.fr/culture-savoirs/podcasts/cycle-j...

 Encore visible, l'expo à la MOM L'homme et le paysage au Liban"uniquement sur RV en raison de vigipirate.

 

Beyrouth, notre amour...

                                                          Sylvie Neidinger

 Sur le blog de Barbara Polla

Analix Forever

2, rue de Hesse

CH 1204 Genève

 

crédit images photos Neidinger+1capture d'écran

14/02/2015

Robert Montgomery pour la Saint-Valentin de Barbara

Analix Forever Geneva, la galerie d'art de Barbara Polla inaugure pile à cette heure ci,  14 h sonnantes son expo dédiée à un artiste des lettres néon ou flamme. Vernissage.

Robert Montgomery fait dans le happening. Il produit dans les endroits les plus surprenants ses messages lumineux.

Conseiller culturel: Paul Ardenne.

 

LOVE IS THE REVOLUTIONARY ENERGY! Message très très GPS- grand plan social pour les initiés....Un peu ...religion de l'Amour!

A suivre.

                                                       Sylvie Neidinger

Crédits image : capture d'écran

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Blog-Série n°10 Pulsion de Genevie la FEMME du #BlogNeidinger

1-Femme à Genève

2-Gen'Eve

3-Anecdote sur les rayures de "L'Avenir de Genève"

4-Bruno Toffano, photographe de la Femme Onirique

5-Robert Montgomery pour la Saint Valentin de Barbara

6-Genève: 10 000 roses pour une Valentine

7-Madame le Sautier du Grand Conseil

8- Something Devine:  femme rock flamboyante

9-Je suis nombreuse

10-Margy Kinmonth révèle son film sur le célébrissime Ermitage

11-Henriette d'Angeville, pionnière du Mont Blanc, première alpiniste

12-Tout à fait femme

13-Où sont les femmes...en musique?

15/12/2014

"Elle" s'est déshabillée pour le "faiseur d'images" Peter Knapp, "l'imperfectionniste perfectionniste!

 Qui, Elle? Elles ?  geneve,magazine elle,peter knapp,#blogneidinger,musée de penthes,barbara polla

Le Musée des Suisses dans le monde aime les photographes. Après Marco d’Anna  (2012) et René Burri,(Utopia en 2013)  Peter Knapp  a exposé  récemment  ses  101 regards sur les femmes, réunis par Valentine Mayer, commissaire de l’exposition.(11juillet-30 novembre 2014)

geneve,magazine elle,peter knapp,#blogneidinger,musée de penthes,barbara pollaUne rétrospective active car pour l’occasion genevoise, l’artiste- né en 1931 à Bäretswill-  a décidé de boucler la boucle de son art. Il a  produit à dessein un surprenant cliché local à taille humaine large comme un mur complet-  baptisé « l’Avenir de Genève » et spécifiquement dédié à cette expo de Penthes.

Huit genevoises enceintes ont "posé nu". Certaines (pas toutes) ont ensuite participé à une visite, le bébé dans leurs bras !!

 Etonnant tour de cadrant pour cet esthète,  à ses débuts, d’une« femme de couturier » hyper-sophistiquée, maquillée, apprêtée, chic.

En un mot,  reconstruite par un photographe architecte du vêtement en action.geneve,magazine elle,peter knapp,#blogneidinger,musée de penthes,barbara polla

A Genève le photographe boucle son cycle en  passant de la ligne d’angle de ses débuts de carrière  aux rondeurs naturelles !

Son trajet : le « Faiseur d’images » quitte jeune la Kuntsgewerbeschule de Zurich qui l’initia à la  rigueur géométrique des angles droits et à  l’interdisciplinarité du Bauhaus  pour les Beaux-Arts à Paris, en 1951 avec 100 francs en poche.

Ses copains d'alors se nomment César et Dmitrienko...L'inconnu sait s'entourer.

Il va devenir rapidement un maestro du microcosme  parisien, loin du calme de  ses Grisons où toutefois une tante avait eu la bonne idée d'envoyer des USA le magazine Harper’s Bazaard que le petit Knapp parcourait avec gourmandise.

geneve,magazine elle,peter knapp,#blogneidinger,musée de penthes,barbara pollaA Paris, son regard fonctionnel le lance dans l'univers Mode.Celle des couturiers type  André Courrèges et ses vêtements droits, géométriques portés par de jolies  insaisissables qui s’envolent et virevoltent sous l'objectif de Knapp. 

Virtuosités sophistiquées des  clichés type robe Yves St Laurent dite "Mondrian", ses diagonales…

Femmes en mutation. Révolution féministe des années 60, 70 qu’il accompagne. En regard d'homme.

           KNAPP INVENTE LA FONCTION  DA !   Directeur Artistique mais aussi  sculpteur, illustrateur, peintre, photographe.

geneve,magazine elle,peter knapp,#blogneidinger,musée de penthes,barbara polla Hélène Lazareff  le fait venir à ses côtés en 1959. Il entre à Elle comme DA d'un magazine féminin dont il  va inventer  une  charte graphique en toute liberté avec pochoirs et tampons.

Il pratique les écritures dites"main libre" si modernes.  Bien loin de l’école typographique suisse dont il ne se revendique pas (les Max Bill, Adrian Frütiger).Il supprime la règle du gabarit.

 Au-delà du « journal de la  femme que les hommes regardent » il  va remodeler l'iconographie de la  presse. Il quitte Elle en 1966.

 L’expo de Penthes n’a rien omis du parcours complet.

Ni  les Unes historiques de Elle ni les chemins de fer du magazine,ni  le visionnage des vidéos [démarrées en 1965] des DIM(anches) de DAM(es) et D(h)OMmes.

Daisy de Galard, à la vieille ORTF. Dimdamdom : voyage dans le temps !

                                 BILDERMACHER : QUESTION D’IMAGE

 

 geneve,magazine elle,peter knapp,#blogneidinger,musée de penthes,barbara pollaPeter Knapp innove sans cesse. Quittera Paris et la mode.Celui  qui produit des clichés hyper construits va passer à carrément autre chose avec ses  «  Femmes griffées » telle « Brigitte 1989. » qu'il  redessine sur pellicule  en la rayant.

Il  quittera finalement l'univers presse mode pour la sculpture et le reste.

La boucle se boucle. Après sa Nicole [avant/après] de 1965, non maquillée /maquillée, il termine avec les rondeurs enceintes de la cité calviniste.

 A la question que j’eus la chance de pouvoir lui poser  le 11 octobre dernier à savoir : de toutes ces propositions, quel type de femme qu’il préférait ? Sa réponse  fut directe sans un seconde d’hésitation : assurément les dernières photographiées, les  femmes nues. Donc naturelles.geneve,magazine elle,peter knapp,#blogneidinger,musée de penthes,barbara polla

 Peter Knapp a accompagné l’esthétique du féminin dans ses mutations d’après- guerre.

Il fait des confidences dans un documentaire…Sa mère,  chanteuse d'opérette amateur le réveillait parfois la nuit pour admirer les lumières artificielles des premières...pubs néon scintiller sur un lac helvète lorsqu’il était enfant. Cette mère: parfaite éducatrice à l’IMAGE.

"J'ai vite compris que j'ai une vision" avoue-t-il dans le docu qui lui est consacré "Knapp, faiseur d'image. L'art et la manière. Arte, Image et Compagnie"

 Ses 101 ou 110 ou 20 000 regards, dans le fond, cherchent probablement à retrouver, revivre  la douceur, l’intérêt de son instant magique personnel ?

geneve,magazine elle,peter knapp,#blogneidinger,musée de penthes,barbara pollaC’est le sens de la dédicace qu’il  laisse  dans une incroyable simplicité et gentillesse en retour aimable  à celle qui l’a photographié « Merci pour vos IMAGES »

Terminologie hyper révélatrice que ces  "images" fixes, animées, construites, élaborées.

Mais jamais photographies de l’instantané, tel de reportage de presse.

L'IMPERFECTIONNISTE TOTALEMENT PERFECTIONNISTE !

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Lors du débat fort intéressant  de ce samedi 11 octobre- qu’il croisait  avec la célèbre  genevoise Barbara Polla, il  confirma ne pas être un photographe qui capte l'instant fugace.Ni pouvoir l’être.

Peter Knapp élabore en réflexion son  visuel. Celui des années dites de la "libération de la femme".

Perfectionniste, le photographe des Grisons maîtrise, pense, prépare sa création dans le moindre détail.

Malgré toute cette hyper préparation  il se définit comme imperfectionniste.

Le premier, plein de certitudes sait où il va. "L'imperfectionniste lui   ne va pas où l'on veut qu'il aille. J'aime ne pas trop savoir où je vais, confie-t-il !"

Il boucle également sa boucle en...rachetant certains  tableaux de ses débuts pour les ...modifier, les transformer en triptyques par exemple ! Il n'aimait pas la manière dont ils avaient vieilli et les re-créér.

Démarche perfectionnitissime !

 

                                                                                     Sylvie Neidinger

 

 

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crédit images/photos Neidinger

 

 

14/04/2014

Béatrice Mazzuri en "fragments d'éternité invisibles"

 Rendez-vous Cité du Temps,  Pont de la Machine- 1, cet extraordinaire « cœur  de fleuve »P1130085.JPG

P1120940.JPGEntre deux eaux. Celles des puissants flots du Rhône.

Qui finissent de se prélasser dans le lac et prennent  brutalement conscience de la longueur du périple nécessaire afin de mieux  se perdre dans l’immensité salée.

Bondir, rattraper  au vol les secondes et les minutes. Se hâter pour mieux mourir….

 Béatrice Mazzuri  expose dans cet espace, magique «cœur de Genève » jusqu’au 22 avril.

L’artiste  classée dans le courant de l’expressionnisme lyrique y  présente ses Traces d’invisible.

Des tableaux de grand format. A sa taille presque. Elle adore.

Une large dimension qu'elle  donne à visualiser sur son site dans sa démarche créatrice à  son atelier.

Sa technique part du réel et y retourne. Boucle. Exactement comme on nait poussière pour le redevenir.P1120937.JPG

Les photos de base sont triturées, puis délavées, estompées, oubliées. Ensuite "aquarellisées"

Et, en fin du processus créatif, reviennent au réel sublimé.

Un cliché photo sera  au final tiré du résultat pictural, lequel est collé sous « glass » pour un rendu en toute brillance.

Une curieuse… chasse à l’oubli qui désigne puis omet (!) et trie. Et  ne  donne à voir que l’essentiel !

 J’eus la chance de franchir la porte en passant par hasard,  un mardi  à la Machine.

-Certes, il n’y a pas de hasard dans  la vie ! P1120938.JPG

Et  de rencontrer ce jour là deux « âmes sœurs »   au diapason. 

Béatrice Mazzuri en toute tranquillité et Francesca Schaal Zucchiatti, journaliste, écrivain, laquelle a rédigé le portrait de l'artiste dans le catalogue « Mémoire d’invisible ».  

Deux mêmes réalités,  la peintre et l’écrivain. « pour Béatrice créer a toujours été un prodigieux geste de synthèse » affirme la vénitienne, son amie, sa complice.

 La tranquille et sereine Francesca vient de publier un roman... noir. Son site web: crimini!

Pas si simple quand la synthèse est  aussi tirée des rencontres structurantes.

                                     MYTHIQUE PONT DE LA MACHINE

 

Le jour du vernissage, je sentais le navire amiral immobile vibrer. Concordances….P1130060.JPG

Le regard porté sur les oeuvres accrochées,  libre et indomptable  ne pouvait s'empêcher de partir pour suivre le fil de l'eau. Aimanté. Prodigieux site de la Machine...

 Je fus également attirée ce soir là  par la musique issue d’un bel objet de lutherie.  De l’univers de la résonance.

P1130020.JPGCéline Renaud de JMC Lutherie évoqua avec passion ces épicéas, « ses » épicéas si choyés qui poussent  sans hâte   côté Jura,  transformés pour le bonheur des mélomanes. Les raisons de sa présence ? Une collaboration avec l’artiste sur les « sound boards".. P1130091.JPG

 En sortant  un peu tard de l’expo, une seule envie: se laisser porter par les flots impétueux pour voguer  vers Nice et puis Venise et plus encore en direction de l’Orient.

Il fait nuit. Les eaux sombres reflètent toute la lumière de  la Ville.

S'accrocher aux éclats....Frêles traces d'invisible, petit fragments d'éternité. 

Toujours brillants, jamais mats. Pour mieux rebondir

Ainsi en a décidé l'artiste.

                                                                  Sylvie Neidinger

                     (citation de cet article)                                              

 Reflets et flous de vernissage....                               

                                                                                        Crédits photos ©Sylvie Neidinger

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23/09/2013

Shan Sa chez Red Zone

" Et la lune descend sur le temple qui fut "

La surprise fut, en poussant la porte de Red Zone  au 40, rshan sa bnbnb.GIFue des Bains  le 12 septembre dernier pour la-dite  Nuit des Bains - et les vernissages- de rencontrer directement, en toute simplicité Shan Sa, l'artiste-peintre  invitée, cette jeune femme chinoise  avenante et  si féminine.

Dont on a senti immédiatement le caractère bien trempé, la suite dans les idées. Le ton juste. Entre ciel et terre, comme ses végétaux ligneux, elle incarne si bien son nom de plume, au vent de la brise qui caresse la montagne...

Shan Sa est en fait multi-créatrice: écrivain au départ, poétesse, peintre, musicienne. Tout s'enchaîne. Née à Pékin en Chine, issue d'une famille traditionnelle et lettrée, elle se fait littérairement remarquer dès son plus jeune âge, comme le souligne sa biographie :

" Elle a commencé à écrire et à publier des poèmes dès l'âge de 7 ans et aussi commencé à étudier la calligraphie chinoise et la peinture traditionnelle chinoise. Son premier recueil de poèmes a été publié à son âge de 10 ans et a été largement salué par des écrivains chinois les plus éminents du 20ème siècle, y compris le poète Ai Qing, le romancier Liu Xinwu, Yan Wenjin, et le critique littéraire Xie Mian. Quand elle avait 14 ans, elle est devenue la plus jeune membre de l'Association des écrivains de Pékin."

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Elle vient étudier à Paris mais la Suisse intervient aussi dans son parcours

"En 1994, elle a rencontré le peintre Balthus et sa femme japonaise Setsuko en Suisse. Shan Sa est devenue leur assistante. Durant ces deux années, Shan Sa écrit son premier roman en français,  observe le travail du dernier grand maître de la peinture figurative du 20ème siècle. Pendant ce temps, elle participé également à l'organisation des expositions rétrospectives de Balthus à Taiwan, Hong Kong et Pékin"

Poète, musicienne, écrivain, peintre, elle  tire  plusieurs cordes de son arc de vie. Pour chanter son unique musique.

Perchée sur un socle solide: ce peintre contemporain part d'un savoir chinois traditionnel certain. Petite, elle s'exerçait à illustrer des poèmes chinois anciens classiques.

Surprise : lorsqu'elle se met à écrire en langue française, c'est tout de suite...bingo.

Sa Joueuse de go ( Folio) : roman paru en 2003  qui mêle Japon et Chine connait un succès littéraire immédiat (Prix de  lycéen).

Extrait:" La légende dit que le Japon est une île flottante posée sur e dos d'un poisson-chat dont le mouvement provoque des tremblements de terre"....

Une chose certaine, Shan Sa, solide comme la montagne, forte et souple comme la branche d'arbre posée entre ciel et terre, est bien une joueuse de go impérialement chinoise.

Impérieuse aussi  de sa stratégie....artistique personnelle.

"Sa silhouette s'incruste dans le ciel. Le vent effleure les branches chargées d'oiseaux particulièrement joyeuses..."                                                                

                                                                               Sylvie Neidinger


La galerie genevoise Red Zone continue son travail spécialisé de meilleure connaissance des artistes liés à l'Asie. Shan Sa est visible jusqu'au 31 octobre.

Quartier des Bains, Genève

Nuit des Bains, Genève.

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30/01/2013

Sumo en lutte signalé rue de la Corraterie. Contre qui?

"Puissant". Massif pourrait-on dire. Comme un sumotori, un vrai. Surprise au détour d'une rue genevoise de croiser une telle masse musculaire humaine de plus de deux mètres !sumo

Street Art ??? Pas vraiment. Oui, l'oeuvre appartient bien  au domaine de l'Art. Oui, elle est localisée dans la" Street Corraterie". Oui, elle est exposée  d'une manière éphèmère. Trois critères majeurs du Street Art.

 En réalité, en s'approchant, on découvre la plaque de l'artiste Alexandra Gestin.véritable groupie de la thématique japonisante. Et adepte de l'hyper volume.sumo

Ce sumo albinos 3D  appartient bien  à l'univers des galeristes.

Mais en expo " total open space"

 

Renseignement pris, la galerie Bel Air Fine Art est invitée tout à fait officiellement à exposer régulièrement  sur le large trottoir  de sa devanture, au 7.sumo

Excellente idée car le promeneur s'offre une réelle  expérience de rencontre créative en tournant autour du  lutteur japonais de résine toute blanche et brillante.

Objet à physionomie humaine mais hors norme visité sous toutes ses coutures... Cuisses et fessiers bovins. Corps déformé. Comme les vrais sumotori. Ceux que dans la vraie vie personne n'a jamais rencontré.sumo

Mais qui est le challenger du terrifiant asiatique prêt à la bagarre rituelle  imminente ?

De quel passant  le lutteur japonais est-il en attente dans cette rue de la Corraterie? Vous ou moi? ( je préfère d'ailleurs vous que moi )

Il est tapi. Prêt à bondir. A détendre son ressort. Inquiétant.

sumo

Au fait, le combat est inégal puisqu'en regardant bien, ce  Japonais traditionnel et naté  est déjà plaqué au sol, immobilisé à mort par des fers.

-Certes pour éviter le vol.

 Les voies  de Genève recèlent de bonne surprises.

Insolites et volumineuses. Sayonara.

                                                  Sylvie Neidinger

sumosumo

sumo

sumo

sumo

16/11/2012

Céramique de pointe à l'atelier Dethurens, Carouge

Françoise Kindler exposait  cet été en Haute-Provence à Simiane-la-rotonde *. L’artiste genevoise s’installe dès aujourd’hui (vernissage à 17h30 ! ) aux bords de l’Arve chez l’incontournable figure locale du monde de la céramique : Michelle Dethurens.

Une expo accueillie du 16 novembre au 7 décembre 2012.

Françoise Kindler malaxe la terre depuis 1978. Comme beaucoup, elle commence par  produire de l’utilitaire, soucoupes, jolis bols et tasses à café.

 Juste assez pour se familiariser aux techniques complexes du ceramique.pngcéramiste,  chimiste en réalité voire alchimiste avec la phase cruciale de la  cuisson…Tellement essentielle au rendu final du produit fini: valable ou jetable, cruel verdict !

L’artiste présente ce jour une vingtaine de  sculptures presque  en voisine. Car son propre atelier, le bien nommé "Terre", se situe à quelques coulées de fleuve rue des Pêcheries  à la Jonction.

Ses œuvres témoignent d’une recherche  de design autour de la « tension »  « la pointe » « l’arrête »079.JPG

Il ne s’agit en aucune manière de naturo-morphisme ou de zoo-morphisme. Mais une fois créé, l’objet a quelque chose à voir avec la nature, les animaux. L’auteur  dénomme elle-même sa série plate  les « raies »  

Le rapport a priori  lointain, entretenu avec le monde animal se confirme avec l’usage détourné de véritables cornes de capridés retrouvées dans une grange.céramique 2.png

Elle les a ré-interprétées. Terminées serait le terme le plus exact. Comme pour rendre à l’objet sa courbe la plus significative, la plus épurée. Réparatrice? "Optimisatrice"? Perfectionniste?

D’autant que la matière cornée avec ses rayures naturelles grisées lui convient parfaitement (curieux, d'ailleurs,  combien  keratine ressemble à l’étymologie grecque du terme keramik= argile…)

La céramiste apprécie plus que tout la technique du raku, l’enfumage, ces  grès "chamotés" qui nécessitent des cuissons à réduction de carbone ( sans oxygène) Ainsi, elle invente  des dégradés de noir et de  gris que la Nature ne renierait pas…

 Michelle Dethurens (cv)  propose deux à trois fois par an son espace vitrine à des artistes professionnels  «  je cède au coup de cœur  en créant un lien vivant  avec ceux dont j’aime le travail » 

L'enthousiasme de cette professionnelle genevoise reste intacte. Elle se souvient. Il fallut une certaine dose de ferveur  à cette pionnière des années 70 (atelier ouvert en 1980)  pour démarrer  à une époque où la céramique n’était pas un art du feu…féminin. Les fournaux oui mais culinaires ! Les plus difficiles à convaincre étant au départ très certainement les proches.

Une génération de femmes a entrouvert les portes d'une profession devenue bien féminisée.

Michelle Dethurens et Françoise Kindler tiennent le même langage.

Elles parlent avec la même …flamme de leur nécessaire présence chacune en son  atelier.

Toutes les deux enseignent.

Toutes les deux évoquent avec la même passion cette magie de transformer une terre molle en objet structuré  (d’art ou utilitaire)

Les gestes  techniques sont précis, dangereux, avec ces cuissons raku, et tout l’attirail du forgeron, des pinces, des gants, des masques etc.

A vrai dire, les artistes de l'Art céramique sont encore plus forts encore qu’ Hephaistos !

Ils  ne partent pas d’une matière noble,  le métal mais de basiques argiles informes, de  boues, de  glaises, de terres,  de « poussières d’humanité » ... transformées en sculptures esthétiques, froides et cassantes.

Toutes  empreintes d’émotions humaines: magique !

Sylvie Neidinger

 

Atelier Michelle DethurensP1050527.JPG

 

 

 

18, avenue Cardinal Mermillod

CH-1227 Carouge

www.ceramiquedethurens.ch

 

 Atelier Terre Kindler

rue de la Pêcherie 2

1205 Jonction-GE  sur rendez-vous

Le 13e Parcours Céramique Carougeois aura lieu
du 28 septembre au 6 octobre 2013 . Biennale internationale de céramique contemporaine depuis 1989

Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique.

* On citera la Maison de Brian pour dire combien l'Esthétique en général -donc nous tous!-doit à ce genre d'initiative: avoir créé un lieu d'expo d'Art contemporain dans un village de moins de 600 habitants en zone de mi-montagne. Ici , les Alpes de haute provence à Simiane-la-Rotonde.

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22/03/2012

RED ZONE, galerie asiatique à Genève

A l'occasion de la récente  Nuit des Bains et de pérégrinations impromptues, je découvrais RED ZONE, une galerie  consacrée aux arts asiatiques,red zone.jpeg idéalement placée à deux  grains de riz du Centre d'Arts Contemporains.

Ouverte en mai 2011 - trop jeune encore pour avoir intégré l'association du Quartier des Bains- elle traite  des cultures par regards croisés entre l'Est et l'Ouest.

En relation avec « ses »  centres d'arts  amis de Shanghai entre autres,  Brigitte Catherin, ancienne fonctionnaire de l'ONU  poursuit  sa passion orientale qu'elle compte décliner sans contrainte,  au fil de la route de la soie. De l'Inde  au Japon, pourquoi pas : tout un programme.

Elle  invite des artistes souvent  inconnus de nos contrées,  des chinois, coréens, vietnamiens, japonais tels  Wang XiaoHui, Qiu Jie, Luo ErQi , Xin Song etc.

La galeriste expose  aussi les... occidentaux résidant en extrême -orient. Christian de Laubadère, était présent le 15 mars dernier à "son" vernissage.

Cet artiste au  fétichisme sophistiqué  traite de  la nuque féminine par les techniques picturales de la renaissance (dont  le  sfumato )

Son monde des femmes vues... à l'envers, en contre-point, en contre-exposition, en verso amène au rêve le plus... puissant !

Le peintre s'intéresse  également aux  villes toutes en mystère  du rendu architecturé, « pagodé »

Dans l'optique des cultures qui communiquent et se jaugent, Madame Catherin apprécie d'organiser  régulièrement des joutes- miroir.

Ainsi la prochaine confrontation  -certes  amicale ! - liera  l'esthétique urbaine de Christian de Laubadère aux  traces proposées par Irene Gil Lopez, architecte plasticienne espagnole qui exposera sur panneau ses « empreintes de villes »

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Le construit et le détruit, l'architecte et l'archéologue : un dialogue  psyché qui promet !

Au fait que signifie la touche  « asiatique » en art contemporain ?

Une couleur, très certainement. Sans hasard : le rouge du bonheur et  de la chance !

Surtout : une énergie, un enthousiasme qui se ressentent également  dès  que l'on franchit  la porte de cette nouvelle venue dans le Quartier des Bains, Genève.

Sylvie Neidinger
 
 
 

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